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	<title>Sévag TACHDJIAN - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Sévag TACHDJIAN - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<item>
		<title>VERDI, Rigoletto — Paris (TCE)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/un-rigoletto-paris-tce-abrege-mais-equilibre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Audrey Bouctot]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Feb 2022 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est toujours un plaisir infini de découvrir les adaptations pour enfants proposées par le Théâtre des Champs Elysées. Chaque année, un opéra est adapté pour le jeune public en version participative : le livret est traduit en français et raccourci afin de maintenir la concentration des plus petits, qui peuvent à plusieurs reprises, entonner certains passages &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est toujours un plaisir infini de découvrir les adaptations pour enfants proposées par le Théâtre des Champs Elysées. Chaque année, un opéra est adapté pour le jeune public en version participative : le livret est traduit en français et raccourci afin de maintenir la concentration des plus petits, qui peuvent à plusieurs reprises, entonner certains passages avec les artistes. Malheureusement, la partition est souvent aussi allègrement tronquée au milieu-même des airs et ensembles, quasiment jamais donnés dans leur intégralité. Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, cette simplification en apparence s’avère redoutable pour les chanteurs qui perdent ainsi les appuis nécessaires pour atteindre les aigus/suraigus exigés quelques mesures plus loin. Malgré ces désagréments, la magie a encore opéré sur les enfants qui sont tous ressortis des étoiles dans les yeux et un sourire indescriptible sur les lèvres.</p>
<p>L’intrigue de ce <em>Rigoletto</em> écourté, fidèle au livret original, est présentée aux enfants pendant l’ouverture comme une pièce de théâtre donnée par la Compagnie du Duc, se déplaçant de ville en ville avec ses malles de costumes et s’achève sur une reprise inattendue de « la Donna è mobile » pendant laquelle les comédiens remballent leur matériel à l’issue de cette histoire « pour de faux qui donne cependant à ressentir les mêmes émotions que dans la vie réelle », permettant ainsi de « dédramatiser » la mort de Gilda pour les plus petits. <strong>Manuel Renga </strong>leur offrira également une heure de gags scéniques au milieu de tableaux construits aussi pour les grands.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="360" src="/sites/default/files/styles/large/public/img_1736.jpg?itok=YoSK_Jka" title="(c) Marion Kerno" width="468" /><br />
	© Marion Kerno</p>
<p>Vocalement, le plateau, fort équilibré, fut dominé par la Gilda de la jeune soprano <strong>Jeanne Gérard</strong>, qui illumina de bout en bout la représentation de son timbre solaire et de son legato, aussi bien dans ce qu’il restait du « Caro Nome » que dans les ensembles (trio et quatuor) aux tempi très enlevés. Ses aigus somptueux et naturels ont littéralement subjugué l’auditoire. Face au bouillonnant Duc de <strong>Diego Godoy</strong> tout en puissance et fort charmeur, <strong>Ivan Thirion</strong> campe un RIgoletto complexe, sombre, rongé par une colère sourde, presque à bout de souffle dans « Cortigiani, vil razza dannata ».</p>
<p>Sans oublier le timbre somptueux du prometteur Sparafucile de <strong>Nathanaël Tavernier</strong> (qui interprétait également superbement Monterone) dont les graves électrisants se mêlaient à ceux tout aussi sensuels et saisissants de <strong>Marion Lebègue</strong>.</p>
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		<title>TCHAÏKOVSKI, Eugène Onéguine — Marseille</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/eugene-oneguine-marseille-la-conjonction-de-lhumilite-et-du-talent/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maurice Salles]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Feb 2020 22:58:32 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Metz, Avignon, Genève, Nantes, Rennes, Tours, Toulon, Saint-Etienne, autant d’étapes qui ont permis depuis plus de vingt ans à des milliers de spectateurs de découvrir Eugène Onéguine dans la mise en scène d’Alain Garichot. Sa création a beau remonter à 1997, son succès se renouvelle à chaque reprise. Il n’y a pas là de secret : &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Metz, Avignon, Genève, Nantes, Rennes, Tours, Toulon, Saint-Etienne, autant d’étapes qui ont permis depuis plus de vingt ans à des milliers de spectateurs de découvrir<em> Eugène Onéguine </em>dans la mise en scène d’<strong>Alain Garichot</strong>. Sa création a beau remonter à 1997, son succès se renouvelle à chaque reprise. Il n’y a pas là de secret : quand l’intelligence du texte et de la musique sont à l’œuvre dans une approche où l’interprète respecte avec modestie et sensibilité les intentions des créateurs, le public échappe aux dérives d’egos boursouflés. A Marseille, on la retrouve inaltérée, et elle est reçue avec la même gratitude que partout où elle passe. D’autres rédacteurs de Forumopera ont déjà décrit en détail l’installation scénique minimaliste, où rien ne vient détourner du drame et qui permet d’enchaîner les tableaux, aussi nous n’y reviendrons pas, pas plus que nous ne décrirons les costumes, conçus pour être fidèles aus intentions du compositeur-librettiste.</p>
<p>On pourrait certes souhaiter plus parfois de couleurs, plus de lumière : l’action des deux premiers actes se déroule à l’époque des moissons, et à l’heure fixée pour la rencontre sur le pré le jour est déjà levé. Mais le parti-pris d’obscurité s’accorde au manque de lucidité des deux hommes qui les empêche de faire la paix, comme l’atmosphère peu lumineuse du palais Grémine peut refléter l’incapacité d’Onéguine à voir clair en lui, jusqu’à ce que l’apparition de Tatiana agisse comme un révélateur. Oui, certains détails, on les aimerait différents, le duo initial, par exemple. Mais quand on pense à la complexité avec laquelle il évolue en quatuor on s’apaise : ce n’est qu’un détail et l’essentiel, c’est-à-dire l’esprit de la scène, est immédiatement perceptible. Dès le prélude <strong>Robert Tuohy </strong>installe le drame, en faisant chanter la musique avec détermination, précision, netteté. Sa direction détaille la partition en alliant la sensibilité à la fermeté, et il reçoit une très belle réponse de l’orchestre, qui ne se démentira à aucun moment. Le choeur maison n&rsquo;est pas en reste et mérite des louanges pour la versatilité avec laquelle il rend compte des climats différents.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/p1210897_photo_christian_dresse_2020_oneguine.jpg?itok=RIxSK1SE" title="De gauche à droit Tatiana ( Marie-Adeline Henry) Filipievna (Cécile Galois) Madame larina (Doris Lamprecht) et Emanuela Pascu (Olga) © christian dresse" width="468" /><br />
	Marie-Adeline Henry, Cécile Galois, Doris Lamprecht, Emanuela Pascu © Christian Dresse</p>
<p>Dans la distribution, la génération de Madame Larina et Filipievna est représentée par <strong>Doris Lamprecht</strong> et <strong>Cécile Galois</strong>. Elles tirent leur épingle du jeu avec la retenue scénique qui caractérise la production, et les quelques éclats qui pourraient faire supposer une voix rebelle sont trop rares pour entacher leur prestation. Parfaite maîtrise en revanche pour le Monsieur Triquet d’<strong>Eric Huchet </strong>qui phrase et diminue à ravir, et sans faute pour les <strong>Sevag Tachdjian</strong> et <strong>Jean-Marie Delpas</strong> dans leurs brèves apparitions. Première révélation, <strong>Emanuela Pascu</strong>, dont le timbre a des profondeurs de contralto, ce qui donne à son Olga une densité inattendue, heureusement couplée avec un délié jeu de scène. Tatiana est <strong>Marie-Adeline Henry</strong>, d’abord à peine une silhouette des plus gracieuses, avant l’air de la lettre qu’elle interprète avec une ardeur bien contrôlée. L’artiste, dont on relève parfois des problèmes d’émission dans le suraigu, déclarait il y a quelques années être en train de les résoudre. Ce soir, ce n’est pas indiscutable. C’est dommage car ces scories pénalisent une composition globalement séduisante.</p>
<p>Aucun souci de cet ordre pour <strong>Thomas Bettinger</strong>, comédien convaincant et chanteur plein de ressources qui rend sympathique et émouvant le jeune étudiant. On croit à son irritation croissante et son mélodieux adieu à la vie est d’une sobriété qui en renforce l’impact. Même intensité expressive pour <strong>Nicolas Courjal </strong>qui une fois surmonté le vibrato initial laisse sa voix s’épanouir et descendre comme naturellement dans les abîmes prévus. C’est superbe. Dans le rôle-titre, la voix de <strong>Régis Mengus</strong> n’impose pas directement le personnage, faute d’un timbre ou d’une projection qui percutent ; mais justement Onéguine est un homme qui s’ennuie, et attendre de lui l’énergie d’un stentor serait absurde. Si bien qu’entre l’élégance du maintien et la sobriété vocale cette composition est d’une grande finesse.</p>
<p>Peu démonstratif pendant le spectacle le public s’est défoulé aux saluts, tous les interprètes mais en particulier Alain Garichot et son équipe se voyant accueillir par des vagues de bravos. A Marseille comme ailleurs on a apprécié la conjonction de l’humilité et du talent !</p>
<p> </p>
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		<item>
		<title>BIZET, Carmen — Dijon</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/carmen-dijon-sceniquement-virtuelle-musicalement-aboutie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 May 2019 06:32:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Gstaad, Montréal, Saint-Pétersbourg, Vérone, Trieste, Macerata, Dresde, Berlin, pas moins de douze productions de Carmen (dont quatre en France) d’ici la fin juillet, voilà qui confirme la popularité de l’ouvrage. C’est avec ses partenaires habituels (décors, lumières…) que Florentine Klepper s’est installée à Dijon, pour la création d’une Carmen, que l’on nous promettait surprenante. Après &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Gstaad, Montréal, Saint-Pétersbourg, Vérone, Trieste, Macerata, Dresde, Berlin, pas moins de douze productions de <em>Carmen</em> (dont quatre en France) d’ici la fin juillet, voilà qui confirme la popularité de l’ouvrage. C’est avec ses partenaires habituels (décors, lumières…) que <strong>Florentine Klepper</strong> s’est installée à Dijon, pour la création d’une <em>Carmen</em>, que l’on nous promettait surprenante. Après s’être forgé une solide réputation dans les pays germaniques, où les plus grandes scènes se disputent son concours, c’est sa première apparition en France. Sa proposition est intéressante, originale, ce qui n’est pas aisé lorsqu’on aborde l’œuvre : « <em>Carmen est tout ce que Micaëla n’est pas, parce qu’elle n’est qu’une création par laquelle Micaëla s’optimise et se corrige de tout ce qu’elle dévalorise chez elle… </em>». Don José ne tuera qu’un personnage digital. On sort consterné par cette mutation génétique. La production sert prioritairement les préoccupations personnelles de sa conceptrice. Même en ayant lu sa note d’intention et son interview avant le lever de rideau, le spectateur a peine à suivre cette ambitieuse <em>Carmen</em>, qui a mobilisé des moyens considérables. Les doubles, physiques, comme les avatars projetés suffiraient à eux seuls à créer la confusion. La virtuosité technique de toutes les disciplines convoquées est manifeste mais sans le résultat dramatique escompté, tant l’histoire semble tirée par les cheveux. Une obscurité glauque prévaut. Les questionnements abondent, l’attention se disperse, l’ennui gagnerait si la musique ne conduisait à oublier cette indescriptible proposition, ambiguë, complexe, illisible. En effet, à défaut de servir l’œuvre, la lecture scénique ne fait pas trop obstacle au pouvoir expressif de la musique. Si les multiples coupures sont sans grande conséquence, la substitution, obligée, de dialogues contemporains, adaptés à la transposition, dérange singulièrement, trahissant maladroitement cette rupture quasi permanente avec l’œuvre originale. D’autant que les scènes parlées sont dépourvues de vérité dramatique, si ce n’est au dernier acte. Le parti pris d’estomper ou de gommer toute référence au monde gitan andalou se traduit non seulement dans la mise en scène, mais aussi dans la direction orchestrale. C’est beau, mais c’est lisse, les couleurs vives sont atténuées, les accents fréquemment dissous. <strong>Adrien Perruchon</strong> refuse l’hispanisme congénital de la partition, en plein accord avec la proposition de mise en scène. Il dirige Bizet comme du Debussy ou du Ravel. C’est toujours séduisant, achevé, raffiné, précis et vigoureux. L’orchestre somptueux et homogène, sonne rond, délicat comme flamboyant, mais privé le plus souvent de cette couleur typiquement andalouse comme du tranchant de ses rythmiques. Seule exception notable : le déhanchement des basses de la séguedille, bienvenu. Magnifiquement préparé, bien que desservi par une mise en scène qui le relègue en coulisses au dernier acte, le chœur se montre sous son meilleur jour, précis, sonore, souple comme véhément. Il en va de même du chœur des gamins, si malaisé à mettre en place lorsqu’on veut en faire des acteurs à part entière. L’émission est idéale, claire, parfaitement articulée, la polyphonie bien réglée et modelée.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/carmen_1_1.jpg?itok=QQBTg6oQ" title="Carmen entourée des joueurs C Gilles Abegg - Opéra de Dijon" width="468" /><br />
	Carmen entourée des joueurs © Gilles Abegg &#8211; Opéra de Dijon</p>
<p>La distribution, cohérente, homogène, ne comporte aucune réelle faiblesse, y compris dans les emplois secondaires. Les nombreuses prises de rôle, déjà des deux premiers, la jeunesse des chanteurs contribuent largement à une approche saine de l’ouvrage. Formidable Carmen que celle d’<strong>Antoinette Dennefeld</strong>, qui incarne idéalement son personnage, allant bien au-delà de la lecture un peu fade de la mise en scène. Certes, les odeurs de soufre et de stupre, la liberté, voire la prostitution, l’indécence de la gitane sont estompés, mais le tempérament de feu est manifeste. Depuis son entrée (avec des pop-corns) jusqu’au paroxysme de sa révolte finale, le parcours est admirable. La voix, sonore, aisée dans l’aigu, a un bas medium et des graves ronds et solides. Le jeu dramatique, associé à la beauté physique, la rendent crédible. Don José est chanté par un valeureux ténor russe, <strong>Georgy Vasiliev</strong>, dont le français est plus que correct. La prise de rôle est magistrale. Son autorité vocale peu commune fait forte impression. Son brigadier n’est pas un personnage faible de caractère mais un homme en proie à une passion exclusive, destructrice. <strong>Elena Galitskaya</strong> compose une Micaëla enrichie de bien des traits de sa rivale, à laquelle elle veut ressembler. Les moyens vocaux sont bien là, avec la facilité, la projection, le soutien comme la diction, exemplaire. L’Escamillo de <strong>David Bizic</strong> ne manque pas d’allure. Aucun second rôle ne démérite, tant s’en faut. Frasquita (<strong>Norma Nahoun</strong>) et Mercédès (<strong>Yete Queyroz</strong>) s’entendent à merveille avec Carmen, et le Dancaïre de <strong>Kaëlig Boché</strong>, le surprenant Remendado d’<strong>Engherrand de Hys</strong>, <strong>Sévag Tachdjian</strong> et <strong>Aimery Lefèvre</strong> (Zuniga et Moralès) forment une superbe équipe. Les ensembles sont un pur régal : le quintette, le trio des cartes, à eux seuls méritaient le déplacement.</p>
<p>Les saluts valent de chaleureuses ovations aux interprètes, assorties de quelques huées lorsque l’équipe de réalisation apparaît…  A défaut de servir l’ouvrage, la réalisatrice aura gagné en notoriété.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>HAYDN, Die Schöpfung — Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-creation-paris-creation-francaise/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 Apr 2016 07:29:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La Création fut peut-être le plus grand succès remporté, au faîte de sa carrière, par un Haydn comblé d’honneurs, jouissant d’une renommée qu’assez peu de musiciens connurent de leur vivant, riche d’une maîtrise musicale et d’un rayonnement artistique à leur sommet. Cet ultime défi, Haydn le voulut une réussite totale, un chef d’œuvre dont le &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="rtejustify"><em>La Création</em> fut peut-être le plus grand succès remporté, au faîte de sa carrière, par un Haydn comblé d’honneurs, jouissant d’une renommée qu’assez peu de musiciens connurent de leur vivant, riche d’une maîtrise musicale et d’un rayonnement artistique à leur sommet. Cet ultime défi, Haydn le voulut une réussite totale, un chef d’œuvre dont le succès, immédiat et retentissant, serait aussi incontestable que sa postérité.</p>
<p class="rtejustify">Ce que cet oratorio peut avoir de grandiose, ainsi que le pittoresque des mouvements descriptifs de la deuxième partie, où l’orchestre dessine, tour à tour, le vol racé de l’aigle, la démarche altière du lion ou le rampement sinueux du serpent, comblèrent en effet le public de l’époque. Quant à la postérité, elle ne cesse de s’émerveiller devant l’infinie variété des couleurs et des nuances osées tout au long de l’œuvre, véritable traduction musicale des multiples beautés de la nature qui nous fait suivre, pas à pas, la trajectoire menant du frémissant Chaos initial à l’éblouissant chœur final.</p>
<p class="rtejustify">Inspirée par Milton mais composée, en allemand, sur un livret du baron van Swieten, œuvre où Lumières et S<em>turm und Drang </em>ne font qu’un, œuvre à vocation universelle, <em>La Création </em>a été livrée en deux versions simultanées, l’une en allemand, l’autre en anglais. Dans les premières années du XIXe siècle, des traductions en italien, en espagnol, en russe suivront. Et également en français : à la demande du compositeur Daniel Steibelt (1765-1823), c’est le Joseph-Alexandre, vicomte de Ségur (1756-1805), qui se chargea de la traduction.</p>
<p class="rtejustify">Deux siècles plus tard à Paris, celle-ci apparaît toujours étonnamment fluide, ne faisant pas peser sur les rythmes ni sur la mélodie trop d’altérations, ne nécessitant pas d&rsquo;adaptation musicale trop encombrante ; le mérite en revient en grande partie à un trio de solistes parfaitement en style, et presque toujours compréhensibles. Même <strong>Omo Bello</strong>, dont la nature vocale particulièrement ductile et le vibrato caractéristique ne se prêtent pas, a priori, au jeu d’une élocution impeccable, se fond dans cette versification avec aisance, et avec quels trésors de timbre ! Remarqué plusieurs fois à l’Opéra de Lyon, <strong>Rémy Mathieu </strong>apporte aux interventions du ténor une voix claire et élégante, une indéniable présence scénique aussi, que l’on aimerait revoir dans le rôle d’un Pylade, d’un Admète pourquoi pas ? Rédacteur dans nos rangs il y a de cela quelques années, avant d’intégrer le Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon, <strong>Sevag Tachdjian </strong>ne manque pas de présence, lui non plus, et s’impose dans ses nombreux récitatifs, par une autorité vocale impressionnante qui sait se faire douceur, lors du duo d’Adam et Eve.</p>
<p class="rtejustify">Dans une œuvre aussi exigeante, l’ensemble du <strong>Palais Royal</strong>, qui s’expose à la lumière crue d’un effectif assez réduit, plie parfois, dans des interventions de cuivres et de bois pas toujours justes, dans des cordes un peu sèches. Mais il ne rompt pas, et choristes comme instrumentistes parviennent, grâce à la battue très lisible de <strong>Jean-Philippe Sarcos</strong>, à faire leur un chef d’œuvre qui, d’une langue à l’autre, ne perd rien de ses sortilèges : dans la superbe salle de l’Ancien Conservatoire, hantée par les fantômes de Berlioz, de Habeneck ou de Mendelssohn, la magie opère ! </p>
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		<title>Sévag Tachdjian, la bonne fée de l&#8217;Opéra de Tours</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/sevag-tachdjian-la-bonne-fee-de-lopera-de-tours/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Jan 2016 10:25:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Tous les chemins mènent sur une scène d&#8217;opéra. Avant d&#8217;être baryton basse, Sévag Tachdjian fut un de nos rédacteurs jusqu&#8217;en 2006, année où il intègre le CNSM de Lyon. Là, il étudie pendant quatre ans dans la classe de Françoise Pollet avant de rejoindre en 2012 la jeune troupe de l&#8217;Opéra du Rhin. Il s&#8217;apprête &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Tous les chemins mènent sur une scène d&rsquo;opéra. Avant d&rsquo;être baryton basse, <strong>Sévag Tachdjian</strong> fut un de nos rédacteurs jusqu&rsquo;en 2006, année où il intègre le CNSM de Lyon. Là, il étudie pendant quatre ans dans la classe de <strong>Françoise Pollet</strong> avant de rejoindre en 2012 la jeune troupe de l&rsquo;Opéra du Rhin. Il s&rsquo;apprête à interpréter les 22, 24 et 26 janvier à l&rsquo;Opéra de Tours le rôle d&rsquo;Alidoro, le précepteur du Prince dans <em>La Cenerentola </em>de Gioachino Rossini, l&rsquo;équivalent de la bonne fée dans le conte de Perrault (<a href="http://www.operadetours.fr/la-cenerentola">plus d&rsquo;informations</a>). On pourra ensuite l&rsquo;applaudir en Capitaine dans le très attendu <em>Don César de Bazan</em> de Jules Massenet  (un de <a href="http://www.forumopera.com/actu/les-spots-de-la-saison-2015-2016">nos spots cette saison</a>) en tournée avec les Frivolités Parisiennes à partir du 28 février, puis en Génie de la Lampe dans <em>Aladin ou la lampe merveilleuse</em> de Nino Rota à l&rsquo;Opéra de Saint-Etienne en octobre 2016. Encore un rôle de magicien, on n&rsquo;échappe pas à son destin.</p>
<p><iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/EB9HTHWGZ7U" width="560"></iframe></p>
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