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	<title>Elli VALLINOJA - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Elli VALLINOJA - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>MONTEVERDI, L&#039;Incoronazione di Poppea — Versailles</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/lincoronazione-di-poppea-versailles-resurrection-fidele-mais-sans-ardeur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Bernard Schreuders]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Apr 2017 06:01:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Devenu un des hauts lieux de la musique ancienne depuis la réouverture de l’Opéra il y a sept ans, le Château de Versailles ne pouvait bien sûr pas manquer de célébrer le 450e anniversaire de la naissance de Monteverdi et sa programmation se révèle à la hauteur de l’événement. Inaugurées le 8 mars avec L’Orfeo &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Devenu un des hauts lieux de la musique ancienne depuis la réouverture de l’Opéra il y a sept ans, le Château de Versailles ne pouvait bien sûr pas manquer de célébrer le 450<sup>e</sup> anniversaire de la naissance de Monteverdi et sa programmation se révèle à la hauteur de l’événement. Inaugurées le 8 mars avec L’<em>Orfeo</em> dirigé par Paul Agnew, les célébrations se poursuivaient les 19 et 20 avril avec la reprise de <em>L’Incoronazione di Poppea </em>de Grüber et Minkowski créée à Aix en 1999 et déjà remontée à Lyon et <a href="/le-couronnement-de-poppee-vichy-nouvelle-jeunesse-dapres-lantique">Vichy</a>. Suivront les <em>Vêpres</em>, d’abord confiées à Raphaël Pichon (10 et 11 juin) puis à John Eliot Gardiner (8 octobre), des duos héroïques par les Prégardien père et fils (10 novembre) et la <em>Selva morale e spirituale </em>confiée à William Christie (17 décembre). Voilà qui devrait combler les admirateurs du divin Claudio et lui gagner de nouveaux suffrages.</p>
<p>Si la production aixoise de <em>L’Incoronazione di Poppea </em>(<a href="http://www.forumopera.com/v1/critiques/poppea_aix_dvd.htm">immortalisée en DVD</a>) n’avait pas fait l’unanimité, les critiques ne portaient pas tant sur la scénographie de <strong>Gilles Aillaud</strong>, parfaitement reconstituée par <strong>Bernard Michel</strong> qui en exalte la puissance symbolique, que sur les choix musico dramatiques de Marc Minkowski et <strong>Klaus Michael Grüber</strong>. S’appuyant principalement sur le manuscrit vénitien de l’opéra, ils supprimaient plusieurs monologues et même la scène du couronnement ainsi que la figure de Nutrice pour mieux souligner la solitude d’Ottavia, autant de choix discutables, mais cette version remaniée de <em>L’Incoronazione di Poppea </em>possédait aussi sa propre cohérence et une force souvent mésestimée par les interprètes de l’ouvrage : celle de la suggestion.</p>
<p>« <em>Une façon originale et sincère d’être fidèle à cette partition inouïe</em>, écrivait Marc Minkowski, <em>était d’en dégager la courbe dramatique et d’y privilégier l’intimité et la sensualité, c’est-à-dire l’univers amoureux de Néron et Poppée dans lequel se consument peu à peu toutes les résistances, morales, physiques ou politiques.</em> » L’acte sexuel n’intéresse nullement Grüber, et il a mille fois raisons : les héros de Busenello et Monteverdi sont ivres de désir, une ivresse qu’il faut donner à voir et à entendre. Ils ne s’enlacent jamais et leur seul baiser se dérobe à nos yeux, mais leurs mouvements, leurs visages, leurs mains, tout exprime, avec une précision admirable, cette tension irrésistible. Chargée de la dramaturgie en 1999, <strong>Ellen Hammer</strong> était sans doute la mieux placée pour régler cette gestuelle virtuose que les membres du <strong>Studio de l’Opéra de Lyon</strong> se sont appropriée avec un indéniable brio.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/lecouronnementdepoppee-rjeanlouisfernandez122_0.jpg?itok=rQb2odX4" title="L'incoronazione di Poppea © Jean-Louis Fernandez" width="468" /><br />
	Laura Zigmantaite © Jean-Louis Fernandez</p>
<p>En dehors des amants, la direction d’acteurs paraît relativement classique, sinon conventionnelle, le traitement d’Arnalta semblera même fort sage en regard des extravagances que la nourrice a déjà inspirées. Toutefois, n’allons trop vite pour en juger. Ainsi, le contraste, frappant, entre la raideur d’Ottone, comme pétrifié, et les corps si mobiles de Drusilla et Poppea prend tout son sens à la lumière du livret. En effet, seuls l’ordre d’exécution et les menaces proférées par Ottavia arrachent à sa torpeur le mari floué, dont l’interprète, jusque-là entravé (e) par une tessiture ingrate, réussit souvent à tirer son épingle du jeu – <strong>Aline Kostrewa</strong>, en l’occurrence, ne déroge pas à la règle, la silhouette comme le chant, longtemps contraints, s’animant enfin.  </p>
<p>Donner à voir, mais aussi à entendre le désir, écrivions-nous : nous touchons ici aux limites de cette louable résurrection. Nous n’attendions évidemment pas des jeunes membres du Studio de l’Opéra de Lyon qu’ils éclipsent les vedettes de la création, Anne Sofie Von Otter et Mireille Delunsch, alors au sommet de leur art. Par contre, le talent n’attend pas le nombre des années ni l’éclosion de la personnalité. Si <em>L’Incoronazione di Poppea</em> n’a nul besoin d’une représentation explicite du sexe, c’est parce que les vers de Busenello et leur habillage musical ruissellent de sensualité, l’érotisme culminant dans les cris de jouissance du fils d’Agrippine lors de son duo avec Lucano. <strong>Josefine Göhmann</strong> convainc surtout dans le <em>stile concitato </em>où s’exprime la pugnacité de Poppea, en revanche, son soprano manque de pulpe et son chant de séduction, à l’image de celui de <strong>Laura Zigmantaite</strong> (Nerone), dotée de beaux moyens mais qu’elle doit encore dompter. Il faut pourtant saluer le remarquable travail de préparation mené par <strong>Jean-Paul Fouchécourt</strong> (Arnalta à Aix en 1999) avec les chanteurs, un travail d’abord stylistique puisque la plupart n’avaient encore jamais abordé Monteverdi. Josefine Göhmann et Laura Zigmantaite donnent l’impression de ne pas s’en être émancipées et de réciter, impeccablement, leur leçon plutôt que d’habiter leur partie au fil d’échanges dont elles peinent à restituer l’ardeur amoureuse.</p>
<p>Distribuée dans des emplois secondaires le 20 avril, <strong>Emilie Rose Bry</strong> défendait le rôle-titre la veille, comme du reste l’automne dernier sous la direction de Jean-Christophe Spinosi. Son soprano affiche une autre ampleur ainsi qu&rsquo;un mordant appréciable et son interprétation de Drusilla revêt les accents passionnés qui font défaut à Poppea. Quelques notes, quelques mots peuvent suffire à poser un personnage et l’entrée d’Ottavia en offre un exemple particulièrement édifiant. Hélas, « Disprezzata regina » tombe à plat et montre d’emblée qu’<strong>Elli Vallinoja </strong>n’a ni l’étoffe vocale ni la grandeur tragique que requiert la figure de l’impératrice outragée. <strong>Pawel Kolodziej</strong> campe un philosophe sans majesté et par trop débonnaire qui n’offre d’ailleurs qu’une piètre résistance à son impétueux disciple – Laura Zigmantaite n’en fait qu’une bouchée et leur affrontement tourne court.</p>
<p><strong>André Gass</strong>, par contre, trouve le ton juste en Arnalta, même si sa berceuse ne tient pas encore toutes ses promesses. Quand surgit Pallade, nous tendons l’oreille, intrigué par un timbre singulier et ambigu, puisque nous recherchons dans le programme le nom d’une chanteuse pour tomber sur celui de <strong>James Hall</strong> (d’autres spectateurs manifestement bluffés s’étonneront également de l’absence de contre-ténor dans la distribution). L’opulent continuo de Marc Minkowski à Aix alignait une quinzaine d’instruments quand <strong>Sébastien d’Hérin</strong> se contente de la moitié, mais <strong>Les Nouveaux Caractères</strong> enveloppent avec d&rsquo;autant plus de délicatesse les voix dans les moments fusionnels. Hormis la confrontation finale après la tentative avortée d&rsquo;assassinat de Poppea, l’intimité réussit mieux au chef que les sommets dramatiques de la partition (la joute de Nerone et Seneca, les scènes d’Ottavia, la déchirante prière des Famigliari) où la vision d’un chef devrait suppléer l’inexpérience des solistes et libérer la théâtralité de l&rsquo;opéra.</p>
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		<title>MONTEVERDI, L&#039;Incoronazione di Poppea — Vichy</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/le-couronnement-de-poppee-vichy-nouvelle-jeunesse-dapres-lantique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Mar 2017 12:55:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour le festival annuel de l’Opéra de Lyon, Serge Dorny a eu cette année l’étrange idée de ressusciter, sous l’appellation « Mémoires », trois productions germaniques âgées de quinze à trente ans. Viendront bientôt l’Elektra de Ruth Berghaus et le Tristan de Heiner Müller, mais les festivités s’ouvrent avec le Couronnement de Poppée monté en 1999 à &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour le festival annuel de l’Opéra de Lyon, Serge Dorny a eu cette année l’étrange idée de ressusciter, sous l’appellation « Mémoires », trois productions germaniques âgées de quinze à trente ans. Viendront bientôt l’<em>Elektra</em> de Ruth Berghaus et le <em>Tristan</em> de Heiner Müller, mais les festivités s’ouvrent avec le <em>Couronnement de Poppée </em>monté en 1999 à Aix-en-Provence par Klaus Michael Grüber. Cet illustre homme de théâtre allemand étant décédé en 2008, c’est à sa dramaturge, <strong>Ellen Hammer</strong>, qu’a été confié le soin de remonter le spectacle avec une fidélité quasi-totale. Gilles Aillaud ayant lui aussi rejoint le monde des défunts, <strong>Bernard Michel</strong> a recréé les décors à l’identique. Cette production ayant été filmée lors de sa reprise en 2000 et commercialisée en DVD par Bel Air Classiques, il serait facile de se livrer au petit jeu de la comparaison. Même si le mistral aixois ne soulève plus le rideau dans la cour de l’Archevêché, même si l’on n’entend pas les cigales dans le cadre somptueux de l’Opéra de Vichy, on retrouve bien ici tout ce qui faisait la séduction de ce monde romain fantasmé, les citronniers du jardin de Sénèque ou le palais d’Octavie au rouge plus pompéien que Pompéi. On retrouve aussi ces personnages délibérément laissés énigmatiques, ce Néron animé de rictus, cette Poppée opaque qui danse son rôle plus qu’elle ne le joue. Il y a dix-huit ans, la critique avait souligné le caractère enfantin attribué aux protagonistes, et leur jeunesse est encore ravivée par celle, bien réelle, des artistes réunis cette fois, puisqu’il s’agit des membres du Studio de l’Opéra de Lyon, encadrés par celui qui était Arnalta à Aix, <strong>Jean-Paul Fouchécourt</strong>. Si l’on peut donc comparer le spectacle à son ancêtre, il faut évidemment oublier tout rapprochement avec les artistes confirmés qui y brillèrent en 2000 et 2001 : personne n’a ici pour objectif d’égaler les Mireille Delunsch, Anne Sophie von Otter, Lorraine Hunt ou Sylvie Brunet de la distribution initiale.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/lecouronnementdepoppee-rjeanlouisfernandez014.jpg?itok=QMEo3eyc" title="© Jean-Louis Fernandez" width="468" /><br />
	© Jean-Louis Fernandez</p>
<p>Parmi ces jeunes artistes venus des quatre coins de la planète, on soulignera l’excellente impression produite par Poppée et Néron, <strong>Josefine Göhmann</strong> et <strong>Laura Zigmantaite</strong>, même si la différence n’est peut-être pas assez nette entre ces deux voix, le mezzo-soprano de la seconde étant tellement clair qu’il ne se distingue guère du soprano de la première. <strong>Elli Vallinoja</strong> compose une belle Octavie, même si l’on aimerait parfois des couleurs plus sombres pour ce personnage tourmenté. Le timbre féminin le plus grave est ici celui d’<strong>Aline Kostrewa</strong>, Othon androgyne à souhait mais dont la voix manque hélas un peu de puissance. <strong>Pawel Kolodziej</strong> est un Sénèque plein de bonhomie, et <strong>André Gass</strong> assure avec aplomb la succession de Jean-Paul Fouchécourt, auquel il ne ressemble pourtant ni physiquement ni vocalement. <strong>Emilie Rose Bry </strong>se contente ce soir-là de Drusilla mais chantera aussi, un soir sur deux, cette Poppée qu’elle était déjà pour Jean-Christophe Spinosi en novembre dernier. Tous les rôles secondaires sont très dignement tenus.</p>
<p>La déception vient en fait de la direction de <strong>Sébastien d’Hérin</strong>, qui semble refuser les contrastes qu’appellent pourtant la partition et le livret. L’ensemble baigne dans une sonorité certes non dénuée de sensualité, mais là où les chanteurs n’hésitent pas à s’investir dans leurs interventions, les instrumentistes sont comme piégés par une certaine retenue de bon ton qui prive un peu l’œuvre de sa dimension théâtrale.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/le-couronnement-de-poppee-vichy-nouvelle-jeunesse-dapres-lantique/">MONTEVERDI, L&#039;Incoronazione di Poppea — Vichy</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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