<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Olesya PETROVA - Artiste - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/artiste/petrova-olesya/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/petrova-olesya/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Thu, 05 Mar 2026 09:58:08 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Olesya PETROVA - Artiste - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/petrova-olesya/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>TCHAÏKOVSKI, La Dame de pique &#8211; Liège</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/tchaikovski-la-dame-de-pique-liege/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Mariage]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Mar 2026 05:01:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=209267</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’opéra russe ne constitue pas le cœur de répertoire de l’Opéra royal de Wallonie-Liège. Pourtant, donner La Dame de pique dans la ville natale de Grétry a quelque chose d’évident : Tchaïkovski cite au deuxième acte un air de Richard Cœur de Lion (« Je crains de lui parler la nuit »), clin d’œil au &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/tchaikovski-la-dame-de-pique-liege/"> <span class="screen-reader-text">TCHAÏKOVSKI, La Dame de pique &#8211; Liège</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/tchaikovski-la-dame-de-pique-liege/">TCHAÏKOVSKI, La Dame de pique &#8211; Liège</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’opéra russe ne constitue pas le cœur de répertoire de l’Opéra royal de Wallonie-Liège. Pourtant, donner <em data-start="231" data-end="249">La Dame de pique </em>dans la ville natale de Grétry a quelque chose d’évident : Tchaïkovski cite au deuxième acte un air de <em data-start="353" data-end="375">Richard Cœur de Lion</em> (« Je crains de lui parler la nuit »), clin d’œil au passé versaillais de la Comtesse qui inscrit subtilement l’ouvrage dans une mémoire musicale locale.<br />
Et c’est peu dire que la musique fulgurante et passionnée de Tchaïkovski sied à merveille à l&rsquo;<strong>Orchestre de l&rsquo;Opéra royal de Wallonie-Liège</strong>, en état de grâce sous la baguette de son directeur musical <strong>Giampaolo Bisanti</strong>. Les ostinatos obsessionnels creusent les graves des cordes avec une intensité suffocante ; la petite harmonie lance ses traits acérés ; les fins d’acte tombent, tranchantes comme un couperet. Le pastiche mozartien du deuxième acte déploie au contraire des grâces stylisées, rendues avec une grande élégance. L&rsquo;ensemble de la partition est délivré avec une tension et une précision constante : l’orage du premier tableau fait vrombir la salle entière, tandis que les moiteurs du dernier tableau du deuxième acte, dans le boudoir de la Comtesse, plongent le public dans une atmosphère de caveau.</p>
<p>La mise en scène transpose l’action dans une époque indéterminée, même si le XIXe siècle contemporain du compositeur semble dominer. La lecture de <strong>Marie Lambert Le-Bihan</strong> privilégie des tableaux nettement caractérisés. Le premier, comme un « rêve doré », installe un cadre fastueux mais relativement statique : seuls les enfants et les danseurs apportent du mouvement à un chœur disposé de manière frontale. Le costume d’Hermann, orné de lacets rouges d&rsquo;un goût discutable (on croirait un steampunk échappé d&rsquo;un autre spectacle), souligne néanmoins la tension permanente du personnage, comme si sa chair était à vif, tentant de contenir une force qui le déborde. Le deuxième tableau, exclusivement féminin, conçu comme une maison de poupée, s’avère plus abouti, avec ses gouvernantes-automates au milieu de poupées-chiffons rigides et sa Lisa coiffée de nattes, qui rappellent l&rsquo;image d&rsquo;Épinal d&rsquo;une Marguerite innocente qu&rsquo;un Faust-Méphisto vient pervertir. L’idée de présenter le monde féminin comme un univers codifié et infantilisant face au monde violent des hommes est claire et pertinente.</p>
<p data-start="816" data-end="1335">La seconde partie du spectacle adopte un dispositif en coupe très réussi, encadré par une ouverture évoquant un cercueil et dominé par une reproduction en anamorphose de <em>L&rsquo;Arbre aux corbeaux</em> de C. D. Friedrich, autre référence au romantisme allemand. L’espace s’en trouve resserré, ce qui concentre l’action et favorise la projection des voix. Les silhouettes se détachent avec netteté, notamment lors de l’apparition du fantôme de la Comtesse. La scène où Hermann cherche le secret des trois cartes est efficacement matérialisée par un poteau couvert de portraits reliés par des fils rouges, à la fois comme un arbre généalogique et un de ces trompes-l&rsquo;œil, si courants au XVIIIe siècle, où lettres et cartes sont entrelacés dans des fils et des rubans. L&rsquo;obsession d&rsquo;Hermann apparaît d&#8217;emblée comme vaine et illusoire. Le dernier tableau, réduit à un fond noir dans un univers exclusivement masculin où coulent la sueur et l&rsquo;alcool, convainc un peu moins visuellement et le finale peine à trouver son impact dramatique. Dans l&rsquo;ensemble, la scénographie de <strong>Cécile Trémolières</strong> se montre cependant ingénieuse dans l’enchaînement des nombreux changements de décor et plutôt élégante, ce qui n&rsquo;est pas toujours le cas des costumes (ces perruques bleues dans le bal du deuxième acte&#8230;). On regrettera surtout une direction d&rsquo;acteur inégale, qui présente des personnages en retrait (Lisa et Hermann) ou trop outré (la Comtesse).</p>
<figure id="attachment_209423" aria-describedby="caption-attachment-209423" style="width: 1024px" class="wp-caption aligncenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-209423 size-large" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/A.-SOGHOMONYAN-O.-MASLOVA-O.-PETROVA-©J.-Berger-ORW-Liege-1024x681.jpg" alt="" width="1024" height="681" /><figcaption id="caption-attachment-209423" class="wp-caption-text">©J. Berger-ORW Liège</figcaption></figure>
<p data-start="816" data-end="1335">La distribution réunie par l&rsquo;Opéra de Liège est presque entièrement russophone et nombre de chanteurs font leurs premiers pas sur la scène mosane. <strong>Arsen Soghomonyan</strong> impressionne en Hermann, par sa vaillance et l&rsquo;éclat d’acier de son timbre. Les aigus sont parfois tendus et la voix peut se trouver couverte par l’orchestre, mais cela participe presque à la caractérisation du personnage en homme au bord de la rupture psychique. Le médium est d&rsquo;une grande richesse d&rsquo;harmoniques (on se souvient que c&rsquo;est un ancien baryton) et l’engagement dramatique demeure constant dans le texte, même si l’incarnation reste droite, presque impavide, sans véritablement traduire l’égarement du personnage. La Lisa d&rsquo;<strong>Olga Maslova</strong> dispose d’un timbre juvénile et d’une puissance de projection indéniable : l&rsquo;instrument correspond idéalement au rôle, mais il manque un frémissement, une instabilité intérieure qui donnerait davantage de relief au personnage. <strong>Judit Kutasi </strong>laisse entendre en Polina, dans son duo avec Lisa, un vibrato trop large qui brouille la ligne, mais sa voix ample et solidement projetée fait mouche dans le reste de sa partie. La Comtesse d’<strong>Olesya Petrova</strong>, qui est loin d’avoir l’âge canonique du rôle, est un peu <em>over the top</em> dans sa caractérisation scénique, mais finalement très savoureuse par son côté <em>camp</em>. La voix est superbe, surtout dans le grave où la chanteuse trouve une assise veloutée. <strong>Elena Manistina</strong> présente dans le rôle de la Gouvernante un bas médium légèrement graillonnant, mais le grave conserve une rondeur presque barytonnante, absolument délectable ici aussi. Le Prince Yeletsky de <strong>Nikolai Zemlianskikh</strong> s’impose avec une noblesse pleine de retenue, presque candide. Sa cantilène est conduite avec soin, la ligne est ferme, le timbre de métal adroitement contrôlé ; il apporte avec son personnage une fraîcheur bienvenue dans un univers dominé par la tension. <strong>Alexey Bogdanchikov</strong> se montre expressif et mordant dans le récit de Tomsky, apportant une grande attention au texte, même si l’ampleur vocale fait parfois défaut. <strong>Alexey Dolgov</strong> affiche pour Tchekalinsky un ténor métallique et percutant, efficace et rayonnant dans ses interventions. Les autres comprimari masculins n’appellent que des éloges. Mentionnons également le duo de la pastorale, Milovzor et Prilepa, chanté par <strong>Aurore Daubrun</strong> et <strong>Elena Galitskaya</strong> (qui interprète également le rôle de Masha). La première séduit par des graves chatoyants, l’autre par son émission soyeuse.</p>
<p data-start="816" data-end="1335">
Il faut enfin saluer le <strong>Chœur de l’Opéra royal de Wallonie-Liège </strong>et sa <strong>maîtrise</strong>, remarquablement préparés. La diction russe est nette, homogène, et l’engagement dramatique constant, aussi bien côté féminin dans l’incarnation des poupées que masculin dans l’orgie finale. Par la solidité de ses forces chorales et orchestrales, la maison liégeoise confirme qu’elle peut aborder de nombreux répertoires avec une pleine légitimité : on aimerait entendre <em>in loco</em> d’autres œuvres de Tchaïkovski, en dehors d’<em>Eugène Onéguine</em> et de cette <em>Dame de pique</em> (qui reste finalement relativement rare) ou d’autres compositeurs russes.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/tchaikovski-la-dame-de-pique-liege/">TCHAÏKOVSKI, La Dame de pique &#8211; Liège</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>GIORDANO, Andrea Chénier – New-York (streaming)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/giordano-andrea-chenier-new-york-streaming/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Dec 2025 06:46:51 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=205164</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pour sa quatrième retransmission de la saison dans les cinémas, le Metropolitan Opéra a choisi Andrea Chénier dans la production de Nicolas Joël, créée en avril 1996, avec Luciano Pavarotti et Aprile Millo. Cette fois, les deux rôles principaux ont été dévolus à Piotr Beczala et Sonya Yoncheva dans l’espoir sans doute qu’ils renouvellent le &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/giordano-andrea-chenier-new-york-streaming/"> <span class="screen-reader-text">GIORDANO, Andrea Chénier – New-York (streaming)</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/giordano-andrea-chenier-new-york-streaming/">GIORDANO, Andrea Chénier – New-York (streaming)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour sa quatrième retransmission de la saison dans les cinémas, le Metropolitan Opéra a choisi <em>Andrea Chénier</em> dans la production de <strong>Nicolas Joël</strong>, créée en avril 1996, avec Luciano Pavarotti et Aprile Millo. Cette fois, les deux rôles principaux ont été dévolus à <strong>Piotr Beczala</strong> et <strong>Sonya Yoncheva</strong> dans l’espoir sans doute qu’ils renouvellent le triomphe qu’ils avaient obtenu dans un autre opéra d’Umberto Giordano, <em><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/fedora-new-york-en-direct-de-new-york-la-somptueuse-fedora-de-sonya-yoncheva/">Fedora</a></em>, en janvier 2023. Pari en partie gagné comme nous le verrons plus bas.</p>
<p>Fidèle à sa réputation, le metteur en scène français respecte scrupuleusement le cadre spatio-temporel dans lequel se situe l’intrigue qui, dans cet ouvrage, est particulièrement indissociable de son contexte historique. Cette production, si traditionnelle soit-elle, ne comporte pas moins quelques idées intéressantes. Au premier acte le salon de la Comtesse est orné d’un immense miroir, avec pour seul mobilier de luxueux canapés, et une harpe. Les invités portent de somptueux costumes d’époque imaginés par <strong>Hubert Monloup</strong>, également auteur des décors. Le miroir dans lequel se reflètent les convives, suggère l’aveuglement de cette classe dirigeante qui se complait dans un entre-soi confortable, sans regarder le monde autour d’elle. Le deuxième acte se déroule sur une place avec des bâtiments au teintes grisâtres et des arcades derrière lesquelles les espions peuvent se cacher pour écouter les conversations des passants. Au centre trône la statue de Marat. La salle d’audience du troisième acte, également en pierres grisâtres, comporte des gradins sur lesquels le peuple vient s’installer comme dans un théâtre et manifester bruyamment lors des jugements. Au dernier acte, devant la prison, une statue renversée et brisée gît sur le sol tandis que sur son socle ensanglanté est écrit le mot « Liberté ». Au fond de la scène, trône, menaçante, une immense guillotine. La direction d’acteurs, actualisée par <strong>J. Knighten Smit</strong>, est à la fois sobre et efficace.</p>


<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="699" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/2025-26-Andrea-Chenier-Karen-Almond.-metopera-3-1024x699.jpg" alt="" class="wp-image-205167"/><figcaption class="wp-element-caption"> Andrea Chénier (©)  Karen Almond. metopera </figcaption></figure>


<p>La distribution, est homogène jusque dans les plus petits rôles<strong>. Alexander Birch Elliott</strong>, <strong>Maurizio</strong> <strong>Muraro</strong>, <strong>Tony Stevenson</strong>, <strong>Jeongcheol Cha</strong> et <strong>Richard Bernstein</strong> sont des interprètes solides et aguerris tant sur le plan vocal que théâtral. Doté d’un timbre sonore, <strong>Brenton Ryan</strong> est un « Incroyable » obséquieux et sournois, tandis que <strong>Christopher Job</strong> campe un Fouquier-Tinville autoritaire et inflexible. <strong>Guriy Gurev</strong>, servi par un timbre chaleureux, campe avec conviction l’ami fidèle de Chénier. <strong>Nancy Herrera Fabiola</strong> excelle à exprimer les deux facettes de la Comtesse de Coigny, autoritaire et méprisante au début du premier acte, dépassée par les événements lors de l’intrusion des pauvres dans son salon. <strong>Olesya</strong> <strong>Petrova</strong> se montre touchante mais un peu effacée dans son monologue du troisième acte, on a connu par le passé des Madelon bien plus poignantes. Avec des moyens modestes mais dotée d’une indéniable présence, <strong>Siphokazi Molteno</strong> incarne une Bersi attachante et crédible. <strong>Igor Golovatenko</strong> est l’un des triomphateurs de la soirée si l’on en juge par les acclamations qui l’ont accueilli au rideau final. Le baryton russe possède une voix large et bien projetée avec un medium solide et un aigu puissant. Son « Nemico della patria » déchirant a littéralement galvanisé les spectateurs du Met. <strong>Sonya Yoncheva</strong> a paru en petite forme au lever du rideau. Sa voix était affectée d’un vibrato qu’elle avait du mal à contrôler. Puis, au fil de la représentation la soprano bulgare a retrouvé la quasi plénitude de ses moyens pour nous offrir un troisième acte captivant, avec une « Mamma morta » absolument bouleversante et un duo final de haut niveau en harmonie avec son partenaire. Le temps ne semble pas avoir de prise sur les moyens de <strong>Piotr Beczala</strong> qui, à l’approche de la soixantaine, a gardé une voix quasiment intacte avec ce timbre solaire et ce chant à la fois élégant et sensible qui le caractérisent. Scéniquement, le ténor polonais se réfugie dans une réserve de bon aloi. Cependant, son attitude compassée sur le plateau convenait davantage au Comte Loris Ipanov qu’au fougueux André Chénier.</p>


<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="715" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/2025-26-Andrea-Chenier-Karen-Almond.-metopera-1-1024x715.jpg" alt="" class="wp-image-205165"/><figcaption class="wp-element-caption"> Andrea Chénier (©)  Karen Almond. metopera </figcaption></figure>


<p>L’autre triomphateur de la soirée est <strong>Daniele Rustioni </strong>dont la direction vigoureuse et théâtrale a galvanisé à la fois le plateau et l’assistance. Soucieux du moindre détail, il a embrasé la partition avec une énergie et une précision de chaque instant. Sa scène du procès au troisième acte, absolument spectaculaire, a mis la salle à genoux. Depuis le début de la saison, le chef italien a obtenu le titre de principal chef invité du Metropolitan Opera.   </p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/giordano-andrea-chenier-new-york-streaming/">GIORDANO, Andrea Chénier – New-York (streaming)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Verdi : Messa da Requiem</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/verdi-messa-da-requiem-un-puissant-requiem/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne Heijboer]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 May 2019 05:45:34 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/verdi-messa-da-requiem-un-puissant-requiem/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Organisé à la mémoire de Dmitri Aleksandrovitch Hvorostovski, le concert objet de la présente captation est un hommage musical de Yuri Temirkanov au baryton russe emporté à l’âge de 55 ans par une tumeur au cerveau. Pour mener à bien son projet, le chef d’orchestre a rassemblé dans la splendide salle de l’Orchestre Philharmonique de &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/verdi-messa-da-requiem-un-puissant-requiem/"> <span class="screen-reader-text">Verdi : Messa da Requiem</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/verdi-messa-da-requiem-un-puissant-requiem/">Verdi : Messa da Requiem</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Organisé à la mémoire de Dmitri Aleksandrovitch Hvorostovski, le concert objet de la présente captation est un hommage musical de <strong>Yuri Temirkanov</strong> au baryton russe emporté à l’âge de 55 ans par une tumeur au cerveau. Pour mener à bien son projet, le chef d’orchestre a rassemblé dans la splendide salle de l’Orchestre Philharmonique de Saint-Pétersbourg, le Chœur du Théâtre du Bolchoï, la soprano <strong>Dinara Alieva</strong>, la mezzo-soprano <strong>Olesya Petrova</strong>, le ténor <strong>Francesco Meli</strong>, la basse <strong>Dmitri Belosselskiy</strong> et son orchestre de toujours : le Philharmonique de Saint-Pétersbourg. Et quoi de mieux pour honorer la mémoire d’un grand chanteur d’opéra que de donner le <em>Requiem</em> de Verdi, une œuvre qu’Hans Von Bülow qualifiait avec dédain d’« opéra en robe d’ecclésiastique » ?</p>
<p>En choisissant comme couverture du DVD (et du livret) un gros plan des mains de Dieu et d’Adam de la <em>Création</em> de Michel-Ange, Yuri Temirkanov souligne la dimension spirituelle de son hommage. Le générique du DVD poursuit dans cette voie : le baryton ayant quitté la terre des mortels, c’est à ce ciel nuageux cachant un soleil au coucher que les artistes s’adressent. Cette invitation au recueillement est accentuée par la voix cristalline de la soprano Dinara Alieva accompagnée par le chœur du Théâtre du Bolchoï.</p>
<p>Si on peut s’interroger sur l’intérêt d’une captation vidéo pour un spectacle sans mise en scène, elle permet dans le cas présent de scruter les moindres expressions des artistes, et de constater notamment l’aisance et la simplicité avec laquelle Yuri Temirkanov donne le départ de cette œuvre monumentale. Au silence de rigueur d’un début de concert répond la mystérieuse mélodie des violoncelles, bientôt rejoints par les violons, puis par les voix à peine audibles du chœur. Le public, où qu’il soit, est saisi.<br />
	Dès le <em>Dies Irae</em>, la qualité de préparation du chœur par <strong>Valery Borisov</strong> est évidente. Certes, la diction laisse malheureusement à désirer, mais la grande palette de nuances des choristes allant du chuchotement (« Quantus tremor ») au <em>fortissimo</em> effrayant (« Dies irae, dies illa »), ainsi que la précision de leurs attaques, notamment dans les entrées fuguées du <em>Sanctus</em>, donnent du relief à cette version du <em>Requiem</em>.<br />
	A l&rsquo;instar des chanteurs, les musiciens de Yuri Temirkanov dévoilent eux aussi rapidement leur grande maîtrise technique. Si on peut déplorer le tempo galopant du <em>Dies Irae</em> qui, de fait, tend à masquer tous les détails et les subtilités de l’écriture de Verdi, on ne peut qu’être impressionné par la vitesse à laquelle les cordes effectuent leur descente vers les graves, mais aussi l’intensité sonore qui émane de la masse orchestrale. Cette puissance sonore, si elle couvre parfois le chœur, fascine d’autant plus qu’elle est patiemment et intelligemment menée par le chef d’orchestre tout au long de l’œuvre.</p>
<p>Des quatre solistes, c’est le ténor Francesco Meli qui entonne le premier le <em>Kyrie</em>. Si sa voix de poitrine peut paraître parfois quelque peu poussive, on ne peut qu’être séduit par la délicatesse de sa voix de tête dans les passages <em>pianissimo</em> (comme lors de son duo avec le hautbois dans le <em>Dies Irae</em> « Inter oves locum praesta »).<br />
	A l’inverse, c’est la puissance de Dmitri Beloselski que l’on retient. Son premier solo « Mors stupebit et natura » (<em>Dies Irae</em>) contient la dualité de son interprétation : l’expressivité (tant de son visage que de sa voix), mais aussi son sens du silence (notamment quand il répète « Mors ») révèlent sa grande maîtrise scénique et théâtrale et lui permettent également de pallier le manque de variété de ses attaques et de ses nuances.<br />
	Pour ce qui est de Dinara Alieva (dont le timbre n’est pas sans rappeler celui de La Callas), elle enchaîne avec une facilité déconcertante ses interventions dans les aigus (voire les suraigus) de sa voix (<em>Offertoire</em>).  Jusqu’à son <em>Libera Me</em>, la soprano semble davantage concevoir ses interventions comme une couleur supplémentaire à l’orchestre de Yuri Temirkanov, plutôt qu’une véritable partie vocale. En revanche, elle livre dans la dernière partie du <em>Requiem</em>, une interprétation riche en contrastes. Accompagnée uniquement du chœur, elle conclue ce <em>Requiem</em> avec grâce.<br />
	Mais de tous, c’est Olesya Petrova qui nous livre l’interprétation la plus aboutie. Comme ses compagnons, son vibrato est large, sa voix puissante, sa technique sûre, mais c’est sa grande maîtrise du souffle (<em>Lux Aeternam</em>), son écoute attentive de ses partenaires (« Quid sum miser tunc dicturus », <em>Dies Irae</em>) et surtout son impressionnante palette de nuances qui lui permettent d’insuffler à cette version du <em>Requiem</em> de Verdi une véritable profondeur dramatique et spirituelle.</p>
<p>Si on ne devait retenir qu’un seul adjectif pour qualifier la version de Yuri Temirkanov, ce serait celui de la « puissance ». Puissance d’autant plus appréciable, qu’elle est enrichie de très beaux passages en duo et en trio des quatre solistes. Véritables moments de communion, ces ensembles intimistes, donnent un supplément d’âme à cette version qui, sans eux, aurait pu être lassante.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/verdi-messa-da-requiem-un-puissant-requiem/">Verdi : Messa da Requiem</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Luisa Miller au Met : infatigable Domingo</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/luisa-miller-au-met-infatigable-domingo/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Apr 2018 02:52:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/breve/luisa-miller-au-met-infatigable-domingo/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ce samedi 14 avril le Metropolitan Opera a retransmis dans les cinémas Luisa Miller de Verdi dans la production de Elijah Moshinsky créée en 2001. Les décors, cela ne surprendra personne, sont tout à fait traditionnels. L’action se déroule alternativement sur la place d’un village bordée de maisons et dans le grand salon aux murs &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/luisa-miller-au-met-infatigable-domingo/"> <span class="screen-reader-text">Luisa Miller au Met : infatigable Domingo</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/luisa-miller-au-met-infatigable-domingo/">Luisa Miller au Met : infatigable Domingo</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Ce samedi 14 avril le Metropolitan Opera a retransmis dans les cinémas <em>Luisa Miller</em> de Verdi dans la production de <strong>Elijah Moshinsky</strong> créée en 2001. Les décors, cela ne surprendra personne, sont tout à fait traditionnels. L’action se déroule alternativement sur la place d’un village bordée de maisons et dans le grand salon aux murs sombres du château du Comte Walter où trône une imposante cheminée, au pied d’un grand escalier. Le dernier tableau se situe dans la demeure rustique de Miller. La seule audace du metteur en scène australien est d’avoir transposé l’action – initialement située dans un village tyrolien au dix-septième siècle – dans l’Angleterre victorienne des années 1840. La direction d’acteurs, minimaliste, donne l’impression que les interprètes sont la plupart du temps livrés à eux-mêmes.<br />
	Cependant l’intérêt majeur de ce spectacle réside dans sa remarquable distribution, homogène jusque dans les rôles secondaires. Ainsi les interventions du personnage épisodique de Laura ne passent pas inaperçues grâce au timbre suave de la jeune <strong>Rihab Chaieb</strong>. Les deux rôles de basse trouvent en <strong>Dmitry Belosselskiy</strong> et <strong>Alexander Vinogradov</strong>, dont ce sont les débuts au Met, deux interprètes de haut vol. Le premier campe un Wurm veule et détestable à souhait. Le second prête son timbre rocailleux et son grave abyssal au personnage inquiétant du comte Walter qu’il incarne avec une sévérité glaciale. La voix sombre, proche du contralto, d’<strong>Olesya Petrova </strong>capte d’emblée l’attention. En proie à la jalousie, sa Duchesse Elena n’est pas dépourvue d’humanité comme en témoigne ses accents nostalgiques lorsqu’elle évoque ses jeunes années ou la compassion qu’elle exprime face à Luisa.</p>
<p>Quant aux trois interprètes principaux ils chantaient tous cet ouvrage pour la première fois à commencer par le vétéran <strong>Placido Domingo</strong> qui ajoute ainsi un cent quarante-neuvième rôle à son vaste répertoire et s’en tire avec éclat, en dépit d’un démarrage précautionneux. En effet, l’écriture éminemment belcantiste du premier acte le met en difficulté dans la cabalette de son air dont les vocalises sont survolées. Prudemment, il évitera comme ses collègues d’ailleurs, de la doubler. Cependant au fur et à mesure que l’intrigue avance son personnage est incarné avec conviction et une voix sonore dont le vibrato perceptible en début de soirée s&rsquo;estompe pour atteindre un sommet d’émotion au dernier acte où il parvient à traduire l’inquiétude, la souffrance du père de Luisa avec des accents poignants qui lui vaudront une longue ovation debout au rideau final. Miller se révèle finalement l’un des emplois les plus convaincants de Domingo dans la tessiture de baryton.</p>
<p>Pour sa troisième apparition de la saison dans les retransmissions du Met, <strong>Sonya Yoncheva</strong> trouve un rôle qui convient idéalement à ses moyens, dans lequel sa voix onctueuse s’épanouit sans effort. Si les ornements de son air d’entrée sont négociés avec prudence – le trille est à peine esquissé – elle confère à son héroïne une dimension tragique dans la grande scène du deuxième acte qui l’oppose à Wurm et une émotion palpable durant toute la scène finale. Aucune trace de fatigue n’est perceptible dans cette voix saine aux aigus brillants en dépit de l’accumulation des rôles que la soprano a abordés cette saison.</p>
<p>Enfin <strong>Piotr Beczala</strong>  est un Rodolphe au charme irrésistible, d’une insolente santé vocale. Sa voix admirablement projetée, ses aigus percutants et l’élégance de sa ligne de chant font de son air « Quando le sere al placido » et de la cabalette qui suit, l’un des temps forts de la soirée. Voilà un emploi qui met en valeur toutes les qualités du ténor polonais, il s’agit probablement là de son meilleur rôle verdien.</p>
<p>Au pupitre, <strong>Bertrand de Billy</strong> propose une direction nerveuse et précise qui n’évite pas quelques brutalités au premier acte. Au deux, son sens du théâtre réserve quelque moment d’une grande intensité dramatique tandis que le duo final des personnages principaux est conduit avec une exquise délicatesse.</p>
<p>Pour sa dernière retransmission de la saison dans les cinémas du réseau Pathé Live, le Metropolitan Opera proposera <em>Cendrillon</em> de Massenet le samedi 28 avril.</p>
<p><iframe allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/LE9n706tugU" width="560"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/luisa-miller-au-met-infatigable-domingo/">Luisa Miller au Met : infatigable Domingo</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>VERDI, Luisa Miller — New York</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/luisa-miller-new-york-avec-les-tripes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Apr 2018 12:46:32 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/avec-les-tripes/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le rôle-titre de Luisa Miller est particulièrement difficile à distribuer. L’air d’entrée exige des qualités de coloratures, avec des trilles et des aigus piquées. La voix doit être allégée pour faire ressortir l’ingénuité heureuse de l’héroïne. On y attend un soprano lyrique. A l’acte II, la scène avec Wurm réclame au contraire des qualités de &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/luisa-miller-new-york-avec-les-tripes/"> <span class="screen-reader-text">VERDI, Luisa Miller — New York</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/luisa-miller-new-york-avec-les-tripes/">VERDI, Luisa Miller — New York</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le rôle-titre de <em>Luisa Miller</em> est particulièrement difficile à distribuer. L’air d’entrée exige des qualités de coloratures, avec des trilles et des aigus piquées. La voix doit être allégée pour faire ressortir l’ingénuité heureuse de l’héroïne. On y attend un soprano lyrique. A l’acte II, la scène avec Wurm réclame au contraire des qualités de soprano dramatique, en particulier la cabalette « A brani, a brani, o perfido » particulièrement grave. Au dernier acte, les deux exigences se combinent, notamment dans le duo avec le père de l’héroïne. Malheureusement, les sopranos « lirico drammatico » ne courent pas plus les rues que les moutons à cinq pattes et autres coquecigrues. Pour cette prise de rôle, <strong>Sonya Yoncheva </strong>offre un excellent compromis. Certes, les coloratures de l’acte I sont exécutées avec prudence : le trille n’est guère battu, les piani sont rares, les aigus piqués plutôt amenés par en dessous, en force, et les plus pointilleux jugeront l’intonation perfectible. Mais cette faiblesse tend à rendre le personnage plus fragile et plus touchant. Enfin, la voix, tout simplement immense, n&rsquo;est guère comparable, dans ce type de répertoire, qu’à celle d’Anna Netrebko. Les aigus sont lumineux, sans les aspérités qu’offrait <a href="/cd/sonya-yoncheva-the-verdi-album-rendez-vous-manque">son CD consacré à Verdi</a>. Confirmant les impressions qu’avait laissées ce même enregistrement, le registre dramatique ne lui pose aucun problème, avec une belle largeur de voix et une grande puissance dans le bas médium. Au-delà de ces considérations techniques, c’est la charge émotionnelle de cette voix qui nous frappe le plus : une capacité à faire pleurer les pierres dès la scène d’entrée (ne parlons même pas de sa mort bouleversante). Yoncheva chante avec ses tripes et nous ne pouvons que fondre devant un tel engagement scénique. <strong>Piotr Beczala </strong>trouve en Rodolphe une de ses meilleures incarnations récentes, avec une voix superbement projetée, un timbre ensoleillé, mais une émission le plus souvent <em>forte </em>ou <em>mezzo forte</em>. A l’épreuve du célébrissime « Quando le sere al placido », le ténor polonais néglige de varier les couleurs et le style d’émission (en usant de la voix mixte en particulier), comme le faisait un Bergonzi de 63 ans sur cette même scène… A ce rythme, la voix trahit à certains instants quelques signes de fatigue. <strong>Plácido Domingo</strong> n’est toujours pas un baryton, et nous ne tenterons pas de convaincre les plus allergiques à son nouveau répertoire. L’entrée est impressionnante par la relative fraîcheur de la voix, dépourvue de vibrato intempestif, la puissance et surtout une maîtrise du phrasé verdien qui en remontrerait à plus d’un. L’air est chanté avec une belle sûreté, quoiqu’avec toujours un léger retard sur l’orchestre. La cabalette, plus exigeante en termes de souplesse, le met davantage en difficulté, avec un simple sol qui s’étouffe dans une vocalise (n’espérez pas de la bémol final). La suite, moins exposée, est vocalement d’un haut niveau, légèrement inférieur au récent Carlo de Valence, mais globalement plus convaincante que son Germont (dont la cabalette est désormais coupée). Dramatiquement, la composition est juste, avec un personnage émouvant de vieux soldat, qui reste digne sous les coups du destin. Chapeau l’artiste. Pour ses débuts au Met, <strong>Alexander Vinogradov </strong>casse la baraque et reçoit une ovation largement méritée. La voix est saine, puissante, homogène sur l’ensemble de la tessiture, avec des accents slaves un peu prononcés toutefois, mais le grave impressionne. La composition dramatique est simple et juste. <strong>Dmitry Belosselskiy </strong>est également irréprochable vocalement et détestable à souhait scéniquement. <strong>Olesya Petrova</strong> est le contralto idéal pour le rôle de la Duchesse : le timbre, chaud, est magnifique, cependant la voix manque un peu de projection.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/_dsc9698.jpg?itok=Coe8ZOLe" title="Yoncheva, Domingo &amp; Beczala © Chris Lee / Met Opera" width="468" /><br />
	Yoncheva, Domingo &amp; Beczala © Chris Lee / Met Opera</p>
<p>A la tête de l’orchestre du Metropolitan Opera, <strong>Bertrand de Billy</strong> offre une direction tour à tour vive et passionnée, avec une urgence qu’on ne lui avait pas connue à la tête de l’orchestre de l’Opéra de Paris : parfois les problèmes ne sont pas où on le pensait. Le chef français sait aussi être délicat et émouvant, notamment au dernier acte (une des morts verdiennes les plus longues).</p>
<p>Créée en 2001, la production d’<strong>Elijah Moshinsky</strong> n’est pas d’un modernisme outrancier. Les décors traditionnels en dur (comme on n’en fait plus, même au Met) sont impressionnants, mais leur changement impose de longues pauses entre les actes, qui viennent inopportunément stopper le rythme dramatique de cette course à la mort, improbable mais irrémédiable. Sous son apparent académisme, la production soulève néanmoins quelques questions. Pourquoi les invités entrent-ils chez le Comte en descendant l’escalier d’honneur comme si celui-ci habitait en sous-sol ? Pourquoi le rideau de scène évoque-t-il le vieux Paris du <em>Tabarro</em> de Puccini ? Pourquoi Rodolfo est-il affublé de la moustache d’Edwy Plenel ? Mystère&#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/luisa-miller-new-york-avec-les-tripes/">VERDI, Luisa Miller — New York</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>VERDI, Requiem — Paris (TCE)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/requiem-paris-tce-la-lettonie-a-lhonneur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Antoine Brunetto]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 May 2015 08:00:53 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/la-lettonie-l-honneur/</guid>

					<description><![CDATA[<p>La Lettonie est à l&#8217;honneur ce soir au Théâtre des Champs Elysées, pour fêter ses six mois à la tête du Conseil de l&#8217;Union européenne. L&#8217;Orchestre Symphonique National de Lettonie sous la baguette de son directeur musical Andris Poga et le Chœur National de Lettonie sont en tournée à Paris pour l&#8217;occasion. Petit pays mais &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/requiem-paris-tce-la-lettonie-a-lhonneur/"> <span class="screen-reader-text">VERDI, Requiem — Paris (TCE)</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/requiem-paris-tce-la-lettonie-a-lhonneur/">VERDI, Requiem — Paris (TCE)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La Lettonie est à l&rsquo;honneur ce soir au Théâtre des Champs Elysées, pour fêter ses six mois à la tête du Conseil de l&rsquo;Union européenne. L&rsquo;Orchestre Symphonique National de Lettonie sous la baguette de son directeur musical <strong>Andris Poga</strong> et le Chœur National de Lettonie sont en tournée à Paris pour l&rsquo;occasion. Petit pays mais grand par sa culture et son importance musicale nous indique l&rsquo;ambassadrice de Lettonie à Paris en introduction du programme. Et les forces lettones présentes ce soir lui rendent justice.</p>
<p>Le chœur professionnel fondé en 1942 fait très forte impression. On ne sait que louer en premier lieu : peut-être sa précision avec des attaques franches et une rythmique sans défaut. Ses couleurs ensuite, claires mais jamais criardes, même dans les <em>fff</em> dont la partition n’est pas avare, mais aussi sa maîtrise des dynamiques, du murmure impalpable aux rugissements apocalyptiques. Les effets polyphoniques sont parfaitement rendus grâce à un équilibre rare entre les tessitures, qui s’enchevêtrent sans jamais se superposer ou se parasiter. L&rsquo;orchestre n&rsquo;est pas en reste, séduisant dès les premières mesures par le fondu des sonorités et la balance des pupitres. On sent une grande symbiose entre les instrumentistes et leur chef. La contrepartie à cette direction extrèmement tenue et maîtrisée est peut être un caractère quelque peu policé : on a ainsi entendu « Dies irae » plus effroyable et cataclysmique.</p>
<p>Les solistes réunis ce soir représentent également l’Europe au sens large, de l’Italie à la Russie en passant par la Pologne.</p>
<p>Les deux chanteuses partagent nombre de caractéristiques communes, notamment une puissance sonore et une projection plus que confortables et un timbre charnu. <strong>Olesya Petrova</strong> tend cependant à se laisser aller à un hédonisme vocal parfois déplacé, se grisant des sonorités opulentes de son mezzo, osant même quelques poitrinages (on a parfois l’impression d’entendre Preziosilla dans <em>La Force du destin</em> !). Elle démontre pourtant dans « Lux aeterna » qu&rsquo;elle peut alléger, mais revient vite à ses péchés mignons privilégiant les sons claironnants à la retenue recueillie. A ses côtés, la soprane <strong>Aga Mikolaj</strong>, élève de Dame Elisabeth Schwarzkopf, séduit par son engagement intense, quasi expressionniste dans le « Libera me ». On pourrait cependant rêver voix plus libre et lumineuse dans l’aigu, en un mot plus céleste, qui contrasterait davantage avec sa partenaire.</p>
<p>De <strong>Riccardo Zanellato</strong> (basse) on pourrait presque reprendre mot pour mot nos impressions en <a href="http://www.forumopera.com/spectacle/prophetes-en-leur-pays">octobre 2011 à Parme</a> dans cette même partition : même déficit d’autorité (notamment dans le « Confutatis maledictis ») compensé par un chant habité et nuancé. Tout juste notera-t-on un vibrato qui semble s’être renforcé. <strong>Giorgio Berrugi</strong> sonne d’abord bien nasal. Si la voix s’assouplit peu à peu, le chant manque de rayonnement, trop univoque et avare en couleurs.</p>
<p>Qu&rsquo;importe pourtant ces quelques réserves, le public applaudit à tout rompre aux saluts : la Lettonie a réussi son opération séduction.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/requiem-paris-tce-la-lettonie-a-lhonneur/">VERDI, Requiem — Paris (TCE)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
