<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Yo OTAHARA - Artiste - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/artiste/yo-otahara/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/yo-otahara/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Sat, 10 Aug 2024 08:31:18 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.1</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Yo OTAHARA - Artiste - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/yo-otahara/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>ROSSINI &#038; Co &#8211; Bad-Wildbad</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/rossini-co-bad-wildbad/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maurice Salles]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 Aug 2024 04:00:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=170369</guid>

					<description><![CDATA[<p>En juillet, le festival Rossini de Bad Wildbad a accueilli les participants à son Académie Bel Canto. Sous la houlette de Filippo Morace, le 21 juillet dix d’entre eux ont présenté un état de leur travail au cours d’un concert. Leur professeur avait imaginé une mise en espace destinée à dramatiser les situations, en particulier &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/rossini-co-bad-wildbad/"> <span class="screen-reader-text">ROSSINI &#038; Co &#8211; Bad-Wildbad</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/rossini-co-bad-wildbad/">ROSSINI &#038; Co &#8211; Bad-Wildbad</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>En juillet, le festival Rossini de Bad Wildbad a accueilli les participants à son Académie Bel Canto. Sous la houlette de <strong>Filippo Morace</strong>, le 21 juillet dix d’entre eux ont présenté un état de leur travail au cours d’un concert. Leur professeur avait imaginé une mise en espace destinée à dramatiser les situations, en particulier pour les duos. Quelques accessoires et des éclairages suffisaient pour passer de la chambre où Figaro mesure l’espace disponible pour le lit qu’il va partager avec Susanna à l’obscurité où il se cache et où elle attise malicieusement sa jalousie injustifiée. Leur utilité se confirmera pour les duos Don Giovanni-Zerlina et Ernesto-Norina.</p>
<p>Il serait malvenu d’entrer dans le détail de certaines prestations, qui nous ont semblé banales ou peu réussies. Aussi nous bornerons-nous, après avoir mentionné le rôle impeccable au piano de <strong>Gianluca Ascheri</strong>, à signaler les noms qui ont recueilli nos suffrages. La soprano <strong>Yo Otahara</strong>, après Fiordiligi dans un duo de <em>Cosi fan tutte</em>, se lance dans la cavatine « Bel raggio lusinghier » de <em>Semiramide</em>. Elle est si menue qu’on se demande où elle puise le souffle nécessaire à une exécution technique qui n’ignore aucune nuance musicale ou dramatique. Le timbre n’est pas de ceux qui captivent, l’extension n’est pas mirobolante, mais ce souci du détail et cette précision sont d’indéniables atouts. Excellente participation du ténor <strong>Luis Magallanes</strong>, déjà très remarqué dans le <em>Masaniello, </em>et qui sidère par sa maîtrise tant vocale qu’interprétative dans le récitatif et l’air de Fernando dans <em>La favorita </em>« Favorita del rei – Spirto gentil ». L’autre ténor <strong>Massimo Frigato</strong> a du soleil dans la voix, et son interprétation de la sérénade d’Ernesto « Come è gentil » dans <em>Don Pasquale </em>séduit sans réserve, comme sa participation au duo Ernesto-Norina de la même œuvre, où l’étendue et les nuances sont bien celles que l’on peut souhaiter. Dans ce duo il a pour partenaire la soprano <strong>Sabrina Sanza </strong>; elle y est déjà brillante, mais dans la scène et l’aria d’Amina : « Ah, non credea mirarti…Ah, non giunge… » elle va éblouir l’auditoire, tant par l’exécution technique, dont elle fait oublier la difficulté, que par la justesse interprétative, aussi émouvante que nécessaire, avec une grâce qui exclut toute outrance démonstrative. Elle remporte un triomphe mérité. Tous nos vœux les accompagnent !</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/rossini-co-bad-wildbad/">ROSSINI &#038; Co &#8211; Bad-Wildbad</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>ROSSINI, Le comte Ory &#8211; Bad Wildbad</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/rossini-le-comte-ory-bad-wildbad/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maurice Salles]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jul 2024 04:00:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=168579</guid>

					<description><![CDATA[<p>Comme Tonio, on s’écrierait volontiers&#160;: «&#160;Quel jour de fête&#160;!&#160;» à la fin de ce Comte Ory dirigé avec une alacrité roborative par un Antonino Fogliani survolté. On sort le sourire aux lèvres de cette représentation où la vitalité musicale nous a aidé à surmonter l’agacement visuel. Il commence avec l’ouverture, polluée par le spectacle de &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/rossini-le-comte-ory-bad-wildbad/"> <span class="screen-reader-text">ROSSINI, Le comte Ory &#8211; Bad Wildbad</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/rossini-le-comte-ory-bad-wildbad/">ROSSINI, Le comte Ory &#8211; Bad Wildbad</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Comme Tonio, on s’écrierait volontiers&nbsp;: «&nbsp;Quel jour de fête&nbsp;!&nbsp;» à la fin de ce <em>Comte Ory</em> dirigé avec une alacrité roborative par un <strong>Antonino Fogliani</strong> survolté. On sort le sourire aux lèvres de cette représentation où la vitalité musicale nous a aidé à surmonter l’agacement visuel.</p>
<p>Il commence avec l’ouverture, polluée par le spectacle de femmes affublée de tenues bariolées qui s’installent pour papoter jusqu’à ce que des gars hypermusclés – teeshirts « Rambo » –&nbsp;partent manifestement pour la guerre. Ils reviendront au premier acte en gardes du corps du faux ermite, bandana et coiffure afro confirmant l’atmosphère années 60 du siècle dernier. Les guerriers partis, les femmes déploient des panneaux porteurs de photographies d’arbres exotiques ; en fond de scène une tente est dressée, ce sera l’ermitage, façon tipi mâtiné d&rsquo;hôpital de campagne, et Ory paraîtra en guru, mixte de Gandhi pour l’habit et d’un personnage de bande dessinée pour sa barbe blanche, entre Gandalf et Panoramix. Une petite table côté cour recevra les présents destinés au saint homme.</p>
<p>Au deuxième acte, qui a pour cadre le château de la belle comtesse, l’espace libéré par la disparition de la tente deviendra successivement le lieu de l’apparition d’Ory en fantasme tentateur, celui ou s’attablent les pseudo-pélerines, et enfin la chambre de la comtesse, où derrière un rideau tiré translucide se jouera la comédie des erreurs, la comtesse, le page et Ory apparaissant en ombres chinoises qui se livrent, au dire de quelques personnes, à des activités scabreuses dont nous n’avons heureusement rien remarqué. Le dessous de la scène sera utilisé pour la fuite d’Ory, de Raimbaud et du gouverneur.</p>
<p>A côté de choix pertinents, comme les manifestations d’impatience d’Isolier pendant l’interminable auto plaidoyer du gouverneur, ou la veste enlevée par la comtesse quand l’influence du guru fait monter sa tension, le traitement des scène comiques, telle la beuverie des pseudo-pélerines, ne donne pas dans la légèreté. C’est malheureusement souvent le cas, et c’est regrettable car ces ivrognes travestis en pélerines font tellement partie d’une tradition comique qu’il ne semble vraiment pas nécessaire d’appuyer.</p>
<p>Heureusement, la verve de l’orchestre balaie les réticences visuelles, et le chant réjouit à l’unisson. On se plait à noter que globalement la prononciation du français est bonne, y compris celle des artistes des chœurs, musicalement irréprochables. Le rôle mineur d’Alice donne à <strong>Yo Otahara </strong>la possibilité de montrer une vis comica discrète mais efficace en adepte dévouée et apparemment comblée des séances de «&nbsp;méditation&nbsp;» sous la tente. Entre parenthèses, elle sort la dernière du groupe de femmes manifestement très détendues par leur séance avec le guru, ce qui ruine quelque peu les discours qui veulent voir dans les émois d’Ory au deuxième acte l’ardeur maladroite d’un amoureux débutant.</p>
<p>Ragonde est ici moins sévère qu’attentive, et <strong>Camilla Carol Farias </strong>lui confère toute l’autorité nécessaire sans en faire le dragon femelle parfois représenté. <strong>Nathanaël Tavernier </strong>remporte un succès mérité dans le rôle du gouverneur, où il exploite à bon escient des graves abyssaux et montre une belle longueur de souffle. A <strong>Fabio Maria Capitanucci </strong>le rôle ambigu du compagnon des mauvais coups du jeune dévoyé et les couplets du récit de l’exploration de la cave, si évocateurs et si différents de ceux de Don Magnifico dans <em>La Cenerentola</em>. Il en exprime toute la verve, mais l’accélération altère un peu la clarté de la prononciation.</p>
<p><strong>Diana Haller </strong>campe le page amoureux de la comtesse par là-même rival de son maître. Sa fermeté vocale, la souplesse et la vélocité, l’étendue intacte entre les graves soyeux et les aigus étincelants, doublées de son aplomb scénique, font de sa composition un régal. Il va de pair avec celui qu’offre la démonstration de virtuosité de la comtesse de <strong>Sofia Mchedlishvili</strong>, dont on constate avec bonheur qu’elle a acquis une complète maîtrise de sa voix&nbsp;: plus aucune trace, dans les aigus stratosphériques, des reflets métalliques d’autrefois, une homogénéité parfaite, la rapidité et la précision impeccable de l’exécution, s’allient à une présence scénique où les affèteries ont disparu, cette composition est à ranger au côté des plus notables.</p>
<p>Autre bonheur, dans le rôle-titre, l’alliance de l’intelligence et des moyens pour l’interpréter.<strong> Patrick</strong> <strong>Kabongo </strong>réunit les atouts nécessaires et comme toujours s’engage à fond dans la mission qu’il a reçue. Il doit faire rire, c’est à cela qu’est destiné son accoutrement de guru au premier acte, et la robe et la perruque blonde dont il est affublé au second et qui sont souvent source de gags. L’honnêteté du compte-rendu nous oblige à dire que beaucoup ont ri de bon cœur, et aussi que ses mimiques expressives n’y étaient sûrement pas pour rien. Pour le reste, on connait ses qualités de chanteur rossinien, la ductilité, la précision, la maîtrise des figures, et on les savoure intensément, en regrettant parfois que l’intensité sonore de l’orchestre le contraigne à pousser un peu. Il recueille un triomphe personnel mérité, comme la comtesse et Isolier, &nbsp;mais tous les artistes sont longuement fêtés par un public ravi dont on ne peut s’empêcher de noter que, plus fourni que la veille, il n’a cependant pas fait le plein.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/rossini-le-comte-ory-bad-wildbad/">ROSSINI, Le comte Ory &#8211; Bad Wildbad</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>ROSSINI, Messa di Gloria &#8211; Bad Wildbad</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/rossini-messa-di-gloria-bad-wildbad/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maurice Salles]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Jul 2024 06:15:09 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=168737</guid>

					<description><![CDATA[<p>Depuis quelques années, en accord avec l’Office de tourisme, le festival Rossini de Bad Wildbad propose un concert au Belvédère du Sommerberg, sous le titre Rossini sur les cimes. Au programme de cette édition 2024, l’ouverture d’Otello et la Messa di Gloria, deux œuvres de la période napolitaine. Le directeur musical du festival, Antonino Fogliani, &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/rossini-messa-di-gloria-bad-wildbad/"> <span class="screen-reader-text">ROSSINI, Messa di Gloria &#8211; Bad Wildbad</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/rossini-messa-di-gloria-bad-wildbad/">ROSSINI, Messa di Gloria &#8211; Bad Wildbad</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis quelques années, en accord avec l’Office de tourisme, le festival Rossini de Bad Wildbad propose un concert au Belvédère du Sommerberg, sous le titre <em>Rossini sur les cimes</em>. Au programme de cette édition 2024, l’ouverture <em>d’Otello </em>et la <em>Messa di Gloria, </em>deux œuvres de la période napolitaine. Le directeur musical du festiva<strong>l, Antonino Fogliani</strong>, dirige la première, tandis que la seconde est confiée à <strong>José Miguel Pérez-Sierra</strong>, un autre pilier de la manifestation. Ce dernier l’ignore, mais au passage de relais, il va recevoir le prix &#8211; la reproduction d’un portrait de Rossini – qui récompense la fidélité au festival, dans son cas, une présence ininterrompue depuis dix ans.</p>
<p>Pourquoi associer l’ouverture d’<em>Otello </em>à la <em>Messa di Gloria </em>? Nous n’avons pas trouvé de réponse. La lecture qu’en donne <strong>Antonino Fogliani</strong> à la tête des musiciens de l’Orchestre Philharmonique Szymanowski de Cracovie, est probe mais malgré la précision de traits tantôt cinglants, tantôt sarcastiques, le frisson que nous aimons ressentir quand dans le climat de menace sourde et croissante s&rsquo;intercalent les velléités d&rsquo;accalmies mélodieuses ne nous a pas saisi. Peut-être l’atmosphère et l’acoustique du lieu y ont-elles été pour quelque chose ?</p>
<p>Remise du prix, donc, par le surintendant <strong>Jochen Schönleber</strong>, et reprise du concert avec  cette messe appelée <em>di Gloria, </em>parce qu’elle comprend seulement le <em>Kyrie </em>et le <em>Gloria</em>, à l’exclusion du <em>Credo</em>, du <em>Sanctus</em> et de l’ <em>Agnus Dei</em>. Créée le 24 mars 1820 à l’église de Saint-Ferdinand de Naples à l’occasion de la fête de la Madone des Sept Douleurs, c’était une commande de la « Royale archiconfraternité de Notre Dame des Sept Douleurs », congrégation au sein de laquelle seuls les nobles étaient admis.</p>
<p>On ne sait pas exactement ce qu’il est advenu de la partition autographe, dont on ne connait que des fragments, et les versions en circulation sont des reconstitutions basées sur des documents parfois annotés de la main de Rossini, comme ceux conservés à Naples, ce qui atteste de leur emploi pour l’exécution de la Messe. Des témoignages des contemporains, Rossini avait conçu le <em>Gloria </em>comme un tableau vivant où des anges témoignent de la gloire divine à l’intention des hommes – des bergers – émerveillés. Quatre solistes se détachent : un soprano, deux ténors et une basse.</p>
<p>Et la perplexité se réactive : une femme a-t-elle pu chanter cette messe, alors qu’une des premières décisions du roi Ferdinand, à peine réinstallé sur son trône en 1815, avait été d’exclure de la chapelle palatine toutes les femmes, à commencer par la Colbran ? Le président de la Société Rossini d’Allemagne, <strong>Reto Müller</strong>, nous fournit la réponse, grâce au témoignage retrouvé d’un mélomane écossais, John Waldie, qui mentionne le nom de Moise Tarquinio, castrat, ainsi que celui du jeune Giovanni Rubini et de Giuseppe Ciccimara pour les ténors I et II. Il y a trente ans, Philip Gossett avait supposé qu’il s’agissait des stars David et Nozzari, distribuées au San Carlo quand la messe fut créée.</p>
<p>Parmi les points forts de cette exécution, le chœur de la Philharmonie Szymanowski de Cracovie, aussi puissant ou éthéré que  nécessaire, impeccable de cohésion, et l’orchestre de la même Philharmonie, dont le cor anglais obligé pour le <em>Gratias agimus tibi </em>et la clarinette du <em>Quoniam tus solus sanctus </em>sont d’authentiques virtuoses. Le soyeux des cordes, le moelleux ou l’éclat des vents sont délectables et l’on est saisi par la maîtrise de <strong>José Miguel Pérez-Sierra</strong>, qui parvient à faire ressortir l’intériorité d’une profession de foi sans rien sacrifier de l’éclat de ce chant de glorification.</p>
<p>Dans le quatuor de solistes, pas de castrat mais la soprano japonaise <strong>Yo Otahara,</strong> voix ductile qu’on aimerait réentendre « à chaud » car dans le <em>Laudamus te </em>l’extrême aigu sonne très légèrement acidulé, et le baryton-basse <strong>Dogukan Özkan,</strong> d’origine turque, un peu à la peine dans les notes les plus graves mais très musical et remarquable dans l’air de bravoure du <em>Quoniam </em>pour la souplesse et l’agilité.</p>
<p>Au ténor I est dévolu le virtuose <em>Gratias agimus tibi</em>, après le duo avec le ténor II du Kyrie. La prestation de <strong>Mert Sungu </strong>est d’emblée source de perplexité. Un deuil récent serait à l’origine d’une méforme patente. Acceptons l’explication, et souhaitons pour le chanteur qu’il puisse rapidement surmonter cette épreuve.</p>
<p>Par contraste, les interventions de <strong>Patrick Kabongo </strong>tournent à la performance : la voix est saine, homogène, superbement projetée, l’extension idoine, la diction lumineuse, et les raffinements sont au rendez-vous. Quelle joie de retrouver égal à lui-même ce chanteur trop méconnu en France !</p>
<p>Le dernier chœur contrapuntique – pour lequel Rossini aurait demandé l’aide d’un compositeur contemporain, Pietro Raimondi, tant était vif le souvenir du jugement acerbe de son professeur  au lycée musical de Bologne, le Père Mattei , qui le traitait de « déshonneur de l’école » &#8211; achève dans une fugue triomphale cette Messe, et le public salue les artistes avec une fougueuse reconnaissance. Sans doute pense-t-il, comme Stendhal, que cette œuvre ouvrira à Rossini les portes du Paradis !</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/rossini-messa-di-gloria-bad-wildbad/">ROSSINI, Messa di Gloria &#8211; Bad Wildbad</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
