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	<title>Didier TALPAIN - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<title>Didier TALPAIN - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Meyerbeer en France</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/meyerbeer-en-france-o-paradis/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dominique Joucken]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Dec 2016 06:34:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La discographie de Meyerbeer est tellement rachitique que chaque nouvelle parution est accueillie par l’amateur avec des transports de joie. Cet album offre d’ailleurs quelques motifs de satisfaction durable. Loin de se contenter des morceaux « connus » (pour autant que cette expression ait du sens pour un compositeur aujourd’hui si négligé), l’éditeur est allé piocher des &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="rtejustify">La discographie de Meyerbeer est tellement rachitique que chaque nouvelle parution est accueillie par l’amateur avec des transports de joie. Cet album offre d’ailleurs quelques motifs de satisfaction durable. Loin de se contenter des morceaux « connus » (pour autant que cette expression ait du sens pour un compositeur aujourd’hui si négligé), l’éditeur est allé piocher des extraits dans tous les opéras de la période française de Meyerbeer. Avec à la clé une vrai originalité dans le programme : l’introduction chorale du <em>Prophète</em>, la cavatine d’Isabelle dans <em>Robert Le Diable</em>, l’air de Valentine au 4<sup>e</sup> acte des <em>Huguenots</em>, le duo Catherine-Pierre dans <em>L’Etoile du Nord</em>, … Avec l’avantage d’un minutage très généreux (78’), l’auditeur est promené dans ce qui représente les riches heures du grand opéra à la française.</p>
<p class="rtejustify">Le chef <strong>Didier Talpain</strong> joue la carte du spectaculaire. Loin des baguettes qui ont cherché à alléger Meyerbeer (à l’image de Marc Minkowski), le Français n’hésite pas à déverser un flot de décibels, à souligner les effets dramatiques, à user et abuser du rubato pour obtenir un maximum d’émotion. Si cette esthétique peut donner le mal de mer à la longue, elle ne manque pas d’allure, d’autant que <strong>l’orchestre philharmonique de Sofia</strong> joue le jeu, et se montre prodigue en couleurs instrumentales saturées. On étouffe presque au milieu de si suffocantes beautés, mais abondance de biens ne nuit pas. Même option du côté des chœurs, en effectifs très importants, et que des oreilles modernes pourront trouver un brin épais, mais impeccablement homogènes et investis. La prononciation française est entachée d’un fort accent slave. Cela rebutera les puristes, mais quand on voit la liste longue comme le bras des scènes où les opéras de Meyerbeer étaient produits juste après leur création à Paris, on se dit que les textes du brave Scribe ont dû être encore bien plus maltraités qu’ici, et c’est une forme de reconstitution historique à laquelle nous sommes conviés.</p>
<p class="rtejustify">Les deux solistes offrent des bonheurs plus inégaux. <strong>Pierre-Yves Pruvot</strong> est déjà un nom familier des mélomanes, et son chant châtié convient idéalement à Meyerbeer. L’art de ciseler la syllabe ne s’oppose pas à la longue ligne, et il convainc autant en Pierre le Grand qu’en Nélusko, <a href="http://www.forumopera.com/cd/vasco-de-gama-plus-jamais-lafricaine">qu’il a d’ailleurs gravé intégralement.</a> Seuls l’un ou l’autre aigus paraissent un peu forcés, mais il s’agit peut-être d’un effet dramatique voulu. <strong>Hjördis Thébault</strong> a aussi des problèmes d’aigus, mais ce ne sont hélas pas les seuls. La soprano souffre d’abord d’un manque de volume qui rend son air de Valentine à peu près inaudible, la voix étant sans cesse couverte par l’orchestre. Elle n’est pas une vraie Falcon, soit. La Catherine de <em>L’Etoile du Nord</em> lui convient mieux en termes de format, mais là ce sont des problèmes de justesse qui apparaissent, les sons étant souvent trop bas. La diction n’est pas des plus soignées, et la voix semble se défaire au fur et à mesure que l’on progresse dans le programme. Bref moment de répit avec une Isabelle de <em>Robert le Diable</em> engagée, mais la chanteuse doit déclarer forfait dans la grande scène de Sélika. Dommage, et pour elle, et pour nous, et pour le disque, qui est passé bien près de l’exploit. Meyerbeer reste le compositeur des occasions manquées.</p>
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		<title>Les Bayadères</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/les-bayaderes-ce-disque-entraine-limagination-fort-loin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Sep 2014 07:52:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Avec ces Bayadères, Charles-Simon Catel se voit enfin offrir une revanche éclatante, car la Sémiramis publiée en 2012 n’avait pas vraiment su nous convaincre de l’intérêt de son exhumation (voir compte rendu). Il s’agit là sans doute du chef-d’œuvre de ce compositeur (même si ce titre doit être réservé, selon Fétis, à Wallace ou le &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Avec ces <em>Bayadères</em>, Charles-Simon Catel se voit enfin offrir une revanche éclatante, car la <em>Sémiramis </em>publiée en 2012 n’avait pas vraiment su nous convaincre de l’intérêt de son exhumation (<a href="http://www.forumopera.com/cd/vingt-ans-apres-ou-vingt-ans-avant">voir compte rendu</a>). Il s’agit là sans doute du chef-d’œuvre de ce compositeur (même si ce titre doit être réservé, selon Fétis, à <em>Wallace ou le ménestrel écossais</em>, représenté en 1817). Comme le souligne avec raison Gérard Condé dans le premier texte de ce somptueux livre-disque, il plane sur cet opéra comme une grâce mozartienne : le trio des favorites rappelle les trois dames de <em>La Flûte enchantée</em> et la marche des brahmanes a des harmonies qui rappellent étonnamment Sarastro et ses prêtres, mais on pourrait aussi dire que le deuxième acte, où la danse des bayadères prend « un caractère de tumulte et d’ivresse », évoque le premier finale de <em>Don Giovanni</em>. Voilà qui nous transporte bien au-delà de la seule curiosité historique, et l’on comprend que cet opéra ait été choisi pour l’inauguration de la salle Le Pelletier le 16 août 1821. Indépendamment des vertus propres à la partition, le livret offrait un cocktail idéal : de l’amour, de la violence, et de l’exotisme. Comme le dirait Flaubert dans son <em>Dictionnaire des idées reçues</em>, « <em>Bayadère</em> : Toutes les femmes de l’Orient sont des bayadères. Ce mot entraîne l’imagination fort loin ». En 1810, le public français connaissait déjà la terrible coutume indienne du <em>suttee</em> ou <em>sati</em>, ressort dramatique que saurait exploiter Jules Verne dans <em>Le Tour du monde en 80 jours</em>, mais l’on disait encore « Brame » au lieu de Brahmane. On ne cherchera pas trop d’orientalisme dans la musique, cette heure-là n’avait pas encore sonné, mais c’est là une œuvre à laquelle il serait bon de redonner sa chance en scène, ce que l’on imagine tout à fait possible hors de nos frontières, dans une de ces maisons où l’on ose encore prendre des risques.</p>
<p>A <strong>Didier Talpain</strong>, le Centre de musique romantique française avait déjà confié le tout premier volume de sa collection d’opéra français, <em>Amadis de Gaule</em> de Jean-Chrétien Bach. Il revient avec le même orchestre, qui fait fusionner deux ensembles, l’un de Bratislava, l’autre de Prague, pour un résultat des plus heureux, sans cette placidité qui plombe parfois l’interprétation des œuvres oubliées. Animée d’un dynamisme constant, l’œuvre progresse sans que jamais l’intérêt retombe. Curieusement, la prise de son ou le placement dans la salle de concert (il s’agit en grande partie d’un <em>live</em>) rend le <strong>chœur Stevtoslav Obretenov</strong> excessivement lointain, comme s’ils étaient séparés des solistes par plusieurs kilomètres.</p>
<p>Ce petit détail excepté, le chant qu’on entend sur ce disque est absolument sans reproche. Voix claire et bien timbrée, <strong>Chantal Santon</strong> brille dans un rôle exigeant, et l’on s’étonne une fois de plus que cette artiste ne se voie pas encore proposer les engagements auquel elle a droit hors du répertoire baroque auquel elle reste jusqu’ici associée. A ses côtés, <strong>Philippe Do</strong> sait trouver des accents héroïques fort bienvenus pour son personnage. Quant au méchant, Olkar, <strong>André Heyboer</strong> se montre à la hauteur des exigences de la partition, qui exige beaucoup de son interprète dans les aigus. Et les petits rôles sont tout aussi excellents, qu’il faudrait tous citer : <strong>Frédéric Caton</strong> en grand brahmane, son collègue basse <strong>Eric Martin-Bonnet</strong> qui cumule trois petits personnages, les ténors <strong>Mathias Vidal et Thomas Bettinger</strong>, et les trois odalisques/bayadères, <strong>Katia Velletaz, Jennifer Borghi </strong>et <strong>Mélodie Ruvio</strong>. Ne passez pas à côté de ces <em>Bayadères</em>, c’est un délice pour les oreilles. Et pour l’imagination.</p>
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