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	<title>Lily PONS - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Lily PONS - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Lucia di Lammermoor</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/lucia-di-lammermoor-une-visite-a-une-vieille-dame/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Nov 2017 05:33:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Née en 1898, Lily Pons fit ses débuts lyriques scéniques en 1928, à Mulhouse, dans Lakmé. Totalement inconnue, elle conquiert le Metropolitan Opera en un soir en 1931, interprétant Lucia di Lammermoor, son rôle fétiche avec celui de l&#8217;héroïne de Delibes. Jusqu&#8217;en 1960, elle triomphera sur la scène new-yorkaise où elle chantera près de 300 &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Née en 1898, <strong>Lily Pons </strong>fit ses débuts lyriques scéniques en 1928, à Mulhouse, dans <em>Lakmé</em>. Totalement inconnue, elle conquiert le Metropolitan Opera en un soir en 1931, interprétant <em>Lucia di Lammermoor</em>, son rôle fétiche avec celui de l&rsquo;héroïne de Delibes. Jusqu&rsquo;en 1960, elle triomphera sur la scène new-yorkaise où elle chantera près de 300 représentations, dont 93 Lucia. En 1958, sa dernière apparition scénique en ces lieux sera pour défendre à nouveau le chef d&rsquo;œuvre de Donizetti. Elle interprètera encore le rôle à Dallas, en 1962, aux côtés du jeune Plácido Domingo. Après sa tournée d&rsquo;adieux, elle chanta encore épisodiquement en public jusqu&rsquo;en 1974 !  Lily Pons est représentative de tous les sopranos coloratures légers qui interprétèrent Lucia avec des moyens et un style complètement hors de propos. Il faudra attendre Maria Callas, puis Joan Sutherland et enfin June Anderson, pour pouvoir entendre l&rsquo;ouvrage chanté par des voix plus larges, aux harmoniques plus riches, capables de colorer tout en faisant preuve de virtuosité. Quand le présent enregistrement est effectué, en 1954, il y a longtemps que l&rsquo;ancienne « chanteuse légère des casinos de Cannes et Deauville » (c&rsquo;est l&rsquo;inscription qui figurait sur ses premiers disques 78 tours) a perdu son timbre cristallin. L&rsquo;air d&rsquo;entrée séduit néanmoins par une certaine poésie, un peu d&rsquo;abandon. Les variations sont originales et bien exécutées. Mais le timbre est usé, la voix trop mature. Par la suite, cette Lucia ne semble vouloir briller que par ses contre-ré. La scène de folie ne la met pas à son avantage, d&rsquo;autant que les mi-bémol ne sont pas vraiment atteints. Surtout, la page est interprétée dans le pur style français d&rsquo;une Lakmé, avec une voix dépourvue d&rsquo;<em>italianità.</em>  On suggérera aux amateurs de ce type de voix dans ce répertoire, de se retourner vers des enregistrements <em>liv​e</em> plus anciens (1937 et 1944 sont ceux que l&rsquo;on trouve le plus souvent).<br />
	Son Edgardo est une autre star du Metropolitan, <strong>Richard Tucker</strong>, enregistré ici dans la plénitude de ses moyens. Une fois habitué à une émission que l&rsquo;on pourra trouver trop nasale, on ne pourra qu&rsquo;admirer l&rsquo;intégrité de ce chanteur, <em>spinto</em> qu&rsquo;on aurait pu craindre égaré dans le bel canto. Tucker n&rsquo;est ni Kraus, ni Pavarotti, mais il sait faire preuve de mordant, jouer avec les couleurs de sa voix pour faire passer les émotions, offrir un beau legato. Dommage qu&rsquo;il fasse preuve parfois d&rsquo;un sentimentalisme excessif, avec quelques sanglots mal venus. <strong>Frank Guarrera</strong> a des moyens corrects mais il chante ici du Verdi, avec quelques accents véristes. Passons sur le Raimondo de <strong>Norman Scott</strong>, tout juste passable. On citera, parmi les petits rôles, un jeune ténor qui allait connaître plus tard la célébrité : <strong>James McCraken</strong>, qui incarne Normanno avec une belle voix au timbre lumineux.</p>
<p>La partition est donnée ici avec les coupures en usage à l&rsquo;époque : la plupart des reprises ou des codas sont supprimées, ainsi que la scène entre Enrico et Edgardo. Pour couronner le tout, la prise de son accuse son âge (elle aussi) : peut-être avait-elle été étudiée pour le matériel d&rsquo;écoute de l&rsquo;époque, toujours est-il qu&rsquo;on a l&rsquo;impression d&rsquo;avoir les chanteurs sous le nez, tandis que l&rsquo;orchestre serait loin derrière et les choeurs encore plus loin. Si les voix ressortent correctement, l&rsquo;accompagnement semble nivelé : pas un coup de cymbale ne vient modifier la dynamique. Dans ces conditions, difficile de porter un jugement sur la direction de <strong>Fausto Cleva</strong>, énergique, mais plutôt générique et dépourvue de poésie, ni sur l&rsquo;orchestre du Metropolitan Opera. Les chœurs de l&rsquo;institution ne font pas grande impression. Précisons enfin qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un enregistrement mono et non stéréo comme indiqué par erreur. </p>
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		<title>Il Barbiere di Siviglia</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/rosina-stridente-et-gloussante/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Brigitte Cormier]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Feb 2011 13:26:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’unique intérêt de cette réédition CD de ce live de 1950, c’est la présence de Giuseppe Di Stefano dans le rôle d’Almaviva qu’il a chanté une seule fois au Met à l’âge de 29 ans. Avec son timbre solaire, ses attaques franches, son irrésistible élan, son phrasé précis, le chanteur sicilien, véritable ténor di grazia, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>          L’unique intérêt de cette réédition CD de ce live de 1950, c’est la présence de <strong>Giuseppe Di Stefano</strong> dans le rôle d’Almaviva qu’il a chanté une seule fois au Met à l’âge de 29 ans. Avec son timbre solaire, ses attaques franches, son irrésistible élan, son phrasé précis, le chanteur sicilien, véritable ténor di grazia, y manifeste ses dons pour un répertoire qu’il a eu bien peu d’occasions d’aborder.</p>
<p>
Si l’on excepte le robuste et joyeux Figaro de <strong>Giuseppe Valdengo </strong>qui assume sa partie avec l’autorité et toute la verve requises et si l’on passe sur la médiocrité d’un Don Bartolo et d’un Don Basilio cabotins et lourds, on ne saurait supporter la Rosine ridicule de <strong>Lily Pons</strong> — grande star du Met à l’époque. Les applaudissements bruyants du public new-yorkais en témoignent, dès son entrée. Non seulement la voix inadéquate de soprano colorature est usée, mais la chanteuse, incapable d’exécuter les vocalises rossiniennes, ajoute force roucoulades et suraigus hors de propos. (À la fin de la fameuse cavatine « Una voce poco fa », on croit entendre l’Olympia des Contes d’Hoffmann). Quant à la Berta de <strong>Herta Glaz</strong>, voix de mezzo, en l’occurrence évidemment plus sombre que celle de Rosine, elle achève de nous laisser perplexes sur cette distribution féminine.</p>
<p>Dirigé par <strong>Alberto Erede</strong>, grand chef italien à la longue carrière internationale, qui vient alors d’être engagé au Met, l’orchestre ne restitue guère la malice de cette ouverture fougueuse et scintillante, pas plus qu’il ne fera d’étincelles par la suite, se contentant d’une exécution de routine, sans grâce.</p>
<p>Après un début assez terne servi par Fiorello et ses musiciens, la cavatine du Comte Almaviva nous enchante d’emblée avec sa longue note tenue sur « lo strai che mi feri » et son « Avanti, avanti » qui claque comme un coup de fouet. Mais, avec un couple Figaro et Almaviva de cette trempe, il est triste que la prima donna vienne rompre le charme. À l’évidence, le Met mise bien davantage sur la farce que sur la comédie de caractère : coupes sombres dans les récitatifs, ajouts d’onomatopées d’un goût douteux et même d’un « Mamma mia » tonitruant dans l’air de la calomnie ; profération de hoquets vulgaires, grognements injustifiés, rires gras… Comble d’incongruité, dans la leçon de chant du deuxième acte, — à la plus grande joie de l’auditoire — au rondeau de L’inutil precauzione « Contro un cor che accende amore » se substitue « Ah vous dirai-je maman », chanté en anglais par une Lily Pons stridente et gloussante. Nous sommes ensuite privés de la charmante complicité des amoureux en présence d’un tuteur dont la méfiance est littéralement endormie et l’enchaînement avec le « Bella voce » du ténor tombe bien mal.</p>
<p>La fin de l’acte est à l’avenant. « Buona sera mio signore » gâché par une Rosine chevrotante, air de sorbet de Berta clownesque, orage de fanfare, finale miaulant&#8230; La renaissance rossinienne n’est pas encore passée par là. Giuseppe, faut -il qu’on t’ait aimé pour écouter jusqu’au bout ce Barbier estropié.<br />
 <br />
<strong>Brigitte Cormier</strong></p>
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