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	<title>Christine Ducq, auteur/autrice sur Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Christine Ducq, auteur/autrice sur Forum Opéra</title>
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	<item>
		<title>Festival de Saintes 2026, entre fidélité et renouveau</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/festival-de-saintes-2026-entre-fidelite-et-renouveau/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christine Ducq]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Apr 2026 11:44:28 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour sa 55e édition, le Festival de Saintes nous invite à un marathon émotionnel  et musical de vingt-neuf concerts du 12 au 19 juillet 2026. Le festival sis en Charente-Maritime met à l&#8217;honneur les compositrices ; nous retrouverons les oeuvres d&#8217;Elisabeth Jacquet de La Guerre, de Fanny Mendelssohn, de Clara Schumann et nous (re)découvrirons Hedwige &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour sa 55e édition, le <strong>Festival de Saintes</strong> nous invite à un marathon émotionnel  et musical de vingt-neuf concerts du 12 au 19 juillet 2026. Le festival sis en Charente-Maritime met à l&rsquo;honneur les compositrices ; nous retrouverons les oeuvres d&rsquo;Elisabeth Jacquet de La Guerre, de Fanny Mendelssohn, de Clara Schumann et nous (re)découvrirons Hedwige Chrétien et Elsa Barraine. Le festival explorera aussi dans quelques concerts les liens entre les musiques baroques européennes et le répertoire traditionnel des Amériques hispaniques. Le festivalier retrouvera la journée bien remplie habituelle des programmations à Saintes : le <em>Bach&rsquo;n Breakfast</em> à 9h30 donné par de jeunes musiciens invités ; à 10h les <em>Rencontres sous la voûte</em> offriront une occasion d&rsquo;échanger avec les artistes. Les concerts, quant à eux, résonneront toujours dans la remarquable Abbaye aux Dames à l&rsquo;architecture romane, mais aussi dans la Cathédrale Saint-Pierre, entre autres lieux emblématiques. Cette édition 2026, dont la programmation est le fruit de la féconde collaboration entre la violoncelliste <strong>Ophélie Gaillard</strong> et <strong>David Theodorides</strong>, sera donc cette année encore un rendez-vous incontournable de notre été.<br />
Toute la programmation est à retrouver sur le <a href="https://musique.abbayeauxdames.org/le-festival-de-saintes/">site du festival</a>.</p>
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		<title>MOZART, La Finta Giardiniera &#8211; Bobigny (MC 93)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/mozart-la-finta-giardiniera-bobigny-mc-93/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christine Ducq]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Mar 2026 05:02:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>On s’extasie en général sur l’âge de Mozart (18 ans) quand il compose La Finta Giardiniera pour le carnaval de Munich. C’est oublier que les rares génies de son genre ont des capacités autrement impressionnantes que les simples mortels et la maturité de (peu de) compositeurs de 60 ans. Et dans cette œuvre son génie &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>On s’extasie en général sur l’âge de Mozart (18 ans) quand il compose <em>La Finta Giardiniera</em> pour le carnaval de Munich. C’est oublier que les rares génies de son genre ont des capacités autrement impressionnantes que les simples mortels et la maturité de (peu de) compositeurs de 60 ans. Et dans cette œuvre son génie éclate dès l’ouverture allègre pleine d’une vitalité contagieuse. Drame joyeux (dramma giocoso) en trois actes, avec airs, récitatifs et chœurs, dans le registre comique donc avec son décor de campagne, ses déguisements, son intrigue implexe axée sur les imbroglios causés par des histoires d’amour fantaisistes, ses quiproquos, ses péripéties faussement tragiques, ses scènes de reconnaissance et sa fin heureuse : trois mariages et un enterrement des espoirs de Don Anchise. La jeunesse caractérise aussi les artistes de <strong>l’Académie de l’Opéra de Paris</strong>, qui ont eu la bonne idée de le monter. Alors que s’est-il passé en ce premier soir de création avec la distribution A pour que nous ne soyons pas aussi enthousiaste que d’habitude ?</p>
<p>C’est que dès l’ouverture, l’orchestre composé d’étudiants de conservatoires et de musiciens de l’Académie peine à rendre justice au génie de la musique mozartienne, nous distillant un cidre un peu âpre plutôt que le champagne attendu. Sous la baguette de <strong>Chloé Dufresne</strong>, nouvelle directrice musicale du Philharmonique de Colorado Springs, quelques fausses notes mais surtout un manque de brillant plombe cette superbe partition. Sur scène, les jardiniers faux ou vrais, et leurs maîtres ou amoureux ont parfois de sérieux problèmes de justesse. Tous s’amélioreront, il est vrai, rapidement. Le trac des premières devrait disparaître dans les soirées suivantes – et avec l’expérience. Notons que la petite harmonie brille dès l’acte I, nous tirant brièvement d’un ennui qui ne disparaîtra qu’à la fin de l’acte II – avec la fameuse scène en forêt où les personnages tombent dans des états étranges, se confondant en nymphes et bergers. La mise en scène de <strong>Julie Delille </strong>est d’une abstraction un peu froide, évoquant plutôt <em>En attendant Godot</em> que le jardin « somptueux » du livret. En cause un peu trop de sérieux sans doute dans l’exégèse dramaturgique. Cette vision un peu trop sérieuse de la metteuse en scène, qui voit en cette Belle Jardinière un « portrait subtil des passions humaines » était-elle pertinente ? Il faudrait plutôt en exalter les nombreux plaisirs dispensés, de ceux qu’on espère dans le défoulement carnavalesque. Certes Mozart sait aussi faire naître nos émotions dans cette comédie des transgressions pour rire des classes sociales, caractéristiques du carnaval.</p>
<p>Le Podestat de <strong>Yu Shao</strong>, ténor invité, manque un peu de charisme, le Nardo du baryton <strong>Clemens Frank</strong> manque, lui, de projection mais pas de nuances et de fluidité. Son amante future est la soprano <strong>Sima Ouahman</strong>, une excellente Serpetta mutine et retorse à souhait, qui nous fait fortement penser pendant toute la soirée à une jeune Teresa Berganza – excusez du peu. La marquise Onesti alias la belle Jardinière de notre Académie possède la grâce et la pureté des inflexions des héroïnes mozartiennes. <strong>Isobel Anthony</strong> livre en effet une composition prometteuse, (même si elle échoue d’abord dans le passage vers la note la plus haute de sa cavatine « Geme la tortorella »). Face à la belle Sandrina, le ténor <strong>Bergsvein</strong> <strong>Toverud</strong> au timbre rien moins qu’éclatant est un Comte Belfiore un peu trop burlesque. La nièce de Don Anchise (le Podestat), Arminda, est interprétée par <strong>Daria Akulova</strong>. La soprano ukrainienne fait preuve d’une belle énergie et son chant possède la drôlerie et l’autorité idoines dès son premier air (« Si promette facilmente ») défiant un Belfiore un peu dépassé. Elle sera celle par qui le désordre s’aggrave en faisant enlever et abandonner Sandrina dans la forêt. Le chevalier Ramiro, son futur époux, est incarné par une <strong>Amandine Portelli</strong> au mezzo agile, au talent évident pour ce rôle travesti.</p>
<p><strong> </strong></p>
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		<item>
		<title>GLASS, Les Enfants terribles &#8211; Lille</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/glass-les-enfants-terribles-lille/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christine Ducq]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Mar 2026 06:54:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Quelle plus belle rencontre que celle des univers de Philip Glass et de Jean Cocteau, qui a inspiré pas moins de trois des opéras du compositeur américain avec La Belle et la Bête, Orphée et Les Enfants terribles ? Ce dernier aujourd’hui recréé à l’Opéra de Lille dans la belle production d’une éclatante jeunesse de Matthias &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Quelle plus belle rencontre que celle des univers de <strong>Philip Glass</strong> et de <strong>Jean Cocteau</strong>, qui a inspiré pas moins de trois des opéras du compositeur américain avec <em>La Belle et la Bête</em>, <em>Orphée</em> et <em>Les Enfants</em> <em>terribles</em> ? Ce dernier aujourd’hui recréé à l’Opéra de Lille dans la belle production d’une éclatante jeunesse de <strong>Matthias Piro</strong> et <strong>Lisa Moro</strong> est un spectacle qui entend rendre justice à une des rares voix envoûtantes de notre ère, parmi les langages musicaux contemporains explorés cette saison par l’Opéra des Hauts-de-France. Petit précis de cruauté et de poésie du disciple d’Orphée de Milly-la-Forêt, le roman paru en 1929 et filmé par Jean-Pierre Melville en 1950, est adapté en un livret en français par Philip Glass lui-même (et la chorégraphe <strong>Susan Marshall</strong>) en 1996 pour un festival de danse suisse.</p>
<p>Mais qui sont ces enfants « terribles » ? Un frère, Paul, et sa sœur, Elisabeth, beaux et fascinants, croient être les maîtres de la chambre des mystères dans laquelle ils dorment et officient (le « Jeu » dont ils se repaissent est-il vraiment celui de l’enfance ou est-il plus sulfureux ?) dans l’immense appartement familial que les adultes semblent avoir déserté (la mère meurt au premier tiers du spectacle) mais en sont de fait les prisonniers. L’épithète (de par son étymologie latine) « terribles » confirme tout au long de l’heure quarante du spectacle son pouvoir d’évocation éclaboussé de chaos. Ces enfants (des adolescents de quinze ans) sont vraiment effrayants, épouvantables – et terriblement malheureux. En prologue, l’élève Dargelos crucifie Paul, en plantant son regard dans le sien, tout en lui envoyant une pierre serrée dans une boule de neige lors d’une bataille épique collégienne, le condamnant à garder la chambre. L’ami des enfants, Gérard, ne pourra assister qu’impuissant aux jeux, disputes et intrigues de Paul et Elisabeth, maîtresse et prêtresse des lieux dont il est évidemment ignoré, lui qui l’adore. Les prémisses du drame et ses événements adventices sont narrés en vidéo au-dessus du proscénium. Le jeune duo à la mise en scène en font des adolescents d’aujourd’hui d’abord filmés dans le vieux Lille (Agathe, le sosie féminin de Dargelos, les rejoignant au cœur de la toile tissée par la « monstresse » Elisabeth) rendus à leur statut de prisonniers des pièges de la chambre, métaphore des fantasmes mythologiques de gémellité du frère et de la sœur. Avec un dispositif des plus ingénieux, cette chambre pourvoyeuse de mythes (la fameuse stanza du poète depuis Dante) est au centre d’un appartement-manège qui tournera inexorablement sur son axe (comme la fatalité) jusqu’à la conclusion tragique de l’histoire sous les belles lumières de <strong>Leo Moro</strong>. Dans ce monde contemporain dominé par la rage, la guerre et la mort, nos enfants terribles ne veulent pas entrer dans le monde des adultes, préférant s’oublier en des fêtes bachiques.</p>
<p>Les quatre chanteurs sont formidablement convaincants. Au cœur du quatuor, la soprano tchèque <strong>Marie Smolka</strong> campe une Elisabeth charismatique et vénéneuse. Son chant (dans l’écriture parlé-chanté imaginée par le compositeur né à Baltimore) conjugue limpidité et virtuosité. Son frère incarné par le baryton <strong>Sergio Villegas-Galvain</strong> nous gratifie d’une interprétation tout en mystère et séduction, non dénuée de cruauté. <strong>Abel Zamora</strong> est un Gérard pathétique à souhait alors que l’artiste (annoncée non binaire) <strong>Nikola</strong> <strong>Printz</strong> campe deux personnages, Dargelos (en vidéo) et Agathe ; la chanteuse acrobate offrant un mezzo soyeux au médium chaleureux. Ils sont accompagnés par les trois pianos prévus par la partition que dirige la cheffe belge, <strong>Virginie Déjos</strong>, déroulant les boucles hypnotiques de la musique de Philip Glass, dont la texture musicale ici n’a rien de minimaliste. Le créateur de <em>Einstein on the Beach</em> livre une partition au développement rythmique pulsé qui ne relève plus de l’abstraction sonore, même si on retrouve sa basse obstinée. Ses cadences parfaites, ses tempi épousant les flux et reflux du déroulement du drame ne craignant pas la mélodie parfois la plus lyrique, exprimée en séquences d’accords arpégés syncopés et en variations de petites cellules ou séquences harmoniques, donnent à entendre une musique tonale (dispensatrice de plaisir) plongeant personnages et public dans un vrai bain sonore lumineux ou ténébreux suivant les tableaux. On ne peut que vouloir se dévouer aux sortilèges dispensés par toutes les dimensions de ce spectacle très réussi, très fidèle à l&rsquo;esprit du magicien Cocteau.</p>
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		<item>
		<title>Discothèque idéale : Delibes – Lakmé (Plasson, EMI Classics – 1998)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/discotheque-ideale-delibes-lakme-plasson-emi-classics-1998/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christine Ducq]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Mar 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Quand peut-on affirmer qu’un enregistrement entre dans la catégorie de l’idéal ? Dans le Petit Robert, s’impose le sens 2 (le premier est philosophique) « qui atteint toute la perfection que l’on peut concevoir ou souhaiter ». L’adjectif s’applique donc à ce qui est« parfait, accompli ». Cet enregistrement de Lakmé ne répond peut-être pas &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="page" title="Page 1">
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<div class="column">
<p>Quand peut-on affirmer qu’un enregistrement entre dans la catégorie de l’idéal ? Dans le Petit Robert, s’impose le sens 2 (le premier est philosophique) « qui atteint toute la perfection que l’on peut concevoir ou souhaiter ». L’adjectif s’applique donc à ce qui est<br />« parfait, accompli ». Cet enregistrement de <em>Lakmé</em> ne répond peut-être pas pour tous à cet imposant programme, mais il tutoie les cimes pour beaucoup de mélomanes dont je suis.</p>
<p>Ici encore, comme toujours, un enregistrement de légende, c’est l’histoire d’une rencontre, exceptionnelle, celle d’un(e) ou plusieurs artistes, d’un chef à la tête d’un orchestre qu’il dirige comme un prêtre sa paroisse, et d’une œuvre.<br />En l’occurrence <em>Lakmé</em> de Léo Délibes resurgit en 1995 à l’Opéra Comique, soit peu d’années avant l’enregistrement (en studio en 1997) ; voilà une œuvre revenue à la vie (oubliée des scènes lyriques depuis des décades) grâce à une équipe de rêve.</p>
<p>Superbe « jeune Hindou », <strong>Natalie Dessay</strong> transcende la scène de la Salle Favart, et s’impose à trente ans comme une des plus grandes coloratures de l’histoire du chant français. Ancienne chanteuse du Choeur du Capitole de Toulouse, et après un an passé dans la troupe du Staatsoper de Vienne, fini les petits rôles, place à la diva ! Ce miracle doit être gravé pour l&rsquo;éternité et le sera chez EMI. Sauf que Natalie Dessay (sans h dans le prénom en hommage à l’actrice Natalie Wood) ne voudra jamais en être une en cet apogée de sa carrière, comme dans la suite (qui fut peut-être moins heureuse).</p>
<p>The girl next door ? Pas tout à fait. Sa Lakmé sur scène comme au disque est une jeune femme de chair et de caractère, mais pas seulement. Après Marie van Zandt (créatrice du rôle), Lily Pons, Mado Robin et Mady Mesplé, les aigus et suraigus solaires de Natalie Dessay ne semblent pas connaître de limites. Son personnage de fille de brahmane amoureuse tragique d’un officier anglais touche les cœurs en effet, ôtant à l’ouvrage sa réputation de concours ringard de vocalises. La soprano impose un style et une musicalité qui feront longtemps autorité avec sa diction idéale, son émission facile et une intonation sublime. La Dessay est capable de phraser les plus gracieux mélismes et roulades tout en distillant une émotion rare (dans le fameux Duo des Fleurs avec le beau mezzo <strong>Delphine Haidan</strong> en Mallika, dans l’Air des Clochettes de l’acte II ou dans sa mort soufflée pianissimo), restituant à l’opéra son caractère émouvant et élégiaque.</p>
<p>Natalie Dessay est de surcroît bien entourée. <strong>José van Dam</strong>, le brahmane Nilakantha fanatique et cruel , se réjouissant de la mort de sa fille, est bien le personnage barbare, effrayant que le baryton belge récemment disparu nuance de tons plus chauds avec l’air de la tendresse de l’acte II (« Lakmé, ton doux regard »). On y entend aussi une débutante charmante nommée <strong>Patricia Petibon</strong>, le quintette de l’acte II présente alors les meilleurs chanteurs français (avec aussi <strong>Franck Leguérinel</strong>, B<strong>ernadette Antoine</strong>). Aveu : nous ne sommes pas excessivement séduite par le Gerald de <strong>Gregory Kunde</strong>, chanteur au timbre clair certes mais qui n’a pas toujours la fluidité de la langue, le style du rôle. C’est qu’avant lui il y eut Alain Vanzo.</p>
</div>
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<div class="page" title="Page 2">
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<div class="column">
<p>L’Orchestre du Capitole de Toulouse dès le Prélude « maestoso » déploie un parterre floral, aux couleurs éclatantes, mais aussi tout en nuances et chatoiements, telle une eau parfois bondissante (la marche militaire) parfois calme et fluide, sous la direction de son chef, <strong>Michel Plasson</strong>. L’immense et inlassable avocat de l’opéra français (il nous apprendra plus tard à révérer <em>Werther</em>) fait aimer le rare raffinement de l’orchestration du drame de Delibes, et en exalte pour l’éternité la poésie et le drame, dans une prise de son parfaite dans la Halle aux Grains de Toulouse. </p>
<p><em>Nathalie Dessay, Lakmé </em><br /><em>Gregory Kunde, Gerald</em><br /><em>José van Dam, Nilakantha</em><br /><em>Delphine Haidan, Mallika</em><br /><em>Franck Leguérinel, Frederic</em><br /><em>Patricia Petibon, Ellen</em><br /><em>Xenia Konsek, Rose</em><br /><em>Bernadette Antoine, Mistress Bentson</em><br /><em>Charles Burles, Hadji</em><br /><em>Alain Chilemme, Un Domben</em><br /><em>Jean-Pierre Lautre, Un Marchand chinois</em><br /><em>Yves Boudier, Un Kouravar</em></p>
<p><em>Choeur du Capitole de Toulouse</em><br /><em>Pierre Lodice, Chef des Choeurs</em><br /><em>Orchestre du Capitole de Toulouse</em><br /><em>Michel Plasson, direction</em><br /><em>Jeanine Reiss, Chef de chant</em><br /><em>Alain Lanceron, producteur délégué</em><br /><em>Etienne Collard, directeur artistique</em><br /><em>Daniel Michel, ingénieur du son</em><br /><em>Enregistré entre le 24 juin et le 2 juillet 1997 à Toulouse</em></p>
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<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><a href="https://www.forumopera.com/dossier/la-discotheque-ideale-de-lart-lyrique/"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="355" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/vers-la-discotheque-ideale-2-1024x355.png" alt="" class="wp-image-207785"/></a></figure>
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		<title>Cinq questions à Derek Welton : « J’ai toujours été fasciné par la psychologie des personnages maléfiques »</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cinq-questions-a-derek-welton-jai-toujours-ete-fascine-par-la-psychologie-des-personnages-malefiques/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christine Ducq]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Feb 2026 06:25:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C&#8217;est la seconde fois qu&#8217;il est appelé à la rescousse dans la production du Ring controversé de Calixto Bieito. Le public lui a réservé un légitime triomphe. Ce baryton-basse suscite depuis lors un grand intérêt. Dès le 21 mars, on le retrouvera donc à Lyon dans Billy Budd mis en scène par Richard Brunel et dirigé &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C&rsquo;est la seconde fois qu&rsquo;il est appelé à la rescousse dans la production du <em>Ring</em> controversé de Calixto Bieito. Le public lui a réservé un légitime triomphe. Ce baryton-basse suscite depuis lors un grand intérêt. Dès le 21 mars, on le retrouvera donc à Lyon dans <em>Billy Budd </em> mis en scène par Richard Brunel et dirigé par Finnegan Downie Dear. Il aura chanté auparavant König Marke dans l’acte II de <em>Tristan</em> donné en version de concert à Houston, et ce, avant d’interpréter Don Pizarro dans <em>Fidelio</em> à Zurich puis à nouveau le Wanderer à Budapest. Nous sommes partis à la rencontre de ce nouveau phénomène, formé dans la troupe du Deutsche Oper de Berlin avant qu’il n’entame une carrière de soliste.</p>
<p><strong>Vous chantez le rôle de Wotan depuis quelques années. Quelles nouvelles facettes de ce personnage avez-vous découvertes dans la production de Calixto Bieito ?</strong></p>
<p>J’ai interprété Wotan pour la première fois à Berlin en 2017. C’est un rôle unique, qui se déroule en une vraie trajectoire entre le prologue et <em>Siegfried</em> dans le <em>Ring</em>, alors que pour la plupart des rôles, vous n’agissez que dans un seul opéra. De surcroît, avec Wotan, vous avez un personnage psychologiquement très compliqué et très dépendant de la conception du metteur en scène. Calixto Bieito voulait, il me semble, faire ressortir la brutalité du personnage et montrer comment le dieu traite différemment chaque personnage : ironique avec Alberich, assez brutal avec Erda. Je trouve que sa relation à Siegfried est particulièrement intéressante avec ce mélange de fascination pour le petit-fils qu’il a créé, et d’irritation face à la rudesse de Siegfried. J’ai donc incarné un Wotan différent de mes précédents, qui étaient moins brutaux et méchants avec les autres. Un vrai défi pour moi qui n’aimerait pas traiter les autres, et surtout les femmes, ainsi !</p>
<p><strong>A quel moment avez-vous su que vous seriez chanteur ?</strong></p>
<p>Je n’avais pas vraiment prévu de le devenir. J’ai commencé l’université très jeune, à seize ans, pour devenir avocat, mais je n’ai pas vraiment apprécié les études de droit. Ensuite je me suis intéressé à la linguistique, et des gens m’ont poussé à prendre des cours de chant. J’ai adoré cela. Bâtir une carrière de chanteur ne se fait pas du jour au lendemain, et je me suis rendu compte petit à petit que ce serait mon destin grâce à des rendez-vous et à des moments spéciaux dans ma vie. Par exemple, j’ai gagné un concours de chant à Londres en 2007 en me concentrant à l’époque surtout sur le répertoire baroque, avec Haendel et Bach, car je savais devoir attendre que ma voix soit prête pour d’autres rôles. J’ai ensuite intégré le Projet des Jeunes Artistes du Festival de Salzbourg en 2011, ce qui a été déterminant pour la suite. J’avais la vingtaine quand j’ai chanté des extraits du rôle de Pizarro dans <em>Fidelio</em> là-bas et j’ai été repéré comme potentiellement doué pour le répertoire germanique. Enfin je pense que mon entrée en 2015 au Deutsche Oper de Berlin a constitué une étape essentielle, car j’ai vraiment perfectionné mon art en tant que membre de la troupe dans une maison de répertoires où l’on chante beaucoup de rôles en alternance en peu de temps. Je crois que j’y ai chanté vingt sept rôles, dont mes premiers Wotan, Holländer, entre nombreux autres. Une autre étape importante a été d’incarner Klingsor pour la première fois à Bayreuth en 2017, puis mon Wotan à Paris en 2025, un remplacement de toute dernière minute. Cela a attiré l’attention du grand public, qui s’est aperçu qu’une nouvelle génération de chanteurs wagnériens émergeait.</p>
<p><strong>Vous répétez en ce moment à Lyon dans une nouvelle production de <em>Billy Budd</em>. Vous interprétez donc encore un méchant avec le personnage de John Claggart ? Est-il complexe, est-il l’incarnation du Mal absolu ? </strong></p>
<p>Il est mauvais d’une manière différente par rapport à la plupart des autres méchants que j’ai joués. Il est sans doute possible de le jouer comme le Mal incarné, mais j’ai toujours été fasciné par la psychologie des personnages maléfiques. Je suis sûr que la plupart des personnes abominables dans la vraie vie, ou qui font le mal passivement, ne se considèrent pas comme mauvaises et pensent avoir raison. Certes John Claggart peut être vu comme un homme horrible et malveillant. Cependant ce qui m’intéresse, c’est ce qui le rend aussi mauvais. Je pense qu’il faut s’intéresser dans l’opéra de Britten à l’arc narratif dans son ensemble. La situation décrite est rendue possible car la Royal Navy capturait à l’époque des hommes dans la rue pour les forcer à travailler sur ses navires – ce qui est monstrueux, considéré avec notre mentalité d’aujourd’hui. Et pourtant l’argument de l’époque, c’était que l’Angleterre ne pouvait maintenir sa puissance sur son empire qu’à ce prix. Vous aviez donc des navires remplis de gens non consentants, rebelles parfois, qu’il fallait maintenir dans un système assez violent de discipline afin d’éviter les mutineries. Or John Claggart la supervise sur l’Indomptable : il est haï par tous sur le bateau n’étant ni militaire, ni marin, ne contribuant à rien. Il espionne les hommes, maintient l’ordre et doit étouffer dans l’œuf tout problème ou éventuelle révolte. Ce personnage me semble donc être une combinaison intéressante de haine des autres et de dégoût de soi. Même si ce n’est pas explicite dans la partition, il est probablement gay ou à tout le moins, très attiré par la beauté de Billy Budd. L’homosexualité étant vue à l’époque comme une perversion inacceptable, John Claggart se déteste vraiment et a une nature d’une certaine manière pervertie par sa mission sur le bateau. Si de tels préjugés n’avaient pas existé à l’époque, se serait-il autant détesté ? Aurait-il été différent ? J’aimerais que le public puisse lui aussi s’interroger sur sa personnalité fermée et sur ses motivations grâce à mon interprétation, « D’accord, ce type est horrible, mais pourquoi ? »</p>
<p><strong>Vous chanterez auparavant le rôle du König Marke à Houston en concert. Quelles difficultés se présentent-elles avec ce personnage ? </strong></p>
<p>Je l’ai chanté pour la première fois sur scène à Berlin et en 2023 à Düsseldorf. Il représente à bien des égards ce que les Allemands appellent un rôle « Dankbar » (c’est-à-dire reconnaissant). Il y a beaucoup de vulnérabilité et d’humanité dans ce personnage. Je n’y vois pas de difficultés particulières car c’est un absolu plaisir de le chanter. A la fin de cet acte monumental, le Roi survient, réduit à rien, avec cette clarinette basse qui arrive avec son thème, et vous chuchotez « Tatest du’s wirklich ? Wähnst du das ?» Sur cette musique sublime, il livre son âme, parle ouvertement de sa tendresse, de la noblesse et de la pureté de ses sentiments pour Tristan, qu’il croit avoir perdu et sa femme qu’il avait perdue quelques années auparavant, et la façon dont il pense les avoir perdus. Inutile de se décider à exprimer telle couleur ou telle émotion, tout est évident, tout coule de source avec la musique wagnérienne. C’est certes un long monologue engageant.</p>
<p><strong>Quels autres projets vous enthousiasment pour le futur ? </strong></p>
<p>J’aimerais pouvoir vous répondre précisément, mais nous sommes interdits de faire des annonces quand ils ne sont pas encore dévoilés par les maisons d’opéras ou des producteurs. Pour cette saison, je me réjouis de chanter à nouveau le Wanderer en juin lors des « Journées Wagner » au Müpa Budapest. Pour les suivantes, je me réjouis de retourner à l’Opéra d’état de Hambourg après une longue absence. J’y ai connu en 2013 l’un de mes premiers grands succès avec <em>Der Meister und Margarita</em>. Je devrais retourner aussi à Covent Garden. Dans mes projets à venir, il y aura bien sûr <em>Die Walküre</em>, <em>Der Fliegende</em> <em>Holländer</em>. J’aime reprendre mes personnages car j’ai l’impression d’en apprendre toujours davantage. Dans quelques années il y aura un nouveau <em>Ring</em> complet et je chanterai <em>La Damnation de</em> <em>Faust</em>, œuvre que j’adore. N’oublions pas les concerts, formats que j’apprécie beaucoup pour maintenir ma souplesse vocale et stylistique dans le répertoire baroque. J’aime Bach par-dessus tout et j’ai hâte de retrouver fin 2026 son <em>Oratorio de Noël</em>.</p>
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		<title>Cinq questions à Marie-Laure Garnier : « Wagner est un idéal et un horizon »</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cinq-questions-a-marie-laure-garnier-wagner-est-un-ideal-et-un-horizon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christine Ducq]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Dec 2025 06:04:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chaleureuse, généreuse et volubile, la jeune chanteuse illumine de sa voix parlée ses interviews. Et bien sûr toutes ses incarnations scéniques et récitals sont l’occasion de vivre un miracle renouvelé, celui d’une voix chantée d’un métal précieux et d’une beauté incomparable, qui ravit les esprits et les cœurs. Arrivée très jeune à Paris de sa &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Chaleureuse, généreuse et volubile, la jeune chanteuse illumine de sa voix parlée ses interviews. Et bien sûr toutes ses incarnations scéniques et récitals sont l’occasion de vivre un miracle renouvelé, celui d’une voix chantée d’un métal précieux et d’une beauté incomparable, qui ravit les esprits et les cœurs. Arrivée très jeune à Paris de sa Guyane natale, très consciente de ce qu’elle vaut et de ce qu’elle veut aujourd’hui, Marie-Laure Garnier a bien voulu se soumettre à notre rituel en cinq questions.</strong></p>
<p><strong>Comment décririez-vous votre propre voix de soprano lyrique ? </strong></p>
<p>J’ai une voix très longue, aux aigus puissants, aux graves chaleureux et au médium moelleux, me dit-on souvent. Ce que je sais, c’est que je peux passer du répertoire de musique de chambre à l’opéra, de la musique contemporaine au grand répertoire, de façon très aisée. J’ai la chance d’avoir une voix très solide, très endurante, je peux donc travailler beaucoup, chanter longtemps sans être fatiguée – grâce à une hygiène de vie rigoureuse.</p>
<p><strong>Vous vous définissez comme une artiste engagée. Que cela signifie-t-il pour vous ? </strong></p>
<p>J’ai un profil polyvalent car je suis une artiste qui fait carrière, mais avec la volonté chevillée au cœur de transmettre mon art. J’ai toujours été active en me vouant dès mes débuts à des activités socio-culturelles pour atteindre des publics éloignés. J’ai donné beaucoup de concerts solidaires avec des chœurs. Il s’agit aussi pour moi de donner du temps, de l’énergie, de la voix à des personnes qui ont envie de chanter sans forcément en faire leur métier. J’ai toujours à l’esprit que la musique est un merveilleux vecteur de lien social, mais aussi un chemin vers les êtres et les âmes. C’est donc dans ces activités non directement reliées à ma carrière et à mon milieu professionnel que je me sens « engagée ». J’ai également accompagné de jeunes chanteurs d’outre-mer. Venant de Kourou, en Guyane, c’est extrêmement important pour moi de revenir à la source, parce que de nombreuses personnes se sentent appelées par le chant lyrique hors de la Métropole. Et nous n’avons pas toujours eu les bons interlocuteurs pour les accompagner. Je suis retournée cinq ou six fois cette année là-bas afin de donner des master-classes. Et avec le projet <em>Carmen</em> mené par les Voix des Outre-mer auquel je collabore puisque j’ai chanté le rôle titre, nous, chanteurs professionnels, épaulons les artistes en devenir. Il faut évidemment qu’il y ait plus d’artistes ultramarins sur les scènes internationales. C’est une des missions du Concours des Voix d’Outre-mer, et nous en serons à la quatrième production pour la saison 2027-28.</p>
<p><strong>Quels sont vos projets ? </strong></p>
<p><span style="color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif; font-size: 1rem; font-weight: inherit;">Nous venons de donner des récitals conçus avec ma complice de toujours, Célia Oneto-Bensaid, avec qui je forme un duo depuis bientôt quinze ans. Ce projet, « Songs of Hope » est né au moment où l’on parlait beaucoup de violences policières aux Etats-Unis. Nous avons voulu proposer un programme à notre image : deux jeunes trentenaires venant de lieux géographiques et de culture sensiblement différents, une femme noire et une femme blanche unies comme les doigts de la main grâce à la musique et à notre amitié qui date du conservatoire ! Bref ces récitals qui se donnent partout en France et en Europe entendent diffuser un message d’amour, de paix, d’espoir et de lumière – d’autant plus que l’actualité internationale est bien sombre. </span>Nous continuons de participer également au grand œuvre d’Héloïse Luzzatti, <em>La Boîte à pépites</em>, qui fait entendre la voix c’est-à-dire les œuvres de compositrices méconnues, voire inconnues.</p>
<p><strong>En 2026, quels sont les rôles que vous attendez avec le plus d’impatience ? </strong></p>
<p><span style="color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif; font-size: 1rem; font-weight: inherit;">En 2026, plusieurs événements me tiennent à cœur. Il y a d’abord la reprise des </span><em style="color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif; font-size: 1rem; font-weight: inherit;">Ailes du désir</em><span style="color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif; font-size: 1rem; font-weight: inherit;"> d’Othman Louati. Cet opéra a la particularité d’avoir été composé pour ses interprètes. J’ai créé et je chanterai à nouveau le rôle de Damielle, qui exige une tessiture assez longue dans les aigus comme dans les graves. C’est une très belle œuvre créée sur la Scène Nationale Le Bateau Feu à Dunkerque et qui revient en février à l’Opéra Clermont-Auvergne puis à l’Athénée. </span>J’ai hâte également de créer le rôle de Circé dans le mélodrame lyrique éponyme de Benoît Menut en mars à la Philharmonie de Paris. Nous nous connaissons bien car j’ai souvent chanté sa musique. En mars j’aurai le plaisir de retrouver toute l’équipe emmenée par Shirley et Dino dans le <em>Platée</em> de Rameau à l’Opéra Royal de Versailles ; enfin, il y aura le rôle sublime de Serena dans <em>Porgy and Bess</em> en juin au Théâtre des Champs-Elysées, une production réunissant les Grandes Voix et les Voix d’Outre-mer.</p>
<p><strong>Quels rôles envisagez-vous dans le futur ?</strong></p>
<p>En ce moment j’envisage des rôles auxquels je ne pensais pas forcément quand j’ai débuté ou quand j’étudiais le chant. Je me sens maintenant appelée par le rôle de Santuzza dans <em>Cavalleria</em> <em>Rusticana</em> de Mascagni. Mais j’ai aussi envie de chanter encore souvent le rôle de Carmen, car j’aime profondément son théâtre, je veux goûter à des mises en scène variées. Je songe aussi à Concepcion dans <em>L’Heure espagnole</em> et au personnage de Didon dans l’œuvre de Purcell. Beaucoup plus tard, j’aimerais que viennent dans ma carrière le rôle de Didon dans <em>Les</em> <em>Troyens</em> de Berlioz, et pour la comédie, le rôle titre de <em>La Grande Duchesse de Gerolstein</em>. Enfin je vise bientôt le rôle de Kundry dans <em>Parsifal</em>. Je porte au plus haut dans mon idéal la musique de Wagner et je sais intimement que je suis faite pour ce rôle. Quand je chantais Gerhilde au Capitole, je partageais la scène avec de grandes voix wagnériennes, je ressentais l’énergie qui émanait de ce spectacle et je me suis dit que c’était le but de ma vie de revivre cela. Wagner est un idéal et un horizon, mais en attendant de suivre le chemin vers ses plus beaux opéras comme <em>Tristan et Isolde</em>, il me faut respecter ma voix et procéder par étapes. Mais je m’y prépare.</p>
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		<title>A la Fiesta ! Villancicos et Jacaras à la Salle Cortot avec l&#8217;Ensemble Cantoria</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/a-la-fiesta-villancicos-et-jacaras-a-la-salle-cortot-avec-lensemble-cantoria/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christine Ducq]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Dec 2025 18:02:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>¡ A la Fiesta ! C&#8217;est le titre du concert de fin d&#8217;année de l&#8217;Ensemble Cantoria (haute-contre Oriol Guimera, baryton Lluis Arratia, altos Belen Herrero, Juan Manuel Morales, soprano Inès Alonso, mezzo Victoria Cassano) à la Salle Cortot le 17 décembre à 20h30. Cet ensemble espagnol mené par le ténor Jorge Losana entend nous régaler &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>¡ A la Fiesta ! C&rsquo;est le titre du concert de fin d&rsquo;année de l&rsquo;<strong>Ensemble Cantoria</strong> (haute-contre Oriol Guimera, baryton Lluis Arratia, altos Belen Herrero, Juan Manuel Morales, soprano Inès Alonso, mezzo Victoria Cassano) à la <strong>Salle Cortot le 17 décembre à 20h30</strong>. Cet ensemble espagnol mené par le ténor <strong>Jorge Losana</strong> entend nous régaler avec ses Villacicos (chants de Noël) et ses Jacaras (courts intermèdes comiques) pour faire revivre la ferveur des fidèles adeptes des services sacrés (ou plutôt des fêtes) ) de compositeurs baroques du Siècle d&rsquo;Or tels Cererols, Romero, Murcia et San Juan ; bref une belle découverte pour le public français. Déjà à l&rsquo;époque, la frontière était mince entre profane et sacré et ces événements musicaux causèrent bien des débats au sein de l&rsquo;Eglise catholique ibérique. Ce concert ne sera pas le seul point fort de la 35e saison des Concerts Philippe Maillard. Citons, entre autres nombreux invités et ensembles à ne pas rater, le contre-ténor Paul Figuier accompagné des Bacchantes dirigées par Ronan Khalil (janvier 2026), Valer Sabadus et l&rsquo;Ensemble Pulcinella mené par Ophélie Gaillard (février), la soprano Marie Perbost et les Epopées de Stéphane Fuget (février), Ian Bostridge (mars), Eva Zaïcik avec l&rsquo;ensemble Il Convito de Maude Gratton (février 2026), and last but not least, Andreas Scholl avec L&rsquo;orchestre Le Consort en juin 2026 (Salle Gaveau). Le programme complet est à consulter ici <a href="http://www.philippemaillardproductions.fr">http://www.philippemaillardproductions.fr</a></p>
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		<title>Bryce Dessner : hommage à John Cage et Merce Cunningham à la Fondation Louis Vuitton</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/hommage-a-john-cage-et-merce-cunningham-par-bryce-dessner-a-la-flv/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christine Ducq]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Dec 2025 05:50:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le compositeur Bryce Dessner s&#8217;est vu passer commande par la Fondation Louis Vuitton de Love, Icebox, une oeuvre qui sera créée les 12 et 13 décembre 2025 à l&#8217;Auditorium, et retransmise en direct sur FLV Play. Pour cette première mondiale, Bryce Dessner a voulu rendre hommage au couple que forma John Cage et Merce Cunningham &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le compositeur Bryce Dessner s&rsquo;est vu passer commande par la Fondation Louis Vuitton de <em>Love, Icebox</em>, une oeuvre qui sera créée les 12 et 13 décembre 2025 à l&rsquo;Auditorium, et retransmise en direct sur FLV Play. Pour cette première mondiale, Bryce Dessner a voulu rendre hommage au couple que forma John Cage et Merce Cunningham pendant plus de quarante ans. Dans cette pièce fleuve au piano influencée par l&rsquo;écriture de Cage et interprétée par Alice Sara Ott, va s&rsquo;intercaler la lecture par Isabelle Huppert de lettres que se sont échangées les deux hommes, extraites d&rsquo;une anthologie parue à New York en 2019 (sous le même titre). Des pièces d&rsquo;Eric Satie et de John Cage seront aussi données. La scénographie et les lumières seront dues à Tom Visser et Silvia Costa et l&rsquo;électronique assurée par Benjamin Lanz.</p>
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		<title>SIKORA, Dorian Gray &#8211; Poznan</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/sikora-dorian-gray-poznan/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christine Ducq]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 29 Nov 2025 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Elzbieta Sikora, la plus française des compositrices polonaises, puisque installée en France depuis 1981, vient de créer à 81 ans son tout nouvel opéra, adapté du roman d’Oscar Wilde, Le Portrait de Dorian Gray. L’occasion pour le Ministère de la Culture polonais de lui remettre une médaille en hommage à sa riche carrière, à l’issue &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="page" title="Page 1">
<div class="layoutArea">
<div class="column">
<p><strong>Elzbieta Sikora</strong>, la plus française des compositrices polonaises, puisque installée en France depuis 1981, vient de créer à 81 ans son tout nouvel opéra, adapté du roman d’Oscar Wilde, <em>Le Portrait de Dorian Gray</em>. L’occasion pour le Ministère de la Culture polonais de lui remettre une médaille en hommage à sa riche carrière, à l’issue de la représentation.</p>
<p>Une création à l’opéra de Poznan, qui nous a néanmoins procuré des sentiments mitigés. Si l’adaptation du livre et la mise en scène de <strong>David Pountney</strong> se révèlent très intéressantes, la partition, quant à elle, n’a pas entièrement convaincu. La faute sans doute à une certaine uniformité d’inspiration ici, malgré les sortilèges du langage très personnel de la compositrice. Ancienne élève de <strong>Pierre Schaeffer</strong> à l’IRCAM, membre fondatrice d’une certaine avant-garde en Pologne (groupe KEW) dans les années 70, ses moyens d’expression sont effectivement larges : influence de la musique extra-européenne, usage d&rsquo;instruments inattendus et de sons enregistrés dans la nature, mixés, exploités avec l&rsquo;informatique musicale, recours au son spatialisé du langage acousmatique et utilisation massive de l’amplification pour des sonorités inouïes. Avec le spectre électroacoustique, le travail sur les couleurs et les rythmes dans l’orchestre classique, sont au cœur de son travail, qu&rsquo;on a défini comme « expressionniste lyrique », qui compte près d’une centaine d’oeuvres – dont un autre opéra (de même ambition quant à la durée) consacré à Marie Curie, dont la partition est bien plus riche d&rsquo;inspiration que celle de ce <em>Dorian Gray</em>.</p>
<p>Les chœurs de l’Opéra de Poznan, parfois enregistrés, et chantant du foyer (avec certains instruments percussifs) par le truchement de l’amplification, sont des plus impressionnants dans ce <em>Dorian Gray</em> (représentant la communauté numérique d&rsquo;un réseau social, communauté ou meute partagée entre idolâtrie et violence de la curée). Ils offrent plusieurs des meilleurs moments de l’opéra. Sinon le langage musical semble principalement basé sur une seule formule, et ce, malgré quelques beaux moments. Pendant les deux actes (chacun de quarante cinq minutes), se retrouvent le plus souvent de longues phrases se distribuant de pupitres en pupitres, caractérisant chaque personnage ou situation, et se concluant quasiment systématiquement par le procédé de l’exaspération sonore fortissimo, et d&rsquo;agrégats d&rsquo;instruments conclus aux cuivres. Certes Elzbieta Sikora veut matérialiser dans la fosse (cordes, guitare électrique, bois, une partie des percussions) et au moyen de gigantesques baffles au premier balcon (avec les chœurs donc), la frénésie outrancière de l’emballement numérique sur les réseaux sociaux, mais il manque cette fois à la tunique de Nessus sonore d&rsquo;Elzbieta Sikora (uniment traversé d’éclats et de stridences en un procédé vite monotone) la possible subtilité d’autres climats et l’éventuel dévoilement d’arrière-plans psychologiques plus nuancés.</p>
<p>Mais ceci dit, le spectacle est des plus roboratifs grâce au travail de David Pountey et de son équipe, même si la distribution souffre du choix du ténor dans le rôle-titre (<strong>Rafal Zurek</strong> quasiment toujours couvert par le dispositif musical et chanteur au timbre peu séduisant). Faisant le choix d’une scénographie parfois abstraite mais belle, très lisible (l’univers numérique) ou comiquement outrancière (par exemple au deuxième acte avec une fête orgiaque empruntée à la <em>Salomé</em> du même Wilde, introduisant un ballet dans l&rsquo;opéra), David Pountney a su répondre avec maestria à la commande d’Elzbieta Sikora. Son adaptation, actualisée, nous propose de retrouver l’avide Basil Hallward, de peintre devenu photographe, faisant et défaisant les réputations numériques, et qui manipulera le beau Dorian Gray en créant son profil (mot-dièse <span style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif; font-weight: inherit;">#PrinceCharmant) sur le réseau « Bric-à-brac » afin de faire fortune. Le cynique photographe (incarné avec talent mais sans trop de noirceur par le baryton <strong>Michal Partyka</strong>) n’hésitera d’ailleurs pas à filmer la pauvre Sybil agonisante, interprétée par la superbe et très engagée <strong>Joanna Freszel</strong>, à la voix idéalement projetée et au beau médium sans oublier les aigus dardés. Les modes de chant privilégiés par la compositrice évoquent beaucoup ceux de Benjamin Britten. Le personnage de Lord Wotton passé à la trappe de l’adaptation, l’histoire subit aussi une modification significative de son enseignement moral en présentant une réflexion sur le narcissisme contemporain. C’est Dorian lui-même qui subit physiquement l’outrage du temps et de ses mœurs dissolues, et qui cherchera en vain une réhabilitation dans une mission humanitaire. Parmi les interprètes de ce <em>Dorian Gray</em> au livret en anglais, la performance de la mezzo <strong>Gosha Kowalinska</strong> (La Grise) se métamorphosant en divers personnages a été très remarquée. Son chant plein et impérieux (avec des interventions signant autant de moments forts comme celles de </span>Joanna Freszel)<span style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen-Sans, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', sans-serif; font-weight: inherit;"> a largement dominé une distribution un peu terne. </span></p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/DORIAN_GRAY-02-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-204427"/></figure>
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		<title>Cristian Macelaru fête à la tête de 2 orchestres l&#8217;amitié franco-roumaine</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/cristian-macelaru-fete-a-la-tete-de-2-orchestres-lamitie-franco-roumaine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christine Ducq]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Nov 2025 12:37:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>145 ans de relations diplomatiques entre la Roumanie et la France, ça se fête ! Le 20 novembre 2025, l’Auditorium de Radio France sera le théâtre d’un événement musical en partenariat avec l’Orchestre National de France et l’Orchestre Roumain des Jeunes. Ce concert, placé sous la direction du maestro Cristian Măcelaru, directeure musical de l’Orchestre &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #222222;"><span style="font-family: Arial, serif;">145 ans de relations diplomatiques entre la Roumanie et la France, ça se fête ! </span></span><span style="color: #222222;"><span style="font-family: Arial, serif;">Le 20 novembre 2025, l’Auditorium de Radio France sera le théâtre d’un événement musical en partenariat avec l’Orchestre National de France et l’Orchestre Roumain des Jeunes. Ce concert, placé sous la direction du maestro Cristian Măcelaru, directeure musical de l’Orchestre National de France et directeur artistique du Festival International George Enescu, célébrera donc le siècle et demie de relations diplomatiques entre la Roumanie et la France. Ce concert promet d’offrir un voyage à travers les œuvres de George Enescu, ce fameux compositeur franco-roumain dont on commémore la disparition il y a soixante dix ans, ainsi que des pièces emblématiques du répertoire français. Le programme mettra par exemple en lumière des extraits de l’opéra </span></span><span style="color: #222222;"><span style="font-family: Arial, serif;"><i>Œdipe</i></span></span><span style="color: #222222;"><span style="font-family: Arial, serif;"> de George Enescu, ainsi que des compositions de Maurice Ravel et d’Igor Stravinsky. L</span></span><span style="color: #222222;"><span style="font-family: Arial, serif;">e projet de rencontre entre les deux orchestres, chacun formés d&rsquo;aînés et de leurs cadets prometteurs, intitulé « Side by Side », fait vivre les valeurs de la rencontre et du partage dans la continuité d’une collaboration artistique initiée en 2017. Mais cette année, le concert prend une dimension particulière en célébrant l’amitié et les liens culturels profonds entre les deux nations, et en témoignant de la capacité de la musique à unir les peuples. </span></span><span style="color: #222222;"><span style="font-family: Arial, serif;">Le concert se tiendra ainsi à 20h à l’Auditorium de Radio France à la Maison de la Radio. </span></span></p>
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