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	<title>Jean-Philippe THIELLAY - Auteur - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Jean-Philippe THIELLAY - Auteur - Forum Opéra</title>
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		<title>Carl Orff (Jean-Philippe Thiellay)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Feb 2026 08:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Musicien inclassable, Carl Orff occupe une place à part dans le paysage musical européen. Alors que ses contemporains se déchirent entre avant‑gardes sérielles, néoclassicisme ou expérimentations électroacoustiques, Orff traverse son époque comme un électron libre, imperméable aux courants qui l’entourent. Ni moderniste, ni conservateur, ni véritable héritier d’une école, il avance selon une logique propre, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Musicien inclassable, Carl Orff occupe une place à part dans le paysage musical européen. Alors que ses contemporains se déchirent entre avant‑gardes sérielles, néoclassicisme ou expérimentations électroacoustiques, Orff traverse son époque comme un électron libre, imperméable aux courants qui l’entourent. Ni moderniste, ni conservateur, ni véritable héritier d’une école, il avance selon une logique propre, nourrie de culture antique, de rythmes archaïques et d’une conception très personnelle de la voix.</p>
<p>Né en 1895 à Munich dans une famille bavaroise où la pratique musicale est très présente, Carl Orff étudie la composition et la direction à l’Académie de musique de Munich avant de travailler dans plusieurs théâtres allemands dès les années 1920. En 1924, il fonde avec Dorothee Günther la Günther‑Schule, institution dédiée à la pédagogie musicale et au mouvement, où il développe la méthode Orff, aujourd’hui largement diffusée. Pendant la période nazie, il poursuit ses activités de compositeur et collabore avec les scènes bavaroises, ce qui lui sera beaucoup reproché. Après la guerre, il continue d’enseigner et de composer, essentiellement pour le théâtre musical. Il reste installé en Bavière jusqu’à sa mort en 1982, laissant une œuvre centrée sur la voix, le rythme et la scène.</p>
<p>La place singulière qu’il occupe dans l’histoire de la musique explique en partie son absence d’héritiers. Orff a traversé le XXe siècle, ses audaces, ses fureurs, ses erreurs, et quitté la scène artistique sans laisser de disciples directs, ni de véritable filiation esthétique.</p>
<p>Dans ces conditions, est-il étonnant qu’aucune biographie en français ne lui ait été consacrée jusqu’alors ? <strong>Jean‑Philippe Thiellay </strong>vient combler cette lacune avec un ouvrage bref, mais dense, qui nous offre un accès clair et documenté à une personnalité souvent mal comprise. L’auteur, qui connaît intimement les rouages du monde musical, adopte une démarche résolument factuelle : il ne cherche ni à réhabiliter, ni à accabler. Cette neutralité, rare dans un sujet inflammable, constitue l’une des grandes forces de son approche.</p>
<p>Car les controverses autour de Carl Orff ne manquent pas, en particulier celles liées à son attitude sous le régime nazi. Jean-Philippe Thiellay les aborde sans détour, mais sans céder à la tentation du procès ou de la défense passionnée. Il expose les faits, restitue les témoignages contradictoires, rappelle les zones d’ombre comme les éléments à charge ou à décharge, et laisse au lecteur la responsabilité de se forger une opinion.</p>
<p>Linéaire, le récit biographique s’accompagne d’une analyse musicale étayée, éclairant les sources, montrant comment cette esthétique singulière, fondée sur la pulsation, la répétition et une forme de primitivisme assumé, a façonné des partitions originales.</p>
<p>Reste le phénomène <em>Carmina Burana</em>, œuvre‑monde qui a éclipsé le reste du catalogue et propulsé Orff dans une postérité paradoxale : immense popularité, mais reconnaissance critique hésitante. S’agit-il finalement d’un « tube » isolé au sein d’une œuvre, certes singulière mais d’un intérêt secondaire, ou de l’arbre qui cache la forêt d’autres compositions méconnues ? Tout l’enjeu de cet essai biographique est de nous inviter à explorer la question.</p>
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		<title>Meyerbeer</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/meyerbeer-precis-mais-clinique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Oct 2018 12:53:35 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que Meyerbeer a été l’objet de multiples ouvrages et études tant en Allemagne que dans les pays anglo-saxons (le Professeur Robert Letellier étant l’un des plus prolifiques sur le sujet), la France est restée très en retrait en terme de publications. Trente ans séparent en effet la biographie de Jean-Philppe Thiellay du premier ouvrage &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Alors que Meyerbeer a été l’objet de multiples ouvrages et études tant en Allemagne que dans les pays anglo-saxons (<a href="/actu/robert-letellier-il-faut-redecouvrir-la-modernite-de-meyerbeer" style="font-size: 14px">le Professeur Robert Letellier étant l’un des plus prolifiques sur le sujet</a>), la France est restée très en retrait en terme de publications. Trente ans séparent en effet la biographie de Jean-Philppe Thiellay du premier ouvrage de vulgarisation consacré à ce compositeur : <em style="font-size: 14px">Meyerbeer : diable ou prophète ?  </em>de Sergio Segalini (1987). Très intéressant, le livre de Violaine Anger (2017) se concentre sur la période « grand opéra » du compositeur et, plus généralement sur la vie artistique parisienne de cette époque. <em style="font-size: 14px">L’Orchestre de L’Opéra de Paris à travers le cas de Robert le Diable de Meyerbeer, </em>d&rsquo;Emmanuel Hervé (2012) est le seul ouvrage scientifique francophone publié à ce jour. Encore doit-on son édition à la fondation Rossini de Pesaro. Et voilà tout ! Le livre de Jean-Philippe Thiellay, Directeur général adjoint de l&rsquo;Opéra de Paris, a le mérite de coïncider avec la recréation des <em style="font-size: 14px">Huguenots</em>&#8230; à l’Opéra de Paris et offre ainsi une occasion au public curieux de se documenter. Il donne une biographie précise des premières années de Meyerbeer, de son milieu et de l’univers musical de son temps. Contrairement à Violaine Anger, il traite également des premières périodes musicales allemande et italienne de Meyerbeer, chaque ouvrage lyrique y étant évoqué, ce qui n&rsquo;est pas le cas du reste de son activité musicale. Jean-Philippe Thiellay rend justice à Meyerbeer pour son orchestration innovante, pour le rôle nouveau confié au chœur. Mais il semble moins convaincu par son inspiration musicale. Des six ou sept opéras de la période italienne, seule <em style="font-size: 14px">Margherita d&rsquo;Anjou </em>est louée pour son inventivité mélodique  « tout à fait séduisante ». <em style="font-size: 14px">Il Crociato in Egitto</em> est un peu plus longuement évoqué, l’air d’Armando « Popoli dell’Egitto » étant même qualifié de « sommet de la littérature musicale pour ténors ». Pour l’opéra français, Thiellay se limite à citer le « Songe de Jean »<em style="font-size: 14px"> </em>du <em style="font-size: 14px">Prophète</em> comme l’une des belles pages de l’ouvrage, ainsi que la cabalette de Fidès « dans la plus grande tradition » (ce qu’elle n’est certainement pas).  Sinon, l’auteur relève surtout le caractère pompier de certaines pages  (assez injustement d’ailleurs : qu’attend-on justement d’une scène de couronnement ?). Jean-Philippe Thiellay est ici moins prolixe et positif que dans ses biographies de <a href="/livre/un-vide-comble" style="font-size: 14px">Rossini</a> ou <a href="/livre/entreprise-bienvenue-de-demystification" style="font-size: 14px">Bellini</a>, compositeurs qu’il affectionne particulièrement. <em style="font-size: 14px">L’Africaine</em> et sa genèse complexe sont rapidement expédiées, l&rsquo;auteur rappelant que le mancenillier sous lequel meurt l’héroïne ne pousse pas en Afrique, mais oubliant de préciser <a href="/spectacle/meyerbeer-ressuscite" style="font-size: 14px">que l’ouvrage ne se passe justement pas sur ce continent</a>. <em style="font-size: 14px">Dinorah</em> est jugé similaire à <em style="font-size: 14px">Fra</em> <em style="font-size: 14px">Diavolo</em> alors que tout les sépare : ouverture avec chœurs, formes musicales complexes et changeantes, orchestration fouillée, l&rsquo;ouvrage de Meyerbeer est bien plus ambitieux que celui d’Auber et transcende un livret particulièrement maigre. Mais Auber est indépassable par sa légèreté, toujours teintée d’une certaine nostalgie, sa simplicité apparente et son inépuisable inspiration mélodique. D’une manière générale, et à l’inverse de Violaine Anger, Jean-Philippe Thiellay se fait plus facilement l’écho des critiques (souvent injustes) des contemporains de Meyerbeer, qu’il ne rapporte les compliments qui sont formulés à son sujet. Comment donner du crédit aux propos fielleux d’Heinrich Heine jugeant sévèrement <em style="font-size: 14px">Robert le Diable</em> (en parlant de « génie timoré » parce qu’il ne va pas assez loin dans ses innovations), alors que ces lignes sont écrites plus de trente ans après la création de l’œuvre, après qu&rsquo;il eut pris ses distances avec celui dont il fut un courtisan sans scrupule tant qu&rsquo;il avait besoin d&rsquo;argent ? Dans un jugement, contemporain, lui, de la création, le sévère Berlioz (génie désintéressé et intègre) qualifiait au contraire ce même opéra de « conquête de l’art moderne » (cité par V. Anger). Rappelons que Heine alla jusqu&rsquo;à affirmer (sous le couvert de propos prétendument attribués à Spontini) que Meyerbeer avait acheté en Italie des compositions de musiciens dans le besoin pour les assembler en opéras, et que le vrai compositeur de <em style="font-size: 14px">Robert le Diable </em>et des <em style="font-size: 14px">Huguenots</em> était un certain Gouin que Meyerbeer avait menacé d&rsquo;enfermement à l&rsquo;asile de fous de Charenton s&rsquo;il se dévoilait. Le pire, c&rsquo;est qu&rsquo;il existe encore des artistes au XXIe siècle pour être convaincus de la véracité de ces délires&#8230; Par ailleurs, il aurait été utile de remettre ces créations dans une perspective chronologique : à l’époque de <em style="font-size: 14px">Robert le Diable</em>, Bellini crée <em style="font-size: 14px">I Capuleti e i Montecchi </em>; trois ans après <em style="font-size: 14px">Les Huguenots</em>, Verdi présente son premier opéra, <em style="font-size: 14px">Oberto, conte di San Bonifacio</em>&#8230; Paris ne jure alors que par Rossini dont la <em style="font-size: 14px">Semiramide</em> et le <em style="font-size: 14px">Barbiere di Siviglia</em> sont joués sans discontinuer au Théâtre Italien : c&rsquo;est dire la révolution que Meyerbeer apporte et à quel point il est un chaînon de la musique lyrique. Thiellay reprend également à son compte l’accusation « d’effets sans cause » (encore un  « compliment » de Wagner, à propos du <em style="font-size: 14px">Prophète</em> dont il avait visiblement lu de travers le livret, et qui a été repris <em style="font-size: 14px">ad nauseam</em> par des critiques peu attentifs pour qualifier la totalité de son œuvre). Il cite les propos consistant à expliquer la fortune de <em style="font-size: 14px">Robert le Diable</em> par la somptuosité de la production, alors que Meyerbeer était le premier à vouloir s’en dispenser, reprochant au Docteur Véron, directeur de l’Opéra de Paris, de ne pas croire suffisamment à sa musique (rapporté par Véron dans ses <em style="font-size: 14px">Mémoires d’un bourgeois de Paris</em>). Même les livrets n’échappent pas à une critique sévère, accusés d’invraisemblance quand ils sont cent fois plus rationnels que les livrets italiens de l’époque. <em style="font-size: 14px">Les Huguenots </em>se voient reprocher de ne pas traiter assez profondément les guerres de religions, comme si <em style="font-size: 14px">Il trovatore </em>(opéra génial mais vrai sommet de l’absurde) était supposé traiter du sort des Roms dans l’Europe du Moyen-âge.  En regard des critiques contemporaines, l’auteur rappelle la flagornerie dont auront initialement fait preuve certains de leurs auteurs, notamment Richard Wagner qui écrivait « Vous êtes devenu un petit Dieu sur cette terre » et qui signait « votre plus obéissant esclave ». Il souligne la générosité désintéressée de Meyerbeer qui s’employa toute sa vie à soutenir des artistes ou des collaborateurs dans le besoin, continuant par exemple à verser des pensions à Heine même après que celui-ci lui eut tourné le dos. Lui-même s&rsquo;astreignait à une discipline presque monacale. La problématique vocale est abordée, l&rsquo;auteur soulignant avec justesse la difficulté moderne à définir la typologie vocale de Raoul, ténor contraltino à la création, mais également défendu par des formats plus héroïques. La discographie et l’histoire des représentations récentes auraient pu être davantage développées (signalons que l’expression de « Nuit de sept étoiles » fut uniquement employée pour les représentations du Metropolitan au début du XXe siècle) mais permettent au lecteur de découvrir que Meyerbeer n&rsquo;a jamais vraiment quitté les scènes et que la quasi totalité de ses ouvrages sont disponibles à l&rsquo;écoute, quand bien même les éditions en seraient plus ou moins satisfaisantes.</p>
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		<title>Bellini</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/entreprise-bienvenue-de-demystification/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Nov 2013 11:38:56 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  De Vincenzo Bellini (1801-1835), Richard Wagner critiquait « la coupe de sa musique, ses crescendos réguliers suivant le thème, ses tutti, ses cadenze et autres manières toutes italiennes, qui nous mettent fort en rage ». A son exemple, une fraction de mélomanes continue de vouer aux gémonies le compositeur de Norma. A écouter les &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			De Vincenzo Bellini (1801-1835), Richard Wagner critiquait « <em>la coupe de sa musique, ses crescendos réguliers suivant le thème, ses tutti, ses</em> cadenze <em>et autres manières toutes italiennes, qui nous mettent fort en rage</em> ». A son exemple, une fraction de mélomanes continue de vouer aux gémonies le compositeur de <em>Norma</em>. A écouter les notes s’égrener en arpèges scolaires tout au long de ses partitions comme des gouttelettes d’eau sur une toile d’araignée, on serait presque tenté de leur donner raison si réduire la musique de Bellini à la pureté de sa ligne mélodique ne s’avérait finalement aussi simpliste que l’orchestration de ses opéras.<br />
			 <br />
			Auteurs déjà d’un <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=3773&amp;cntnt01returnid=67"><em>Rossini</em> aux éditions Actes Sud</a>, le tandem <strong>Jean </strong>et <strong>Jean-Philippe Thiellay</strong> – le père, agrégé d’histoire, professeur honoraire de Première supérieure, et le fils, conseiller d’état, collaborateur historique de<em> </em>Forumopera.com – entreprennent de partir à l’encontre des nombreuses idées reçues qui, aujourd’hui encore, parasitent l’image du<em> catanese</em>. Croisade courageuse dont on sent, à les lire, qu’elle fut traversée de doutes et d’interrogations. La vie du compositeur sicilien, mort à 34 ans à Puteaux, n’est pas un roman. Il faut d’un côté trouver à intéresser à partir d’une matière famélique, et de l’autre répondre aux attentes engendrées par une destinée on ne peut plus romantique. La beauté saisissante de Bellini, son caractère ombrageux, sa mort mystérieuse et prématurée, à l’exemple d’une de ses plus grandes interprètes, Maria Malibran, ont contribué à créer et à entretenir un mythe qui au contraire, de ses homologues – Rossini, Donizetti – n’a connu aucune véritable éclipse.<br />
			 <br />
			Double défi donc que les auteurs ont relevé en cinq chapitres : quatre biographiques, des années de formation à Catane jusqu’au crépuscule parisien, et un, plus analytique. C’est ce dernier chapitre qui retient davantage l’attention. Si vivant et documenté soit-il, le récit de la vie de Bellini ne peut concurrencer la somme que représente en français l’ouvrage de Pierre Brunel (<em>Vincenzo Bellini</em>, Fayard, 1981). La collection <em>Actes Sud</em>Classica impose un nombre de pages contraire à toute volonté encyclopédique. Sa qualité première est celle de la synthèse. Tous les faits sont là, tous les opéras commentés comme ils se doivent – il n’y en a que 10. L’héritage bellinien, analysé ensuite, propose un regard lucide sur l’art du compositeur. Et si l’harmonie orchestrale sommaire pointée du doigt par les détracteurs de Bellini était un choix délibéré, destiné à mettre en valeur ce qui fait la force de sa musique : la voix et la mélodie ? Bizet, invité à réorchestrer <em>Norma</em>, se déclara incapable de faire mieux. Et si Bellini n’avait pas été foudroyé par une tumeur intestinale dans la force de l’âge ? Loin de toute tentation uchronique, les Thiellay citent alors Piotr Kaminski qui, dans ses <em>Mille et un opéras </em>(Fayard), relève que Verdi, mort à 34 ans, n’aurait été pour la postérité rien d’autre que l’auteur de <em>Nabucco</em>, <em>Ernani </em>et <em>Attila</em>. Voilà qui remet les pendules à l’heure.</p>
<p>			 </p>
<p>			 </p>
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		<title>Rossini</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/un-vide-comble/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maurice Salles]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Jun 2012 07:15:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Dans l’élégante collection Classica, aux éditions Actes Sud, Jean Thiellay et son fils Jean-Philippe (ndlr : collaborateur de Forumopera.com) cosignent un Rossini adressé en priorité aux Français désireux de mieux connaitre le compositeur et destiné à combler l’absence d’une biographie en français digne de ce nom.   Leur livre s’organise en deux parties. La &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>           <br />
			Dans l’élégante collection Classica, aux éditions Actes Sud, Jean Thiellay et son fils Jean-Philippe (ndlr : collaborateur de Forumopera.com) cosignent un <strong><em>Rossini</em> </strong>adressé en priorité aux Français désireux de mieux connaitre le compositeur et destiné à combler l’absence d’une biographie en français digne de ce nom.<br />
			 </p>
<p>			Leur livre s’organise en deux parties. La première, intitulée <em>Une vie de Rossini</em>, déroule en une cinquantaine de pages et en dix étapes de la naissance à la mort l’essentiel des événements relatifs à l’existence du compositeur. De l’obscurité de Pesaro au prestige mondain des soirées de Passy, les auteurs ont choisi d’évoquer dans l’ordre chronologique les débuts vénitiens, l’entrée à La Scala, l’arrivée à Naples, la création du <em>Barbier</em>, l’effervescence créatrice entre Naples, Rome et Milan, le mariage avec la Colbran et le départ pour Vienne, le transfert à Paris, <em>Guillaume Tell</em> et le silence, jusqu’au dernier séjour parisien et à la sépulture au Père-Lachaise.</p>
<p>			La deuxième partie, la plus personnelle, déroule sous le titre <em>Variations rossiniennes </em>une série de réflexions et de commentaires relatifs à la mésestime dont Rossini et son œuvre souffrent encore en France. Les auteurs imputent cette situation à la persistance de préjugés anciens qu’ils entreprennent de battre en brèche. Le chapitre sous-titré <em>De l’homme pressé à l’homme</em> <em>du passé</em> tend à brosser un portrait physique et psychologique d’un homme soumis au stress d’un emploi du temps dévorant mais éminemment sympathique par son caractère et son coté bon vivant. On trouve ensuite un développement consacré aux positions politiques de Rossini, souvent traité avec mépris de réactionnaire et ici réhabilité ou du moins compris, suivi d’une évocation de son extraordinaire popularité, attestée entre autres manifestations par l’amitié (Balzac) ou l’hostilité (Berlioz) de tous ses grands contemporains. Le chapitre suivant, à nos yeux le plus intéressant, rappelle le rôle charnière de Rossini entre classicisme post-baroque et romantisme, la référence qu’il constitue pour la notion de bel canto, précisée en passant, et son apport dans l’évolution de la structure musicale de l’opéra, <em>buffa</em> ou <em>seria</em>. Les auteurs font ainsi litière de la réputation de facilité de Rossini, aussi bien pour son orchestration que pour son écriture vocale, devenues avec le temps toujours plus ardues à exécuter correctement et pour cela mutilées ou délaissées.. Enfin le dernier chapitre évoque le sort de l’œuvre de Rossini après sa mort, de l’oubli à la renaissance, des précurseurs à l’actualité la plus récente, y compris le festival de Bad Wildbad, où Rossini prit les eaux en 1856. Le beau rôle est fait au festival de Pesaro (signalons une erreur : la Fondation Rossini n’est pas née en 1980 avec le ROF mais en 1940, et c’est d’elle qu’il a tiré sa légitimité) et aux chanteurs émérites qui ont assuré son succès, de la Horne à Samuel Ramey en passant évidemment par Rockwell Blake jusqu’à Juan Diego Florez. Certains lecteurs regretteront peut-être la discrétion des auteurs quant à la situation actuelle du festival de Pesaro. Les initiés – mais ce livre ne s’adresse pas forcément à eux !– auront remarqué qu’un nom brille par son absence, celui du surintendant inamovible, à l’origine du départ de l’éminent musicologue Philip Gossett, auquel les auteurs rendent un juste hommage. Cette omission volontaire aura ses raisons, mais le lecteur est en droit de savoir que ce responsable d’un festival né de la philologie estime que désormais elle est révolue.<br />
			 <br />
			<br />
			Notre podcast « Via » consacré à Rossini avec J-Ph. Thiellay</p>
<p>			 </p>
<p>			Le livre propose ensuite des annexes nombreuses. Une chronologie détaillée de la vie de Rossini est suivie d’une chronologie des étapes de la renaissance rossinienne. Viennent ensuite une discographie et une vidéographie subjectives, donc sélectives, puis une proposition de « centone » c&rsquo;est-à-dire une œuvre composée, comme cela se pratiquait du vivant de Rossini, de morceaux choisis mis bout à bout. Enfin une bibliographie dite sommaire mais riche néanmoins de dix-neuf titres précède deux index, celui des noms cités et celui des œuvres citées. eux-mêmes suivis de la table des matières.</p>
<p>			 </p>
<p>			Sous une forme condensée, ce livre donne donc accès à l’essentiel nécessaire aux lecteurs français qui voudraient mieux connaitre Rossini. Tous les amoureux du compositeur s’en réjouissent !</p>
<p>			 </p>
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