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	<title>Francesco SALVADORI - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Tue, 09 Jul 2024 07:36:32 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Francesco SALVADORI - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>PUCCINI, La Bohème &#8211; Lille</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/puccini-la-boheme-lille/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christine Ducq]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Jul 2024 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La peur de l&#8217;hiver, de la maladie et de la misère n&#8217;a peut-être pas trouvé d&#8217;expression plus émouvante que dans le destin de Mimi, cette grisette de l&#8217;opéra puccinien, qu&#8217;un Baudelaire aurait pu aimer, lui qui redoutait tant d&#8217;entendre « tomber avec des chocs funèbres / Le bois retentissant sur le pavé des cours.» juste &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La peur de l&rsquo;hiver, de la maladie et de la misère n&rsquo;a peut-être pas trouvé d&rsquo;expression plus émouvante que dans le destin de Mimi, cette grisette de l&rsquo;opéra puccinien, qu&rsquo;un Baudelaire aurait pu aimer, lui qui redoutait tant d&rsquo;entendre « tomber avec des chocs funèbres / Le bois retentissant sur le pavé des cours.» juste avant la froide saison (dans « Chant d&rsquo;automne &#8211; I »). Et justement dans l&rsquo;atelier où le poète Rodolfo et le peintre Marcello grelottent, il n&rsquo;y a pas de bûches dans le poêle à bois, tel qu&rsquo;ont pu peut-être le vivre les artistes de la <em>Scapigliatura</em>, cette version italienne de la bohème parisienne. Succès jamais démenti donc d&rsquo;une œuvre lyrique qui met en scène les tourments et bonheurs de la bohème artistique de 1830, justement choisie par le directeur musical de l&rsquo;<strong>Orchestre national de Lille</strong> pour ses adieux aux musiciens et au public (enthousiaste) lors des traditionnelles <strong>Nuits d&rsquo;été</strong> de juillet. Dans la salle du Nouveau Siècle construite il y a une quarantaine d&rsquo;années pour l&rsquo;ONL, le public (par sa composition sociale large et sa venue en nombre) montre bien que depuis 2016, <strong>Alexandre Bloch</strong> a su faire prospérer et évoluer le legs du chef fondateur <strong>Jean-Claude Casadesus</strong>.&nbsp;</p>
<p>Pour cette dernière soirée lilloise et puccinienne, <strong>Alexandre Bloch</strong> a encore fait le choix cette année d&rsquo;une production aussi luxueuse en ce qui concerne sa distribution qu&rsquo;elle est modeste en termes de coût pour la réalisation scénique, traçant une des voies possibles de l&rsquo;opéra de demain, pour un résultat clairement satisfaisant. Grâce à la création visuelle de <strong>Grégoire Pont</strong> associant vidéo, lumières, effets numériques, au prêt d&rsquo;éléments de décors et de costumes de l&rsquo;Opéra de Lille, et à une mise en espace associant le public et les artistes (chœurs et figurants se déplaçant dans toute la salle), l&rsquo;atelier, le Café Momus, la Barrière d&rsquo;Enfer se matérialisent en une proposition facilement lisible, colorée et poétique, laissant toute la place à la musique et aux chanteurs. Des chanteurs qui, par leur jeunesse et leur complicité souriante, semblent incarner un quatuor idéal. Première déception,<strong> Pene Pati</strong> n&rsquo;est pas en forme, et son premier air (« Che gelida manina ») manifeste rapidement des faiblesses dans la conduite de la ligne et dans l&rsquo;émission des aigus, à la limite du chevrotant (à l&rsquo;acte I). De loin en loin, la beauté du timbre rayonnant et la vaillance évoquent irrésistiblement Pavarotti, et le chanteur que le ténor samoan peut être. Mais pour cause de fatigue (et de bravoure mal maîtrisée ?), la projection est médiocre, les passages de registres aléatoirement négociés –&nbsp;au contraire du Marcello de <strong>Thomas Doliè</strong>, magnifique de bout en bout. Le baryton offre un chant plein à la sonorité brillante, une diction de grande classe et le couple qu&rsquo;il forme avec la Musetta de <strong>Magali Simard-Galdès</strong>, rossignol piquant et sensuel à souhait (« Quando m&rsquo;en va soletta per la via ») aux interventions parfaites entre légèreté et émotion (à l&rsquo;acte IV), est galvanisant au possible dans son contraste attendu avec celui de Rodolfo et Mimi.&nbsp;</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/53837955328_e204c46128_w-2.jpeg" alt="" class="wp-image-168061" width="621" height="413"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© DR</sup></figcaption></figure>


<p>La Mimi de <strong>Nicole Car</strong> hausse le niveau général dès son entrée, et particulièrement celui de <strong>Pene Patti, </strong>en duo ou en quatuor (« Addio, dolce svegliare »). Elle connaît les tours et détours de ce rôle et son chant en magnifie le lyrisme humble (« Mi chiamano Mimi »). La beauté grave de son timbre, ses inflexions subtiles impeccablement réglées par une émission large passant un orchestre parfois envahissant et son charisme scénique en font une interprète de choix. Le Schaunard de <strong>Francesco Salvadori</strong> ne se démarque guère (mais il a peu à chanter). A contrario le Colline d&rsquo;<strong>Edwin Crossley-Mercer</strong> est généreux, d&rsquo;une égale efficacité durant la soirée. Il obtient fort légitimement les acclamations du public avec sa « Chanson du manteau » (acte IV). <strong>Marc Labonnette</strong> est un formidable Benoît, tout comme un Alcindoro burlesque, et <strong>Abel Zamora</strong> un Parpignol ne contribuant pas peu à la réussite de ce deuxième acte entraînant et gai. Enfin, la direction très particulière d&rsquo;<strong>Alexandre Bloch</strong> a pu parfois surprendre par une agogique du discours peut-être peu entendue jusqu&rsquo;ici. Selon les climats à faire naître, très (trop ?) énergique, puis lent jusqu&rsquo;à sembler énoncer (trop ?) analytiquement les notes des motifs colorant les personnages et les formules des passages purement orchestraux dans une esthétique résolument impressionniste, il conduit un orchestre très vivant et expressif, jusqu&rsquo;à la conclusion <em>tutta forza</em> d&rsquo;une œuvre qui arracherait des larmes à un roc avec son irrésistible finale.&nbsp;</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/puccini-la-boheme-lille/">PUCCINI, La Bohème &#8211; Lille</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>STRAVINSKY, Le Rossignol / POULENC, Les Mamelles de Tirésias &#8211; Paris (TCE)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/stravinsky-le-rossignol-poulenc-les-mamelles-de-tiresias-paris-tce/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Mar 2023 08:18:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Accoupler Le Rossignol aux Mamelles de Tirésias pour conclure la trilogie Poulenc au Théâtre des Champs-Élysées semblait sur le papier une idée saugrenue. De fait, elle l’est. Olivier Py a beau invoquer Thanatos et Éros, un « conte pour enfants » et un « conte pour faire des enfants », l’envers et l’endroit d’un même &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Accoupler <em>Le Rossignol</em> aux <em>Mamelles de Tirésias</em> pour conclure la trilogie Poulenc au Théâtre des Champs-Élysées semblait sur le papier une idée saugrenue. De fait, elle l’est. <strong>Olivier Py</strong> a beau invoquer Thanatos et Éros, un « conte pour enfants » et un « conte pour faire des enfants », l’envers et l’endroit d’un même théâtre en un jeu judicieux de miroir : l’association s’avère bancale.</p>
<p>L’Empereur de Chine agonise dans les coulisses d’un cabaret nommé Zanzibar pendant que, sur scène, on joue <em>Les Mamelles de Tirésias</em>. Thérèse et le Rossignol se confondent, le Chambellan côté pile devient directeur de théâtre côté face, le Pêcheur n’est autre que le Journaliste. Autour d’eux rode la mort, dont le décor dessine la tête en ombre chinoise. De trop épaisses ficelles ligotent la féerie mise en musique par Stravinsky. Privée de poésie, l’intrigue s’avère difficile à suivre si l’on ne connaît pas l’argument. Des applaudissements perplexes accompagnent le tomber de rideau.</p>


<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="684" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Mamelles-5-1024x684.jpg" alt="" class="wp-image-126522" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong>©</strong> Vincent PONTET</figcaption></figure>


<p>Tout autre est l’enthousiasme débordant engendré par la deuxième partie. Avec <em>Les Mamelles de Tirésias</em>, Olivier Py peut donner libre cours à sa fantaisie. L’univers de la pièce entre en congruence avec un vocabulaire scénique qui cette fois intervient à propos, entre Broadway, Barnum et peep-show. La musique même de Poulenc, sa pulsation, ses humeurs, trouve dans le théâtre de Py un juste écho. Le rire grince juste ce qu’il faut. Organisés autour d’un immense escalier, les numéros se succèdent à la manière d’un music-hall sous substance illicite, ponctués de gags, en une chorégraphie virtuose qui suscite l’admiration.</p>


<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="684" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Mamelles-1-1024x684.jpg" alt="" class="wp-image-126518" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong>©</strong> Vincent PONTET</figcaption></figure>


<p>Les chanteurs doivent se faire autant comédiens que danseurs pour répondre aux exigences de la mise en scène. Le succès de la représentation tient aussi à leur performance vocale et théâtrale.</p>
<p>Le Rossignol fait valoir l’extraordinaire musicalité de <strong>Sabine Devieilhe</strong> qui se joue des coloratures du rôle. La précision de l’aigu en ses limites les plus extrêmes n’a d’égal que la pureté de l’émission. La voix portée par un souffle inépuisable semblerait manquer de chair pour rendre crédible l’agitation suffragette de Thérèse si la soprano ne faisait montre d’un abattage insoupçonné. Le chant parvient à prendre corps dans le médium sans que sa délicatesse ne soit compromise.</p>
<p>En mari bafoué, plus qu’en Empereur de Chine réduit à peu d’interventions, <strong>Jean-Sébastien Bou</strong> livre également une performance d’acteur remarquable, contraignant sa voix aux contorsions obligées par une partition transgenrée. La dignité de son baryton poussé dans ses retranchements rend d’autant plus hilarante la transformation en écuyère de cirque.</p>
<p>Qu’il soit pêcheur, journaliste à l’accent parigot ou Monsieur Lacouf levant la jambe tel Valentin le désossé, <strong>Cyrille Dubois</strong> conserve cette grâce qui fait le ténor funambule, en équilibre sur une ligne tracée d’un seul trait, souple, tendre et vif.</p>
<p><strong>Victor Sicard</strong> et <strong>Francesco Salvadori</strong>, l’un gendarme, l’autre M. Presto, harnachés de cuir SM tels ces mauvais garçons auquel Poulenc aimait titiller la moustache&nbsp;; <strong>Rodolphe Briand</strong>, travesti dépoitraillé puis fils indigne en lapin de Pâques&nbsp;; <strong>Chantal Santon Jeffery</strong> bourgeoise décalée&nbsp;; <strong>Lucile Richardot</strong>, Marchande de journaux costumée en Mort… Des seconds rôles, tous drôlement campés, se détache <strong>Laurent Naouri</strong>, M. Loyal du délire collectif dont il donne le coup d’envoi. Servi par une diction limpide, phrasé avec une gourmandise qui ne laisse aucun mot au hasard, porté avec emphase ou au contraire murmuré avec émotion, chanté donc – et comment ! – mais aussi mimé, dansé, son prologue des <em>Mamelles</em> est une des raisons de courir au Théâtre des Champs-Élysées d’ici le 19 mars*.</p>


<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="663" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Mamelles-4-1024x663.jpg" alt="" class="wp-image-126521" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong>©</strong> Vincent PONTET</figcaption></figure>


<p>La répartition judicieuse de l’Ensemble Aèdes sur scène en spectateurs de la pièce, dans la salle aussi, fait du chœur un autre des éléments clés de la soirée.</p>
<p><strong>Francois-Xavier Roth</strong> a la tête des Siècles accompagne le tout de la recherche d’authenticité qui lui est coutumière. Les instruments sont choisis en fonction de la date de création des œuvres. Un même scrupule musicologique dicte une direction d’orchestre équilibrée, analytique chez Stravinsky, lyrique voire canaille chez Poulenc qui prend là une nouvelle revanche posthume. Jugé avec condescendance de son vivant, le compositeur des <em>Mamelles de Tirésias </em>s’avère aujourd’hui incontournable. Son premier opéra n’est pas seulement en phase avec les préoccupations de notre époque ; ainsi représenté, il apparaît comme un pied-de nez nécessaire à la morosité et la moralité ambiantes.    </p>
<p>* Diffusé sur Mezzo le 28 mars 2023, sur Medici TV à partir du 31 mars 2023 puis sur France Musique le 15 avril 2023 à 20h, le spectacle devrait être prochainement en ligne sur la chaîne YouTube du Théâtre des Champs-Elysées.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/stravinsky-le-rossignol-poulenc-les-mamelles-de-tiresias-paris-tce/">STRAVINSKY, Le Rossignol / POULENC, Les Mamelles de Tirésias &#8211; Paris (TCE)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<item>
		<title>HAENDEL, Giulio Cesare in Egitto — Paris (TCE)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/jules-cesar-en-egypte-paris-tce-jaroussky-fait-son-cesar/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Andre Peyregne]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 May 2022 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Une ovation pour la musique et le chant, des huées pour la mise en scène : la venue de Jules César aux Champs Elysées ne sera passée inaperçue ! Si l’ovation fut méritée – on a frisé l’idéal en matière vocale et instrumentale ! – les huées n’étaient pas forcément justifiées. Car, dans l’ensemble, on eut droit à ce &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Une ovation pour la musique et le chant, des huées pour la mise en scène : la venue de Jules César aux Champs Elysées ne sera passée inaperçue !</p>
<p>Si l’ovation fut méritée – on a frisé l’idéal en matière vocale et instrumentale ! – les huées n’étaient pas forcément justifiées. Car, dans l’ensemble, on eut droit à ce qu’on appelle un « beau spectacle ».</p>
<p>Bon, dans l’affaire on oublie le XVIIIe siècle haendelien. On serait plutôt dans le XVIe arrondissement parisien. Le metteur en scène <strong>Damiano Michieletto </strong>vêtit César et Ptolémée en costumes trois pièces, Cléopâtre et la femme de Pompée en robes élégantes. Les serveurs sont en queues-de-pie. On est dans un monde chic. Tout cela est réjouissant. Seul Pompée est mal en point : sa tête est contenue dans une caisse sanguinolente. Il a été assassiné ! Dans la première partie du spectacle, l’action se déroule entre quatre murs blancs. De temps à autre, ceux-ci s’ouvrent et l’on découvre alors les silhouettes nues de trois Parques autour d’un olivier. On a l’impression de voir un beau tableau Renaissance.</p>
<p>Dans la deuxième partie du spectacle, les Parques – symbôles du destin qui avance – ont tissé un tel réseau de fils qui s’entrecroisent du sol au plafond et constituent à eux seuls un décor modern style. On voit alors l&rsquo;antiquité s&rsquo;inviter dans le débat : apparaissent des personnages en habits égyptiens, et même des divinités anciennes, aussi nues que sur les monuments égyptiens d’époque. Soudain – et là, les choses se gâtent – une bâche en plastique descend en guise de rideau de scène, semblable à celles que l’on voit sur les chantiers de travaux publics. Bonjour la poésie ! Plus tard, au moment des saluts, cette bâche se décrochera malencontreusement et tombera sur les acteurs en train de saluer ! Pas de chance avec la bâche ! Rideau&#8230;</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="285" src="/sites/default/files/styles/large/public/20220507-50vp.jpg?itok=yAW5lMda" title="photo vincent pontet" width="468" /><br />
	© vincent pontet</p>
<p>Côté musique et chant, ce spectacle fut un total éblouissement.</p>
<p>L’interprétation de<strong> Gaëlle Arquez</strong> en Jules César fut somptueuse – chant intense, virtuose et nuancé, se déployant hardiment du grave à l’aigu, vocalisant avec brio, traduisant l’autorité ou la détresse du personnage.</p>
<p><strong>Sabine Devielhe,</strong> en Cléopâtre, fut un festival à elle seule. On connaît sa voix aussi limpide qu’une source, claire, pure. Ce soir-là, elle s&rsquo;éleva, lumineuse, jusqu’au contre-mi. Ses airs lents et ses pianissimos furent si beaux qu’elle plongea la salle dans une sorte d’extase.</p>
<p>Dans le rôle de la veuve de Pompée, la mezzo <strong>Lucile Richardot</strong> mérite autant d’éloges. Voix de velours aux reflets chaleureux, elle déploya un chant musicalement exemplaire, sans cesse chargé d’émotion et de sens.</p>
<p>Deux contre-ténors se trouvaient parmi les premiers rôles. On ne sait à qui attribuer les plus beaux lauriers : à  <strong>Carlo Vistoli </strong>(Ptolémée), qui se répandit en vocalises pyrotechniques et fleurit son chant d’ornements éclatants, ou à <strong>Franco Fagioli</strong>,  qui vocalise ou fait des trilles avec une aisance déconcertante, et qui passe avec une habileté d’acrobate de la voix de tête aux notes graves de la voix de poitrine.</p>
<p>Dans ce concert d’élite, la basse <strong>Francesco Salvadori</strong> s’imposa avec classe.</p>
<p>De même que le contre-ténor <strong>Paul-Antoine Benos-Djian</strong> ou la basse <strong>Adrien Fournaison. </strong></p>
<p>Du premier au dernier rôle, une distribution d’élite !</p>
<p><strong>Philippe Jarousky</strong> dirigeait son premier opéra. On l’attendait au tournant – ou plutôt dans la fosse ! Il fut admirable. Son excellent ensemble Atarsese est, bien sûr, rompu aux phrasés et au style baroques. Mais Jaroussky a une qualité supplémentaire : il sait prendre à tout moment les bons tempos. Cela, c’est l’un des secrets d’une interprétation réussie. Jarousky a fait son César. Il pourrait récupérer sa devise : « Veni, vidi, vici ». (« Je suis venu, j’ai vu, j’ai vaincu »)</p>
<p>
	 </p>
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		<item>
		<title>GLUCK, Iphigénie en Tauride — Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/iphigenie-en-tauride-paris-noir-cest-noir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Jun 2019 06:00:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Créée à Chicago en 2006, la production d’Iphigénie en Tauride signée Robert Carsen conclut en beauté la saison lyrique du Théâtre des Champs-֤Élysées. C’est une ovation unanime qui accueille  au salut final tous les artistes, y compris le metteur en scène qui signe là l&#8217;un de ses spectacles les plus aboutis. Durant le prélude, le &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Créée à Chicago en 2006, la production d’<em>Iphigénie en Tauride</em> signée <strong>Robert Carsen</strong> conclut en beauté la saison lyrique du Théâtre des Champs-֤Élysées. C’est une ovation unanime qui accueille  au salut final tous les artistes, y compris le metteur en scène qui signe là l&rsquo;un de ses spectacles les plus aboutis. Durant le prélude, le rideau se lève sur un décor uniformément sombre. Le sol et les parois composés de plaques rectangulaires, sont noirs. Vêtue d’une longue robe noire, ses cheveux bruns tombant sur les épaules, Iphigénie s’avance, bientôt rejointe par un groupe de danseurs, eux aussi tout en noir, qui écrivent à la craie sur les murs les noms de ses défunts parents avant d’exécuter une sorte de danse au cours de laquelle chaque protagoniste mime le geste d’égorger son partenaire. C’est dans ce huis-clos oppressant que se déroule la totalité de l’action. Pas de décors si ce n’est l’autel sur lequel Oreste doit être sacrifié, pas d’accessoires non plus excepté les longs poignards que tiennent les danseurs dans leurs mains, danseurs omniprésents qui représentent tour à tour les prêtresses, les Grecs, les Scythes, les gardes de Thoas et les Euménides qui viennent tourmenter Oreste dans une scène aussi spectaculaire que terrifiante, tandis que les chœurs sont relégués dans la fosse. La direction d’acteurs de Carsen s’intègre à la chorégraphie de <strong>Philippe Giraudeau</strong> avec une redoutable précision pour faire progresser le drame sans le moindre temps mort jusqu’à son dénouement, dépouillé lui aussi : pas d’apparition de Diane sur son nuage, on entendra seulement la Déesse en « voix off », en revanche, durant le chœur final, les murs se soulèvent laissant apparaître une vive lumière blanche sur laquelle se détache en ombre chinoise la silhouette d’Iphigénie demeurée seule sur la scène.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="302" src="/sites/default/files/styles/large/public/20190618-72vp.jpg?itok=PMKlFI5T" title="Iphigénie en Tauride © Vincent Pontet" width="468" /><br />
	Iphigénie en Tauride © Vincent Pontet</p>
<p>La distribution réunie ici est d’une homogénéité sans faille jusque dans les seconds rôles. Saluons les excellentes prestations de <strong>Charlotte Despaux</strong>, <strong>Victor Sicard</strong> et <strong>Francesco Salvadori</strong> impeccable Scythe, ainsi que la Diane, solennelle dans sa courte intervention, de <strong>Catherine Trottmann</strong>. Doté d’une voix solide et bien projetée, <strong>Alexandre Duhamel</strong> campe un Thoas impressionnant de noirceur et de cruauté. Le Pylade à la fois touchant et déterminé de <strong>Paolo Fanale</strong> séduit d’emblée, le ténor italien qui a pour lui un timbre clair, non dénué de charme, un physique avenant et une belle présence scénique, maîtrise l’art de la déclamation avec une diction française tout à fait intelligible et presque sans accent. Son air « Unis dès la plus tendre enfance », tout en délicatesse,  est l’un des plus émouvants que l’on ait entendus. <strong>Gaëlle Arquez</strong> trouve en Iphigénie un rôle qui convient idéalement à ses moyens vocaux. C’est peu de dire qu’elle assure ici une prise de rôle réussie. Sa voix aux couleurs mordorées, qui s’appuie sur un registre grave sonore et un aigu solide, épouse tous les affects de son personnage. Elle attaque son grand récitatif « Cette nuit j’ai revu le palais de mon père » avec un regard égaré et une voix blanche pour exprimer son effroi, à moins que ce ne soit l’effet du trac mais le résultat est saisissant. Son fameux air « Ô malheureuse Iphigénie » est interprété avec un style accompli et une grande sensibilité tout comme sa prière du quatre « Je t’implore et je tremble ô Déesse implacable » où l’émotion est palpable. C’est un triomphe que lui réserve le public au rideau final, triomphe qu’elle partage avec <strong>Stéphane Degout</strong> qui incarne un Oreste halluciné, torturé, poignant, avec une voix souple qui se plie à la moindre de ses intentions et s’épanouit jusqu’au fa dièse aigu. Sa diction superlative et le poids qu’il donne à chaque mot font de lui sans conteste l’un des meilleurs titulaires du rôle à l’heure actuelle. Enfin les chœurs, dont l’importance est primordiale dans cet ouvrage, sont au-dessus de tout éloge dans leurs différentes interventions.</p>
<p>A la tête de son Balthasar-Neumann-Ensemble aux sonorités luxuriantes, <strong>Thomas Hengelbrock</strong> propose une direction énergique, contrastée et éminemment théâtrale qui tient le spectateur en haleine jusqu’au dernier accord.</p>
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		<title>PUCCINI, La Bohème — Verbier</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-boheme-verbier-en-route-pour-la-gloire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Aug 2015 02:46:15 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>De l&rsquo;avis des initiés, ce n&rsquo;est pas le soir dans une Salle des Combins au chic faussement décontracté que bat le cœur du Verbier Festival mais la journée dans les rangs de son « Academy ». Chaque année, depuis 1994, une quarantaine de jeunes artistes, préalablement sélectionnés, sont invités à participer à des masterclasses avec des professeurs prestigieux. L&rsquo;enseignement ne se veut pas traditionnel. Au contraire, il s&rsquo;agit de « <em>stimuler les jeunes musiciens, les pousser à se questionner sur leur choix de carrière, les amener à s&rsquo;interroger sur ce qui les rend unique</em> ». L&rsquo;intérêt de la démarche tient aussi au fait que les activités de l&rsquo;Academy sont ouvertes au public, offrant aux étudiants l’opportunité d’un premier contact formateur.</p>
<p>Plusieurs classes coexistent dont une consacrée à l&rsquo;apprentissage de l&rsquo;opéra, placée sous la responsabilité pédagogique de Claudio Desderi, côté chant, et de Tim Carroll, côté scène. Le projet s&rsquo;organisait cette année autour de <em>La Bohème</em>, proposée le dernier jour du festival en version de poche dans l&rsquo;église de Verbier, lieu on ne peut plus inadapté à l&rsquo;opéra en raison de l&rsquo;absence de scène, de fosse, d&rsquo;espace, de tout ce qu&rsquo;exige une représentation lyrique.</p>
<p>Pas d&rsquo;orchestre au sens pléthorique du terme mais une dizaine d&rsquo;instrumentistes (bien) dirigés par <strong>Antoine Glatard </strong>et casés tant bien que mal à la gauche de l&rsquo;autel (on n&rsquo;ose écrire côté cour). Est-ce la sélection judicieuse des jeunes chanteurs, l&rsquo;adéquation de leur âge et de leur physique à ceux des personnages, les bienfaits de la formation dispensée durant ces quelques semaines, des conditions de représentation difficiles obligeant chacun à se dépasser ou la conjonction de ces différents facteurs ? Toujours est-il que le spectacle fonctionne. Mieux, cette <em>Bohème</em> avec ses fragilités, son ingénuité, son inconfort visuel, son dispositif scénique artisanal, son orchestration atrophiée, sa partition charcutée, émeut autant, voire plus, que bien d&rsquo;autres, représentées pourtant dans les règles de l&rsquo;art. A mettre aussi au crédit de ce succès le temps de la préparation, l&rsquo;enthousiasme, la générosité et l&rsquo;esprit d&rsquo;équipe qui font que chacun se donne sans compter et sans essayer de tirer la couverture à soi.</p>
<p>De fait, aucun chanteur ne prend le pas sur les autres et tous apparaissent comme promis à un bel avenir s&rsquo;ils poursuivent dans cette direction : <strong>Luis Gomes</strong>, Rodolfo à la quinte aiguë triomphante, à l&rsquo;usage maîtrisé de la voix mixte et au vibrato prononcé (ce qui, <a href="http://www.forumopera.com/actu/joseph-calleja-ma-voix-est-un-saint-emilion">selon Joseph Calleja</a>, est signe de bonne santé vocale) ; <strong>Olena Tokar</strong>, Mimi à la voix timbrée, au lyrisme déjà affirmé, soucieuse de diction et d&rsquo;intentions ; <strong>Johannes Kammler</strong>, Marcello promis à <a href="/breve/appel-a-barihunks">un avenir de barihunk</a> s&rsquo;il fait un peu de musculation, conserve cette aisance scénique et préserve un naturel que la largeur du rôle ne parvient pas à ébranler ; <strong>Laetitia Grimaldi Spitzer</strong>, Musetta élégante et percutante dont l&rsquo;émission droite devrait gagner à explorer d&rsquo;autres répertoires ; <strong>David Shipley</strong>, Colline à la présence saillante dès la première partie, bien avant qu&rsquo;il ne chante avec tendresse sa « vecchia zimarra » ; <strong>Francesco Salvadori</strong>, Schaunard racé et <strong>Philippe Spiegel</strong>, presque trop séduisant pour ces rôles de caractère que sont Benoît et Alcindoro. Tous dotés de véritables personnalités, avançant ensemble dans une partition riche en ensembles sans que l’on ne déplore le moindre décalage. Le public, venu nombreux en plein après-midi, alors qu&rsquo;un soleil radieux appelait davantage à musarder qu&rsquo;à sacrifier au culte de la musique, leur réserve un triomphe mérité dont on prend le pari qu&rsquo;il ne sera pas le dernier.</p>
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