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	<title>Rossana RINALDI - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<title>Rossana RINALDI - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>VERDI, Il trovatore — Fidenza</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/il-trovatore-fidenza-surprise-surprise/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Oct 2022 21:00:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>A une vingtaine kilomètres de Parme, paresse Fidenza, une bourgade d’une vingtaine de milliers d’habitants dépourvue de charme – ce qui n’est pas si fréquent en Italie – car bombardée durant la seconde guerre mondiale puis reconstruite sans souci d’architecture. Seuls épargnés par les bombes, le duomo, remarquable témoignage d’art roman en Emilie-Romagne, et le &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>A une vingtaine kilomètres de Parme, paresse Fidenza, une bourgade d’une vingtaine de milliers d’habitants dépourvue de charme – ce qui n’est pas si fréquent en Italie – car bombardée durant la seconde guerre mondiale puis reconstruite sans souci d’architecture. Seuls épargnés par les bombes, le duomo, remarquable témoignage d’art roman en Emilie-Romagne, et le théâtre édifié dans la 2e partie du XIXe siècle, bonbonnière à l’italienne de quelque 400 places dans laquelle le Festival Verdi a délocalisé cette année une production du <em>Trouvère</em> – pour l’anecdote, ce même ouvrage inaugura la salle le 26 octobre 1861.</p>
<p>Un Trouvère de seconde zone ? Tout porte au premier abord à le penser. L’exiguïté de la fosse impose un orchestre en formation réduite. Faute de place, les percussions ont été exilées dans les loges de côté. Familier du répertoire verdien, <strong>Sebastiano Rolli</strong> compense la modestie des effectifs par un sens de la mesure appréciable dans un tel contexte où tout excès de romantisme produirait un effet de loupe préjudiciable à l’ouvrage.</p>
<p>La mise en scène d’<strong>Elisabetta Courir</strong> fait aussi œuvre de sobriété. Quelques gradins modulables servent de décor ; les artistes du chœur sont mis à contribution pour favoriser les changements de tableau. La noirceur du drame justifie des costumes uniformément sombres, à l’exception de quelques fleurs blanches et de l’écharpe rouge de Manrico. L’usage parcimonieux des lumières achève de fixer pour règle l’obscurité. Rien de répréhensible à vrai dire si la mauvaise idée de flanquer Leonora d’une doublure n’enrayait l’engrenage dramatique. Ténor et baryton s’adressent à la figurante promue primadonna tandis que la soprano se trouve reléguée dans l’ombre.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="335" src="/sites/default/files/styles/large/public/trov2.jpg?itok=T1Stq0Oc" title="© Roberto Ricci" width="468" /><br />
	© Roberto Ricci</p>
<p>D’aucunes, coupées dans leur élan expressif, ne s’en relèveraient pas. Tel n’est pas le cas de <strong>Marigona Qerkesi</strong>. Appelée à remplacer au pied levé Silvia Dalla Benetta, la chanteuse croate est la première des surprises d’une soirée qui en comporte plusieurs. Des débuts à l’âge de 22 ans en Reine de la nuit lui ont inoculé une virtuosité qu’elle a su préserver, comme en témoigne l’aisance et la précision avec lesquelles sont négociées les multiples fioritures de la partition. L’aigu lorsqu’il est allégé manque d’assurance (« D’amor sull’ali rosee ») mais une technique éprouvée, confortée par un médium affirmé, aide à surmonter les difficultés du rôle jusqu’à lui insuffler un frémissement auquel peu peuvent prétendre, s’agissant d’une partition dont on connaît l’exigence.</p>
<p><strong>Angelo Villari</strong>, son Manrico, a beaucoup écouté Franco Corelli. Dès « Deserto sulla terra » chanté depuis la coulisse, la similitude des timbres est frappante. Si le chant ouvert, centré, puissant évoque celui de son aîné, l’excès de générosité s’avère à la longue un handicap dont la deuxième partie de la représentation tire les conséquences. « Ah ! sì ben mio », privé d’attentions belcantistes, cogne plus qu’il ne caresse. Choix volontaire ou non, « Di quella pira », bien qu’empoigné sans brutalité, évite le contre-ut. La fatigue devient perceptible dans le dernier tableau où le rayonnement de la voix semble altéré. Mais que de moments excitants avant que ce soleil noir ne se voile !</p>
<p>Tout aussi héroïque, <strong>Simon Mechlinski</strong> est un Comte de Luna superbe, à la ligne souveraine, rayonnant de jeunesse et d’insolence, même si, comme son partenaire, les passages plus élégiaques le montrent moins assuré (« Il balen del suo sorriso »).</p>
<p>A l’inverse, <strong>Rossana Rinaldi</strong> en Azucena n’est jamais aussi convaincante que dans la complainte (« Si, la stanchezza m&rsquo;opprime »), les phrases plus dramatiques exposant des écarts de justesse et des tensions qu’un histrionisme malvenu tente de compenser.</p>
<p><strong>Alessandro Della Morte</strong> en Ferrando paraît encore chancelant dans un rôle qui voudrait plus de maturité et de solidité.</p>
<p>Que les chœurs du Teatro Regio maîtrisent leur Verdi dans les moindres détails n’a rien d’étonnant mais les nuances dont ils se montrent capables sur une scène de dimension aussi modeste est une autre des surprises à porter au crédit de la soirée.</p>
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		<title>PUCCINI, Madama Butterfly — Naples</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/madama-butterfly-naples-papillon-sans-aile/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Jul 2016 00:30:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le rôle de Butterfly est écrasant. L&#8217;ambitus énorme du rôle, les phrases longues et délicates, doivent trouver une interprète libérée de ces rigueurs pour rendre honneur à cette geisha de quinze années, brûlante d&#8217;amour, brûlée sur le bûcher de l&#8217;égoïsme, du machisme et du colonialisme carnassier. A Naples, Svetla Vassileva, qui chante le rôle depuis &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le rôle de Butterfly est écrasant. L&rsquo;ambitus énorme du rôle, les phrases longues et délicates, doivent trouver une interprète libérée de ces rigueurs pour rendre honneur à cette geisha de quinze années, brûlante d&rsquo;amour, brûlée sur le bûcher de l&rsquo;égoïsme, du machisme et du colonialisme carnassier. A Naples, <strong>Svetla Vassileva</strong>, qui chante le rôle depuis de nombreuses années <a href="http://www.forumopera.com/spectacle/merci-mister-wilson">(à Paris en 2014</a> ou même <a href="http://www.forumopera.com/madama-butterfly-marseille-lillusion-sublimee">tout récemment à Marseille)</a>, tente de surmonter toutes les difficultés du rôle, mais y parvient rarement. Là où d’autres interprètes abandonneraient l’idée de chanter tous les piani ou certaines des notes les plus tendues, la bulgare suit avec intégrité les exigences pucciniennes jusqu’au bord de la rupture. Les notes filées aigues se coupent dans un cri, le vibrato devient incontrôlé, la justesse et même les attaques en pâtissent. Certes, comme le remarquaient déjà nos confrères, elle est plus convaincante dans la deuxième partie, à la tessiture plus centrale. Et cette intégrité vis-à-vis de la partition va de paire avec un engagementphysique qui compense, en faible partie seulement, les lacunes évoquées.</p>
<p>Quand le papillon peine à voleter, on tente de s&rsquo;accrocher au filet. Las, <strong>Aquiles Machado</strong> force son chant, laissant entendre un vibrato très déplaisant dès le haut-medium. <strong>Rossana Rinaldi</strong> est mise en défaut dès les premières répliques au débit précipité de Suzuki et <strong>Luca Grassi </strong>joint la parole aux actes en arrivant essoufflé en scène, comme s’il avait vraiment gravi une colline. Le Consul gagnera en prestance et en aisance ensuite. Goro, <strong>Massimiliano Chiarolla</strong> et Yamadori, <strong>Nicolo Ceriani</strong> tiennent leur rôle, le premier avec venin et le second avec noblesse. Les chœurs ne relèveront pas le niveau d’ensemble : ni les femmes en défaut de justesse sur l’entrée de Cio-Cio San, ni les hommes dont on se demande s’ils murmurent vraiment à bouche fermée depuis la coulisse.</p>
<p>	La mise en scène de <strong>Pippo Del Bono</strong> a pour principale idée l’ajout de deux personnages : le metteur en scène qui accompagne le drame plus qu’il ne le provoque et un Arlequin. Triste et vieux, il est une sorte d’ange gardien qui viendra prendre l’enfant par la main sur les derniers accords. Dans un décor unique de murs blancs, percé de portes et de passages, l’ennui gagne vite tant la direction d’acteur est réduite à son strict minimum. Ce qui agace le plus, ce sont les déplacements anguleux des personnages, surement pour faire japonais. Ainsi que des entrées et des sorties de scène sans queue ni tête : Pinkerton fuit là scène après « addio fiorito asil » par la même porte que Butterfly cinq minutes plus tôt…</p>
<p>	Si la direction <strong>Pinchas Steinberg</strong> propose un beau travail sur les tempi, elle ne peut s’épanouir tant la phalange napolitaine manque ce soir là de souplesse et de rondeur. Malgré les relances incessantes du chef et ses mouvements circulaires appuyés, aucun lyrisme ou rubato ne vient colorer les cordes ou satiner les vents.</p>
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