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	<title>Young Woo KIM - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Young Woo KIM - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>WAGNER, Götterdämmerung – Dresde</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/wagner-gotterdammerung-dresde/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yves Jauneau]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 May 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après Das Rheingold, Die Walküre et Siegfried, voici le dernier épisode du premier Ring « historiquement informé », un vaste projet initié en 2016. Loin d&#8217;être une vaine tentative de reconstitution de ce que Wagner aurait voulu entendre, lui qui exigeait de toute façon que l’œuvre ne soit jouée qu’à Bayreuth avec orchestre invisible sous &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-weight: 400;">Après </span><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/rheingold-amsterdam-coup-declat-pour-lor-du-rhin/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Das Rheingold</span></a><span style="font-weight: 400;">, </span><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/wagner-die-walkure-cologne/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Die Walküre</span></a><span style="font-weight: 400;"> et </span><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/wagner-siegfried-paris-philharmonie/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Siegfried</span></a><span style="font-weight: 400;">, voici le dernier épisode du premier </span><i><span style="font-weight: 400;">Ring</span></i><span style="font-weight: 400;"> « historiquement informé », un vaste projet initié en 2016. Loin d&rsquo;être une vaine tentative de reconstitution de ce que Wagner aurait voulu entendre, lui qui exigeait de toute façon que l’œuvre ne soit jouée qu’à Bayreuth avec orchestre invisible sous fosse, l’entreprise entend surtout recourir aux instruments de l&rsquo;époque et essayer de renouveler certaines caractéristiques de l&rsquo;exécution musicale. Pour l&rsquo;orchestre, outre un </span><i><span style="font-weight: 400;">instrumentarium</span></i><span style="font-weight: 400;"> renouvelé, un soin particulier a ainsi été porté à l&rsquo;articulation (coups d&rsquo;archet des cordes, tenues des notes par les vents), ou au recours à certains effets (</span><i><span style="font-weight: 400;">portamento)</span></i><span style="font-weight: 400;">, bannis de la pratique orchestrale actuelle. Pour le chant, le vibrato, notamment pour les rôles les plus dramatiques comme Brünnhilde, n&rsquo;est utilisé qu’à titre ponctuel, comme ornement expressif. Enfin, une attention toute particulière est portée à la diction, avec un chant parfois proche du semi-parlando.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Dès les premières mesures de l’œuvre – irrésistibles accords portés par les flûtes en bois – jusqu’à son terme, avec le legato des cordes en boyaux conférant une saveur singulière à l&rsquo;apogée finale, c’est bien l’orchestre qui s’impose comme la véritable star de la soirée. Les musiciens réunis du </span><b>Dresdner Festspielorchester</b><span style="font-weight: 400;"> et du </span><b>Concerto Köln</b><span style="font-weight: 400;"> jouent avec un engagement total : on voit ces violoncelles sans pique, emmenés avec une discipline exemplaire par </span><b>Moritz Kolb</b><span style="font-weight: 400;">, ou ces violons à la cohésion remarquable derrière l’archet de </span><b>Alexander Janiczek</b><span style="font-weight: 400;">. On entend ces cuivres, tantôt tonitruants dans le spectaculaire deuxième acte, tantôt plus sombres et contenus, ou encore ce cor anglais de </span><b>Lorenz Eglhuber</b><span style="font-weight: 400;">, à la sonorité si chaleureuse et boisée. Qui aurait imaginé il y a quelques années une exécution sur instruments d’époque d’une telle solidité technique et si inspirée ? Geste précis, intervention mesurée, </span><b>Kent Nagano</b><span style="font-weight: 400;"> maintient la tension, en privilégiant une lecture structurée et en modulant avec finesse les climats. Le chef sera chaleureusement applaudi, par le public et par ses musiciens.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La version de concert présentée ce soir permet à chaque spectateur d&rsquo;observer ces détails orchestraux, tout en bénéficiant d’une écoute clarifiée, quelques gestes simples suffisant parfaitement à suivre l&rsquo;action. La représentation prend par ailleurs une dimension presque spatialisée : certains protagonistes émergent du parterre pour déclamer leur texte, tandis que les chœurs se déploient en arrière-scène, avec également quelques solistes dispersés dans la salle. Les cors naturels résonnent en coulisse, tandis que trois joueurs de Stierhorn sont disposés dans différents balcons du Kulturpalast de Dresde, contribuant à un dispositif sonore particulièrement immersif.</span></p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/musikfestspielefestpielorchestergoetterdaemmerung386.jpg" />
© Oliver Killig</pre>
<p><b>Åsa Jäger</b><span style="font-weight: 400;"> incarne une Brünnhilde d’une pureté inhabituelle, portée par une voix d’une insolente santé, au grave naturel et homogène, sans excès de poitrinage, et avec un aigu qui affronte sans peine les éclats du rôle. La soprano suédoise restitue en outre les exigences de la partition, des trilles aux </span><i><span style="font-weight: 400;">gruppetti</span></i><span style="font-weight: 400;"> caractéristiques de son personnage et si chers à Wagner. Face à elle, </span><b>Young Woo Kim</b><span style="font-weight: 400;"> campe un Siegfried fougueux, à la projection éclatante, qui confère au personnage une allure presque belcantiste. Le ténor coréen s’impose également comme un narrateur hors pair dans la grande scène de récit du troisième acte, dans laquelle Siegfried retrace ses aventures. En Hagen, </span><b>Patrick Zielke</b><span style="font-weight: 400;"> fait preuve d’une grande finesse d’interprétation, privilégiant l’introspection et une présence presque intérieure du personnage, loin de toute brutalité démonstrative. La basse allemande, aux graves superbes et parfaitement projetés, aborde le rôle avec une retenue presque murmurée et presque inquiétante.</span></p>
<p><b>Johannes Kammler</b><span style="font-weight: 400;"> prête à Gunther un baryton au legato souple, en interaction toujours juste et sensible avec les autres personnages. </span><b>Daniel Schmutzhard</b><span style="font-weight: 400;"> s’affirme en Alberich comme un excellent diseur, à la présence toujours mordante. </span><b>Sophia Brommer</b><span style="font-weight: 400;"> donne à Gutrune une énergie franche et immédiate, portée par une voix à la fois claire et charnue. Moins ouvertement dramatique qu’à l’accoutumée, la Waltraute d&rsquo;</span><b>Olivia Vermeulen</b><span style="font-weight: 400;"> est d&rsquo;une belle musicalité, avec un récit tout dans l&rsquo;introspection. Les trois Nornes de</span><b> Jasmin Etminan</b><span style="font-weight: 400;">, </span><b>Marie-Luise Dreßen</b><span style="font-weight: 400;"> et </span><b>Valentina Farcas</b><span style="font-weight: 400;"> sont solidement incarnées, même si une projection un peu retenue en atténue un peu la dimension incantatoire. On retrouve enfin le vaillant trio des Filles du Rhin du premier épisode de ce Ring (</span><b>Ania Vegry</b><span style="font-weight: 400;">, </span><b>Ida Aldrian</b><span style="font-weight: 400;"> et </span><b>Eva Vogel</b><span style="font-weight: 400;">), toujours d’un équilibre idéal et d’une présence scénique particulièrement vivante.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">L’aventure de ce Ring historiquement informé n’est heureusement pas encore terminée. Viendront prochainement un enregistrement, réalisé au fil des dernières années, et puis une reprise complète du cycle en 2027, toujours en version de concert, au Konzerthaus de Vienne. Les spectateurs parisiens auront pour leur part la chance de découvrir ce magique </span><i><span style="font-weight: 400;">Crépuscule des dieux</span></i><span style="font-weight: 400;"> pour l’ouverture de la saison 2026/2027 du Théâtre des Champs-Élysées.</span></p>
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		<title>VERDI, Ernani &#8211; Cologne</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-ernani-cologne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 May 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À Cologne, on fait depuis quelques années avec les moyens du bord, et il faut aimer l’opéra pour venir et surtout revenir dans une salle (Staatenhaus) faite pour tout sauf pour l’opéra ! Nous en avons parlé sur Forum Opéra, la restructuration du Koelner Oper n’est pas un long fleuve tranquille ; les délais (et &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>À Cologne, on fait depuis quelques années avec les moyens du bord, et il faut aimer l’opéra pour venir et surtout revenir dans une salle (Staatenhaus) faite pour tout sauf pour l’opéra ! Nous <a href="https://www.forumopera.com/breve/cologne-nouvel-opera-nouvelle-politique-tarifaire/">en avons parlé</a> sur Forum Opéra, la restructuration du Koelner Oper n’est pas un long fleuve tranquille ; les délais (et les coûts) n’en finissent pas de s’allonger. Mais, ça y est, la réouverture nous <a href="https://www.forumopera.com/breve/cologne-2026-27-retour-a-loffenbachplatz/">est promise pour bientôt</a> et la saison à venir permettra d’intégrer une salle entièrement rénovée.<br />
Ce ne sera pas du luxe car les conditions actuelles sont loin d’être optimales, pour les spectateurs comme pour les artistes. Même une représentation d’un opéra en version de concert comme cet <em>Ernani</em> semble un parcours semé d’embûches. Pas de fosse d’orchestre, pas de coulisse, les chanteurs attendent dans les couloirs d’évacuation incendie et doivent bousculer le chef pour passer de cour à jardin… Mais cela peut valoir aussi des scènes inédites ; à la fin de l’entracte, tout le monde regagne sa place, non seulement les spectateurs, mais aussi musiciens, choristes, et même solistes qui se mêlent en toute simplicité. Cela permet de glisser un mot au chef ou de féliciter tel soliste. Pas mal quand même !</p>
<p>Cet <em>Ernani</em> pour le dire simplement, gagne presque à ne pas être mis en scène. La version de concert, diront certains, c’est le gâteau sans la cerise ou un pain sans sel et ce n’est pas faux ; l’opéra est un art total et la mise en scène en est partie intégrante. Mais dans un lieu tel que celui-ci, habité comme ce soir par des chanteurs d’une telle trempe, on est ressorti convaincu qu’une  version scénique n’aurait pas apporté grand-chose de plus.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/ERNANI_0135_%C2%A9Matthias_Jung-Kopie-1294x600.jpg" />© Matthias Jung</pre>
<p>Cela tient en tout premier lieu à la qualité de la distribution avec des chanteurs en première ligne, à portée du premier rang de spectateurs. À Cologne, comme dans beaucoup de maisons allemandes, c’est la troupe qui fait vivre l’opéra et permet cette diversité des programmations à moindre coût. Songez que pour cet <em>Ernani</em>, trois des quatre rôles principaux sont tenus par des membres de troupes. Il s’agit des trois rôles masculins qui se déchirent pour les beaux yeux d’Elvira.<br />
Cette dernière est interprétée par <strong>Maria Torbidoni</strong>, dont on perçoit dès les premières notes (« Ernani, involami » et surtout la cabalette à suivre « Tutto sprezzo che d’Ernani ») le superbe soprano dramatique qui convient à Elvira comme il doit convenir à Leonora et Abigaille (elle est d’ailleurs à l’affiche de <em>Nabucco</em> aux arènes de Vérone cet été). La présence est magnifique, les aigus et suraigus totalement présents, mais surtout ce sont les médiums et les graves qui séduisent, tant ils nous semblent habités. Elvira est convoitée par Ernani ; c’est donc un membre de la maison depuis 2018, <strong>Young Woo Kim</strong>, qui effectue à l’occasion sa prise du rôle-titre. Ténor à la voracité impressionnante, surpuissant, qui gagnerait peut-être à être davantage à l’écoute de ses partenaires qu’il a tendance à supplanter dans les ensembles. Mais quelle fougue, quelle envie de tout donner, ce jeune homme est promis à une belle poursuite de carrière.<br />
Autre frère d’armes, <strong>Insik Choi</strong> membre depuis 2018 également qui nous donne de Carlo une vision impérieuse, superbe. Choi possède un baryton Verdi comme il n’y en a pas tant que cela sur le circuit aujourd’hui. La voix se décolore légèrement dans les aigus, mais le timbre dans son ensemble est séduisant. <strong>Adrian Sâmpetrean</strong> est un ancien membre de la troupe du Staatsoper de Munich et de l’Opéra de Düsseldorf. Il est un Silva fier, inflexible, qui ne renoncera pas à condamner Ernani. Alors bien sûr dans les ensembles, il souffre parfois de la concurrence, il n’empêche que la ligne de chant est impeccable. Les autres rôles secondaires ont de beaux atouts pour exister face au carré d&rsquo;as. <strong>Alina König Rannenberg</strong> (Giovanna), <strong>John Heuezenroeder</strong> (Riccardo) et <strong>Ferhat Baday</strong> (Jago) complètent parfaitement la distribution.</p>
<p>Il faut dire un mot et plus qu’un mot  du chef milanais <strong>Giuliano Carella</strong> à la tête d&rsquo;un impeccable<strong> Gürzenich-Orchester Köln</strong>, qui réalise une sorte de quadrature du cercle. Diriger un chœur fourni et mis à rude contribution, être à touche-touche avec les solistes et le public, réussir à maintenir un équilibre sonore dans une salle dont l’acoustique est loin d’être parfaite, relève d’une performance qu’il faut saluer. Les tempi sont justes, souvent enlevés, toujours raisonnables.<br />
C’est la musique qui sort gagnante d’une telle soirée, quand  chacun, conscient des difficultés matérielles incontournables (mais provisoires…) parvient à les transcender.</p>
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