<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Scott EMERSON - Artiste - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/artiste/scott-emerson/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/scott-emerson/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Mon, 12 Oct 2026 20:36:21 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.1.3</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Scott EMERSON - Artiste - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/scott-emerson/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>SONDHEIM, Company &#8211; Genève</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/sondheim-company-geneve/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maxime de Brogniez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Oct 2026 04:01:51 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=222941</guid>

					<description><![CDATA[<p>On ne sait trop si c’est à une comédie (musicale) ou à une authentique tragédie (certes, pas lyrique) que l’on a assisté. Robert (Bob, Bobby ou Robbo, Bobby baby) a tout juste 35 ans. Célibataire, quelques relations qu’on ne qualifierait même pas d’amourettes, au moins une expérience homosexuelle passée (évoquée trop rapidement sur le ton &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/sondheim-company-geneve/"> <span class="screen-reader-text">SONDHEIM, Company &#8211; Genève</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/sondheim-company-geneve/">SONDHEIM, Company &#8211; Genève</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400;">On ne sait trop si c’est à une comédie (musicale) ou à une authentique tragédie (certes, pas lyrique) que l’on a assisté. Robert (Bob, Bobby ou Robbo, Bobby baby) a tout juste 35 ans. Célibataire, quelques relations qu’on ne qualifierait même pas d’amourettes, au moins une expérience homosexuelle passée (évoquée trop rapidement sur le ton de la plaisanterie). Ses amis sont tous, sinon mariés, en couple (hétérosexuel). Et cette bande toxique a une obsession : caser Robert. Après tout, un garçon à ce point adorable ne mérite pas autre chose que l’eldorado du mariage. L’enfer, qui est pavé de bonnes intentions, c’est les autres. On connaît la chanson. Loin d’être un rebelle, Robert a intériorisé ces attentes : de son propre aveu, il ne sait trop s’il a envie d’être en couple ou s’il a peur de ne pas se marier. Deux perspectives évidemment radicalement différentes. Mais le couple est évidemment tout autre chose que le bonheur sur papier qu’on nous vend : les cinq couples qui gravitent autour du célibataire en sont la démonstration en acte. Leur propre contradiction, au fond.</p>
<p style="font-weight: 400;">La mise en scène de <strong>James Bonas </strong>n’adopte aucun parti pris particulier. Le texte est ouvert et toutes les lectures demeurent possibles. En un sens, c’est une qualité. Cela étant, la frontière entre littéralité excessive et absence de propos est difficile à tracer. Le traitement des trois scènes d’anniversaire, dont on ne sait si elles sont réelles, fantasmées ou remémorées/déformées, est conforme aux didascalies et fonctionne très bien : peu à peu, Robert s’isole d’un milieu trop oppressant en répondant, au fond, à toutes ses attentes. On ne saura jamais si Robert aime les femmes, si ses amis qui semblent sympathiques auraient été prêts à entendre autre chose, s’il peut être heureux dans une solitude relative peut-être imposée par le contexte propre aux années 1970. La traduction en français des dialogues parlés par <strong>Stéphane Laporte </strong>conserve le rythme et la fluidité du livret originel. Les scènes s’enchaînent sans heurts et les morceaux chantés – en anglais – remplissent peut-être d’autant mieux leur rôle de commentaire ponctuel, sans fonction dans la continuité du propos. La scénographie de <strong>Barbara de Limburg</strong> fait droit à cette approche neutre et fidèle à l’esprit de la création : New York est suggérée dans sa verticalité à travers un décor sobre à l’évolution fluide, seventies sans fioritures. Efficace.</p>

<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="605" class="wp-image-222946" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Spectacle_COMPANY_CreditPhoto_Jean-Michel_Molina_07-1024x605.jpg" alt="" />
<figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Jean-Michel Molina / Génération Opéra</sup></figcaption>
</figure>

<p style="font-weight: 400;">Les numéros musicaux sont rondement menés. L’<strong>Orchestre de la Suisse romande</strong> suit – si l’on peut écrire – <strong>Larry Blank </strong>à la baguette. Tout est en place, et l’on se délecte de la franchise d’un pupitre de cuivres qui trouve dans ce répertoire un terrain d’expression jouissif. Reste à ménager des espaces de respiration, des microretards ou anticipations. Reste à contrarier le métronome sans le perdre. Bref, reste à trouver un angle peut-être plus libre et, alors, plus expressif. Côté vocal, c’est surtout la qualité des ensembles qu’il faut souligner. Les dynamiques musicales et chorégraphiques y sont visiblement rodées. Si le Robert de <strong>Loïc Suberville </strong>est parfait dans l’ambivalence du personnage, la voix apparaît trop projetée mais pas assez canalisée, ce qui donne un son peu timbré et comme dispersé (mais c’est sans doute le jugement d’un lyricomane trop peu rompu à la comédie musicale). Il faut néanmoins saluer l’Amy de <strong>Jeanne Jerosme</strong> qui a son « Getting Married Today » bien en bouche et qui en tire bien autre chose qu’une simple démonstration de panique : elle relit tous ses choix de vie de manière à la fois désopilante et bouleversante. « The Ladies Who Lunch » constitue assurément le sommet musical et vocal de la soirée : <strong>Jasmine Roy </strong>(Joanne) y exprime sensiblement cynisme, amertume et moquerie sans s’abandonner à la caricature. La voix y est chaude et légèrement sirupeuse, envoûtante même. Un délice.</p>
<p style="font-weight: 400;">Clairement, à un gros mois de nos propres 35 ans, c’est à une tragédie musicale qu’on a assisté, ce qui n’était sans doute pas le propos de la pièce. C’est sans doute le propre d’une œuvre intéressante et d’une adaptation réussie : impossible de la regarder de l’extérieur.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/sondheim-company-geneve/">SONDHEIM, Company &#8211; Genève</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
