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	<title>Oleksandr PUSHNIAK - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Oleksandr PUSHNIAK - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>GOUNOD, Roméo et Juliette &#8211; Dresde</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/gounod-romeo-et-juliette-dresde/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 May 2025 03:59:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Au troisième acte de Roméo et Juliette de Gounod, c’est un personnage secondaire, Stéphano, qui met le feu aux poudres. Sa chanson « Que fais-tu, blanche tourterelle ? », déclenche la bagarre entre Mercutio et Tybalt — point de départ d’un effet domino qui mènera au bannissement de Roméo. On s’interroge sur la raison qui a conduit &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Au troisième acte de <em>Roméo et Juliette</em> de Gounod, c’est un personnage secondaire, Stéphano, qui met le feu aux poudres. Sa chanson « Que fais-tu, blanche tourterelle ? », déclenche la bagarre entre Mercutio et Tybalt — point de départ d’un effet domino qui mènera au bannissement de Roméo. On s’interroge sur la raison qui a conduit Gounod à confier un numéro à part entière à un second rôle. Est-ce la fonction de catalyseur que joue cette chanson dans l’enchaînement dramatique ? Peut-être. Autre hypothèse : la personnalité de la créatrice de Stéphano, Marie-Joséphine Daram, soprano toulousaine (1845-1926), engagée à l’âge de 20 ans au Théâtre Lyrique. Elle y chantera Chérubin, Adalgisa, Zerline, avant de participer à la création de <em>Roméo et Juliette</em>, en 1867. On suppose qu’une artiste de cette envergure méritait mieux qu’une poignée de répliques, d’où ce numéro à son intention.</p>
<p>A Dresde, dans une nouvelle production de l’opéra de Gounod, c’est <strong>Valérie Eickoff</strong> qui interprète le rôle de Stephano. Cette jeune mezzo-soprano allemande, déjà récompensée par plusieurs prix, est membre de la troupe du Semperoper depuis 2024. L’aisance crâne avec laquelle elle interprète la chanson, son agilité, sa facilité à ornementer, la clarté et la brillance de son timbre, une prononciation convenable du texte captent l’attention. Sa présence, la manière dont le page de Roméo est habilement dessiné dans son espièglerie – et sa fatale inconséquence – en font un nom à suivre, assurément.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Romeo-3-1294x600.jpg" />© Semperoper Dresden / Sebastien Hoppe</pre>
<p>Si l’on s’attarde ainsi sur un rôle somme toute anecdotique, c’est parce qu’il s’agit du seul élément de la production qui ait trouvé grâce à nos yeux et à nos oreilles. Aucun des autres chanteurs, tous non francophones, n’a répondu à nos attentes – il est vrai plus exigeantes chez un auditeur français. Bien que la plupart des mots – voire la totalité pour certains – soit incompréhensible, il ne s’agit pas tant de diction que de style. Attaques imprécises, sons forcés, absence de demi-teintes, de phrasé, de couleurs, de modulations, d’intentions… D’un extrême à l’autre du paysage vocal, le soleil appelé de ses vœux par Roméo ne se lève pas. Était-il si difficile de trouver des interprètes mieux en phase avec les exigences de ce répertoire ?</p>
<p>D’une lenteur et d’une pesanteur lénifiante, la direction d’orchestre ne fait pas preuve de plus de pertinence stylistique. Fête, scènes intimes, moments de tension dramatique reçoivent un traitement identique, privés de respiration comme d’élan. Ni clarté, ni transparence – deux qualités essentielles à la musique française – mais une matière compacte à laquelle fait défaut le lyrisme délicat qu’exige la partition. Ceux qui à l’époque de la création dénonçaient les tendances wagnériennes de Gounod auraient trouvé dans cette interprétation de nouveaux arguments pour étayer leurs critiques.</p>
<p>Que la tragédie des amants de Vérone soit universelle et intemporelle, nul n’en doute. La mise en scène l’assène. Le drame se dissout dans un décor grisâtre – deux pans de murs pivotants percés d’arceaux qui portent préjudice à la projection des voix lorsqu&rsquo;ils sont trop ouverts. Les costumes véhiculent la morosité des vêtements d’aujourd’hui : jean, tee-shirt et robe trop courte. A défaut d’idées, la projection en lettres capitales de phrases en anglais censément instructives – WHERE CIVIL BLOOD MAKES CIVIL HANDS UNCLEAN, à titre d’exemple – et l’utilisation de la vidéo durant le sommeil de Juliette, sans valeur théâtrale ajoutée, se veulent gages de modernité – et ils le sont dans ce que cette prétendue modernité a de plus vain.</p>
<p><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/gounod-romeo-et-juliette-paris-bastille/">A la Bastille il y a deux saisons</a>, Juliette et Roméo avaient été sans raison abusivement spoliés de leur ultime réplique. A Dresde au moins, les deux amants meurent en chantant « Pardonnez-nous ! ». Maigre consolation.</p>
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		<title>STRAUSS, Die Frau ohne Schatten &#8211; Berlin (Staatsoper)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/strauss-die-frau-ohne-schatten-berlin-staatsoper/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Nov 2024 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La Femme sans ombre est d’une telle complexité, d’un tel foisonnement, qu’il a fait tourner la tête à plus d’un – Strauss lui-même et son librettiste Hofmannsthal les premiers&#160;! Claus Guth, qui signe la mise en scène de cette Frau ohne Schatten (dixième représentation depuis la première en avril 2017) à Berlin (Staatsoper), prend le &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La <em>Femme sans ombre</em> est d’une telle complexité, d’un tel foisonnement, qu’il a fait tourner la tête à plus d’un – Strauss lui-même et son librettiste Hofmannsthal les premiers&nbsp;! <strong>Claus Guth</strong>, qui signe la mise en scène de cette <em>Frau ohne Schatten</em> (dixième représentation depuis la première en avril 2017) à Berlin (Staatsoper), prend le parti très respectable de non-littéralité, une lecture littérale qui, on l’imagine, l’aurait mené (et les spectateurs en même temps) dans des chemins insécures.<br />
C’est bien sans doute le défaut de cette pièce (ses huit années de gestation disent assez combien nos deux hommes ont bataillé pour mener l’entreprise à bien), de vouloir à la fois trop en dire et trop en faire entendre. Pour le coup, le fameux «&nbsp;trop de notes&nbsp;» reproché en son temps à Mozart aurait eu ici (et pas que, il y a un certain nombre d’opéras «&nbsp;bavards&nbsp;» chez Strauss convenons-en) une certaine pertinence. Quant au «&nbsp;trop de mots&nbsp;», ou peut-être «&nbsp;trop de densité&nbsp;», il aurait fallu les inventer pour dire à Hugo von Hoffmannstahl que trop, c’est parfois trop&nbsp;! Cette histoire, d’une éminente poésie, se perd dans les entrelacs de considérations dispensables, qui font que malheureusement, le spectateur peut être amené à devoir démêler l’important de l’accessoire, sans toujours être capable de le faire.<br />
Claus Guth décide de contourner l’obstacle et il le fait avec une rare habileté et, surtout, une idée force&nbsp;: l’Impératrice est malade, elle est victime d’hallucinations. C’est ce qui est montré en quelques secondes avant que retentisse le premier accord, et l’on comprend que toute la suite, les trois heures et demie de musique, constitueront le rêve qui habitera l’Impératrice jusques et y compris dans la scène de réconciliation finale, qui précèdera son réveil.</p>
<pre style="text-align: center;"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/https___www.staatsoper-berlin.de_downloads-b_de_media_848_e233afbafdbbd5d209f70b64fabed0b2_FRAU_20OHNE_20SCHATTEN_GP0509-1294x600.jpg" alt="" width="701" height="325">
© Hans Jörg Michel</pre>
<p>Une idée qui va permettre à Guth ainsi qu’à <strong>Christian Schmidt</strong>, qui signe de magnifiques costumes ainsi que les décors, de nous proposer une fable onirique du plus bel effet. Visuellement, le spectacle est entièrement réussi, la scène est peuplée d’animaux féériques (à moins que certains ne soient diaboliques) qui entretiennent l’idée directrice du rêve de l’Impératrice. Dans ses rêves elle se revoit en gazelle immaculée, est confrontée au faucon, à son père Keikobad sous les traits d’un cerf à tête noire. Le personnage de l’Impératrice, spectatrice de sa propre histoire, est par conséquent présent sur scène pratiquement durant toute la durée de la représentation.<br />
Le reproche que l’on pourrait faire à cette mise en scène est en réalité le pendant de ses qualités. La trame narrative est simplifiée, des détails (y compris importants) sont laissés de côté (la pétrification de l’Empereur par exemple), mais tout cela vise à une meilleure appréhension d’un ouvrage sans doute excessivement foisonnant.<br />
Quant au foisonnement de l’orchestre (la fin du II nous renvoie dix ans en arrière, à <em>Elektra</em>), le rendu n’en est jamais brouillon. <strong>Constantin Trinks</strong>, à la tête d’une Staatskapelle des grands soirs, permet à ses cuivres en particulier et ses vents en général de briller, dans une partition extrêmement exigeante, et il faut saluer comme il se doit les deux solos (violoncelle au II et violon au III) qui embellissent les accompagnements et les intermèdes. N’oublions pas les chœurs du Staatsopernchor, tellement émouvants dans le final du premier acte.<br />
Plateau vocal de première classe. <strong>Camilla Nylund</strong> dans le rôle-titre est au sommet de sa forme. Rien ne nous dit qu’elle ait été à quelque moment que ce soit en difficulté. Elle gravit toutes les marches de sa partie avec beaucoup d’application. La &nbsp;précision des accents, la projection impressionnante et, surtout, une identification à l’Impératrice qui rend le personnage si attachant. <strong>Andreas Schager</strong> est un empereur à la santé vocale insolente. On connaît le bonhomme, rien dans cette partie pourtant exigeante ne peut l’effrayer. On aurait toutefois aimé qu’il rende, par son jeu, davantage la complexité du personnage, souvent tiraillé entre le doute et l’ignorance de son devenir. <strong>Oleksandr Pushniak</strong> est le Teinturier Barak. Ne possédant pas exactement les mêmes moyens vocaux que les autres personnages principaux, il compense par une intensité dramatique rare. Le spectateur souffre avec lui, espère avec lui et finalement se réjouit avec lui lors de l’improbable <em>happy end</em>. <strong>Elena Pankratova</strong> est une formidable femme du Teinturier. Grâce à son jeu, toujours crédible, et son engagement vocal, comme d’habitude sans retenue. Manque parfois alors une application dans la diction, mais la prestation d’ensemble (et notamment l’aria «&nbsp;Schweiget doch, ihr Stimmen&nbsp;» au début du III suivi du magnifique duo avec Barak) méritait les ovations qui l’attendent au baisser de rideau. <strong>Michaela Schuster</strong> est une Nourrice qui possède également de magnifiques moyens vocaux. La puissance est là, la nuance un peu moins et parfois un vibrato qui s’impose et semble trahir une certaine fatigue de la voix. Tous les rôles secondaires sont irréprochables&nbsp;; les trois frères (<strong>Karl-Michael Ebner</strong>, <strong>Jaka Mihelač</strong>, <strong>Manuel</strong> <strong>Winckhler</strong>) l’esprit messager (<strong>Arttu Kataja</strong>), la voix du faucon (<strong>Maria Kokareva</strong>) et surtout le jeune homme (<strong>Johan Krogius</strong>), qui complètent parfaitement une distribution sans point faible.</p>
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		<title>Sardanapalo &#8211; Mazeppa</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/sardanapalo-mazeppa-franz-aurait-voulu-sappeler-giuseppe-ou-richard/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 May 2019 09:00:45 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les lieder et mélodies de Franz Liszt attirent de plus en plus d’interprètes, on ne s’en plaindra pas. Curieusement, surtout pour un compositeur formé en grande partie à Paris, le Hongrois ne passa jamais par la case opéra. N’aurait-il jamais eu la tentation de le faire ? Bien sûr que si, mais dans la multiplication de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Les lieder et mélodies de Franz Liszt attirent de plus en plus d’interprètes, on ne s’en plaindra pas. Curieusement, surtout pour un compositeur formé en grande partie à Paris, le Hongrois ne passa jamais par la case opéra. N’aurait-il jamais eu la tentation de le faire ? Bien sûr que si, mais dans la multiplication de ses activités, il ne put y accorder le temps ou l’attention que cela aurait demandé. Nombreux sont les projets qui ne débouchèrent sur rien, ou du moins sur pas grand-chose. En revanche, le <em>Sardanapale </em>dont il eu l’idée vers le milieu des années 1840 aurait peut-être fini par aboutir s’il n’avait achoppé sur la question du livret. Initialement, l’opéra inspiré d’un poème de Byron (déjà source d’une célèbre toile de Delacroix en 1827, d’une cantate grâce à laquelle Berlioz décrocha le Prix de Rome en 1830, et qui allait continuer à hanter cette institution jusqu’en 1901, puisque Ravel eut à concevoir une <em>Myrrha</em> sur le même sujet) aurait dû être écrit en français. Arès la défection du premier librettiste envisage, Liszt passa à l’italien, et reçut un livret complet pour lequel il exigea quelques retouches. Il obtint satisfaction pour le premier acte, mais la version révisée des deuxième et troisième ne lui parvint peut-être jamais. Et voilà pourquoi son <em>Sardanapalo </em>s’arrête à la fin du premier acte. Quelque 110 pages manuscrites pleines de trous et de blancs que personne n’aurait envisagé de faire jouer jusqu’au jour où le musicologue britannique David Trippett s’en est emparé pour tirer un matériel utilisable de cette partition plusieurs fois révisées par son auteur. En dehors de l’accompagnement orchestral parfois simplement suggéré qu’il a dû abondamment compléter, l’intervention du musicologue a surtout consisté à inventer 20 mesures pour ajouter une strette conclusive à cet acte. Il a aussi fallu la collaboration de musicologues italiens pour toiletter le livret.</p>
<p>Nous avions annoncé <a href="https://www.forumopera.com/breve/lunique-opera-de-franz-liszt-bientot-cree-a-weimar">en mai 2018 la création mondiale</a> de cette partition reconstituée. Evidemment, les choses ne se sont pas passées exactement comme prévu, puisque le chanteur prévu dans le rôle-titre a finalement dû renoncer (tombé malade une semaine avant le concert, Charles Castronovo avait déjà connu la même mésaventure pour diverses résurrections organisées par le Palazzetto Bru Zane), mais l’œuvre n’en a pas moins été enregistrée en août dernier à Weimar.</p>
<p>En dehors de la frustration liée à l’interruption d’un opéra aussitôt après l’exposition que permet le premier acte, ce <em>Sardanapalo</em> connaîtra-t-il un jour les honneurs de la scène ? Pourquoi pas, dans la mesure où Liszt a su très habilement prélever son miel partout où il le trouvait, dans le chromatisme de celui qui n’était pas encore son gendre, Wagner, comme dans l’école italienne et son nouveau représentant, Verdi. Le mélange des deux donne un résultat assez intéressant qui préfigure certaines musiques de la fin du XIXe siècle, même si la construction du livret lorgne encore du côté de Donizetti, et comme on ne rencontre au total que trois personnages, on serait assez près du format de la cantate de Prix de Rome s’il n’y avait la présence du chœur des femmes du harem. Comme bien d’autres héroïnes romantiques, Mirra, l’esclave éprise du roi, chante sa patrie perdue ; Sardanapale (ténor) obtient aussitôt après l’aveu de son amour ; le grand-prêtre Beleso (basse) vient alors le rappeler à la réalité de ses fonctions et à la nécessité de partir combattre l’ennemi, l’acte se concluant sur un trio où chacun exprime ses sentiments, cependant qu’une marche pompeuse accompagne le départ de Sardanapale pour le front. Très peu d’action, somme toute, mais ce ne serait pas la seule œuvre à présenter ce défaut.</p>
<p>Portée par la Staatskapelle Weimar que dirige <strong>Kirill Karabits</strong>, la musique de Liszt convainc et l’on y entend de fort belles choses. Les dames du chœur d’opéra du Théâtre de Weimar ont assez peu à chanter mais le font avec beaucoup d’élégance. Comme on l’aura compris d’après le résumé ci-dessus, le rôle le plus bref est évidemment celui du méchant, auquel <strong>Oleksandr Pushniak</strong> prête une voix puissante au grave sonore. Sauveur de l’opération, <strong>Airam Hernández</strong> a récemment chanté Alfredo à Toulouse (il y revient en septembre pour Pollione) et sera pour beaucoup la révélation de cet enregistrement, et les solides qualités de ce ténor devraient lui permettre une belle carrière. Le documentaire réalisé lors des premiers essais de reconstitution de la partition donnait à entendre le rôle de Mirra chanté par la voluptueuse soprano arménienne Anush Hovhanissyan. Pour la création mondiale, elle a cédé la place à <strong>Joyce El-Khoury</strong>, qui est une artiste attachante mais au timbre de laquelle le disque ne rend pas toujours bien justice. Son vibrato peut déplaire, et l’on peut préférer des voix plus charnues, mais l’on ne saurait contester les qualités dramatiques et la virtuosité de la soprano libano-canadienne, ni sa science des pianissimi que saluait Christophe Rizoud lors de son récent concert <a href="https://www.forumopera.com/instant-lyrique-joyce-el-khoury-paris-elephant-paname-ah-chante-chante-encore">à l’Eléphant Paname</a>.</p>
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