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	<title>Lamberto PUGGELLI - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Lamberto PUGGELLI - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>VERDI, Il corsaro — Piacenza</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 May 2018 07:56:25 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il Corsaro de Verdi n’a pas souvent l’honneur des programmateurs. Sûrement est-ce la faute de la réputation que traîne l’ouvrage sur ses conditions d’écriture : Verdi en aurait bâclé la partition en moins de temps qu’il ne faut pour dire « à l’abordage ! » afin de se délier d’un vieil engagement. Pourtant si l’ouvrage traîne un &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr"><em>Il Corsaro</em> de Verdi n’a pas souvent l’honneur des programmateurs. Sûrement est-ce la faute de la réputation que traîne l’ouvrage sur ses conditions d’écriture : Verdi en aurait bâclé la partition en moins de temps qu’il ne faut pour dire « à l’abordage ! » afin de se délier d’un vieil engagement. Pourtant si l’ouvrage traîne un boulet c’est surement moins celui de la composition, déjà mûre, parsemée de belles pages et en préfigurant bien d’autres, que d’un livret qui rejoint le podium des inepties romantiques dès son entrée en compétition, avec une mention spéciale pour Medora, reine des cruches, buvant le poison quasi sans raison et juste avant le retour de Corrado.</p>
<p>	A Piacenza, en pleines terres verdiennes, on est allé chercher la production voisine de Busseto, déjà chroniquée <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/le-sacre-de-verdi">il y a presque une décennie par Christophe Rizoud</a>. Ponton de navire avec ses cordages et voilages, elle a le mérite de permettre des changements de lieux très rapides et d’éviter de longues interruptions pour passer d’une scène à l’autre. En revanche, la dramaturgie n’a pas aussi bien survécu que le gréement et la direction d’acteur ne se départ jamais d’une gestuelle aussi éculée que grandiloquente.</p>
<p>	Un dernier handicap vient parasiter cette représentation, il s’agit du théâtre lui-même. Bijou de théâtre communal à l’italienne en forme de cloche, tout en bois sur quatre niveau de loges et un de galleries, son acoustique s’avère pourtant assez sèche. L’orchestre régional d’Emilie-Romagne, conduit avec célérité par <strong>Matteo Beltrami</strong>, ne manque pourtant pas de qualité, notamment une première violoncelliste (<strong>Diana Cahanescu</strong>) très sensible dans le solo composé par Verdi dans la scène de la prison de Corrado. Le choeur du théâtre municipal de Piacenza, bien préparé par son chef Corrado Casati, brille par son unité et une excellente prononciation.</p>
<p>	L’on comprend dès lors vite que Piacenza s’est attelée à réunir une équipe de chanteurs dont la valeur n’attend pas le nombre des années. D’ailleurs, l’affiche pourrait figurer sur les plus grandes scènes sans dépareiller. Si à 25 ans <strong>Ivan Ayon Rivas</strong> commence juste à se faire un nom, sa voix puissante, lumineuse et à l’aigu aisé n’y est sûrement pas étrangers. Certes le rôle de Corrado se rapproche d’un Manrico aux accents guerriers prononcés mais l’on regrettera que le ténor péruvien n’allège pas davantage sa ligne vocale et soit encore bien avare en demi-teintes. <strong>Serena Gamberoni </strong>(37 ans), dispose des moyens nécessaires au portrait de Medora, notamment un aigu aérien. Pourtant, les respirations profondes qu’elle laisse entendre trahissent l’effort que l’écriture verdienne lui impose. Des efforts qui ne laisseront pas la place à quelques sons filés dans l’air d’entrée. Son agonie au dernier acte lui permettra de montrer davantage de sensibilité et de couleurs. <strong>Roberta Mantegna</strong> (30 ans), à l’inverse, brille par une technique irréprochable, gage de vocalises réglées au millimètres et de belles variations dans les reprises. La voix perçante et nasalisée ne concourt pourtant guère au romantisme du personnage, amoureuse malheureuse, assassin involontaire. Enfin, <strong>Simone Piazolla</strong> (32 ans) confère à Seid son volume et son agilité. Le chant se pare de belles couleurs et résiste aux assauts de la cabalette du troisième acte. Aux saluts, cette distribution solide mais pas toujours subtile, récupère la plus grande part du butin.</p>
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		<title>I Lombardi alla prima crociata</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/comme-en-plein-air/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Aug 2013 16:21:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Les captations d’I Lombardi ne se bousculent pas au catalogue, et il y avait donc de quoi se réjouir a priori qu’un nouveau DVD vienne enrichir la vidéographie du quatrième opéra de Verdi. Il n’existait jusqu’ici que la version filmée en 1984 à La Scala, avec José Carreras et Ghena Dimitrova, entre autres. Des &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Les captations d’<em>I Lombardi</em> ne se bousculent pas au catalogue, et il y avait donc de quoi se réjouir a priori qu’un nouveau DVD vienne enrichir la vidéographie du quatrième opéra de Verdi. Il n’existait jusqu’ici que la version filmée en 1984 à La Scala, avec José Carreras et Ghena Dimitrova, entre autres. Des archives du Met surgira peut-être un jour une captation de la production interprétée par Samuel Ramey et Luciano Pavarotti en 1993. Toujours est-il que ces <em>Lombards</em>-ci sont beaucoup mieux qu’un bouche-trou, grâce à un magnifique trio de chanteurs qui portent sur leurs épaules cet opéra qui n’est déjà plus une œuvre de jeunesse : certes, le livret est impossible, avec son imbroglio christiano-musulman et ses revanches sur plusieurs générations, certes, Verdi y abuse des fanfares par trop guillerettes pour évoquer le départ des Croisés, mais il sait déjà s’élever au-dessus des formules reprises à ses aînés et contemporains pour composer des airs mémorables, des ensembles de toute beauté et des chœurs impressionnants. Vocalement, <strong>Francesco Meli</strong> est un magnifique Oronte, en forme éblouissante, avec un superbe « La mia letizia infondere » riche en nuances ; scéniquement, il est le jeune homme enthousiaste qu’on attend dans ce personnage. En 2009, <strong>Michele Pertusi</strong> n’avait pas encore basculé dans la grisaille qu’on peut aujourd’hui lui reprocher, et il pouvait mettre toutes ses ressources au service de son personnage de méchant repenti. Quant à <strong>Dimitra Theodossiou</strong>, elle chantait déjà le rôle dix ans auparavant, à Santiago du Chili, son interprétation à Crémone en 2001 fut immortalisée par un live paru chez Dynamic, et elle devait retrouver Giselda à Macerata en 2010 avec les mêmes Pertusi et Meli ; avant d’aborder des rôles plus tardifs et plus lourds, elle était très proche de l’idéal, dans la vaillance comme dans les pianissimi impalpables de cette partition à peine moins hérissée de difficultés que celle de <em>Nabucco</em>. A Macerata, elle devait également être à nouveau dirigée par <strong>Daniele Callegari</strong>, qui parvient à maintenir l’unité du discours dans une œuvre assez fragmentée, aux atmosphères changeantes.</p>
<p>
			Visuellement, on se situe sans doute un cran en dessous, même si ce qu’on voit n’a rien d’infamant. De <strong>Lamberto Puggelli</strong>, on avait modérément apprécié la mise en scène du <em>Corsaire</em>, mais cela tenait en partie à sa compression dans l’espace restreint du théâtre de Busseto. A Parme, ses <em>Lombards </em>jouent au contraire la carte de l’espace, avec une scène presque entièrement nue ; l’arbre isolé qui surgit au premier acte choque presque, tant il est exceptionnel qu’un élément de décor s’ajoute au gigantesque mur du fond, composé de blocs de pierre, que viennent animer des projections variées, tantôt illusionnistes, tantôt purement évocateurs (<em>Guernica</em>, photographies de guerre, paysages à la Turner), selon une méthode aujourd’hui très employée dans les cadres où l’on donne des opéras en plein air, le théâtre antique d’Orange par exemple. Au moins le mur est-il fort bien éclairé, comme lorsqu’il se transforme en Mur des Lamentations pour l’arrivée à Jérusalem. Les costumes sont très sobres, discrètement historiques ; seul Pagano hérite de postiches encombrants, moustache à la Fu-Man-Chu, sourcils en biais de « méchant », puis bandeau sur l’œil dès lors qu’il devient ermite. Puggelli sait occuper l’espace et y faire évoluer les chœurs, à défaut de proposer une lecture originale de l’œuvre. Ce DVD s’avère donc très regardable et suprêmement écoutable, et compte parmi les quelques vraies réussites de l’intégrale Verdi de C Major.</p>
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		<title>Il Corsaro</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/ils-ont-manque-grigolo/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Mar 2013 06:16:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Alors que le Corsaire de Verdi est un opéra assez sous-représenté au disque, il est pour le moins fâcheux que ce nouveau DVD, qui aurait pu offrir une réelle alternative à la version parue chez Dynamic en 2005, propose en fait la même production, seule la distribution étant différente ! A quoi pensent donc &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Alors que le <em>Corsaire </em>de Verdi est un opéra assez sous-représenté au disque, il est pour le moins fâcheux que ce nouveau DVD, qui aurait pu offrir une réelle alternative à la version parue chez Dynamic en 2005, propose en fait la même production, seule la distribution étant différente ! A quoi pensent donc les décideurs qui choisissent quels spectacles méritent d’être immortalisés par une captation vidéo ? Surtout, où avaient-ils la tête (et les yeux), lorsque l’Opéra de Zürich programmait en 2009 ce même <em>Corsaro </em>dans une mise en scène autrement plus inventive, due à Damiano Michieletto (un nom qu’on regrette fort de ne voir figurer nulle par dans cette intégrale Verdi), et avec une distribution de premier plan, incluant dans le rôle-titre Vittorio Grigolo, autre nom qui aurait dû avoir sa place dans l’entreprise « Tutto Verdi », mais que l’industrie du DVD semble jusqu’ici curieusement éviter (et autour de Grigolo, il y avait à Zurich des personnalités comme Elena Mosuc, Carmen Gianattasio ou Juan Pons).</p>
<p>
			Trêve de gémissements, penchons-nous plutôt sur ce nouveau <em>Corsaro</em>. A moitié nouveau, seulement, puisque la production était déjà connue : <strong>Lamberto Puggelli</strong> se contente d’illustrer l’action, sa seule audace, toute relative, consistant à situer sur des bateaux les premier et deuxième actes, alors que seul le troisième doit s’y dérouler selon le livret. Modification par rapport à la captation de juin 2004 : celle de 2008 a eu lieu non pas au Teatro Regio de Parme, mais au Teatro Verdi de Busseto, charmante bonbonnière où les éléments de décor ont tendance à se bousculer (la scène de l’opéra de Parme est presque deux fois plus large !), rendant encore un peu plus naïf ce mélodrame caricatural dont on nous offre ici une vision entièrement au premier degré : odalisques infortunées et méchants turcs, gestes grandiloquents souvent ridicules. Autrement dit, électroencéphalogramme plat, et il est difficile devant son écran de partager l’enthousiasme de notre collègue Christophe Rizoud qui était présent dans la salle (voir <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=434&amp;cntnt01returnid=54">compte rendu</a>).</p>
<p>			La distribution réunit principalement des chanteurs encore jeunes, dont rien ne garantit qu’ils feront jamais une grande carrière. Il est sans doute bon que ces artistes puissent se produire dans une salle aux dimensions très réduites, afin de ne pas surexposer des organes encore fragiles, mais le résultat mérite-t-il d’être immortalisé en DVD ? Outre Renato Bruson en Seid, la version Dynamic 2005 alignait Zvetan Michailov en Corrado, Adriana Damato en Gulnara et Michela Sburlati en Medora, ce qui n’était déjà pas un cast des plus étoilés. Entendu en Malcolm à Lille en 2011, <strong>Bruno Ribeiro</strong> a pour lui un authentique physique de jeune premier et une jolie voix, alors encore un peu verte dans certains passages. La Gulnara de <strong>Silvia Dalla Benetta</strong> est une de ces coloratures agiles mais un rien stridentes, et un peu plus de sensualité dans la pâte vocale n’aurait pas été malvenu. Le Seid de <strong>Luca Salsi</strong> est tout à fait correct et n’a aucun mal à surclasser un Bruson hors d’âge. En revanche, <strong>Irina Lungu</strong> semble d&rsquo;abord relever de l’erreur de distribution, avec des couleurs sombres de quasi-mezzo, un timbre voilé d&rsquo;où n&rsquo;émergent que des notes aiguës dont la justesse laisse à désirer : il faut croire qu’elle a dû énormément progresser depuis 2008 pour devenir « excellente » et « l’une des très bonnes Violetta actuelles », comme l’écrivait Jean-Marcel Humbert après l’avoir vue à <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=3316&amp;cntnt01returnid=54">Dijon</a> et à <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=4016&amp;cntnt01returnid=54">Vérone</a> l’an dernier. L’orchestre et les chœurs assurent dignement leur rôle ; ce Verdi-là ne leur demande d’ailleurs pas de prouesses particulières, en dehors de la jolie et brévissime tempête de l&rsquo;ouverture.</p>
<p>			 </p>
<p>			 </p>
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		<item>
		<title>Adriana Lecouvreur</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/une-adriana-grand-teint/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Francois Lesueur]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Nov 2009 12:47:21 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les admirateurs de Daniela Dessi seront heureux de retrouver la cantatrice dans l&#8217;un de ses meilleurs rôles, celui d&#8217;Adriana Lecouvreur, capté à Milan en 2000. Noble et fragile, théâtrale et amoureuse, celle-ci brosse un portrait complet de cette héroïne fatale et flamboyante. Musicienne intègre, elle se joue avec élégance des subtilités qui caractérisent cette tragédienne, &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>          Les admirateurs de <strong>Daniela Dessi </strong>seront heureux de retrouver la cantatrice dans l&rsquo;un de ses meilleurs rôles, celui d&rsquo;<strong>Adriana Lecouvreur</strong>, capté à Milan en 2000. Noble et fragile, théâtrale et amoureuse, celle-ci brosse un portrait complet de cette héroïne fatale et flamboyante. Musicienne intègre, elle se joue avec élégance des subtilités qui caractérisent cette tragédienne, usant de son art du <em>cantabile</em> dès son air d&rsquo;entrée « Io son l&rsquo;umile ancella », filant adroitement ses longs aigus, soignant la liquidité de ses phrasés et la tenue de ses piani, tout en surveillant de près l&rsquo;évolution de ce personnage auquel son timbre flottant et sa précision technique apportent un supplément d&rsquo;âme bienvenu. Enflammée dans les bras de son amant, sur la défensive face à sa rivale, elle déclame la Phèdre racinienne avec une ardeur blessée, sait émouvoir sans fard au cours d&rsquo;un « Poveri fiori » parfaitement négocié, avant de mourir emportée dans un dernier délire. Sans pouvoir faire oublier la légendaire leçon laissée par Magda Olivero, Adriana pour l&rsquo;éternité, Daniela Dessi est sans conteste la digne héritière de Raina Kabaïvanska et de Mirella Freni, deux titulaires pour le moins marquantes. <br />
<br />
Scéniquement impassible, mais vocalement sans véritable reproche, <strong>Carlo Guelfi </strong>campe un honorable Michonnet, tandis que le regretté Sergei Larin, ténor fréquemment entendu à Paris du temps de Hugues Gall, prête sa fougue et son « italianita » au Comte de Saxe, rôle qui lui va comme un gant. Impétueuse, <strong>Olga Borodina</strong> donne comme souvent beaucoup de voix, mais sa Princesse de Bouillon, à défaut de finesse, va à l&rsquo;essentiel sans se soucier certes de nuancer ou des colorer son chant, mais avec une réelle autorité, Giorgio Giuseppini (il Principe di Bouillon), Mario Bolognese (L&rsquo;abate di Chazeuil) et Ernesto Gavazzi (Poisson), tout comme Adelina Scarabelli (Melle Jouvenot) et Annamaria Popescu (Melle Dangeville), complétant fort louablement cette distribution homogène.</p>
<p>Pour raffinée qu&rsquo;elle soit, la mise en scène signée par <strong>Lamberto Puggelli,</strong> également responsable de la captation télévisée, en 1989, n&rsquo;évite pas les poncifs du spectacle dans le spectacle, l&rsquo;action étant située dans les coulisses d&rsquo;un théâtre, mais l&rsquo;agitation un peu vaine des premières scènes gagne cependant en densité au cours du dernier acte. Elève du maestro Gianandrea Gavazzeni, <strong>Roberto Rizzi Brignoli</strong> est un chef rompu à ce répertoire qui ne s&#8217;embarrasse pas toujours du détail, mais dont le sens de la narration, la maîtrise des ensembles et les <em>tempi</em> sont surs et respectueux du style académique, mais au combien éloquent, de Cilea.<br />
 <br />
François Lesueur</p>
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