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	<title>Kay STIEFERMANN - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Tue, 17 Oct 2023 15:23:13 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Kay STIEFERMANN - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>WAGNER, Tristan und Isolde — Bayreuth</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/tristan-und-isolde-bayreuth-la-vraie-histoire-de-tristan-et-isolde/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Aug 2019 04:41:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Créée en 2015, la production de Tristan und Isolde de Katharina Wagner a beaucoup été critiquée, la position de l&#8217;actuelle directrice du festival n&#8217;étant sans doute pas pour rien dans certains des jugements qui ont pu être exprimés. Son approche est pourtant tout à fait intéressante, et procède de l&#8217;interrogation légitime du mythe, plutôt que &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Créée en 2015, la production de <em>Tristan und Isolde </em>de<strong> Katharina Wagner</strong> a beaucoup été critiquée, la position de l&rsquo;actuelle directrice du festival n&rsquo;étant sans doute pas pour rien dans certains des jugements qui ont pu être exprimés. Son approche est pourtant tout à fait intéressante, et procède de l&rsquo;interrogation légitime du mythe, plutôt que de sa simple illustration. Katharina Wagner nous pose cette question : qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;il y a de vrai dans l&rsquo;histoire qu&rsquo;on nous raconte ? Elle remet ainsi en cause la légende des deux amants, la considérant comme une réécriture a posteriori d&rsquo;un banal fait divers amoureux. Tristan et Isolde avaient-ils vraiment besoin d&rsquo;un philtre d&rsquo;amour ? Non, on les sait amoureux l&rsquo;un de l&rsquo;autre dès leur premier regard. Choisiraient-ils de mourir ensemble par le poison ? Voilà bien la dernière chose que ces deux êtres feraient plutôt que de tenter de vivre leur amour. Roméo se tue parce qu&rsquo;il croit Juliette morte, et celle-ci le suit dans l&rsquo;au-delà car elle sait qu&rsquo;il est perdu. Mais avant, tous les espoirs sont permis. Tristan et Marke auraient des scrupules l&rsquo;un envers l&rsquo;autre au nom de leur ancienne amitié ? Certainement pas quand la conquête d&rsquo;une femme et l&rsquo;humiliation de la trahison sont en jeu. Publiquement bafoué, le roi ne se vengerait pas ? Voilà qui amuserait Shakespeare. Tristan mort, Marke ne récupérerait pas celle qu&rsquo;il considère comme son bien, et pleurerait sur le cadavre de Tristan ? A d&rsquo;autres. C&rsquo;est ce qu&rsquo;illustre Katharina Wagner. Tristan et Isolde n&rsquo;ont pas besoin de philtre pour s&rsquo;aimer sans modération : ils se jettent immédiatement dans les bras l&rsquo;un de l&rsquo;autre dès que l&rsquo;occasion se présente. Les amants sont repérés dès leur arrivée au port et jetés en prison. C&rsquo;est Marke qui pousse Melot à tuer Tristan en lui remettant son cran d&rsquo;arrêt : et le pauvre est d&rsquo;ailleurs terrorisé par l&rsquo;ordre muet qui lui est ainsi donné. La mort de Tristan n&rsquo;affecte nullement le roi, qui ne se lamente que pour la galerie avant d&rsquo;arracher Isolde du chevet de son amant pour l&#8217;emmener avec lui. Certes, tout cela est bien trivial, dépourvu de noblesse, mais cela sonne tellement plus vrai… Tout n&rsquo;est pas parfait dans la réalisation néanmoins. Etait-il nécessaire de faire du roi une sorte de mafieux en costume jaune avec un chapeau à la Wotan ? Les amateurs de Cluedo savent bien que c&rsquo;est le Colonel Moutarde qui a fait le coup, mais tout de même… Pourquoi ces séances de scarification dans la prison, avec ce bizarre décor de <a href="https://www.forumopera.com/sites/default/files/20150721_101410.jpg">parcs à vélos</a> qui se redressent pour devenir des <a href="http://www.nycsubwayguide.com/subway/images/subway_revolving_door.jpg">portillons diaboliques</a> ? Pourquoi ce statisme quand les compagnons de Tristan et les soldats du roi s&rsquo;affrontent au dernier acte ? A l&rsquo;inverse quelques trouvailles sont à saluer, certaines d&rsquo;une grande poésie. Le premier acte propose un décor oppressant, inspiré des escaliers sans but de Maurits Cornelis Escher. Au dernier acte, côté cours, les compagnons de Tristan sont autour du corps de leur ami, entouré de lumignons. Le plus jeune fait l&rsquo;idiot, comme ces gamins qui ne comprennent pas la mort tant qu&rsquo;elle ne touche pas un être cher. Comme si l&rsquo;âme se séparait du corps, Tristan se relève et vient chanter au milieu de la scène (c&rsquo;est plus facile qu&rsquo;allongé trois quarts d&rsquo;heure sur un mauvais lit !). Dans son délire lui apparaîssent de multiples figures d&rsquo;Isolde, qui lui échappent toujours. Les compagnons soufflent leurs bougies : Tristan est mort, même si nous l&rsquo;entendons encore, et il ne tarde pas à retrouver sa place au milieu de ses anciens compagnons, définitivement silencieux et immobile cette fois.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="468" src="/sites/default/files/styles/large/public/20150721_100814_0.jpg?itok=MeAJS0Zm" title="© Bayreuther Festspiele / Enrico Nawrath" width="312" /><br />
	© Bayreuther Festspiele / Enrico Nawrath</p>
<p><strong>Stephen Gould</strong> est un Tristan impressionnant dont les moyens vocaux n&rsquo;ont rien à envier aux grands <em>Heldentenore</em> du passé. Les qualités de la voix sont égales sur toute la tessiture, du grave bien plein à l&rsquo;aigu triomphant en passant par un médium charnu de baryton. Le timbre est un brin impersonnel, mais assez agréable, sans nasalités. Son dernier acte est époustouflant de vaillance, d&rsquo;autant plus, comme nous l&rsquo;avons signalé, qu&rsquo;il n&rsquo;est pas soumis à la contrainte de chanter allongé. Malheureusement, il y manque cette fêlure, cette fragilité qui doivent exprimer la folie fiévreuse, quasi hallucinée, du personnage au bord de l&rsquo;abime et dont la vie ne tient plus que par la force d&rsquo;un amour surhumain. Il y a quelques années, aux côtés de Nina Stemme à Zurich, le ténor américain nous avait paru plus nuancé. Ce soir, notre Tristan meurt en trop bonne santé, mais peut-être s&rsquo;agit-il d&rsquo;être au diapason de la mise en scène qui n&rsquo;en fait plus un mourant. On sera plus réservé sur <strong>Petra Lang</strong>. Comme on dit : « elle y arrive », mais la voix, plus proche du soprano lyrique que d&rsquo;un authentique soprano dramatique, manque de largeur de timbre,  de moelleux, de richesse dans le médium. Les graves et le bas médium sont modérement audibles et l&rsquo;aigu est plutôt à la va-comme-j&rsquo;te-pousse. Au positif, le haut médium est assez beau, avec un timbre cristallin, mais l&rsquo;émission est un peu fixe. <em>Mutatis mutandis</em>, on pense fugitivement à Gruberová, dont la chanteuse, excellente actrice, à également quelques tics scéniques. Dans un théâtre de répertoire, il y aurait largement de quoi passer une bonne soirée, mais pour un festival tel que celui-ci, la prestation est un peu insuffisante par rapport au niveau qu&rsquo;on est en droit d&rsquo;attendre. <strong>Georg Zeppenfeld</strong> est un roi Marke absolument remarquable, épatant dans sa composition de mafieux dédaigneux. Le tilmbre est somptueux, la projection impeccable, la musicalité parfaite : on se dit que la basse allemande pourrait remplir une salle rien qu&rsquo;en en y chantant le Bottin. <strong>Christa Mayer</strong> est une très belle Brangäne, au timbre chaud et à la presence presque maternelle, perfectible dans son phrasé toutefois. <strong>Greer Grimsley </strong>possède une voix bien curieuse dont le vibrato augmente soudainement par paliers en fonction de la hauteur des notes, pour terminer par un curieux yodel à l&rsquo;extrémité aiguë de la tessiture. Le jeune marin de <strong>Tansel Akzeybek</strong> offre une voix bien timbrée, mais un timbre désagréable de chanteur de cabaret berlinois. <strong>Raimund Nolte</strong> est un Melot efficace et <strong>Kay Stiefermann </strong>une jeune voix prometteuse.</p>
<p>La direction de <strong>Christian Thielemann</strong> est en tous points formidable. L&rsquo;orchestre est somptueux, riche en détails, parfois inédits. Mais cette attention ne se fait jamais au détriment de l&rsquo;homogénéité interne de chacune des scènes, ni de la conception d&rsquo;ensemble de l&rsquo;œuvre : le chef allemand unit ici l&rsquo;infiniment petit et l&rsquo;infiniment grand. Thielemann sait de plus galvaniser son orchestre au point d&rsquo;obtenir des niveaux sonores jamais entendus cette saison, créant ainsi une dynamique exceptionnelle au service d&rsquo;une tension incroyable. Bref, un grand moment de musique. </p>
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		<title>WAGNER, Tristan und Isolde — Bayreuth</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/tristan-und-isolde-bayreuth-le-mythe-etait-dans-la-fosse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maximilien Hondermarck]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Jul 2018 08:47:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ah ! On est bien embêté avec les mythes de nos jours. Un philtre magique, une union mystique, une mort transfigurée : qu’est-ce qu’on va bien pouvoir faire de tout ça ? Le plus simple est encore de s’asseoir dessus, comme le fait Katharina Wagner dans sa mise en scène de Tristan et Isolde chaque été à Bayreuth &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="rtejustify">Ah ! On est bien embêté avec les mythes de nos jours. Un philtre magique, une union mystique, une mort transfigurée : qu’est-ce qu’on va bien pouvoir faire de tout ça ? Le plus simple est encore de s’asseoir dessus, comme le fait <strong>Katharina Wagner</strong> dans sa mise en scène de <em>Tristan et Isolde </em>chaque été à Bayreuth depuis 2015. Le plus simple, mais sans doute ni le plus beau ni le plus fort. <a href="https://www.forumopera.com/tristan-und-isolde-bayreuth-cest-bien-plus-drole-quand-ca-change">Laurent Bury l’avait bien analysé l’année dernière</a> : une scénographie lourdingue et franchement hideuse au service d’un désamorçage méticuleux de tous les ressorts symboliques du mythe. Les escaliers qui écrasent toute émotion et toute interaction, obligeant les chanteurs au surjeu pour exister ; la prison du II qui renverse méthodiquement la perspective contemplative du duo d’amour en s’abaissant à illustrer platement les envies de mort des amants. Au III, l’exaltation de Tristan nous donne le vrai beau moment de la soirée, grâce à des jeux de lumière parfaitement calés. Mais la mort d’Isolde forcément n’est ni une transfiguration ni même une mort du tout, à peine une vague complainte dont, évidemment, on ne comprend plus le vocabulaire, le langage ignescent. Tout cela est à mettre de côté.</p>
<p class="rtejustify">C’est manifestement ce qu’a choisi de faire <strong>Christian Thielemann</strong>, dont la vision musicale est l’absolu contrepied de cette entreprise de démystification. Le mythe est alors dans la fosse : direction foisonnante et à la fois unifiée, tendue. Pas de course au volume, plutôt une infinie conscience des textures, grâce aussi à un orchestre sachant se métamorphoser au gré du discours, un moment quatuor à cordes, un autre phalange mahlérienne. C’est somptueux.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="304" src="/sites/default/files/styles/large/public/tri_070718_397_enriconawrath_presse.jpg?itok=1OLD0C-S" title="© Bayreuther Festspiele / Enrico Nawrath" width="468" /><br />
	© Bayreuther Festspiele / Enrico Nawrath</p>
<p class="rtejustify">La distribution, qui comme le reste du spectacle n’a pas changé depuis l’été dernier, est de toute première qualité, seule la sensibilité personnelle à tel ou tel type de tempérament vocal pourra y poser quelques nuances. Il faut distinguer la formidable Brangäne que nous sert <strong>Christa Mayer</strong>, pas matrone pour un sou ni dans l’attitude ni dans la musicalité. Le timbre est caressant, la voix jeune s’épanouit sans contrainte, à cent lieues de certaines titulaires un peu brutes de décoffrage. Melot impeccable de <strong>Raimund Nolte</strong>, qui ressemble à s’y méprendre à « Super-Résistant » ; Kurwenal honnête et sans bavure de <strong>Iain Paterson</strong>, pauvre palefrenier obligé à quarante-cinq minutes de contorsion pendant le 2<sup>e</sup> acte, ce qui mérite notre sympathie. Distinguons aussi le titulaire des deux « petits » rôles du Berger et du Marin, le très chantant <strong>Tansel Akzeybek</strong>. <strong>René Pape</strong> est absolument superlatif, voix qui ne chante pas mais qui vibre, qui bouillonne, qui remplit les oreilles comme peu d’autres : pourquoi le roi Marke ne chante-t-il pas davantage ? <strong>Stephen Gould</strong>, cela a souvent été dit, n’a pas le plus beau timbre du monde. Certes, ce dernier n’est ni particulièrement ensoleillé ni spécialement ténébreux, mais quelle machine vocale ! Ils ne sont pas dix Tristan à pouvoir déverser ce flot, cette psalmodie infinie sans apparemment ressentir la moindre usure, la moindre intention de se ménager. Quelques ponctuels tracas d’intonation ne peuvent pas porter d’ombre à ce genre d’interprétation si engagée. Engagée, <strong>Petra Lang</strong> l’est incontestablement, Isolde musclée et nerveuse, voix immense et qui tient ferme la large tessiture, mais pas dénuée d&rsquo;accidents, voire de cris. C’est là sans doute que le goût personnel l’emporte, qui nous fait préférer dans ce rôle des chanteuses à la vocalité plus ronde, plus homogène, plus intérieure – si c’est possible.</p>
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		<item>
		<title>WAGNER, Tristan und Isolde — Bayreuth</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/tristan-und-isolde-bayreuth-cest-bien-plus-drole-quand-ca-change/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Aug 2017 17:35:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Un duo d’amour qui dure près d’une heure, c’est très beau à écouter, mais c’est bien difficile  à mettre en scène. Pour sa production de Tristan et Isolde, créée en 2015 et présentée pour la troisième année consécutive à Bayreuth, Katharina Wagner a trouvé une solution bien simple : et si l’on prenait tout simplement le &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Un duo d’amour qui dure près d’une heure, c’est très beau à écouter, mais c’est bien difficile  à mettre en scène. Pour sa production de <em>Tristan et Isolde</em>, <a href="https://www.forumopera.com/tristan-und-isolde-bayreuth-les-partis-pris-originaux-de-katharina-wagner">créée en 2015</a> et présentée pour la troisième année consécutive à Bayreuth, <strong>Katharina Wagner</strong> a trouvé une solution bien simple : et si l’on prenait tout simplement le contrepied du livret ? Dans ce deuxième acte, en l’absence du roi, dans l’espace de liberté que constituent les jardins du château, les amants échappent enfin aux regards des autres et peuvent vivre leur amour en tête-à-tête : ici, le roi fait jeter dans un vaste cachot non seulement Tristan et Isolde, mais également Kurwenal et Brangäne, sur lesquels sont braqués des projecteurs (les deux héros chercheront un moment à s’abriter sous un drap, comme des gamins pour lire en cachette). Dans ce décor étonnamment meublé d’arceaux métalliques, évoquant râteliers à bicyclettes ou porte-toasts géants, où Kurwenal passe un certain temps à se jeter contre les murs et à chercher une issue, les amants opteront pour la mort en se cisaillant les veines et en essayant de se pendre. Leur amour ne peut s’accomplir que dans la mort, certes, mais Wagner le dit de façon tellement plus subtile. Cette tentative de suicide déclenche l’irruption du roi, sorte de malfrat maniant le couteau à cran d’arrêt, dont il chargera Melot de donner un bon coup dans le dos de Tristan… Après un premier acte bien statique dans un décor encombré d’escaliers, le troisième opte pour un plateau nu et ténébreux où se multiplieront les apparitions d’une fausse Isolde insaisissable et toujours poursuivie par un Tristan apparemment en pleine forme. Tout cela est finalement assez laid et très oubliable, et l’on espère que le prochain metteur en scène de <em>Tristan</em> à Bayreuth sera plus inspiré.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="308" src="/sites/default/files/styles/large/public/capture_decran_2017-07-30_19.59.10.png?itok=krtpiiet" title="© Bayreuther Festspiele / Enrico Nawrath" width="468" /><br />
	© Bayreuther Festspiele / Enrico Nawrath</p>
<p>C’est d’autant plus dommage que, musicalement, le spectateur est plutôt gâté. Avant tout par la direction de <strong>Christian Thielemann</strong> qui, elle, ne change pas, et c’est heureux. Le chef allie raffinement et passion, avec des tempos plutôt vifs qui n’empêchent cependant pas de ciseler mille détails avec un soin admirable ou de mettre en valeur tel ou tel instrument. Sans posséder un timbre bouleversant, <strong>Stephen Gould</strong> offre un vrai Tristan, qui tranche agréablement sur tant de prétendus titulaires qui sonnent d’abord comme des barytons fatigués et s’économisent pour venir à bout du dernier acte. Rien de tel avec le ténor américain, qui semble disposer de réserves inépuisables lui permettant d&rsquo;affronter le rôle dans son intégralité. <strong>Christa Mayer</strong> est, elle, une superbe Brangäne, à la voix chaude et au jeu nuancé, unie à sa maîtresse par une affection manifeste mais pas maternelle pour autant, compte tenu de la jeunesse de l’interprète.</p>
<p>Par rapport à la première présentation de ce <em>Tristan</em>, deux des quatre rôles principaux ont été renouvelés. Malgré son costume hideux, malgré les allures de dictateur de république bananière que lui impose la mise en scène, <strong>René Pape </strong>est un splendide roi Marke, qui fait regretter la brièveté des interventions de son personnage. Evelyn Herlitzius ne fut Isolde que la première année, et c’est <strong>Petra Lang </strong>qui lui a succédé : Isolde ogresse, d’une véhémence redoutable et à la voix torrentielle. De son passé de mezzo, Petra Lang a gardé une belle aisance dans le grave, et les aigus ne lui font pas peur, du moins dans la nuance forte : pour le piano, on sent bien qu’elle marche sur des œufs, même si elle parvient à canaliser cette énergie débordante pour le duo du deuxième acte. De manière générale, cependant, l’articulation n’est pas vraiment le point fort de la chanteuse.</p>
<p>Quoique très applaudi, le Kurwenal de <strong>Iain Paterson</strong> ne fait pas grande impression, et l’on détachera du reste de la distribution le joli berger de <strong>Tansel Akzeybek</strong>.</p>
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		<title>Richard Wagner &#8211; Tristan und Isolde (Bayreuth, 2015)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/richard-wagner-tristan-und-isolde-bayreuth-2015-katharina-wagner-a-la-recherche-de-lequilibre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Jamar]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Aug 2016 06:52:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les Beckmessers se souvenant de la production des Maitres chanteurs en 2007 à Bayreuth ont certainement dû grincer des dents, voyant le nom de Katharina Wagner associé à une nouvelle production de Tristan et Isolde en 2015. Le travail de l’arrière-petite-fille du compositeur fait maintenant l’objet d’un DVD paru chez Deutsch Grammophon, donnant du fil &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/richard-wagner-tristan-und-isolde-bayreuth-2015-katharina-wagner-a-la-recherche-de-lequilibre/"> <span class="screen-reader-text">Richard Wagner &#8211; Tristan und Isolde (Bayreuth, 2015)</span> Lire la suite »</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les Beckmessers se souvenant de la production des <em>Maitres chanteurs</em> en 2007 à Bayreuth ont certainement dû grincer des dents, voyant le nom de <strong>Katharina Wagner</strong> associé à une nouvelle production de <em>Tristan et Isolde</em> en 2015. Le travail de l’arrière-petite-fille du compositeur fait maintenant l’objet d’un DVD paru chez Deutsch Grammophon, donnant du fil à retordre à ceux qui souhaitaient déjà cataloguer la metteur en scène.</p>
<p>En effet, cette interprétation fait preuve d’une fidélité relative, ou plutôt d’une infidélité passagère au drame. Pour le premier acte, nous nous trouvons dans une structure labyrinthique, matérialisation des méandres psychanalytiques de l’amour du couple éponyme, ici imaginée par <strong>Frank Philipp Schlößmann</strong> et <strong>Matthias Lippert</strong>. Isolde et Tristan sont déjà épris l’un de l’autre, idée qui n’est somme toute pas si nouvelle et qui ne se trouve de plus pas forcément en contradiction avec le texte (nous entendons par là le texte chanté, moins le livret et ses didascalies). Katharina Wagner semble en effet aimer jouer avec les ambiguïtés et doubles sens qu’apporte le poème de son aïeul. Le deuxième acte et son duo d’amour demeurent également assez traditionnels, et la première scène du troisième acte (mis à part les apparitions fantasmées d’Isolde) n’apporte elle non plus rien de rageusement iconoclaste. Un puriste wagnérien pourrait ressortir donc tout à fait satisfait de cette représentation s’il n’y avait quelques détails irritants. Les troubles obsessionnels compulsifs de Brangäne (qui passe son temps à triturer son pull) sont difficiles à expliquer, les combats dans les deuxième et troisième actes témoignent d’une direction d’acteurs en proie à la flemme (!) et une vidéo en modélisation 3D étrange (voire maladroite) vient gâcher le duo deuxième acte. De plus, on se permet de douter de la cohérence du personnage de Marke, perçu par la metteur en scène comme souverain plus proche d’un dictateur pudique et froid que d’un bon vieux roi de Cornouailles. </p>
<p>Il serait cependant injuste de ne pas saluer les réussites scéniques du spectacle. L’échange du philtre au premier acte apporte une tension pleine de poésie tandis que la mort de Tristan ne peut laisser personne de marbre. Et si les différentes fausses apparitions d’Isolde intriguent le spectateur au troisième acte, elles ne se révèlent pas moins intéressantes ni logiques au regard du texte et de la musique. C’est en effet cette clarté de la compréhension qui frappe dans cette mise en scène, voulant toujours entretenir un rapport au texte intéressant mais limpide. Les ambiances lumineuses sont quant à elles très maitrisées, point capital pour un opéra où la lumière prend une place si symbolique. La seule réelle déception vient de la part des costumes qui ne font preuve ni d’originalité (ces éternels vêtements amples et monochromes) ni de réel goût pour les couleurs (le jaune canari pour Marke, <em>muss es sein?</em>).</p>
<p>Katharina Wagner, qui est connue pour ses interprétations souvent abrasives du répertoire wagnérien, semble ici atteindre un équilibre entre ce qu’elle souhaite transmettre et ce que le livret lui permet. Rien ne semble volontairement radical dans ce Tristan, prouvant une fois de plus qu’une mise en scène réussie peut s’effacer, ou plutôt se fondre avec l’œuvre, au lieu de chercher à en prendre le contrepied.</p>
<p>En ce qui concerne le plateau, le résultat est quant à lui un peu disparate. Le Steuermann de <strong>Kay Stiefermann</strong> contraste par sa force et sa fraicheur avec le doublé Berger et Jeune Matelot de <strong>Tansel Akzeybek</strong>, dont le timbre de voix un peu pauvre ne permet pas de combler une salle comme Bayreuth. En revanche, <strong>Raimund Nolte</strong> campe un Melot à la fois solide et musicien, en proie au dilemme entre amitié et devoir. <strong>Iain Paterson</strong> apporte la première véritable réussite de cet enregistrement en Kurwenal. Le premier acte le montre rustre et bonhomme (rappelant la part de comique qu’entretient ce caractère), alors que le dernier acte le dépeint bien plus grave et réfléchi, aux allures d’un Gurnemanz. Et à chaque fois, le baryton écossais se plie au jeu, déployant une riche palette d’émotions. La Brangäne de <strong>Christa Mayer</strong> est elle aussi une grande satisfaction. Si la tessiture aiguë semble un peu tendue, le timbre de voix reste très chaleureux et permet à la chanteuse de s’épanouir pleinement dans les appels du deuxième acte. Le plus irréprochable du plateau reste cependant <strong>Georg Zeppenfeld</strong> dans un Marke dont le monologue ferait pleurer les pierres (c’est ici que l’image du dictateur voulue par la régie ne tient plus vraiment). Le timbre est profond et mélancolique, et chaque mot semble pesé et médité avant d’être émis, unissant musique et drame dans son « Tatest du’s wirklich ? ».</p>
<p>En ce qui concerne le couple sacré, les réserves sont plus grandes. Ainsi, <strong>Evelyn Herlitzius</strong> n’est manifestement pas très à l’aise en Isolde, contrôlant assez mal ses aigus et ne semblant pas faite pour l’endurance requise par les interminables crescendos des duos. Ces défauts ne sont bien entendu pas diminués au DVD qui capte toutes les respirations de secours et approximations d’intonation. Cependant, la faute est à moitié pardonnée par un grand investissement dans la présence scénique qui offre ainsi un <em>Liebestod</em> très touchant.</p>
<p>Le triomphe que le public réserve à <strong>Stephen Gould</strong> est quant à lui bien mérité. Certes, le timbre n’est pas toujours très plaisant, certes, l’allemand avec un accent yankee laisse encore à désirer. Mais la musicalité du ténor américain ne laisse absolument aucun doute, et c’est surtout cela qui compte lors d’une interprétation de Tristan.</p>
<p>Enfin, l’impressionnant orchestre mené par <strong>Christian Thielemann</strong> vient parachever le tableau. Le directeur du festival connait Wagner comme sa poche, et semble donc tout à fait à l’aise lorsqu’il manipule la pâte orchestrale rutilante de l’œuvre. Son extrême maîtrise du répertoire lui permet de jouer avec le temps wagnérien afin de le rendre ductile : de longs arrêts suspendent l’action à son point le plus intense tandis que de grands élans précipitent le flot de musique dans la salle dont les murs semblent véritablement trembler.</p>
<p>Enfin, si l’on s’intéresse à l’extramusical de ce DVD, on sera curieux de découvrir les deux courtes interviews avec Stephen Gould et Christian Thielemann, où les deux artistes livrent leur vision de ce splendide poème de l’amour et de la mort.</p>
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