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	<title>Andrei ZORIN - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Andrei ZORIN - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>TCHAÏKOVSKI, Iolanta — Paris (Philharmonie)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/iolanta-paris-philharmonie-gergiev-au-sommet/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Sep 2019 21:07:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis près d&#8217;une décennie, Iolanta, dernier opéra de Tchaïkovski, connaît un regain de faveur grandissant en Occident. Rien qu’à Paris l’ouvrage a été proposé en 2012 en concert salle Pleyel avec dans le rôle-titre Anna Netrebko, qui a largement contribué à sa redécouverte. Puis en 2016, l’Opéra de Paris le met à l&#8217;affiche dans une &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis près d&rsquo;une décennie,<em> Iolanta</em>, dernier opéra de Tchaïkovski, connaît un regain de faveur grandissant en Occident. Rien qu’à Paris l’ouvrage a été proposé en 2012 en concert salle Pleyel avec dans le rôle-titre Anna Netrebko, qui a largement contribué à sa redécouverte. Puis en 2016, l’Opéra de Paris le met à l&rsquo;affiche dans une production de Dmitri Tcherniakov reprise en mai 2019 où il était couplé comme lors de sa création avec le ballet <em>Casse-Noisette,</em> avant que la Philharmonie ne le programme, dans le cadre d’un week-end Saint-Pétersbourg, pour lequel l’Orchestre du Théâtre Mariinsky et son chef avaient été invités.</p>
<p><strong>Valery Gergiev</strong> propose une direction  au cordeau, dramatique à souhait, soulignant la moindre nuance avec la précision d’un coloriste inspiré, il tire de son orchestre dont on admire au passage le phrasé chatoyant des cordes et la splendeur des bois, de somptueuses sonorités tout en demeurant attentif aux chanteurs, pour la plupart membres de la troupe du Mariinsky, qui atteignent ici un niveau d’excellence superlatif jusque dans les plus petits rôles.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/valery-gergiev-by-andrea-huber_1.jpg?itok=9y1S9bMp" title="Valery Gergiev © Andrea Huber" width="468" /><br />
	Valery Gergiev © Andrea Huber</p>
<p><strong>Natalia Evstafieva </strong>incarne Martha, la nourrice de Iolanta. La mezzo-soprano affiche une voix homogène et fruitée qui se marie fort bien avec celles de <strong>Kira Loginova</strong> et <strong>Ekaterina Sergeeva</strong> dans leur berceuse en trio au début de l’opéra (« Dors, enfant »). Alméric, l’écuyer du roi, bénéficie du timbre légèrement nasal d’<strong>Andreï Zorin</strong> qui compte à son répertoire de nombreux emplois de ténor de caractère. <b>Alexeï Markov</b>, baryton clair à la voix bien projetée campe un Robert ardent et fougueux notamment dans son air<font face="&quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;"><font size="2"> </font></font>où il évoque son amour pour Mathilde. <strong>Evgeny Nikitin</strong> possède un timbre plus sombre et un medium plus large, son Ibn-Hakia autoritaire inspire d’emblée le respect. La voix de bronze au grave profond de <strong>Stanislav Trofimov</strong> fait merveille dans l’arioso du roi René « Seigneur si j’ai péché » dont il livre une interprétation poignante. <strong>Najhmiddin Mavlyanov</strong>  est un ténor lyrico-spinto qui a débuté au Mariinsky en 2014 dans le rôle de Manrico. Il possède une voix homogène, un médium large et un aigu puissant, son timbre encore juvénile est idéal pour exprimer les premiers émois qui submergent Vaudémont dont la romance « Les charmantes tendresses d’une impétueuse beauté », chantée avec passion et de jolies nuances, se conclut par un aigu final délicatement émis en voix mixte. Sortie diplômée du conservatoire de Novossibirsk en 2009, <strong>Irina Churilova</strong> a intégré la troupe du Mariinsky en 2018. Lauréate de nombreux prix, la soprano possède un medium solide et onctueux, couronné par un registre aigu brillant qui lui permet d’incarner une Iolanta de tout premier ordre. Touchante dans son air d’entrée tout en demi-teintes exquises, elle exprime ensuite l’exaltation amoureuse qui s’empare progressivement de son personnage jusqu’à l&rsquo;ensemble final qu&rsquo;elle domine de sa voix ample et généreuse. Voilà une artiste assurément promise à une belle carrière. C’est une longue ovation qui a accueilli l’ensemble des protagonistes à l’issue de ce concert électrisant.    </p>
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		<title>MOUSSORGSKI, Boris Godounov — Genève</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/boris-godounov-geneve-mort-exquise-mort-parfumee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Oct 2018 05:11:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que retentissent les cloches du Kremlin et que commence l’agonie de Boris, des femmes viennent lancer sur le tsar pourtant encore vivant de grands bouquets de fleurs odorantes et des poignées de terre : hommage ambigu, parce qu’il arrive trop tôt, et surtout parce que s’y exprime une certaine agressivité envers le petit père qu’il &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Alors que retentissent les cloches du Kremlin et que commence l’agonie de Boris, des femmes viennent lancer sur le tsar pourtant encore vivant de grands bouquets de fleurs odorantes et des poignées de terre : hommage ambigu, parce qu’il arrive trop tôt, et surtout parce que s’y exprime une certaine agressivité envers le petit père qu’il faut bien honorer malgré la haine qu’il inspire. Cette scène, sur laquelle se conclut la nouvelle production genevoise de <em>Boris Godounov</em>, marque forcément les esprits, et elle permet de remettre in extremis le peuple sur le devant de la scène, alors même que la version de 1869 prévoit pour l’opéra une fin plus intimiste, le héros expirant simplement dans les bras de son fils. <strong>Matthias Hartmann</strong>, dont l’<em>Elektra </em>parisienne n’aura pas forcément laissé un souvenir impérissable, choisit intelligemment de dépasser la plate et servile actualisation, du genre Boris = Poutine ; le spectacle se situe grosso modo à notre époque, avec militaires en treillis et apparatchiks luxueusement logés, mais il inclut, grâce aux costumes de <strong>Malte Lübben</strong>, des renvois au passé – les moines médiévaux, dont Pimène, les pantalons ornés de crevés, comme des culottes Renaissance – et les projections vers un avenir improbable – jupes et robes pour certains hommes, étranges poches cubiques sur les costumes-cravates. Constitué de six tours-échafaudages et d’un grand escalier également mobile, le décor de <strong>Volker Hintermeier </strong>se transforme sans cesse pour évoquer les divers lieux de l’action, tandis que la mise en scène réquisitionne tous les moyens possibles afin de maintenir en éveil l’intérêt du public.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/boris_godounov_g_c_caroleparodi_02.jpg?itok=wijbUGRG" title="© Carole Parodi" width="468" /><br />
	SIxième tableau, devant Saint-Basile © Carole Parodi</p>
<p>Lors de la scène du couronnement, le tsar apparaît de dos, frêle silhouette placée au sommet d’un escalier, à qui Chouïski remet les insignes traditionnels du pouvoir, mais quand le tableau se fige, le vrai Boris surgit à l’avant-scène, isolé de la foule qui l’acclame, déjà visiblement en proie aux tourments qui le hanteront jusqu’à sa dernière heure. Le timbre de <strong>Mikhail Petrenko</strong> paraît étonnamment clair, plus baryton que basse, mais le personnage y gagne peut-être en humanité ; l’acteur traduit dans son corps les obsessions du tsar mais le chanteur conserve la pureté de son émission, ne s’autorisant le parlando que dans ses ultimes instants. Le Pimène de <strong>Vitalij Kowaljow</strong> envoûte d’emblée par la profondeur de ses graves, et l’on croit sans mal que ce moine a jadis mené grand train à la cour et accumulé les faits d’armes. Après avoir été Don José en alternance avec Sébastien Guèze, <strong>Sergeï Khomov</strong> revient à Genève pour un Grigori particulièrement exalté, jeune fanatique comme le veut la version de 1869 bien plus qu’ambitieux comme il le devient en 1872. Cuvant leur vin dans un bordel frontalier, Varlaam et Missaïl sont ici ouvertement ridicules, avec leur trogne caricaturale et leur fausse bedaine : en attendant la représentation du 14 novembre où il reprendra le rôle-titre, <strong>Alexey Tikhomirov</strong> se déchaîne en moine braillard, tandis qu’<strong>Andrei Zorin</strong> se livre aux bouffonneries attendues. Aux côtés du Chtchelkalov fort éloquent de <strong>Roman Burdenko</strong> et de l’Innocent touchant de <strong>Boris Stepanov</strong>, le Chouïski d’<strong>Andreas Conrad</strong> déçoit, la voix étant un peu trop celle d’un ténor de caractère, couvert par l’orchestre lors du couronnement, et aux accents manquant un peu trop de noblesse pour incarner le prince fielleux. Chez les dames, <strong>Marina Viotti </strong>brille en Fiodor, tsarévitch portant le pantalon et les bottes traditionnelles, mais aussi adolescent d’aujourd’hui arborant un maillot de football en forme de chemise russe ; <strong>Melody Louledjian</strong> n’a presque rien à chanter en Xenia, et en entendant <strong>Marina Vassileva-Chaveeva</strong> on regrette que le rôle de l’Aubergiste soit lui aussi si court.</p>
<p>Dans la fosse, <strong>Paolo Arrivabeni</strong> opte pour une lecture limpide, privilégiant la clarté des différents plans sonores pour mettre en valeur l’écriture savante de Moussorgski, plutôt que de viser les décibels à tout prix, et l’Orchestre de la Suisse Romande le suit avec une belle précision. Cette approche est partagée par la Maîtrise du Conservatoire de Genève, ainsi que par le Chœur du Grand Théâtre : point ici de bloc choral massif, mais des effectifs vocaux soucieux de netteté sans lourdeur, ce qui n’empêche évidemment pas une solide présence du peuple russe dans les scènes où il se manifeste.</p>
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		<title>TCHAÏKOVSKI, Eugène Onéguine — Baden-Baden</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/eugene-oneguine-baden-baden-mangez-des-pommes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Jordy]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Jul 2017 20:11:44 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Comme chaque année ou presque, le Festival d’été du Festspielhaus de Baden-Baden se clôt par un spectacle du Mariinsky avec à sa tête Valery Gergiev, chef vedette et emblématique de la maison (c’est lui, déjà, qui dirigeait le concert d’inauguration du théâtre, le 18 avril 1998). Cette fois, après une éclatante Walküre en juillet 2016 donnée &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Comme chaque année ou presque, le Festival d’été du Festspielhaus de Baden-Baden se clôt par un spectacle du Mariinsky avec à sa tête Valery Gergiev, chef vedette et emblématique de la maison (c’est lui, déjà, qui dirigeait le concert d’inauguration du théâtre, le 18 avril 1998). Cette fois, après une éclatante <a href="https://www.forumopera.com/die-walkure-baden-baden-au-doigt-et-sans-baguette"><em>Walküre</em></a> en juillet 2016 donnée en version de concert, on revient au répertoire russe et à la production scénique avec cet <em>Eugène Onéguine</em> créé au Mariinsky II en février 2014.</p>
<p>C’est aussi l’occasion pour les habitués de Baden-Baden de retrouver le metteur en scène <strong>Alexei</strong> <strong>Stepanyuk</strong>, partenaire privilégié de Gergiev à Saint-Pétersbourg, dont on avait pu apprécier la beauté du travail sur la <a href="https://www.forumopera.com/la-dame-de-pique-baden-baden-chateau-de-cartes-hante"><em>Dame de Pique</em></a> en juillet 2015. Dans le chef-d’œuvre de subtilité et d’émotion qu’est <em>Eugène Onéguine</em>, il s’agit de restituer toute la profondeur du drame intime vécu par Tatiana. C’est ce à quoi parviennent pleinement, avec élégance et simplicité, le metteur en scène et son équipe, en utilisant quelques accessoires à peine. Hormis les scènes de bal au décor foisonnant, qui offrent d’ailleurs un contraste spectaculaire et cynique entre la fête provinciale et celle, brillante, du prince, le plateau, magnifié par les lumières raffinées d’<strong>Alexander Sivaev</strong>, est pour ainsi dire vide et… jonché de pommes. La métaphore est assez belle : les confitures de la première scène sont confectionnées avec des pommes, en toute simplicité ; Tatiana, pure et innocente, est prête à croquer la pomme avec un Onéguine qui lui, choisit évidemment la discorde et prend la jeune femme pour la reine des pommes&#8230; Entre autres tableaux de toute beauté et de facture classique, on peut signaler la scène du duel précédée par l’immense solitude de Lenski devant un ciel chargé de lourds nuages gris teintés de rose (on pense notamment à Géricault et à ses douloureuses et délicates gravures consacrées à la Retraite de Russie), avec pour seul témoin une roue de moulin qui tourne inexorablement, comme le destin ou la fortune décidément peu favorables, variation sur la roulette russe. Pouchkine tout comme Tchaïkovski pratiquent un habile mélange de formes occidentales combinées avec la tradition russe. Le spectacle en est le reflet, où l’on saisit un petit quelque chose de tchékhovien mâtiné de reconstitutions à la Ilia Répine, le tout lorgnant du côté du Cecil Beaton de <em>My Fair Lady</em>, notamment pour les costumes de la fête princière, où les convives déambulent comme des fantômes, fantoches tout droit sortis d’un musée de madame Tussaud et belle représentation mentale de l’univers d’une Tatiana figée dans sa nouvelle condition de princesse prisonnière de sa caste.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="308" src="/sites/default/files/styles/large/public/20170720_eugen-onegin_candreakremper_8.jpg?itok=ql8JLAmk" title="© Andreas Kremper" width="468" /><br />
	© Andreas Kremper</p>
<p>Si la nudité du plateau sert intelligemment le propos, l’absence de structures architectoniques nuit, hélas, grandement au confort d’écoute de l’auditeur. L’immense salle du Festspielhaus a besoin de matériaux solides pour permettre une bonne réverbération, sans quoi le son se perd en fond de scène. De fait, quand les chanteurs s’approchent, toute les nuances sont perceptibles. Dès qu’ils s’éloignent, le chant se noie dans de la ouate et l’on se sent exclu de ce drame intimiste qui en devient privé, la délicate confiture menaçant de se transformer en compote sonore. Au moins peut-on comprendre la frustration des différents protagonistes avec acuité… Cela dit, la plupart des artistes s’en tirent bien. La Tatiana de <strong>Yekaterina Goncharova</strong> dégage ce charme juvénile exalté et cette attente fébrile qui caractérisent le personnage avant de se muer en adulte mature. Pleinement impliquée dans son rôle, la jeune femme déploie une voix claire bienvenue et apparemment modeste, dont la fraîcheur s’enrichit néanmoins idéalement en aigus percutants et convaincants, le tout avec beaucoup d’aisance. En Onéguine fat et prétentieux peu à peu ébranlé et humanisé, <strong>Roman Burdenko</strong> fait merveille et confirme la bonne impression que l’on avait de lui dans les productions passées et notamment la <a href="https://www.forumopera.com/la-dame-de-pique-baden-baden-chateau-de-cartes-hante"><em>Dame de pique</em></a> de 2015. Le baryton, toutefois, reste un peu trop égal dans son mépris et sa morgue qui se traduisent par un chant qu’on aurait aimé davantage nuancé. <strong>Evgeny Akhmedov</strong> offre une silhouette qui correspond bien au lyrisme romantique de Lenski et le ténor affiche une musicalité à l’avenant, tout en frémissements et en piani ineffables qui traduisent, dans l’attente du duel, une terreur tintée de mélancolie du plus bel effet. <strong>Mikhail Petrenko</strong> incarne avec dignité et noblesse le rôle amoureusement désenchanté de Grémine. Ses accents douloureux plongent dans des abysses d’une sombre beauté et ce fut là l’un des grands moments d’émotion de la soirée. Pas de « Brillez toujours, belle Tatiana », en revanche, et pas de possibilités de comparer le Triquet du jour avec l’impayable Michel Sénéchal, puisque les couplets ont été chantés curieusement en russe par un <strong>Andrei Zorin</strong> très à l’aise dans son personnage cacochyme, dont il a chargé le ridicule jusqu’à en faire jaillir une grâce triste et touchante. Si Olga est bien évanescente, <strong>Yekaterina Sergeyeva</strong> la campe cependant avec désinvolture et une énergie virevoltante qui met d’autant mieux en valeur la présence plus intense de sa sœur. On peut encore souligner la belle performance d’<strong>Elena Vitman </strong>en nourrice lumineuse et solaire.</p>
<p>L’orchestre, quant à lui, est dans son élément. On en viendrait presque à l’oublier, tant il accompagne sur un mode fusionnel le drame qui se noue. <strong>Valery Gergiev</strong> rappelle un peu Jean Renoir et sa fameuse caméra transparente, qui donnait la sensation de ne pas être là tout en permettant au Patron de laisser transparaître sa touche. Au moment des saluts, le chef manque de se retrouver par terre : il est le seul à glisser sur une pomme qui traînait là. Avec maestria, Valery Gergiev se rattrape. Ce n’était que la tentation de la chute, apparemment… de quoi continuer à filer les métaphores tout en pensant aux pommes qu’on va pouvoir croquer au Festspielhaus cet automne avec une saison qui s’annonce très goûteuse. En attendant, c’est la pause estivale pour la maison badoise.</p>
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