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	<title>Clément Taillia, auteur/autrice sur Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Clément Taillia, auteur/autrice sur Forum Opéra</title>
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		<title>Rouen assume ses ambitions avec sa saison 2026-27</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/rouen-assume-ses-ambitions-avec-sa-saison-2026-27/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 08:20:49 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Fort de la fréquentation en hausse (près de 200 000 spectateurs) de sa maison et des succès régulièrement engrangés (confirmations récentes avec Le Vaisseau Fantôme et Iolanta), le directeur de l&#8217;Opéra Orchestre de Normandie Rouen Loïc Lachenal profite d&#8217;avoir le vent dans le dos en annonçant une saison 2026-27 ambitieuse, où la forte présence du &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Fort de la fréquentation en hausse (près de 200 000 spectateurs) de sa maison et des succès régulièrement engrangés (confirmations récentes avec <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/wagner-der-fliegende-hollander-rouen/"><em>Le Vaisseau Fantôme</em></a> et <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/tchaikovsky-iolanta-rouen/"><em>I</em><em>olanta</em></a>), le directeur de l&rsquo;Opéra Orchestre de Normandie Rouen Loïc Lachenal profite d&rsquo;avoir le vent dans le dos en annonçant une saison 2026-27 ambitieuse, où la forte présence du grand répertoire dissimule de réelles audaces, quelques entrées au répertoire et des retours attendus. Ainsi le <em>Macbeth </em>de Verdi qui ouvrira la saison n&rsquo;avait plus été joué depuis l&rsquo;ère Paul Ethuin (de 1966 à 1989)*, et mettra à l&rsquo;honneur les prises de rôle d&rsquo;<strong>Aleksei Isaev</strong> et d&rsquo;<strong>Ekaterina Sannikova</strong>, dans une mise en scène d&rsquo;<strong>Ambre Kahan-Belbachir</strong>. <strong>Pierre Dumoussaud</strong>, nommé directeur musical en remplacement de <strong>Ben Glassberg</strong>, officiera dans la fosse, comme pour ce <em>Tannhäuser</em> de Wagner dans la production signée <strong>David Bobée</strong> sacrifiée par la crise Covid, qui sera finalement donné en février 2027 avec une belle distribution (<strong>Issachah Savage, Dorottya Lang, Magdalena Hinterdobler, Samuel Hasselhorn, Ain Anger</strong>) qui rappelle qu&rsquo;en matière wagnérienne, Rouen est une des scènes françaises les plus stimulantes. <em>La Damnation de Faust </em>de Berlioz bénéficiera d&rsquo;une « création visuelle » signée<strong> Guillaume Marmin</strong>, et d&rsquo;un casting réunissant<strong> Julien Henric, Eugénie Joneau</strong> et <strong>Jérôme Boutillier</strong> de nouveau sous la direction de Pierre Dumoussaud. <strong>L&rsquo;Ensemble Correspondances</strong> de <strong>Sébastien Daucé</strong> sera convié le temps d&rsquo;un <em>Fairy Queen </em>de Purcell (<strong>Lucile Richard, Tristan Hambleton, Oscar Golden-Lee</strong>) et, dans un registre plus léger, <em>La Belle-Hélène</em> d&rsquo;Offenbach sous la direction de <strong>Hervé Niquet</strong> viendra de Toulon tandis que le <em>Don Pasquale</em> de Donizetti permettra d&rsquo;apprécier la versatilité d&rsquo;<strong>Alexandre Duhamel</strong>, récent Hollandais <em>in loco. </em>La comédie musicale sera présente pour les fêtes, avec <em>Company </em>de Stephen Sondheim, un spectacle de<strong> James Bonas</strong> coproduit avec de nombreuses institutions régionales (Avignon, Bordeaux, Limoges, Nice,&#8230;) et parisiennes (Châtelet, Orchestre national d&rsquo;Ile-de-France).</p>
<p>La fusion entre les orchestres de Rouen et de Caen ayant pu aboutir, la saison symphonique sera l&rsquo;occasion pour les musiciens de voyager à travers la région (Hérouville Saint-Clair, Dieppe, Le Havre) et les répertoires, grâce à la volonté et à l&rsquo;activisme de Pierre Dumoussaud (qui s&rsquo;est installé à Rouen) d&rsquo;explorer notamment les oeuvres de Chostakovitch. De nombreux concerts en format musique de chambre ainsi qu&rsquo;une programmation familiale (Big Bang Festival et Notes Gourmandes) témoigneront, là encore, d&rsquo;une vision à la fois artistique et territoriale à l&rsquo;ambition renouvelée.</p>
<p>Tous les détails seront publiés dans le courant du mois de mai sur le site de l&rsquo;<a href="https://www.operaorchestrenormandierouen.fr/?srsltid=AfmBOopq_5IjWl2VAe695E_wweAS39huvv9filiQ5YEPYDPmRo20E0DT">Opéra Orchestre Normandie Rouen</a></p>
<pre>*Nous pensions même que ce <em>Macbeth </em>allait constituer une entrée au répertoire, merci au lecteur vigilant qui nous a rappelé l'existence de représentations avec Ghena Dimitrova sous le mandat de Paul Ethuin</pre>
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		<title>GOUNOD, Faust &#8211; Versailles</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/gounod-faust-versailles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Mar 2026 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Quelques semaines après Tours, c&#8217;est Versailles qui accueille la production du Faust de Gounod mise en scène par Jean-Claude Berutti, qui n&#8217;avait que modérément convaincu notre collègue Pierre Venissac. Il est vrai que ce spectacle portant son classicisme proverbial en étendard paraît, dans le monde de l&#8217;opéra actuel, plus qu&#8217;anachronique : irréel. Les rideaux de tulle &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Quelques semaines<a href="http://google.com/search?q=faust+tours+forumopera&amp;oq=faust+tours+forumopera&amp;gs_lcrp=EgZjaHJvbWUyBggAEEUYOTIKCAEQABiABBiiBDIHCAIQABjvBTIKCAMQABiiBBiJBTIHCAQQABjvBdIBCDM1ODNqMGo0qAIAsAIB&amp;sourceid=chrome&amp;ie=UTF-8"> après Tours</a>, c&rsquo;est Versailles qui accueille la production du <em>Faust </em>de Gounod mise en scène par<strong> Jean-Claude Berutti</strong>, qui n&rsquo;avait que modérément convaincu notre collègue Pierre Venissac. Il est vrai que ce spectacle portant son classicisme proverbial en étendard paraît, dans le monde de l&rsquo;opéra actuel, plus qu&rsquo;anachronique : irréel. Les rideaux de tulle qui restent baissés plusieurs scènes durant, faisant écran entre la salle et le plateau, rendent cette impression plus forte encore. Ce n&rsquo;est pas d&rsquo;une mise en scène d&rsquo;opéra qu&rsquo;il s&rsquo;agit, plutôt de la représentation d&rsquo;une mise en scène d&rsquo;opéra, telle qu&rsquo;on en voit dans des films, lorsque les protagonistes sortent au théâtre et que, le film n&rsquo;étant déjà pas le réel, il importe que le spectacle auquel les personnages du film vont assister se caractérise par un surcroît d&rsquo;artificialité et de carton-pâte. Le faux fait, ici, plus faux que d&rsquo;habitude, les toiles peintes veulent avant tout ressembler à des toiles peintes, de même que les perruques, les barbes, les robes à volants et les culottes bouffantes. Dans cette œuvre de la méprise et du faux-semblant qu&rsquo;est <em>Faust </em>(et en premier lieu celui de Goethe), montrer à quel point tout n&rsquo;est qu&rsquo;illusion pouvait certes avoir du sens. Mais il eût fallu pour cela que la direction d&rsquo;acteur fût plus inventive et plus folle, que l&rsquo;odeur du rideau pourpre emplît toute la salle. Pourtant, aucune théâtralité surjouée ici, guère d&rsquo;ironie, et pas plus de fantaisie. La sobriété de la direction d&rsquo;acteurs nous laisse le loisir d&rsquo;admirer les mouvements bien articulés de ces panneaux de bois peints, dont les demi-tours permettent de figurer les différents lieux de l&rsquo;action – mais restent  impuissants à nous révéler les secrets des personnages. Dans le cadre de l&rsquo;Opéra Royal de Versailles, un décor à lui tout seul, cela ressemble à un hommage au théâtre de tréteaux ; mais fallait-il pour autant renoncer à montrer sur scène autre chose qu&rsquo;un livre d&rsquo;images ?</p>
<p>Le drame, heureusement, se joue ailleurs, et notamment dans la fosse. <strong>Laurent Campellone</strong> souligne et exalte les contrastes de la partition, insuffle des tempi contrastés mais veille à des transitions toujours fluides, et construit savamment l&rsquo;impressionnant climax de la scène finale. Il peut compter sur l&rsquo;Orchestre de l&rsquo;Opéra Royal et son instrumentarium d&rsquo;époque, qui offre à cette lecture vive un habit sans couture – on regretterait, pour un peu, que de tels musiciens ne jouent pas l&rsquo;édition critique mise au point par Paul Prévost.</p>
<p>Le plateau est à l&rsquo;avenant, avec en premier lieu le Faust de<strong> Julien Behr</strong>, jeune homme fougueux qui offre, dans la parenthèse enchantée de « Salut, demeure chaste et pure », une leçon de legato et de musicalité. <strong>Vannina Santoni</strong> a probablement trouvé en Marguerite son meilleur rôle, qui convient autant aux moirures de son timbre qu&rsquo;à l&rsquo;éclat de son aigu et qu&rsquo;à la sincérité d&rsquo;une présence scénique qui sait même rendre naturel et simple le si scabreux Air des bijoux. Il y a eu des Méphistophélès à la stature vocale plus imposante que <strong>Luigi De Donato</strong> ; mais ce diable narquois et jovial, bien humain au fond dans ses crimes, et suprêmement chanté, est un formidable portrait, comme d&rsquo;ailleurs le Valentin au timbre de bronze et à la noble stature d&rsquo;<strong>Anas Seguin</strong>, auquel il ne manque qu&rsquo;un soupçon de legato. <strong>Eléonore Pancrazi</strong> est presque un luxe en Siebel, tout comme <strong>Julie Pasturaud</strong> en Marthe et<strong> Jean-Gabriel Saint-Martin</strong> en Wagner. Autour d&rsquo;eux, les choristes brillent de mille feux et reçoivent leur part d&rsquo;ovations d&rsquo;un public frémissant d&rsquo;enthousiasme : le frisson du théâtre a passé !</p>
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		<title>A Toulouse, une saison 2026-27 riche en retrouvailles</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/a-toulouse-une-saison-2026-27-riche-en-retrouvailles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Mar 2026 06:35:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Au mi-temps d&#8217;un cru 2025-26 déjà riche en réussites (Thaïs de Massenet, la rare Passagère de Weinberg, la reprise de Lucia di Lammermoor de Donizetti mise en scène par Nicolas Joel) et encore porteur de promesses (Verdi et Strauss arrivent, avec Otello et Salome), Christophe Ghristi a présenté à la presse la prochaine saison de l&#8217;Opéra national du Capitole de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Au mi-temps d&rsquo;un cru 2025-26 déjà riche en réussites (<em>Thaïs</em> de Massenet, la rare <em>Passagère </em>de Weinberg, la reprise de <em>Lucia di Lammermoor </em>de Donizetti mise en scène par <strong>Nicolas Joel</strong>) et encore porteur de promesses (Verdi et Strauss arrivent, avec <em>Otello </em>et <em>Salome</em>), <strong>Christophe Ghristi</strong> a présenté à la presse la prochaine saison de l&rsquo;Opéra national du Capitole de Toulouse, qui occasionnera plusieurs retrouvailles attendues. Avec le répertoire d&rsquo;abord : la reprise de <em>Rusalka </em>de Dvorak dans la mise en scène somptueusement aquatique de<strong> Stefano Poda</strong> ouvrira les festivités, avec une distribution réunissant <strong>Ruzan Mantashyan</strong>, <strong>Pavol Breslik</strong> et <strong>Ricarda Merbeth</strong> sous la direction de <strong>Giacomo Sagripanti</strong>. Avec des œuvres plus entendues depuis longtemps ensuite : après cinquante ans d&rsquo;absence, le <em>Lohengrin </em>de Wagner fera son retour dans la ville rose, dans une nouvelle production d&rsquo;un habitué des lieux, <strong>Michel Fau</strong>, et avec une distribution que Christophe Ghristi a voulue « méridionale » (<strong>Michele Spotti</strong> dans la fosse, <strong>Airam Hernandez</strong> dans le rôle-titre, <strong>Chiara Isotton</strong> en Elsa, mais aussi la première Ortrud de <strong>Sophie Koch</strong>). <em>Peter Grimes </em>de Britten, n&rsquo;avait, de son côté, pas été joué depuis plus de 20 ans ; il reviendra dans la mise en scène signée <strong>David Alden</strong> pour l&rsquo;English National Opera, et permettra d&rsquo;entendre les débuts de <strong>Nikolai Schukoff</strong> dans le rôle éponyme, ainsi que ceux de <strong>Yolanda Auyanet</strong> en Ellen Orford, tandis que <strong>Frank Beermann</strong> sera à la baguette. Entre un <em>Barbier de Séville </em>mettant en lumière plusieurs étoiles montantes du chant rossinien sous la direction d&rsquo;<strong>Alfonso Todisco</strong> et un nouveau <em>Couronnement de Poppée </em>de Monteverdi confié à l&rsquo;Ensemble I Gemelli de <strong>Mathilde Etienne</strong> et <strong>Emilio Gonzalez Toro</strong>, avec notamment <strong>Adèle Charvet</strong> et <strong>Maximiliano Danta</strong> dans les rôles principaux, on guettera la création <em>in loco </em>du <em>Roi Arthus </em>de Chausson, que chantera pour la première fois <strong>Stéphane Degout</strong>. épaulé par <strong>Catherine Hunold</strong> et <strong>Bror Magnus Todenes</strong> (direction musicale <strong>Victorien Vanoosten</strong>, mise en scène <strong>Aurélien Bory</strong>). Ce dernier ouvrage dialoguera avec son lointain prédécesseur signé Purcell, ce <em>King Arthur </em>joué en version de concert par le Concert Spirituel de <strong>Hervé Niquet</strong>. De même, la <em>Médée</em> de Charpentier (également en concert, avec <strong>Marie-Nicole Lemieux</strong>,<strong> Juliette Mey</strong>, <strong>Frédéric Caton</strong> ou encore<strong> Claire Lefilliâtre</strong> et l&rsquo;Ensemble Les Epopées de <strong>Stéphane Fuget</strong>) fera écho à celle de Cherubini, jouée en fin de saison dans sa version italienne, avec les prises de rôle de <strong>Karine Deshayes</strong> et <strong>Roberto Alagna</strong> &#8211; retrouvailles là encore, et non des moindres puisque la dernière apparition du ténor français dans une production du Capitole date de&#8230; 1997 !</p>
<p>Aux côtés d&rsquo;une saison chorégraphique qui mettra à l&rsquo;honneur <strong>George Balanchine</strong> et <strong>Peter Martins</strong>, <strong>Hans van Manen</strong> et <strong>Edward Clug</strong> et proposera également une création de <strong>Benjamin Pech</strong> (<em>Les Trois Mousquetaires</em>) et un spectacle jeune public autour de la figure du Petit chaperon rouge (musique<strong> Benoît Menu</strong>, chorégraphie <strong>Andreas Heise</strong>), la saison des récitals, proposée à un tarif défiant toute concurrence (20 euros la place, et ça descend même à 5 euros pour les Midis du Capitole, qui permettront tout de même d&rsquo;entendre <strong>Sandrine Piau</strong> et <strong>David Kadouch</strong>, <strong>Jean-François Lapointe</strong> ou <strong>Rose Naggar-Tremblay</strong>) confirme les ambitions de la maison en la matière : au programme, rien moins que <strong> Rachel Willis-Sorensen</strong>,<strong> Joseph Calleja</strong> ou encore <strong>Asmik Grigorian</strong>, qui se souvient être venue enfant à Toulouse, quand son père, le ténor Gegam Grigorian, y chantait. Encore une histoire de retrouvailles !</p>
<p>La réservation pour les abonnements ouvrira dès le 31 mars sur <a href="https://opera.toulouse.fr/">le site de l&rsquo;Opéra National Capitole de Toulouse</a></p>
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		<title>Discothèque idéale : Saariaho &#8211; L&#8217;Amour de loin (Nagano, Harmonia Mundi &#8211; 2009)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/discotheque-ideale-saariaho-lamour-de-loin-nagano-harmonia-mundi-2009/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Mar 2026 19:18:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>De nos jours, est-il envisageable qu’une discographie lyrique digne de ce nom se passe du legs inestimable de Kaija Saariaho ? Longtemps sceptique à l’idée de composer un opéra, la musicienne finlandaise en écrira finalement cinq, et tirera sa révérence, quelques mois avant sa mort, avec le dernier d’entre eux, Innocence. Mais revenons ici au premier : créé en 2000 &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="x_elementToProof" data-olk-copy-source="MessageBody">De nos jours, est-il envisageable qu’une discographie lyrique digne de ce nom se passe du legs inestimable de <a href="https://www.forumopera.com/questionnaire-de-proust-kaija-saariaho/"><b>Kaija Saariaho</b></a> ? Longtemps sceptique à l’idée de composer un opéra, la musicienne finlandaise en écrira finalement cinq, et tirera sa révérence, quelques mois avant sa mort, avec le dernier d’entre eux, <i>Innocence</i>. Mais revenons ici au premier : créé en 2000 au Festival de Salzbourg, et dédié à son directeur de l’époque, Gérard Mortier, <i>L’amour de loin</i> surprend par la capacité de Kaija Saariaho à transformer son écriture influencée par la musique spectrale et le travail des timbres en véritable dramaturgie du son. Sous l’apparente rigidité d’un livret cernant les errances d’un amour impossible – celui du troubadour Jaufré Rudel pour la comtesse de Tripoli – l’œuvre déploie un théâtre intérieur vibrant, secoué à chaque scène par la circulation d’un désir diffus, immatériel, irrationnel mais toujours présent, ravivé en permanence par les songes des deux protagonistes et par les intercessions énigmatiques d’un pèlerin. Comme dans <i>Tristan</i>, comme dans <i>Pelléas</i>, l’orchestre se fait ici grand horloger : ni le temps ni la distance ne résistent à ses mouvements de ressac, ses couleurs irisées, où le médiéval se fond dans une sensualité qui n’a pas d’âge.</div>
<div data-olk-copy-source="MessageBody"> </div>
<div class="x_elementToProof" data-olk-copy-source="MessageBody">Évidemment, rien de pléthorique dans la discographie d’une œuvre si récente, mais si vous souhaitez une alternative à la vidéo captée à Salzbourg dans la mise en scène de <b>Peter Sellars</b>, la version enregistrée en 2009 par <b>Kent Nagano</b>, qui officiait également dans la fosse lors de la création, s&rsquo;impose par la qualité de sa réalisation. Sculptant la matière orchestrale avec une clarté presque architecturale, laissant respirer les silences pour mieux ménager des transition hypnotiques, Nagano peut compter sur le Deutsches Symphonie-Orchester Berlin qui répond avec une précision et une profondeur de timbre remarquables, ainsi que sur les trois solistes : <b>Daniel Belcher</b>, <b>Ekaterina Lekhina</b> et<b> Marie-Ange Todorovitch</b> font plus et mieux que s’approprier les subtilités d’une écriture vocale puisant ses ressources dans le plain-chant et la langue d’oc ; ils rendent touchants ce qui pourrait paraître hiératique, et donnent corps à ceux que l’on aurait hâtivement pris pour des silhouettes. Portée par la somptueuse prise de son de Harmonia Mundi, cette gravure révèle toute la puissance d’attraction de l’<em>Amour de loin</em> : un opéra de l’écoute intérieure, ample, sensuel, qui laisse chez l’auditeur une empreinte durable.</div>
<div class="x_elementToProof"> </div>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><a href="https://www.forumopera.com/dossier/la-discotheque-ideale-de-lart-lyrique/"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="355" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/vers-la-discotheque-ideale-2-1024x355.png" alt="" class="wp-image-207785"/></a></figure>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/discotheque-ideale-saariaho-lamour-de-loin-nagano-harmonia-mundi-2009/">Discothèque idéale : Saariaho &#8211; L&rsquo;Amour de loin (Nagano, Harmonia Mundi &#8211; 2009)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>En 2026, un Festival Radio France Montpellier Occitanie en forme de déclaration d&#8217;amour</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/en-2026-un-festival-radio-france-montpellier-occitanie-en-forme-de-declaration-damour/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Mar 2026 06:43:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C&#8217;est par une version de concert de Tristan und Isolde que Mikko Franck, en remplaçant Myung-Whun Chung souffrant, avait tapé dans l&#8217;oeil et dans l&#8217;oreille du Philharmonique de Radio France qui devait le nommer directeur musical quelque temps plus tard. A l&#8217;heure où son successeur, Jaap van Zweden, s&#8217;apprête à prendre pleinement ses fonctions, à son &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/en-2026-un-festival-radio-france-montpellier-occitanie-en-forme-de-declaration-damour/"> <span class="screen-reader-text">En 2026, un Festival Radio France Montpellier Occitanie en forme de déclaration d&#8217;amour</span> Lire la suite »</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C&rsquo;est par une version de concert de <em>Tristan und Isolde </em>que Mikko Franck, en remplaçant Myung-Whun Chung souffrant, avait tapé dans l&rsquo;oeil et dans l&rsquo;oreille du Philharmonique de Radio France qui devait le nommer directeur musical quelque temps plus tard. A l&rsquo;heure où son successeur, <strong>Jaap van Zweden</strong>, s&rsquo;apprête à prendre pleinement ses fonctions, à son tour de passer par le philtre wagnérien : épaulé par une solide distribution (<strong>Anja Kampe</strong> et <strong>Stuart Skelton</strong> dans les rôles éponymes, <strong>Kwangchul Youn </strong>en Marke&#8230;) le chef néerlandais fera le 11 juillet ses débuts montpellierains à l&rsquo;occasion d&rsquo;une soirée pivot pour la prochaine édition du Festival Radio France Montpellier Occitanie.</p>
<p>En présentant cette nouvelle édition à la presse, Michel Orier, directeur de la musique et de la création à Radio France, confirme l&rsquo;influence de cette soirée d&rsquo;exception sur la construction de tout le programme : en filant la métaphore amoureuse est venue l&rsquo;idée de ce <em>Dido &amp; Aeneas </em>de Purcell représenté comme un <em>mask </em>anglais, dans la mise en scène de <strong>Pierre Lebon</strong> et avec une distribution incluant <strong>Blandine de Sansal</strong> et <strong>Grace Durham</strong> dans les rôles principaux et dirigée <strong>Louis-Noël Bestion de Camboulas</strong> à la tête de l&rsquo;Ensemble les Surprises.</p>
<p>Plus évident encore est le cousinage musical entre <em>Tristan</em> et cette soirée de l&rsquo;Orchestre National de France qui verra <strong>Thomas Guggeis</strong> faire dialoguer la Cinquième Symphonie de Gustav Mahler avec les <em>Wesendonck-Lieder </em>de Wagner par <strong>Marie-Nicole Lemieux</strong>. Les rivages du romantisme nous mènerons vers d&rsquo;autres belles soirées vocales, à l&rsquo;image de ce <em>Winterreise </em>de Schubert certes à contre-courant en plein festival d&rsquo;été, mais qui permettra d&rsquo;entendre <strong>Matthias Goerne</strong> (et <strong>Mikhail Pletnev</strong> au piano) alors que <strong>Stéphane Degout </strong>reprendra quelques lieder orchestrés du même Schubert sous la baguette de<strong> Raphael Pichon </strong>et que <strong>Marianne Crebassa</strong> chantera <em>L&rsquo;Amour et la vie d&rsquo;une femme </em>de Schumann avec <strong>Alphonse Cemin</strong>.</p>
<p>Les amoureux des voix pourront également se pencher vers ce concert de l&rsquo;Orchestre National de Montpellier dirigé par <strong>Roderick Cox</strong> où la Sixième Symphonie de Tchaikovski succèdera aux <em>Rückert-Lieder</em> de Mahler interprétés par <strong>Jamie Barton</strong> ou vers ces Cantates de Bach jouées par l&rsquo;Ensemble A Nocte Temporis et <strong>Reinoud van Mechelen</strong>.</p>
<p>Parmi les programmes purement instrumentaux, on guettera également l&rsquo;invitation d&rsquo;<strong>Hilary Hahn</strong>, la venue du Budapest Festival Orchestra et d&rsquo;<strong>Ivan Fischer</strong>, l&rsquo;originalité du programme préparé par <strong>Bertrand Chamayou</strong> mêlant Mendelssohn, Ives, Clara Schumann, Kurtag et John Lennon ou la rencontre entre Bach et Glass sous les doigts de <strong>Vanessa Wagner</strong>.</p>
<p>En dehors de ces concerts et récitals, l&rsquo;opéra <em>Momo le clown </em>de Pascal Dusapin s&rsquo;adressera plus particulièrement au jeune public, la série « Jeunes solistes &#8211; découverte » sera l&rsquo;occasion de dénicher des talents prometteurs tandis que le jazz restera bien présent, tout comme les débats à travers les traditionnelles Rencontres de Pétrarque. Comme de coutume désormais, le Festival proposera plusieurs dates gratuites dans la métropole de Montpellier, ainsi que deux concerts gratuits consacrés aux musiques de films.</p>
<p>En tout, plus de 100 manifestations seront proposées du 5 au 18 juillet. Les réservations ouvrent le 12 mars sur le <a href="https://lefestival.eu/">site du Festival.</a></p>
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		<title>Beaune 2026, une édition riche en changements et en dépassements</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/beaune-2026-une-edition-riche-en-changements-et-en-depassements/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Feb 2026 16:39:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« Au-delà » : pour sa deuxième édition en qualité de délégué général du Festival de Musique Baroque de Beaune, qui se déroulera du 3 au 26 juillet, Maximilien Hondermarck a souhaité un mot d&#8217;ordre qui convoque le dépassement autant que la nouveauté. A l&#8217;issue d&#8217;une année 2025 qui a vu la fréquentation augmenter de près de &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>« Au-delà » : pour sa deuxième édition en qualité de délégué général du Festival de Musique Baroque de Beaune, qui se déroulera du 3 au 26 juillet, Maximilien Hondermarck a souhaité un mot d&rsquo;ordre qui convoque le dépassement autant que la nouveauté. A l&rsquo;issue d&rsquo;une année 2025 qui a vu la fréquentation augmenter de près de 15%, 2026 permettra d&rsquo;intensifier encore l&rsquo;ancrage du Festival : les week-ends autour desquels s&rsquo;organisaient traditionnellement les soirs de concert commenceront dorénavant vendredi pour se terminer lundi (et parfois mardi à la faveur du 14 juillet) et le théâtre de Beaune, dans lequel les musiciens avaient jusqu&rsquo;alors l&rsquo;habitude de répéter, comptera dorénavant comme un nouveau lieu de représentations, aux côtés de la Cour des Hospices et de la Basilique. La programmation, elle aussi, apportera son lot d&rsquo;innovations : premier opéra mis en scène dans l&rsquo;histoire du Festival, l&rsquo;<em>Avare </em>de Gasparini, témoin de l&rsquo;impressionnante influence de Molière dans l&rsquo;Italie des XVIIe et XVIIIe siècles, dirigé par <strong>Vincent Dumestre</strong> et mis en scène par <strong>Théophile Gasselin</strong>, investira justement les planches du Théâtre de Beaune, dans le cadre d&rsquo;une tournée qui débutera à Caen et passera également par Paris (l&rsquo;Athénée) et Versailles ; une première également que ce <em>Nicandro e Fileno </em>de Lorenzani, considéré en son temps comme le grand rival de Lully, et qui sera ressuscité par <strong>l&rsquo;Ensemble La Palatine</strong> dirigé par<strong> Marie Théoleyre et Guillaume Haldenwang</strong> ; une première encore, ce spectacle familial autour de Peau d&rsquo;âne, accessible dès 6 ans. Des quasi-premières, enfin, que ces retours particulièrement attendus à Beaune, celui de l&rsquo;<em>Ariodante</em> de Haendel dirigée ici par <strong>Christophe Rousset</strong> à la tête de ses <strong>Talens Lyriques</strong> et d&rsquo;une distribution réunissant <strong>Eve-Maud Hubeaux, Marie Lys, Michèle Bréant </strong>ou encore <strong>Nahuel di Pierro</strong>, celui de la Messe en si mineur de Bach selon l&rsquo;ensemble <strong>Vox Luminis</strong> et <strong>Lionel Meunier</strong>. « Au-delà » oblige, plusieurs <em>opera ultima </em>seront également au programme, à l&rsquo;image des <em>Boréades </em>de Rameau, dans lesquelles <strong>Reinoud Van Mechelen</strong> accomplira le double exploit de chanter Abaris et de diriger le<strong> Choeur de chambre de Namur</strong> et l&rsquo;ensemble<strong> A nocte temporis</strong> ainsi qu&rsquo;un casting qui comptera <strong>Gwendoline Blondeel, Lisandro Abadie</strong> et <strong>Robert Gretchell</strong>, ou du <em>Stabat Mater </em>de Pergolèse (<strong>Julia Lezhneva</strong> et <strong>Carlo Vistoli</strong> sous la direction d&rsquo;<strong>Emmanuelle Haim</strong>). A l&rsquo;occasion des 400 ans de sa disparition, un hommage à John Dowland se déclinera enfin à travers trois concerts, dont un récital de <strong>Zachary Wilder</strong>.</p>
<p>Toutes les informations sont disponibles sur le site du Festival : <a href="https://festivalbeaune.com/programmation/">Programmation – Festival de Beaune</a></p>
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		<title>WAGNER, Der fliegende Holländer &#8211; Rouen</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/wagner-der-fliegende-hollander-rouen/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Jan 2026 05:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Et si Le Vaisseau Fantôme était en fait l’opéra le plus énigmatique de Richard Wagner ? On disserte plus volontiers sur les mystères de Parsifal, les symboles du Ring, les racines des Maîtres-Chanteurs de Nuremberg ou les jeux successifs d’ellipses et de dilatation du temps dans Tristan et Isolde que de cette rugueuse légende de &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Et si <em>Le Vaisseau Fantôme </em>était en fait l’opéra le plus énigmatique de Richard Wagner ? On disserte plus volontiers sur les mystères de <em>Parsifal,</em> les symboles du <em>Ring</em>, les racines des <em>Maîtres-Chanteurs de Nuremberg </em>ou les jeux successifs d’ellipses et de dilatation du temps dans <em>Tristan et Isolde </em>que de cette rugueuse légende de capitaine maudit errant sur les flots déchaînés dans l’attente de trouver la femme qui lui offrira la rédemption. Et pourtant ! Rien, dans ce qui est encore une œuvre de jeunesse, ne se livre facilement. De cette musique, qui annonce les chefs-d’œuvre en gestation du compositeur tout en laissant à découvert ce qu’elle doit encore à Weber, à Marschner, mais aussi à Meyerbeer, Halevy et même au bel canto dont on retrouve des traces au détour de quelques cadences, on peut dire qu’elle ne fait que refléter les sinuosités des protagonistes, dont les motivations tendent à nous échapper, et les doubles fonds d’une intrigue dans laquelle on ne cesse de découvrir de nouvelles portes. Ces portes, <strong>Marie-Eve Signeyrole</strong> a le grand mérite de les ouvrir toutes. Devenu passeur de migrants à la tête d’une fragile embarcation qui prend l’eau de toutes parts et menace de se disloquer dès l’ouverture, le Hollandais promène d’un pas lent son inquiétante silhouette encapuchonnée avant de se confronter à une Senta moins ingénue que dans la tradition, consciente d’entrée de jeu de l’identité de cet homme dont elle a, dans sa petite enfance, partagé l’embarcation. Fusillée par Erik, elle finit blottie contre le corps du Hollandais (qui était peut-être son père, se dit-on en se souvenant de la disparition d&rsquo;un enfant dans le naufrage présenté en lever de rideau) dont Daland se résout à endosser le long manteau : un nouveau cycle de sept ans commence, et qu’il embarque un autre protagoniste n’entamera en rien son cours régulier et impitoyable. Bien sûr, une telle lecture, où le fait divers embrasse tour à tour le symbolique et le politique, n’évite pas toujours les pièges de la confusion, mais force est de constater qu’elle s’impose : par une esthétique d’abord, parfaitement maîtrisée dans ses moindres détails, de cette eau noire qui stagne sur la scène et flétrit chanteurs et figurants à ces vidéos tournées en direct avec une réelle virtuosité ; par un intense engagement ensuite, qui ne néglige aucune scène – ni aucun personnage.</p>
<p>Simples silhouettes le plus souvent, Mary et le Pilote sont ainsi de vraies incarnations, elle tout à la fois vigie et maîtresse de Daland, lui plus ambigu et cruel qu’à l’accoutumée – tant mieux pour <strong>Héloïse Mas</strong>, d’une grande tenue scénique et vocale, et pour<strong> Julian Hubbard</strong>, sonore mais quelque peu gêné dans ses sauts d’octave. Rôle ingrat s’il en est, Erik prend un nouveau relief dans la composition colérique qu’en offre <strong>Robert Lewis</strong>, impeccable de projection et d’intonation. A l’inverse, on serait disposé à prêter des circonstances atténuantes à l’affreux Daland, tant <strong>Grigory Shkarupa</strong> sait en faire un brave type dépassé par les événements et, bientôt, broyé à son tour par les océans. On applaudit, surtout, la chaleur naturelle de son timbre – tout en regrettant que son allemand soit parfois embrouillé. Senta trouve en <strong>Silja Aalto</strong> une figure plus attachante encore, frondeuse à force de souffrance rentrée, et prête à accepter ce que le destin veut lui faire endurer. Et surtout quelle voix idéale, pour dessiner une héroïne à la fois juvénile et désabusée ! Tout ravit : les teintes adamantines du timbre, la maîtrise de la projection, la précision des attaques de sa ballade, le déploiement de la ligne dans son grand duo avec le Hollandais… Et ce dernier réussit incontestablement à <strong>Alexandre Duhamel</strong>. Le baryton français aurait pu se satisfaire de sa voix noire et de son imposante stature pour assurer sa prise de rôle  – c’eût été déjà beaucoup. Mais il fait mieux, laissant entrevoir les fissures qui entaillent le marbre, trouvant, dans le creux même de sa voix, les couleurs qui nous font saisir toutes les meurtrissures de son personnage.</p>
<p><strong>Ben Glassberg</strong> sait probablement déjà qu’il sera regretté quand il quittera, à la fin de la saison, les musiciens et le public de Rouen. Cette soirée ne fera rien pour consoler tous ceux que son départ attriste : nerveuse mais équilibrée, à la recherche de l’effet expressif de chaque scène sans sacrifier ni le rythme d’ensemble ni bien entendu les voix, sa direction donne à l’Orchestre de l’Opéra Normandie Rouen toutes les raisons de se dépasser – il en va de même pour les choristes d’Accentus, qui gardent leur homogénéité même quand ils chantent tout en pataugeant dans l’eau ou en faisant de la corde à sauter (les fileuses au début du II !). On regrettera d’autant plus qu’au troisième acte, les voix de l’équipage du Hollandais nous parviennent <em>via</em> des haut-parleurs. Problème d’effectif ou choix de la metteuse en scène, qui en a profité pour rajouter des souffleries et des grincements de haubans dans la tempête ? Avec ces chanteurs et cet orchestre, il n&rsquo;y a pourtant pas besoin de bruitages pour avoir du théâtre !</p>
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		<title>Ruzan Mantashyan : « Avant de rencontrer Oneguine, Tatiana ne s&#8217;était jamais brûlée »</title>
		<link>https://www.forumopera.com/ruzan-mantashyan-avant-de-rencontrer-oneguine-tatiana-ne-setait-jamais-brulee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Jan 2026 05:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ancienne membre de l&#8217;Atelier Lyrique de l&#8217;Opéra National de Paris, c&#8217;est cette fois en vedette que Ruzan Mantashyan foule les planches du Palais Garnier, Tatiana d&#8217;une nouvelle production très attendue d&#8217;Eugène Oneguine de Tchaikovski. A cette occasion, la soprano arménienne revient pour nous sur les grandes étapes d&#8217;une carrière aussi jeune que riche, et lève &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Ancienne membre de l&rsquo;Atelier Lyrique de l&rsquo;Opéra National de Paris, c&rsquo;est cette fois en vedette que Ruzan Mantashyan foule les planches du Palais Garnier, Tatiana d&rsquo;une nouvelle production très attendue d&rsquo;<em>Eugène Oneguine</em> de Tchaikovski. A cette occasion, la soprano arménienne revient pour nous sur les grandes étapes d&rsquo;une carrière aussi jeune que riche, et lève le voile sur certains de ses projets. </strong></p>
<p>________________________________________________________________________________________________________________</p>
<p><strong>Vous avez commencé votre éducation musicale par le piano, comment avez-vous bifurqué vers le chant ? </strong></p>
<p>Je chantais depuis toujours, mes parents prétendent que quand j’avais deux ans je reproduisais déjà des mélodies que j’entendais. Ma tante pianiste m’a appris des chansons assez tôt. En Arménie, les écoles de musique proposent des formations qui durent sept ans, dans lesquelles on apprend un instrument et le solfège, tout en participant à des chorales. Au moment de m’inscrire, ma mère m’a demandé quel instrument m’intéressait, et j’ai répondu immédiatement : « le piano ». Mais au bout de la sixième année, j’étais devenue adolescente et j’écoutais beaucoup de pop. J’ai alors dit à ma mère que j’avais envie de devenir chanteuse comme Christina Aguilera (rires). Un peu par défi, ma mère m’a alors dit que si j’arrivais à chanter du classique je pourrais tout chanter. Elle pensait peut-être que ça allait me dégoûter, mais elle se trompait ! La transition du piano à la voix a commencé comme ça. La première fois que j’ai chanté sur scène une partie soliste, à l’âge de 14 ans, reste un souvenir très fort, à cause de la présence du public, que je voyais vraiment en face de moi. Dans le chant, le contact avec le public est très direct et je l’ai compris à ce moment-là. C’est aussi à cette époque que j’ai découvert l’opéra en tant qu’auditrice, car je n’étais jamais allée à l’opéra auparavant. Mes parents écoutaient beaucoup de musique, dansaient, mais l’opéra était assez absent de ce bain culturel. J’ai vu mon premier opéra en Italie, plus tard.</p>
<p><strong>C’est justement en Italie que vous avez poursuivi vos études, dans l’Académie de Mirella Freni. Quels souvenirs gardez-vous de cette formation ? </strong></p>
<p>Les inscriptions se passaient d’abord en ligne. Mirella Freni était une de mes idoles, et je voulais juste chanter devant elle. Après les pré-sélections je suis arrivée à Modène pour le premier tour. Elle était déjà là, dans le jury, toujours très souriante… au début (rires). J’ai aussi découvert plus tard qu’elle pouvait être sévère. En tout cas après ce premier tour, je ne pensais pas forcément continuer les sélections, mais au bout de plusieurs jours, on m’a dit que je continuais, et j’ai fait partie de la dizaine d’étudiants sélectionnés. J’ai donc dit à mes parents : « apparemment, ils m’ont prise », et ma première année à Modène s’est déroulée parallèlement à ma dernière année d’études en Arménie. Les deux ans à Modène ont été extrêmement formateurs. Pendant les trois premiers mois, je ne parlais pas très bien l’italien, je ne comprenais pas tout ce qu’on me disait, mais j’apprenais le maximum de choses en écoutant les autres chanteurs qui participaient au programme. Je crois que ça a formé mon oreille, tout en me préparant à chanter ce répertoire italien. Elle aidait d’autres chanteuses à préparer Mimi dans <em>La Bohème</em>, rôle que je n’imaginais pas chanter à l’époque. Mais quand j’ai fait ma première Mimi, des années plus tard, tout ce qu’elle disait sur ce rôle m’est revenu en mémoire. Il y avait quelque chose de juvénile dans la voix de Mirella Freni, une luminosité qu’elle a gardé jusqu’à la fin de sa carrière, ce qui lui a permis d’incarner à la fois Elisabeth de Valois et Tatiana. Elle nous disait toujours : « recita, non canta ! », pense au personnage au lieu de penser à ta voix. Elle nous disait aussi qu’une voix magnifique ne va pas très loin si on ne fait pas des choix intelligents et judicieux. De tels conseils, de la part de quelqu’un qui a fait près de 60 ans de carrière, c’était très enrichissant.</p>
<p><strong>A Paris, vous avez participé à l’Atelier Lyrique de l’Opéra. Comment avez-vous vécu cette période où la fin de votre formation se confondait avec le début de votre carrière ? </strong></p>
<p>Après Modène, j’ai étudié à Francfort, tout en ayant déjà l’opportunité de chanter dans quelques productions en Italie. J’ai commencé par Susanna dans <em>Les Noces de Figaro</em>, mon premier rôle, que j’ai travaillé avec Freni. La même année, en 2013, j’ai également chanté dans <em>La Clémence de Titus</em>, puis dans <em>La Bohème</em>, le rôle de Musetta. A l’Opéra de Paris, nous avions l’opportunité de travailler une œuvre du répertoire de façon très approfondie. L’année où j’ai participé, cette œuvre était <em>Cosi fan Tutte</em>, dont nous avons étudié chaque air, chaque ensemble en détail avec des spécialistes, des coachs et surtout, luxe extraordinaire, avec du temps devant nous ! On a pu chanter de nombreux extraits en concert avec de monter tout l’opéra. Il se trouve que Fiordiligi est sans doute l’un des rôles que je chante le plus, et avoir pu la préparer dans un cadre si exigeant et si serein, c’est un vrai luxe. Evidemment, on ne fait jamais le tour d’un rôle comme Fiordiligi, mais c’est d’autant plus important d’avoir cette base solide pour bien la chanter. Je garde aussi de ces années beaucoup de souvenirs de concerts, des amitiés, et c’est aussi à l’Atelier Lyrique que j’ai rencontré mon mari.</p>
<p><strong>Comme Fiordiligi, Tatiana, l’héroïne d’<em>Eugène Oneguine</em> que vous chantez en ce moment sur la scène du Palais Garnier, est un rôle à la fois exigeant vocalement et complexe sur le plan théâtral ; comment montrer, en quelques heures, l’écart qui sépare la très jeune fille qui tombe amoureuse d’Oneguine de la femme du monde, qui le rejette ? </strong></p>
<p>Je crois que c’est le compositeur qui nous aide à cerner l’évolution d’un personnage, à travers les changements qu’il apporte dans l’écriture vocale, la tessiture, l’orchestration… On dit parfois qu’il faut deux voix pour Tatiana, comme il en faudrait trois pour <em>La Traviata </em>mais il ne faut pas tomber dans le piège qui consisterait à changer sa voix artificiellement. On cherche les bonnes couleurs, la bonne intonation, mais la voix et la technique restent les mêmes. C’est alors à la mise en scène, aux costumes, aux décors, de nous aider à incarner ces personnages qui évoluent. La dynamique propre à chaque soirée compte aussi. Il y a quelques semaines, nous avions une répétition un lundi, à 10 heures du matin, où nous attaquions directement sur la grande scène du troisième acte ; c’était très difficile de trouver d’emblée la bonne énergie, sans toute l’évolution qui nous amène à ce point de l’action ! De même, donner toute l’émotion requise en répétition, alors qu’on ne peut pas chanter toujours à pleine voix, ce n’est pas évident. Ralph Fiennes, qui fait ici ses débuts de metteur en scène, a toujours été très respectueux à la fois de l’opéra en tant que forme d’art et des chanteurs. Il a toujours été à l’écoute si on lui disait que ce n’était pas évident de chanter de telle ou telle façon. Nous avons aussi travaillé en disant le texte, sans la musique. Je crois que Callas avait l’habitude de préparer ses rôles comme ça, et ça m’a encore appris de nouvelles choses sur le personnage de Tatiana. Il y avait une réplique dans le troisième acte qui m’échappait toujours un peu. Ralph m’encourageait à insister, à en faire davantage. Et c’est en repartant du texte que j’ai trouvé une solution. Il y a aussi deux entractes dans cette production, c’est la première fois que je donne <em>Eugène Oneguine </em>comme ça, et je crois que ça correspond à la volonté de Tchaikovski au moment de la composition. C’est une expérience intéressante, qui demande encore plus d’endurance pour tenir la fin de la soirée.</p>
<p><strong>Tatiana, c’est aussi la scène de la lettre, qui est une des pages les plus célèbres du répertoire. Quel est votre état d’esprit au moment de la chanter ? </strong></p>
<p>Toute la première partie prépare cette scène. Il faut montrer que c’est tout à fait logique d’en arriver là, qu’elle est prête à écrire cette lettre et à exprimer toutes les émotions qui la traversent. C’est notre travail de rendre ce cheminement crédible. Je ne suis pas comédienne mais j’essaie de me mettre dans la peau du personnage pour rendre son évolution naturelle. Il faut que je sois en situation de croire moi-même à ce que fait le personnage au moment où je le joue. Tatiana est un personnage introverti, sans doute, mais dans la scène de la lettre, elle est en confiance, d’abord avec sa nourrice, qui est la personne qui la connaît le mieux, puis toute seule. Elle peut se laisser aller ! Tous les airs nous aident à cerner chaque protagoniste en quelques secondes : on voit d’abord Olga, qui est très extravertie et joviale, puis Lenski qui est tout heureux de retrouver sa fiancée, puis Tatiana dans cette scène, puis Oneguine qui la rejette. Evidemment, il se montre dur envers Tatiana, mais il fait aussi preuve d’honnêteté : il lui dit qu’il ne pense pas que leur histoire est possible. On a tous connu des expériences de ce genre, ça fait mal, mais si Tatiana le vit si douloureusement, c’est surtout parce qu’elle ne s’était jamais brûlée auparavant, qu’elle vit à la fois son premier amour, et sa première déception.</p>
<p><strong>Votre répertoire va de Mozart à Puccini, en passant par Verdi et le répertoire français. Passer d’un style à l’autre, c’est pour vous avant tout une question de technique, ou de couleur vocale ? </strong></p>
<p>Je crois que c’est avant tout une question de langue. C’est la langue, avec la culture qu’elle porte, qui vous guide vers le bon phrasé, le bon style. Le russe, le français et l’italien sont les langues que je chante le plus, avec aussi un peu d’allemand pour les Lieder, et bien sûr ces langues évoluent : je n’ai pas beaucoup chanté de baroque, mais j’entends bien que le français de Rameau n’est pas celui de Gounod ou Halévy. Néanmoins, il y a toujours une base qui vient de la langue. Les voyelles, surtout, permettent d’ajuster les couleurs et de s’adapter aux différents styles. Dans la même langue italienne, Puccini et Verdi ne demandent pas les mêmes couleurs, ne placent pas les accentuations de la même façon. Parfois, on sent qu’il faut du temps. Quand j’ai chanté ma première Violetta dans <em>La Traviata</em>, j’ai demandé à ne rien chanter pendant les trois mois précédents pour m’imprégner du rôle. J’ai depuis fait deux productions, cela m’a déjà beaucoup appris sur ma voix et mes capacités, et je sens que ce rôle grandit encore en moi. Je vais d’ailleurs la reprendre juste après les représentations d’<em>Eugène Oneguine</em>, à Montpellier.</p>
<p><strong>Après cette nouvelle <em>Traviata, </em>quels sont vos projets pour les prochains mois et les prochaines saisons ? </strong></p>
<p>Je vais bientôt chanter Rusalka à Toulouse. Je l’ai déjà chantée à Limoges mais pendant le Covid, sans public, on a juste fait un film. J’ai très hâte de la donner en public. J’aime bien chanter en tchèque, alors, même si rien n’est prévu pour l’instant, je serais heureuse de chanter Jenufa. J’ai aussi ma première Desdemona qui est prévue. Et voilà, ça fait déjà beaucoup ! <em>(rires) </em>J’essaie de mener une carrière équilibrée, où je ne multiplie pas les prises de rôle, de ne pas non plus abîmer ma voix en chantant un trop gros nombre de représentations chaque saison. Je veux me consacrer pleinement à chaque projet. Je sens que si je veux me donner à 100%, ou même à 150% sur scène, il faut que je me réserve aussi des moments de repos, où je me consacre davantage à ma famille. Quand j’ai chanté dans <em>La Juive </em>à Genève, j’étais enceinte, et j’ai bien conscience qu’il n’y a pas si longtemps que ça, les chanteuses d’opéra n’étaient plus invitées nulle part lorsqu’elles attendaient un bébé. Je suis très reconnaissante des institutions qui encouragent ces évolutions. Depuis quelque temps, j’essaie de me consacrer davantage au Lied également. J’ai chanté l’été dernier à la Schubertiada Vilabertran, et je vais y retourner cet été. Être face au public en tant que chanteuse, et plus seulement en incarnant un personnage, c’est une expérience fascinante !</p>
<pre>Propos recueillis à Paris le 22 janvier 2026</pre>
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		<title>Ben Heppner fête ses 70 ans</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/ben-heppner-fete-ses-70-ans/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Jan 2026 12:58:12 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Quelques jours après Waltraud Meier, c&rsquo;est au tour d&rsquo;un de ses partenaires réguliers à la scène de célébrer ses 70 ans. Le canadien Ben Heppner se forme au chant à l&rsquo;Université de Colombie-Britannique, sa province natale, avant de rejoindre l&rsquo;Université de Toronto. Après avoir obtenu le premier prix et le prix Birgit Nilsson lors des auditions du Metropolitan Opera de New-York en 1988, il démarre une carrière de ténor lyrique et fait sensation sur cette scène trois ans plus tard en incarnant l&rsquo;Idoménée de Mozart (avec toutes les vocalises du redoutable « Fuor del mar » !). Mais ce sont dans les rôles de Heldentenor que Ben Heppner se révèle indispensable dans les années 1990 et 2000 : Walther dans <em>Les Maitres Chanteurs de Nuremberg,</em> enregistré avec Sawallisch puis avec Solti, Lohengrin, Tristan, qu&rsquo;il aborde à Seattle en 1998 avant de l&rsquo;incarner à Vienne, New York, Berlin ou encore Paris, Siegfried enfin, qu&rsquo;il ose avec Rattle au Festival d&rsquo;Aix-en-Province, témoignent du wagnérien singulier qu&rsquo;il est, capable d&rsquo;une clarté, d&rsquo;un legato, d&rsquo;une finesse musicale que les monologues les plus ardus laissent intacts. Outre Wagner, le Florestan de Ben Heppner (<em>Fidelio</em> de Beethoven), ses incursions chez Strauss (l&rsquo;Empereur de <em>La Femme sans Ombre</em> ou Bacchus dans <em>Ariadne auf Naxos</em> pour Sinopoli), ou dans les répertoires français et italien (Enée des <em>Troyens </em>de Berlioz, l&rsquo;Otello de Verdi) ont contribué à lui assurer une place au tout premier rang des grands chanteurs du tournant de ce siècle. S&rsquo;il a annoncé en 2014 son retrait des scènes, Ben Heppner a néanmoins continué à partager son amour de la musique avec enthousiasme dans des émissions de radio.</p>
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		<title>LIGETI, Requiem &#8211; Paris, Philharmonie</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/ligeti-requiem-paris-philharmonie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Nov 2025 06:16:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Esa-Pekka Salonen n’est pas encore le chef principal de l’Orchestre de Paris, fonction qu’il n’occupera qu’à compter de 2027. Mais il semble déjà chez lui sur la scène de la Philharmonie, face à des musiciens qu’il a été tant de fois invité à diriger. Au point de les guider sans faiblir dans des contrées inconnues. &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Esa-Pekka Salonen</strong> n’est pas encore le chef principal de l’Orchestre de Paris, fonction qu’il n’occupera qu’à compter de 2027. Mais il semble déjà chez lui sur la scène de la Philharmonie, face à des musiciens qu’il a été tant de fois invité à diriger. Au point de les guider sans faiblir dans des contrées inconnues. Car à l’occasion de ces concerts, le <em>Requiem </em>de Gyorgy Ligeti faisait, sauf erreur de notre part, son entrée au répertoire de l’Orchestre. Composée entre 1963 et 1965, la pièce semble de prime abord s’engouffrer dans le sillage des messes des morts « théâtrales », tant les contrastes abondent, entre les vagues sonores coloristes des choristes dans le « Kyrie », le « Dies irae » hérissé de stridences et de déchirures qui n’ont rien de l’ironie du <em>Grand Macabre </em>que le compositeur écrira une bonne décennie plus tard, et les pages finales qui retrouvent, en même temps qu’une forme de consonance, les lumières de ce qui peut ressembler à de l’apaisement. Mais dire cela ne suffit pas à décrire l’atmosphère angoissante, presque oppressante, qui empoigne l’auditeur dès les premières mesures, ni les réminiscences que nous apporte une écriture qui se souvient du contrepoint, et même du plain-chant, dont elle restitue le goût sans en copier les méthodes. D’une clarté admirable, la battue de Salonen parvient à unifier ce qui, de prime abord, s’oppose : les affres et la consolation ne sont pas, ici, des contraires, mais les étapes d’un même chemin, où le chef avance d’un pas ferme, meilleur appui des instrumentistes, dont il tire des sonorités diaphanes, mais aussi des choristes, particulièrement sollicités ici. Au Chœur de Paris s’ajoutent pour l’occasion les forces du New London Chamber Choir, rompues à ce répertoire. Disposés à l’arrière-scène et sur le plateau, les diapasons à portée d’oreille pour ne pas se perdre dans les jeux de variation infinies des lignes de chant, les choristes sont magnifiques, totalement voués aux rapprochements et aux éloignements successifs qui rendent les voix, tantôt dissociées en de longues plaintes horrifiques, tantôt unies dans la quête de l’éternité, comme des points se confondant à mesure qu’ils s’approchent de la ligne d’horizon. Travail de maître, admirablement préparé par les chefs de chœurs <strong>Richard Wilberforce</strong> et <strong>Bertie Baigent</strong>, assistés de <strong>Pierre-Louis de Laporte</strong> et <strong>Gisèle Delgoulet</strong>, et au niveau duquel s’élève le chant des solistes : <strong>Jennifer France</strong>, qui hérite d’une partie à l’ambitus impitoyable, mobilise toutes les forces d’un soprano à la droiture jamais stridente, quand <strong>Virpi Räisänen</strong> projette son mezzo ductile avec aisance.</p>
<p>Après l’entracte, et cette demi-heure de haute intensité, il était encore question de spiritualité, bien que celle-ci revête, avec Bruckner, les habits plus traditionnels d’un romantisme certes distendu parfois jusqu’à l’abstrait, mais encore tenu dans les grandes formes de la symphonie du XIXe siècle. Dès l’entame de la Quatrième, scandée par des contrebasses dont les marches harmoniques sonnent plus distinctement qu’à l’accoutumée, Salonen opte pour une lecture où la netteté des plans sonores tient lieu d’éthique, sinon de religion, et où le refus du gros son facile déplace parfois les centres de gravité musicaux. Ainsi le deuxième mouvement, avec ses allures de valse triste et ses cordes embrumées, constitue un sommet plus haut et plus marquant que le scherzo, qui ne sait pas toujours éviter les redondances. L’Orchestre de Paris suit vaillamment, sinon parfaitement : si ce n’était pour admirer le cor solo formidable de <strong>Gabriel Dambricourt</strong>, on regretterait que les cordes cèdent un peu trop souvent aux cuivres, sauf dans les derniers trémolos d’un final qui achève de déclencher l’enthousiasme de la salle.</p>
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