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	<title>Stefan SOLYOM - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Stefan SOLYOM - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>George Gagnidze &#8211; Récital</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Dominique Joucken]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 Oct 2021 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La vraie célébrité est venue à George Gagnidze un soir de décembre 2010. Il chantait Scarpia sur la scène du Met, et la représentation était diffusée dans les cinémas aux quatre coins de la planète. Si la mise en scène de Luc Bondy avait plus de mérites que ce qu&#8217;on en a dit par après, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>          La vraie célébrité est venue à <strong>George Gagnidze</strong> un soir de décembre 2010. Il chantait Scarpia sur la scène du Met, et la représentation était diffusée dans les cinémas aux quatre coins de la planète. Si la mise en scène de Luc Bondy avait plus de mérites que ce qu&rsquo;on en a dit par après, si Karita Mattila étonnait dans un rôle où on ne l&rsquo;attendait pas, les spectateurs n&rsquo;avaient d&rsquo;yeux que pour ce Scarpia au physique de bête féroce, dont les graves étaient comme autant de fenêtres ouvertes sur l&rsquo;enfer, les aigus comme des lacérations de l&rsquo;air devenu irrespirable dans le bureau du Palais Farnèse. Sanglé de cuir, le regard tantôt perçant tantôt perdu, le bonhomme terrifiait littéralement, et on se souvient que tous les commentaires à l&rsquo;entracte tournaient autour de lui, ainsi que de la difficulté à animer un troisième acte où son absence créait comme un trou noir.<br />
 <br />
Assez discret au disque malgré ce coup d&rsquo;éclat, le baryton géorgien a enregistré un récital à Weimar en 2013, et on ne comprend pas très bien pourquoi il a fallu attendre 8 ans avant qu&rsquo;il ne soit publié, alors que l&rsquo;artiste a entretemps conquis toutes les grandes scènes lyriques. Quoi qu&rsquo;il en soit, cette parution est l&rsquo;occasion de faire le point sur la voix et le répertoire du chanteur, avec quelques surprises à la clé.<br />
 <br />
Le CD commence par deux airs véristes, le prologue de <em>Pagliacci </em>et le « Nemico della patria » tiré de <em>Andrea Chenier</em>, où on retrouve les caractéristiques du Scarpia du Met : du son, du gros son. Pas le plus personnel ni le plus séduisant qui soit. Et c&rsquo;est là qu&rsquo;on se rend compte que le disque requiert d&rsquo;autres qualités que la scène (ou son avatar cinématographique). Pour intéresser dans ce genre de musique, il faut lui donner une coloration que le timbre finalement passe-partout de notre artiste ne permet pas. N&rsquo;est pas Piero Cappucili ou Leo Nucci qui veut.<br />
 <br />
De façon étonnante, la suite du programme va le montrer plus à son avantage : un Germont père phrasé avec beaucoup de délicatesse accroche l&rsquo;oreille. Macbeth est plus prosaïque, et on s&rsquo;apprête à ranger le CD dans la caisse des promesses non tenues lorsque Nabucco résonne, et nous montre un souverain perclus de douleur et dont les détimbrages sont le signe d&rsquo;une compréhension intime du texte et non d&rsquo;un expressionnisme déplacé. Gagnidze enchaîne sur un « Balen del suo sorriso » qui est tout simplement un des meilleurs de la discographie, avec une onctuosité et un sens de la ligne qui nous rappelent tout ce que ce Verdi doit encore à Bellini et Donizetti. L&rsquo;air de Renato et la mort de Rodrigue confirment le pressentiment : c&rsquo;est dans le lyrisme le plus délicat que Gagnidze se révèle sous son meilleur jour, et ce quelle que soit la langue. Une Romance à l&rsquo;étoile de <em>Tannhäuser</em> délivrée comme en apesanteur en est la preuve. Un vrai poète nous dit sa tristesse de ne pas être aimé, et l&rsquo;émotion surgit sans crier gare.<br />
 <br />
Il faut beaucoup de  talent au chanteur pour faire miroiter ce camaïeu d&rsquo;humeurs plus subtiles les unes que les autres alors que la direction de <strong>Stefan Solyom </strong>est d&rsquo;un plan-plan à la limite du supportable. La <strong>Staatskapelle de Weimar</strong>, qui peut sonner somptueusement <a href="https://www.forumopera.com/cd/sardanapalo-mazeppa-franz-aurait-voulu-sappeler-giuseppe-ou-richard">(dans</a><a href="La vraie célébrité est venue à George Gagnidze un soir de décembre 2010. Il chantait Scarpia sur la scène du Met, et la représentation était diffusée dans les cinémas aux quatre coins de la planète. Si la mise en scène de Luc Bondy avait plus de mérites que ce qu'on en a dit par après, si Karita Mattila étonnait dans un rôle où on ne l'attendait pas, les spectateurs n'avaient d'yeux que pour ce Scarpia au physique de bête féroce, dont les graves étaient comme autant de fenêtres ouvertes sur l'enfer, les aigus come des lacérations de l'air devenu irrespirable dans le bureau du Palais Farnèse. Sanglé de cuir, le regard tantôt perçant tantôt perdu, le bonhomme terrifiait littéralement, et on se souvient que tous les commentaires à l'entracte tournaient auour de lui, ainsi que de la difficulté à animer un troisième acte où son absence créait comme un trou noir.  Assez discret au disque malgré ce coup d'éclat, le baryton géorgien a enregistré un récital à Weimar en 2013, et on ne comprend pas très bien pourquoi il a fallu attendre 8 ans avant qu'il ne soit publié, alors que l'artiste a entretemps conquis toutes les grandes scènes lyriques. Quoi qu'il en soit, cette parution est l'occasion de faire le point sur la voix et le répertoire du chanteur, et il recèle quelques surprises.  Le CD commence par deux airs véristes, le prologue de Pagliacci et le &quot;Nemico della patria&quot; tiré de Andrea Chenier, où on retrouve les caractéristiques du Scarpia du Met : du son, du gros son. Pas le plus personnel ni le plus séduisant qui soit. Et c'est là qu'on se rend compte que le disque requiert d'autres qualités que la scène (ou son avatar cinématographique). Pour intéresser dans ce genre de musique, il faut lui donner une coloration que le timbre finalement passe-partout de notre artiste ne permet pas. N'est pas Piero Cappucili ou Leo Nucci qui veut.  De façon étonnante, la suite du programme va le montrer plus à son avantage : un Germont père phrasé avec beaucoup de délicatesse accroche l'oreille. Macbeth est plus prosaïque, et on s'apprête à ranger le CD dans la caisse des promesses non tenues lorsque Nabucco résonne, et nous montre un souverain perclus de douleur et dont les détimbrages sont le signe d'une compréhension intime du texte et non d'un expressionnisme déplacé. Gagnidze enchaîne sur un &quot;Balen del suo sorriso&quot; qui est tout simplement un des meilleurs de la discographie, avec une onctuosité et un sens de la ligne qui nous rappelent tout ce que ce Verdi doit encore à Bellini et Donizetti. L'air de Renato et la mort de Rodrigue confirment le pressentiment : c'est dans le lyrisme le plus délicat que Gagnidze se révèle sous son meilleur jour, et ce quelle que soit la langue. Une Romance à l'étoile de Tannhauser délivrée comme en apesanteur en en la preuve. Un vrai poète nous dit sa tristesse de ne pas être aimé, et l'émotion surgit sans crier gare.  Il faut beaucoup de  talent au chanteur pour faire miroiter ce camaïeu d'humeurs plus subtiles les unes que les autres alors que la direction de Stefan Solyom est d'un plan-plan à la limite du supportable. La Staatskapelle de Weimar, qui peut sonner somptueusement (dans ce disque Liszt par exemple) est condamnée, sous cette baguette atone, à sonner comme un ensemble de province, et ce ne sont pas quelques coups de boutoir assénés aux percussions et artificiellement gonflés par les micros, qui rehausseront l'intérêt.  Le disque se termine hélas par un air du Champagne du Don Giovanni où la lourdeur de l'orchestre se joint à l'inadéquation du style et à un tempo inepte pour donner ce qui sera un des plus mauvais extraits mozartiens de l'histoire du studio.  Au total, un disque qui pose plus de questions qu'il n'apporte de réponse."> un récent disque Liszt par exemple</a><a href="https://www.forumopera.com/cd/sardanapalo-mazeppa-franz-aurait-voulu-sappeler-giuseppe-ou-richard">) </a>est condamnée, sous cette baguette atone, à sonner comme un ensemble de qualité moindre, et ce ne sont pas quelques coups de boutoir assénés aux percussions et artificiellement gonflés par les micros qui rehausseront l&rsquo;intérêt.<br />
 <br />
Le CD se termine malencontreusement par un air du Champagne du <em>Don Giovanni</em> où la lourdeur de l&rsquo;orchestre se joint à l&rsquo;inadéquation du style et à un tempo inepte pour donner ce qui sera un des plus mauvais extraits mozartiens de l&rsquo;histoire du studio. Plutot qu&rsquo;à une fête, on a l&rsquo;impression que le séducteur convie les affiliés à une réunion syndicale.<br />
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<p>Un disque qui pose finalement plus de questions qu&rsquo;il n&rsquo;apporte de réponses.</p>
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		<item>
		<title>PUCCINI, Turandot — Toulouse</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/turandot-toulouse-le-plaisir-des-oreilles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maurice Salles]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Jun 2015 03:42:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après Nuremberg en 2014, c’est au tour de Toulouse de présenter cette coproduction de Turandot, dont le metteur en scène est le très discuté Calixto Bieito, qui fait ainsi ses débuts en France. Depuis sa Carmen de 1999 et son Ballo in maschera de 2000, il s’est acquis une réputation d’iconoclaste. Ce n’est pas ce &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Après Nuremberg en 2014, c’est au tour de Toulouse de présenter cette coproduction de <em>Turandot</em>, dont le metteur en scène est le très discuté <strong>Calixto Bieito</strong>, qui fait ainsi ses débuts en France. Depuis sa <em>Carmen </em>de 1999 et son <em>Ballo in maschera </em>de 2000, il s’est acquis une réputation d’iconoclaste. Ce n’est pas ce spectacle qui la remettra en cause : Ping, Pang et Pong sont des militaires sadiques à qui il arrive de jouer (?) les drag-queens, l’empereur est un vieillard impotent qui se traîne en couche-culotte et se badigeonne d’on ne sait trop quoi de pas ragoûtant, et Turandot, qui lui assène des coups de fouet quand il refuse de se parjurer, démembre ce qui reste des nourrissons que le trio maléfique a déjà  violentés pour contraindre Liù à révéler le nom de l’inconnu qui a déchiffré les énigmes. Hélas (?) nous avons été privé des giclées de sang prévues : des musiciens se seraient plaints d’en être éclaboussés et on y a donc renoncé. Mais les plaies de Timur suintent et les preuves d’un viol sont bien visibles sur le bas-ventre de la prisonnière servant de porte-manteau. D’aucuns voient là un style. Ne s’agit-il pas plutôt, pour Calixto Bieito, d’exploiter à fond le filon qui lui a valu d’être remarqué ? Il avance pourtant sa fidélité au compositeur, et il entend la prouver à Toulouse en refusant de mettre en scène le final d’Alfano. Aussi, après la mort de Liù, le noir se fait, le rideau tombe. Ce qui va suivre, donc, après le précipité, n’est ni de Puccini ni de Calixto Bieito. Comment ne pas regretter, alors, que ce souci de fidélité ne l’ait pas amené à s’informer sur les intentions de Puccini ? Car s’il l’a fait cela ne se voit pas, et les déclarations lapidaires qu’on peut lire dans le programme de salle n’en révèlent rien. Reste alors la perception d’une entreprise à la cohérence scénique assez forte mais pas totale et qui peine en maints endroits à convaincre de son adéquation à la musique. Le trio des « masques » est peut-être le plus maltraité dans cette optique qui en fait des sbires malfaisants, odieux, ridicules et assassins  quand la musique les traite avec beaucoup plus de souplesse et de nuances, dans l’esprit des saltimbanques de Richard Strauss. Par ailleurs, la transposition au XXe siècle rapproche-t-elle l’œuvre du spectateur ? En l’historicisant, elle lui enlève son caractère fondamental de fable, et renonce au flou artistique qu’autorise une temporalité imprécise. Du coup les choix arbitraires du metteur en scène, tels le vélo conduit par Calaf et brûlé  par le mandarin, la fiasque usée pour arroser la tête de Liù, ou encore le lot de cartons que Calaf ramène de la coulisse, paraissent d’une grande trivialité. Ne serait-ce pas la conséquence du travers toujours plus fréquent qui consiste à annexer une œuvre à des réalités socio-politiques postérieures, au mépris de la chronologie ? La société totalitaire n’a pas attendu les années 1920 pour exister en Chine ! De cette transposition découlent les uniformes unisexes, qui font penser plus à la République populaire de Mao qu’à la Chine de Sun Yat-sen. Leur nombre impressionnant (70 choristes, sans compter les 24 enfants de la maîtrise) et leur immobilité fréquente les font témoins, de façon peu plausible, des échanges intimes des protagonistes. Même perplexité quand les tortionnaires en action sur Liù et Calaf doivent s’interrompre et attendre patiemment la fin de l’effusion lyrique pour reprendre leur besogne. Les clichés du pittoresque chinois sont absents ; mais d’autres clichés les ont remplacés, sans gain évident pour l’œuvre ou le spectateur. <strong>Ingo Krügler</strong> revêt le mandarin du complet veston de décideur-gestionnaire et Turandot, qui a d’abord le look de Gena Rowlands, d’une blouse framboise sous un tailleur noir. Mention spéciale pour les éclairages d’<strong>Olaf Lundt</strong>, qui cernent les héros ou annoncent des moments forts, en grille de néons descendue des cintres, latéraux ou frontaux depuis l’arrière des cartons entassés sur trois hauteurs dans l’entrepôt qui constitue le décor unique conçu par <strong>Rebecca Ringst</strong>.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/_59p9602__0.jpg?itok=OfYApKpO" title="Elisabete Matos (Turandot) © Patrice Nin" width="468" /><br />
	Elisabete Matos (Turandot) © Patrice Nin</p>
<p>Le pari que constitue une production de <em>Turandot </em>serait donc pour nous à demi-perdu pour le Capitole si la splendeur de l’exécution musicale et vocale ne rétablissait la perspective. Il est des metteurs en scène dont on parle, mais dans un spectacle d’opéra, l’essentiel est dû au compositeur et aux artistes qui le servent au plus près, musiciens et chanteurs. A cet égard la proposition du Capitole est d’une rare somptuosité si bien que la lecture « révélatrice » s’en trouve ramenée à pas grand-chose. Les choristes, déjà cités, allient cohésion, précision et puissance, celle-ci au risque de saturer  dans l’espace somme toute restreint du théâtre. Peut-être certaines nuances se perdent-elles, peut-être la composition d’un seul groupe compact au sein duquel les diverses voix s’enchainent ou se fondent a-t-elle pour conséquence de diluer l’identité des divers groupes que l’uniforme, déjà,  rend anonymes, mais la qualité d’exécution impose son évidence. Dans la fosse, l’énergique <strong>Stefan Solyom</strong> inquiète, tant la puissance sonore qu’il déchaîne semble atteindre très vite une intensité qui rendra impossible tout crescendo ultérieur. Et pourtant il y parvient, jusqu’à des paroxysmes inouïs où retentissent des échos de <em>Boris Godounov </em>et d’<em>Aïda</em>, probables défis que le compositeur s’était donnés, sans pour autant négliger les échos de Berg, dans une lecture qui tient compte des aspirations à la modernité de Puccini sans rien sacrifier de son lyrisme essentiel. Les pupitres des cuivres, des cordes et des percussions sont à la fête, dans une générosité sonore coruscante et diaprée qui souligne souvent la pauvreté de l’imagerie proposée. Bien sûr, on s’inquiète déjà pour les voix, confrontées à un tel déferlement. Bien à tort, car la distribution réunie dans les rôles les plus exposés joint l’endurance à la puissance. Les autres, le mandarin de <strong>Dong-Hwan Lee</strong>, ou l’Altoum luxueux de <strong>Luca Lombardo</strong>, s’imposent comme naturellement, pour le premier, et artistiquement pour le second, dont la voix n’a pas la débilité que sa composition dramatique de vieillard perclus et ramolli pourrait induire. <strong>Paul Kaufmann</strong>, Pong, et <strong>Gregory Bonfatti</strong>, Pang, suggèrent très bien l’ambigüité prêtée par la mise en scène à leurs personnages dans le trio du deuxième acte, tandis que <strong>Gezim Myshketa</strong> impose l’autorité brutale de Ping, par sa voix et son jeu. Dans le rôle de Timur <strong>In Sung Sim</strong> frappe par les résonances d’une voix profonde  et souple, d’un impact immédiat. Sa servante, la sublime Liù, est incarnée avec une justesse et une grâce autant vocales que scéniques  par <strong>Eri Nakamura</strong>. A aucun moment l’émission ne semble contrainte et l’expressivité est exempte de la moindre mièvrerie. Elle donne ainsi l’impression d’une sincérité totale, ce qui la rend d’autant plus touchante et contribue sans doute au triomphe qu’elle recueille aux saluts. Son Calaf, celui qu’elle aime en vain, comment le qualifier ? Quand il s’agit d’<strong>Alfred Kim</strong>, c’est « phénoménal » qui vient à l’esprit. Non qu’il soit à nos yeux un monstre à exhiber dans les foires, mais parce que sa générosité vocale, confrontée à l’énergie de l’orchestre, s’annonce totale dès son entrée et le restera sans la moindre éclipse jusqu’au final. Comment cette force de la nature qui utilise sa voix avec tant d’art aurait-il pu ne pas triompher de l’épreuve ? Dans la joute avec la fosse, il résiste victorieusement et subjugue. On peut préférer un Calaf plus nuancé, mais comment rechigner devant ce concentré d’héroïsme, par ailleurs très attentif à son incarnation scénique ? Cette générosité, c’est aussi celle de sa Turandot, ici non seulement névrosée mais psychopathe. <strong>Elisabete Matos</strong> éblouit elle aussi par une performance vocale à la hauteur des exigences folles du rôle. Les aigus sont aussi fermes et assurés que nécessaire, et quand la voix est chaude, ce qui vient très vite, la clarté de l’élocution n’est pas altérée par la difficulté de l’émission, qui semble encore plus facile que dans l’Isolde de cet hiver. Elle joue le jeu du personnage qui lui est demandé, peut-être sans conviction intime mais en grande professionnelle, jusque dans la scène grand-guignolesque où elle est censée déchiqueter des nourrissons. Pour elle aussi c’est une déferlante quasiment hystérique qui monte vers la scène. Au bonheur des auditeurs répondent les sourires des artistes ; il faudra baisser le rideau de fer pour que la salle se vide ! Comme on dit le plaisir des yeux, c’était au plaisir des oreilles ! Encore trois dates au calendrier du Capitole pour goûter cette splendeur sonore, dont le souvenir rend tout le reste dérisoire !</p>
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		<title>Récital Klaus Florian Vogt — Baden-Baden</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/recital-klaus-florian-vogt-baden-baden-pur-fort-et-disert/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Jordy]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Oct 2014 18:56:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il est des soirées qui restent dans les mémoires comme autant de beaux moments dont on sait qu’on les savourera longtemps. C’est le cas de ce récital dans lequel Klaus Florian Vogt a proposé un programme où chaque air s’est égrené dans une habile composition d’ensemble sans temps morts – pas moyen de s’y ennuyer &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Il est des soirées qui restent dans les mémoires comme autant de beaux moments dont on sait qu’on les savourera longtemps. C’est le cas de ce récital dans lequel <strong>Klaus Florian Vogt </strong>a proposé un programme où chaque air s’est égrené dans une habile composition d’ensemble sans temps morts – pas moyen de s’y ennuyer une seconde – et dans une harmonie évidente. Il est des mariages apparemment improbables qui peuvent être heureux, comme pour ce détonnant mélange de Wagner avec des Viennois. Dans un naturel confondant, l’un des grands Heldentenor actuels s’est délecté de son répertoire habituel en nous proposant en sus des extraits d’opérette avec un bonheur dont il a réussi à partager le plaisir avec son auditoire.</p>
<p>Cerise sur le gâteau, le chanteur a longuement présenté chacune de ses interventions, micro à la main, en maître de cérémonie de son propre show. Dans sa langue maternelle et devant (majoritairement) ses compatriotes, il a évoqué ses souvenirs, avec humour et autodérision. C’est ainsi qu’il explique le pourquoi de son habit, très élégant et original. Il s’agissait d’un costume conçu pour lui à Bayreuth dans la mise en scène de Katharina Wagner pour les <em>Maîtres chanteurs de Nuremberg</em>, mais finalement rejeté, ce qui lui a permis de le conserver et de l’utiliser à Baden-Baden. Dans l’air de Walther von Stolzing, la beauté juvénile du timbre fait merveille. Chaque mot est prononcé distinctement . On chercherait en vain la moindre acidité, y compris dans les notes les plus percutantes. Pureté et force, voilà ce qu’on retient de sa prestation.</p>
<p>Plus tard, il raconte, avant d’entonner l’air de séduction de Siegmund, qu’il avait interprété le rôle au Liceu et qu’il lui était arrivé la déconvenue suivante : quand Sieglinde a écarté la couverture, il a entendu un grincement métallique et au moment de saisir l’épée, il n’y avait plus rien car l’épée avait été entraînée avec le drap… Le public hilare – car le jeune allemand est un excellent conteur, fort drôle au demeurant –, a également eu droit à d’autres anecdotes, dont celle d’un Lohengrin en armure qui devait surgir d’une trappe mais qui a dû se hisser tout seul, avec beaucoup de ridicule, parce que le treuil s’était bloqué à un mètre sous la scène. Reconnaissant, Klaus Florian Vogt a pensé à remercier le directeur du Festspielhaus qui avait eu l’idée de lui déposer dans sa loge une lettre l’invitant à Baden-Baden pour <em>Lohengrin</em> alors que les courriers officiels n’étaient jamais arrivés jusqu’à lui. Tous ont droit à une petite pensée : les musiciens qui lui rappellent qu’il a commencé au Philharmonique de Hambourg comme premier cor ou encore les techniciens qui ont dû être à la peine pour les surtitres puisqu’il s’est permis une inversion de programme… Le public dans la poche, notre ténor n’achoppe sur (presque) rien au cours de la soirée : son programme est réglé comme du papier à musique et les « <em>Mild und Rein</em> » (doux et pur) ou autres « <em>Warm und Rein</em> » (chaud et pur) des vers wagnériens trouvent un équivalent dans son chant limpide et clair.</p>
<p>« <em>Le pathos projette son ombre, l’ironie </em>», annonçait le programme édité pour la soirée, qui précisait aussi que le « filtre d’amour, contrairement à l’opéra wagnérien, était servi dans des flûtes à champagne dans les opérettes ». Ainsi, des airs décidément très à la mode en ce moment succèdent à Wagner après la pause, avec naturel et évidence. <em>La Flûte enchantée </em>sert de transition et l’interprétation (avec un nouveau frac, plus classique) de « Dies Bildnis… » n’a pas à rougir en comparaison avec l’inoubliable Fritz Wunderlich dont on ne se remet pas de la chute mortelle dans les escaliers à l&rsquo;âge de 35 ans. Vogt s’en souvient-il lorsqu’il nous raconte le souvenir cuisant d’une glissade terminée sur les fesses à cause de la cire des bougies quand il interprétait Tamino dans l’un de ses premiers grands rôles à Dresde ? Son interprétation est très différente de celle de Wunderlich, toute en force wagnérienne dans le « Ja Ja… », mais d’une douceur ineffable par ailleurs, quoique proche de la mièvrerie par moments, ce qui altère le plaisir de l’auditeur d’autant plus gâché par le « Ja » final encrassé, notable couac de la soirée.</p>
<p>Bien sûr, on ne parle que de Jonas Kaufmann ces derniers temps et de son exquis « Dein ist mein ganzes Herz ». La comparaison n’est pas toujours favorable à notre interprète du jour, dont la voix paraît au disque souvent désincarnée, ce qui n’est pas le cas ici, sur scène. Mais là encore, à choisir, on prend les deux : la « <em>couleur sombre et l’art des nuances</em> » dont <a href="http://www.forumopera.com/cd/jonas-kaufmann-du-bist-die-welt-fur-mich-donnons-lui-notre-coeur">parle Christophe Rizoud</a> pour le beau ténébreux et une clarté juvénile pour le sémillant archange blond. Puisqu’on est dans la région, Vogt nous offre en prime un extrait de <em>Friederike </em>de Franz Lehár, rappelant les amours de Goethe avec Frédérique Brion au cours de son séjour alsacien (Sessenheim n’est qu’à quelques kilomètres). Au terme du concert, le ténor fait mine de partir sans rappel, nous expliquant que le programme a été conçu pour ses moyens vocaux, pas à l’aune de la force et de la capacité d’écoute des auditeurs. Bien entendu, il nous offrira deux bis, totalement irrésistibles et à prendre au pied de la lettre : « <em>Immer nur Lächeln</em> » (sourire continuellement) et « <em>Freunde, das Leben ist lebenswert</em> » (amis, la vie vaut d’être vécue).</p>
<p>Pour faire bonne mesure, la Staatskapelle de Dresde (pardon, de Weimar, mais c’est quasiment la même chose ce soir) est en grande forme : une décoiffante Chevauchée des Walkyrie concurrence une fringante Ouverture de la <em>Flûte</em>, sans oublier une superbe valse de Lehár digne d’un jour de l’an à Vienne. </p>
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		<title>PUCCINI, Tosca — Paris (Bastille)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/le-flacon-sans-livresse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Brigitte Cormier]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 May 2009 17:17:46 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Cette production, héritage de la fastueuse « ère Bergé » des débuts de l’opéra Bastille ne manque pas d’attraits. Cinq reprises l’ont honorée durant les neuf saisons d’Hugues Gall. Au moment où Gérard Mortier, peu enclin à programmer Puccini, tire sa révérence, la voici qui fête ses quinze ans in loco ! Le bel âge pour avoir &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>          Cette production, héritage de la fastueuse « ère Bergé » des débuts de l’opéra Bastille ne manque pas d’attraits. Cinq reprises l’ont honorée durant les neuf saisons d’Hugues Gall. Au moment où Gérard Mortier, peu enclin à programmer Puccini, tire sa révérence, la voici qui fête ses quinze ans in loco ! Le bel âge pour avoir un teint de jeune fille, et c’est le cas. </p>
<p> </p>
<p>Sans chercher à voler la vedette au compositeur, le cinéaste allemand <strong>Werner Schroeter</strong>, fasciné, comme on le sait, par les deux Marias — Malibran et Callas — se plaît à offrir une majestueuse « mise en images » de la Tosca. On ne saurait qu’admirer l’harmonie des dispositifs scéniques, sobres, lisibles, évocateurs des divers lieux romains de l’action… On ne pourrait que louer l’efficacité de la mise en espace et des déplacements, la clarté des relations entre les personnages, la justesse des costumes, la maîtrise de la lumière.</p>
<p> </p>
<p>Prenant quelques libertés avec les didascalies et sans affadir le drame, Schroeter s’attache à gommer l’excès de pathétique de cette histoire de cantatrice amoureuse et jalouse, prise au piège d’une intrigue qui ressemble à celle d’un livret d’opéra. Voulant sauver la tête de son amant soumis à la torture par le chef de la Police, mais refusant de payer de sa personne, Tosca finit par commettre un meurtre qui s’avèrera inutile ; elle n’a plus qu’à se jeter dans le Tibre. Quand la musique éloquente de Puccini, tour à tour haletante, caressante, et violente, se saisit d’un tel sujet, il y a de quoi émouvoir. </p>
<p> </p>
<p>L’excellent orchestre de l’Opéra de Paris est fermement dirigé par le jeune chef scandinave <strong>Stefan Solyom</strong>. Avec lui, la partition n’est privée ni de ses grands effets, ni de ses subtilités. À chaque retour dans la fosse, après les entractes, l’ovation du public lui témoigne sa satisfaction.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Du sacristain,au gardien de prison les seconds rôles sont habilement campés. Seul italien de la distribution, le baryton <strong>Matteo Peirone</strong> sait être curieux, fébrile et dévot avec drôlerie. Le beau timbre de basse et l’ardeur patriotique du Polonais, <strong>Wojtek Smilek,</strong> convient bien au prisonnier évadé du château de Saint-Ange qui a déclenché le drame. Quant au ténor français, <strong>Christian Jean,</strong> si sa voix bouge un peu au démarrage, il est un Spoletta de classe, présent en arrière-plan : un regard, un hochement de tête suffisent à exprimer sa commisération pour Tosca en proie aux machinations perverses de Scarpia. </p>
<p> </p>
<p>Les chœurs, incluant un grand nombre d’enfants, ont été bien préparés et joliment mis en scène. On garde en mémoire l’irruption de diablotins en soutane rouge traversant l’église, avant de reparaître, cette fois avec leurs surplis blancs, pour le <em>Te Deum</em> qui clôt le premier acte au moment où l’orchestre prend le relais des cloches. Plus tard, c’est l’air du petit pâtre, accompagné d’un pigeon vivant, qui procure un doux prélude à la tragédie finale.</p>
<p> </p>
<p>Quoique les trois chanteurs principaux possèdent un niveau de chant plus qu’honorable, aucun ne parvient à nous donner le frisson. Avec un chant assez uniforme et une tendance à se tenir légèrement accroupi, les pieds écartés, le baryton américain <strong>Scott Hendricks</strong> manque de l’autorité, du cynisme et de l’ambiguïté de Scarpia. Si dans Cavaradossi, le ténor russe <strong>Mikhail Agafonov</strong> possède les notes de ce rôle facilement emphatique, le timbre manque de séduction, la diction est imprécise et le chant l’est également. À l’acte trois, son « E lucevan le stelle » laisse la salle assez froide. Il faudra attendre le duo « O dolci mani » pour que l’émotion transparaisse enfin avec le renfort de la science de Puccini en la matière. La partie <em>a capella</em> demeurant plutôt ridicule.</p>
<p> </p>
<p>Et Floria Tosca dans tout cela ? Durant la première partie, la soprano russe, <strong>Elena Zelenskaya</strong> reste en deçà du personnage. Après un assez beau « Vissi d’arte » modérément applaudi, la chanteuse se détend et offre quelques bons moments, aussi bien vocalement que dramatiquement. Si son medium est solide et sa technique sûre, si elle atteint le contre-ut, si son engagement dramatique n’est pas défaillant, il lui manque la volupté, la violence dans la passion, la fragilité sous-jacente dans la furie meurtrière, la fêlure dans la voix, susceptibles de nous bouleverser aux instants précis où Puccini l’a décidé.</p>
<p> </p>
<p> </p>
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