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	<title>Susanna PHILLIPS - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Susanna PHILLIPS - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>PUCCINI, La Bohème — New York</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-boheme-new-york-la-boheme-ca-ne-veut-plus-rien-dire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marceau Ferrand]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Oct 2018 08:03:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Miser sur des valeurs sûres pour compenser les coûts des nouvelles productions et créations, voilà comment on pourrait résumer ce début de saison au Metropolitan Opera. Les difficultés financières du Met expliquent cette stratégie, logique certes, mais assez paresseuse. Paresseuse, non pas parce qu’il serait honteusement banal de programmer La Bohème – tout le monde &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Miser sur des valeurs sûres pour compenser les coûts des nouvelles productions et créations, voilà comment on pourrait résumer ce début de saison au Metropolitan Opera. Les difficultés financières du Met expliquent cette stratégie, logique certes, mais assez paresseuse. Paresseuse, non pas parce qu’il serait honteusement banal de programmer <em>La Bohème</em> – tout le monde le fait –, mais parce que cette énième reprise de la production de <strong>Franco Zeffirelli</strong>, digne de rivaliser en longévité avec les comédies musicales plus bas sur Broadway, a perdu ce qui en avait fait un spectacle réellement grandiose. À en juger les applaudissements des spectateurs au lever du rideau du 2e acte, l&rsquo;enthousiasme du public new-yorkais pour cette illustration d’un Paris fantasmé est demeuré intact.</p>
<p>Un rapide coup d’œil sur la captation de la création de 1982 avec José Carreras, Teresa Stratas et Renata Scotto montre une production habitée par la malice du metteur en scène et portée par la verve de James Levine. Si aujourd&rsquo;hui les costumes et les décors restent spectaculaires, c’est la direction d’acteurs qui s’est considérablement appauvrie pour devenir cette caricature des productions dites traditionnelles. Les enfants, espiègles et moqueurs sont devenus ternes et sages, Musetta, alors sulfureuse et déjantée apparaît comme une mioche pourrie gâtée pas crédible pour un sou et Mimì est tour à tour niaise ou dépressive. </p>
<p>Malheureusement cette faiblesse théâtrale n&rsquo;est pas compensée par une direction alerte. Au contraire, à trop vouloir surligner les couleurs de la partition, <strong>James Gaffigan</strong>, qui fait ses débuts au Met, finit par jouer trop fort et couvrir sans raison les chanteurs. On aurait voulu entendre, au lieu de cette lenteur contreproductive sur le plan dramatique, plus de tension et de légèreté. Pire, l’absence de vision d’ensemble réussit l’exploit de rendre ennuyeuse la scène du café Momus. Idem au 3<sup>e</sup> acte, pour le quatuor final, décousu et décevant.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/vittorio_grigolo_as_rodolfo_and_nicole_car_as_mimi_in_puccinis_22la_boheme22_c_marty_sohlmetropolitan_opera.jpg?itok=keOU-oT7" title="Vittorio Grigolo as Rodolfo and Nicole Car as Mimì in Puccini's &quot;La Bohème&quot; © Marty Sohl/Metropolitan Opera" width="468" /><br />
	© Marty Sohl/Metropolitan Opera</p>
<p>Heureusement,<strong> Vittorio Grigolo </strong>est un Rodolfo idéal qui domine sans peine la distribution par son émission puissante et son timbre éclatant. Le ténor italien, à qui on pardonnera une certaine tendance à s’appesantir sur ses <em>pianissimi</em> et à surjouer, offre un « Che gelida manina » remarquable d’intensité. Le public lui réserve un triomphe amplement mérité.</p>
<p>Après l’avoir chantée à <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/la-boheme-paris-bastille-un-tenor-a-suivre">Bastille</a> et à <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/la-boheme-londres-roh-renouveau-reussi">Covent Garden </a>la saison dernière<strong>, Nicole Car</strong> vient présenter sa Mimì à New York. Son interprétation ingénue de la cousette s&rsquo;accorde mal avec son timbre sombre et dense, bien plus dramatique, et a du mal à dépasser la fosse. On aurait aimé plus d’abandon et de souplesse, notamment dans les aigus, un peu forcés et accentués par un vibrato très présent. En retrait dans « O soave fanciulla », Nicole Car gagne en puissance au cours des deux derniers actes pour livrer un final touchant. Elle faisait ses débuts au Met aux côtés de son mari <strong>Etienne Dupuis</strong> qui campe un Marcello jeune et fringant. Le Canadien peut compter sur des aigus faciles mais son timbre relativement clair l’empêche de réellement s’imposer dans les grands ensembles.</p>
<p>La Musetta de<strong> Susanna Phillips</strong> déçoit par son chant trop sage et aigrelet, dépouillé des minauderies qui font tout l’attrait du personnage. <strong>Javier Arrey </strong>est un Schaunard hilarant, qui prend plaisir à interpréter son personnage et démontre une vraie complicité avec le Colline bourru de <strong>Matthew Rose</strong>. Ce dernier aurait pu gagner à mettre plus de rondeur dans son « Vecchia zimarra » dont les intonations ne cessent de varier. Excellent comédien, <strong>Donald Maxwell</strong> vient agréablement compléter l’ensemble. Le choeur du Met assure une prestation solide de cette œuvre du répertoire.</p>
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		<title>La Bohème au Met : Plus traditionnel, tu meurs</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/la-boheme-au-met-plus-traditionnel-tu-meurs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Feb 2018 02:53:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ce samedi 24 février le Metropolitan Opera retransmettait dans les cinémas la célèbre production de La Bohème que Franco Zeffirelli avait signée en 1981 et dont le succès ne s’est jamais démenti, comme en témoignent à chaque lever du rideau, les applaudissements nourris que suscitent les décors réalisés par le metteur en scène italien lui-même, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Ce samedi 24 février le Metropolitan Opera retransmettait dans les cinémas la célèbre production de <em>La Bohème</em> que <strong>Franco Zeffirelli</strong> avait signée en 1981 et dont le succès ne s’est jamais démenti, comme en témoignent à chaque lever du rideau, les applaudissements nourris que suscitent les décors réalisés par le metteur en scène italien lui-même, notamment celui du deuxième acte qui représente rien moins qu’un fragment du quartier latin sur deux niveaux, idée qu’il avait déjà exploitée quelques années plus tôt à la Scala. Au-dessus, des pâtés de maisons séparés par des ruelles et en contrebas le café Momus. Dans ce décor spectaculaire plus de deux cents figurants et choristes évoluent, la charrette de Parpignol est tirée par un âne et Musette arrive dans une calèche à cheval. A côté, les autres actes paraissent presque sobres. Le un et le quatre montrent les toits de Paris surplombés par la mansarde des étudiants. Le trois, une place enneigée avec des arbres et un banc, à droite une auberge, à l’arrière-plan, une grille.</p>
<p>Quoi que l’on pense des productions grandioses – d’aucuns diraient kitsch – de Zeffirelli, force est de reconnaître que la direction d’acteurs est extrêmement précise, que les personnages ne sont jamais livrés à eux-mêmes mais qu’ils se livrent à d’innombrables activités toujours en relation avec l’intrigue. Le cadre spatio-temporel voulu par Puccini et ses librettistes ainsi que les didascalies sont respectés, l’action se déroule bien dans les années 1830 ce qui apparemment a plu aux très nombreux spectateurs du cinéma qui affichait complet. A en croire les conversations entendues ici et là pendant les entractes, certains d’entre eux, traumatisés sans doute par la <em>Bohème </em>intersidérale récemment proposée à l’Opéra Bastille, se disaient comblés par cette conception on ne peut plus traditionnelle.</p>
<p>Comme c’est souvent le cas au Met, les seconds rôles sont tous très bien tenus. Le vétéran <strong>Paul Plishka</strong> incarne avec conviction et une voix encore solide les ,personnages de Benoît et Alcindoro. Dans le rôle épisodique de Schaunard, <strong>Alexey Lavrov</strong> ne passe pas inaperçu. Doté d’une voix sonore et d’un physique agréable, ce jeune baryton russe aura certainement un avenir prometteur. Magnifique Clémence dans la retransmission de <em>L’amour de loin</em> en 2016, <strong>Susanna Phillips</strong> campe une Musette haute en couleur avec un timbre brillant et un aigu facile. Le Colline de <strong>Matthew Rose</strong> en impose tant par son physique que par son timbre de bronze. Sa « Vecchia zimarra » est émouvante à souhait. <strong>Lucas Meachem</strong> que l’on a entendu notamment dans <em>Iolanta</em> aux côtés d’Anna Netrebko, à Pleyel en 2012 et au disque en 2015, est en revanche un Marcello sans éclat. Le timbre n’est pas désagréable mais la voix semble limitée aux deux extrémités de la tessiture. En Rodolfo, <strong>Michael Fabiano</strong> déçoit. Qu’est-il arrivé à ce ténor qui avait fait des débuts remarqués à l’Opéra Bastille en 2013 dans <em>Lucia di</em> <em>Lammermoor</em> ? Déjà son Duc de Mantoue en 2016 appelait bien des réserves. Aujourd’hui la voix est terne et plafonne dans l’aigu, celui qui conclut « Che gelida manina »,  émis avec difficulté, est plutôt laid, ce qui à son âge est préoccupant pour l’avenir. Heureusement le ténor se rattrape aux actes trois et quatre où la voix retrouve quelques couleurs et où le personnage, campé avec justesse, parvient à distiller une émotion durable. Longuement acclamée au salut final, <strong>Sonya Yoncheva</strong> est la grande triomphatrice de la soirée. Plus encore que <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/tosca-a-new-york-une-production-traditionnelle-qui-en-jette">sa récente Tosca</a>, sa Mimi est pleinement convaincante de bout en bout tant sur le plan scénique que vocal. Le timbre est chatoyant, l’aigu triomphant et l’incarnation, toujours juste, devient poignante au cours des deux derniers actes.</p>
<p>La direction de <strong>Marco Armiliato</strong>, sobre et élégante, met en valeur les contrastes entre les scènes de comédie où les étudiants s’amusent et le drame sous-jacent, au dernier acte notamment.</p>
<p> </p>
<p>Le 10 mars prochain le Metropolitan Opera retransmettra dans les cinémas du réseau Pathé Live <em>Sémiramis</em> de Rossini avec Angela Meade dans le rôle-titre.</p>
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