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	<title>Geoffroy Bertran, auteur/autrice sur Forum Opéra</title>
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	<title>Geoffroy Bertran, auteur/autrice sur Forum Opéra</title>
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		<title>Flannan Obé de retour à Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/flannan-obe-de-retour-a-paris/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Geoffroy Bertran]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Feb 2012 10:01:44 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Flannan Obé de retour à Paris   Au charmant petit théâtre Le Ranelagh, qui s’était fait une spécialité de la projection du film de Carné Les Enfants du paradis, rôdent toujours dans les coulisses les ombres de Jean-Louis Barrault et de son personnage Baptiste Deburau. Flannan Obé et Florence Andrieu les y rejoignent : car &#8230;</p>
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<p>             </p>
<p>            Flannan Obé de retour à Paris</p>
<p>             </p>
<p>            Au charmant petit théâtre Le Ranelagh, qui s’était fait une spécialité de la projection du film de Carné <em>Les Enfants du paradis</em>, rôdent toujours dans les coulisses les ombres de Jean-Louis Barrault et de son personnage Baptiste Deburau. Flannan Obé et Florence Andrieu les y rejoignent : car <em>L’envers du décor</em>, c’est comme dans ce film mythique un concentré de la vie des artistes entre leur loge, les couloirs et les portants, l’angoisse de l’entrée en scène, les chamailleries, les mesquineries, les vacheries, les crises de nerfs, les fous rires et les moments d’émotion. Et d’autant plus quand une cantatrice retrouve son ex 7 ans après…  Cette « comédie sentimentale et musicale » où l’énergie le dispute à l’émotion, est menée par deux chanteurs comédiens rompus à tous les exercices de la scène et excellant tout particulièrement dans l’opérette, notamment dans la troupe des Brigands, et pour Flannan dans l’irrésistible <em>Île de Tulipatan</em> d’Offenbach (voir le <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=1781&amp;cntnt01detailtemplate=gabarit_detail_breves&amp;cntnt01dateformat=%25d-%25m-%25Y&amp;cntnt01lang=fr_FR&amp;cntnt01returnid=54">compte rendu</a> de Jean-Marcel Humbert et l’<a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=266&amp;cntnt01returnid=37">interview</a> de Flannan Obé par Geoffroy Bertran). Leur interprétation, parfois déstructurée voire même déjantée, est irrésistible de drôlerie. Yves Meierhans au piano entre dans le jeu, et le trio brûle les planches. Il y a exactement quatre ans, Geoffroy Bertran concluait dans Forum Opéra, à propos de cette parodie : « Un vrai bijou, dont on attend avec impatience une reprise ! » Depuis, le spectacle a parcouru des kilomètres sans perdre de son tonus, et on le retrouve avec grand plaisir à Paris : courrez-y !  [JMH]</p>
<p>             </p>
<p>            Théâtre Le Ranelagh, 5 rue des Vignes (Paris XVIe), jusqu’au 17 mars.</p>
<p>             </p>
<p>             </p>
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		<item>
		<title>Grandes Journées Grétry, musicien de Marie-Antoinette</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/grandes-journees-gretry-musicien-de-marie-antoinette/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Geoffroy Bertran]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Mar 2009 17:34:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour la première fois, le Centre de Musique Baroque de Versailles consacre ses « Grandes Journées » à André Ernest Modeste Grétry (1741-1813), l&#8217;un des compositeurs majeurs de la fin du XVIIIe siècle français. Les ouvrages lyriques seront mis à l&#8217;honneur avec l&#8217;opéra-comique L&#8217;Amant jaloux, la tragédie lyrique Andromaque, le ballet héroïque Céphale &#38; Procris et le spectacle &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>          Pour la première fois, le Centre de Musique Baroque de Versailles consacre ses <strong>« Grandes Journées »</strong> à <strong>André Ernest Modeste Grétry</strong> (1741-1813), l&rsquo;un des compositeurs majeurs de la fin du XVIIIe siècle français. Les ouvrages lyriques seront mis à l&rsquo;honneur avec l&rsquo;opéra-comique <em>L&rsquo;Amant jaloux</em>, la tragédie lyrique <em>Andromaque</em>, le ballet héroïque <em>Céphale &amp; Procris</em> et le spectacle pantomime <em>La Belle et la Bête</em>, librement adapté de l&rsquo;opéra-comique <em>Zémire &amp; Azor. </em>Autour de ces redécouvertes et de ces inédits, plusieurs programmes de musique de chambre et de musique sacrée donneront à Grétry et à ses contemporains une nouvelle occasion de « mettre en musique » le Château de Versailles. Détails et réservation en ligne sur <a href="http://www.cmbv.com/">www.cmbv.com</a>. [GB]</p>
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		<item>
		<title>MESSAGER, L&#039;Amour masqué — Paris (Musée d&#039;Orsay)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/yvonne-princesse-de-champagne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Geoffroy Bertran]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Feb 2009 11:54:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Elle, une jeune cocotte de vingt ans, vit entourée de ses deux riches amants (se croyant chacun « l’amant de cœur ») et de ses deux servantes, qui rêvent de faire la même carrière que leur maîtresse. Un beau jour, Elle tombe amoureuse d’une photographie : c’est Lui, mais quelques années plus tôt. Le rencontrant, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><font size="2">Elle, une jeune cocotte de vingt ans, vit entourée de ses deux riches amants (se croyant chacun « l’amant de cœur ») et de ses deux servantes, qui rêvent de faire la même carrière que leur maîtresse. Un beau jour, Elle tombe amoureuse d’une photographie : c’est Lui, mais quelques années plus tôt. Le rencontrant, elle le prend pour le père du jeune homme de la photo ; il ne dément pas, et lui annonce la visite de son fils imaginaire lors de la soirée qu’elle donne le lendemain… soirée masquée, où toutes les ambiguïtés seront possibles.</font></p>
<p class="rteleft"><font size="2">Rencontre unique d’un auteur et d’un compositeur au sommet de leur art, <em><strong>L’Amour masqué</strong></em>, créé par Sacha et Yvonne Printemps en 1923, est un des chefs-d’œuvre de l’opérette. Guitry et Messager parlent d’amour sur le même ton tendrement désabusé, et nous servent le cocktail délicieux d’une musique incomparablement fraîche et subtile et de dialogues (en vers libres) et couplets caustiques et désopilants de fantaisie verbale. Autour de l’impérissable « J’ai deux amants », les merveilles abondent, à commencer par les autres airs de l’héroïne : « J’ai vingt ans », « Il est mon rêve », « Elle a du charme ». Pourquoi diable n’enregistre-t-on pas ce répertoire ?</font></p>
<p>		<font size="2">La production avec piano que proposent, dans un <strong>Auditorium du Musée d’Orsay</strong> chaleureux et à l’acoustique limpide, les élèves du Conservatoire National de Musique de Paris emporte l’adhésion d’un public aux anges. Dans de jolis décors Art nouveau et des éclairages tamisés, <strong>Emmanuelle Cordoliani </strong>démontre une direction d’acteurs fouillée et une mise en place irréprochable, sans que ce travail très professionnel convainque pleinement : peut-être pour rassurer ses jeunes comédiens, la metteure en scène à tendance à les surdiriger, imposant un excès de gestes, d’intentions, de silences… qui les empêche sans doute un peu de déployer leurs ailes. Et qui, surtout, ralentit le rythme, avec quelques sérieux tunnels (la fin de la fête du 2e acte avant le finale, plombée par une inutile partouze, le récit de l’Interprète au 3e). L’idée de faire réciter les didascalies par un chœur antique nous permet certes de savourer la moindre parcelle du livret, mais contribue aussi à rallonger inutilement le spectacle.</font></p>
<p>		<font size="2">Parfaitement soutenus par <strong>Emmanuel Olivier</strong>, les étudiants du CNSM se montrent fort bien préparés sur les plans vocal et stylistique, avec des dictions impeccables. Dans un rôle en or taillé sur mesure pour la divine Yvonne, c’est fort justement Elle qui domine le plateau. La charmante <strong>Julie Fuchs </strong>n’a pas encore l’abattage d’une divette chevronnée, mais elle est parfaitement crédible, touchante quand il le faut, et surtout, elle délivre ses nombreux solos avec une ravissante voix fruitée, des aigus brillants et un art du chant qui fait naître bien souvent l’émotion. Trop visiblement plus jeune que son personnage, Lui  (<strong>Florent Baffi</strong>) est sympathique et pas dénué de charme, mais tout un monde d’élégance et de sophistication lui échappe encore. Le baron d’Agno (<strong>Laurent Laberdesque</strong>) possède une belle voix de baryton, mais est aussi un peu vert scéniquement. Exotique et déjanté, le Maharadjah (<strong>Hovannes Asatryan</strong>) convainc davantage et la voix est plaisante, même si quelques postures acrobatiques compromettent la sûreté de l’émission dans le beau Chant birman. Dans le rôle de l’interprète, le ténor <strong>Zhe Chi </strong>offre un premier acte fort drôle. Servantes et invités sont irréprochables.</font><br /><font size="2">Malgré les quelques réserves, la splendeur de l’œuvre, la tenue de l’ensemble et l’enthousiasme des jeunes interprètes font de ce spectacle un très beau moment.</font></p>
<p> </p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Conspiration des chansons — Paris (Opéra Comique)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-conspiration-des-chansons-paris-opera-comique-le-charme-desuet-des-chansonniers/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Geoffroy Bertran]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Jan 2009 06:37:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Autour de la production de Fra Diavolo, l’Opéra-comique a organisé comme d’habitude un petit festival, intitulé cette fois Sous le charme des bandits, dont les manifestations (concerts, expositions, colloques) exploraient l’art d’Auber et le thème du brigandage en musique. Chanteur-acteur plein de ressources et bien connu en ces lieux depuis son sémillant Arcas de Cadmus &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>          Autour de la production de <em>Fra Diavolo</em>, l’Opéra-comique a organisé comme d’habitude un petit festival, intitulé cette fois <em>Sous le charme des bandits, </em>dont les manifestations (concerts, expositions, colloques) exploraient l’art d’Auber et le thème du brigandage en musique. Chanteur-acteur plein de ressources et bien connu en ces lieux depuis son sémillant Arcas de <em>Cadmus et Hermione</em>, le baryton Arnaud Marzorati s’est vu confier la conception d’un récital théâtralisé qui permettait de découvrir le riche répertoire des chansonniers du XIXe siècle – bien oublié aujourd’hui puisque même Béranger, sans doute le plus célèbre des auteurs au programme, n’est plus  qu’un nom dans les livres d’histoire.</p>
<p>Pourtant, même si ces textes tour à tour grivois, désabusés ou vibrants d’idéalisme politique sont par essence très liés à leur époque, l’esprit et le talent de leurs auteurs leur confèrent souvent un intérêt qui n’est pas uniquement historique. Arnaud Marzorati nous le démontre dans ce parcours d’une heure où les chansons sont reliées par des textes de Hugo et Balzac, nous promenant dans tous les lieux louches de Paris, du bureau du chef de la police à la cellule en passant par le bordel et le siège d’une société secrète bonapartiste. Le choix et l’enchaînement des œuvres dénotent une vraie recherche de construction dramatique, qu’une trame plus resserrée aurait sans doute rendue plus lisible.</p>
<p>Sobrement éclairé par Vincent Vittoz et accompagné avec musicalité par Daniel Isoir, le chanteur campe ses multiples rôles de malfrats sans compter son énergie et utilise intelligemment sa belle et longue voix de baryton – sans excès de lyrisme, sauf quand le style parodique de la musique le requiert.</p>
<p> </p>
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		<item>
		<title>5 questions à Flannan Obé</title>
		<link>https://www.forumopera.com/5-questions-a-flannan-obe/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Geoffroy Bertran]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Apr 2008 14:01:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chanteur-acteur découvert par le public parisien au théâtre de l’Athénée dans l’opérette Arsène Lupin banquier de Marcel Lattès avec la compagnie Les Brigands, mais aussi comédien de cinéma (Monsieur Batignole) et de télévision (Rastignac ou les ambitieux, Avocats et associés)… ou encore auteur de théâtre (L’Envers du décor), le baryton Flannan Obé mène à 32 &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>          <em>Chanteur-acteur découvert par le public parisien au théâtre de l’Athénée dans l’opérette</em> Arsène Lupin banquier <em>de Marcel Lattès avec la compagnie Les Brigands, mais aussi comédien de cinéma (</em>Monsieur Batignole<em>) et de télévision (</em>Rastignac ou les ambitieux<em>,</em> Avocats et associés<em>)… ou encore auteur de théâtre (</em>L’Envers du décor<em>), le baryton Flannan Obé mène à 32 ans une carrière aux multiples facettes.</em></p>
<p><strong>Quelle place occupe le chant dans votre parcours ?</strong></p>
<p>			J’ai toujours voulu être comédien, mais j’ai aussi toujours aimé chanter. Parallèlement à ma formation d’acteur au conservatoire de Pantin puis au Cours Florent, j’ai travaillé ma voix au conservatoire de La Rochelle puis dans plusieurs conservatoires d’arrondissement à Paris, tout en me produisant dans des formations diverses : maîtrise de conservatoire, ensemble polyphonique… et même boys band ! Avec la soprano Lara Neuman et le pianiste Emmanuel Touchard, que j’ai connus sur une production de comédie musicale, nous avons ensuite créé le trio Lucienne et les garçons, avec lequel nous tournons depuis 6 ans dans deux spectacles écrits autour de chansons des années 20 à 40. Entre ces spectacles [dont le second, Music hall, a été récompensé du prix Spedidam aux Molières 2006, ndlr] et les propositions dans le domaine du théâtre musical, le chant a fini par prendre une place importante dans mes activités. Disons que depuis un an ou deux, je me considère comme un chanteur et plus juste comme un comédien qui chante, même si je pense avoir encore bien des progrès à faire.</p>
<p><strong>Jouer la comédie demande-t-il autant de préparation technique que chanter ou danser ? </strong></p>
<p>			Oui ! Il faut avoir une technique solide pour être comédien, la maîtrise du corps et de la voix ne s’improvise pas. De plus, la préparation scénique d’un rôle requiert une vraie rigueur. Avec les années, la précision technique est une chose à laquelle j’ai pris de plus en plus goût, et je n’improvise que sur un canevas très détaillé. C’est une partition à respecter, il faut garder le « vivant » et être prêt à faire face à l’imprévu, mais on ne doit pas se permettre plus de liberté que n’en a un musicien dans l’interprétation d’une œuvre. Quant à la danse, j’ai commencé à l’étudier il y a quatre ans, je me suis mis aux claquettes il y a un an et demi… et je regrette de ne pas avoir plus de temps pour travailler !</p>
<p><strong>Dans <em>Arsène Lupin banquier</em>, où vous incarnez l’acolyte de Lupin, un personnage de titi parisien créé par Jean Gabin, vous avez remporté un vif succès personnel auprès du public et de la critique. Comment avez-vous réagi à cette reconnaissance ?</strong></p>
<p>			Ça m’a beaucoup ému, c’est tout ce qu’on attend, mais avant que ça n’arrive, ça paraît impensable… Les réactions ont été très positives dès la générale et cela m’a mis une énorme pression, car je me demandais si je serais capable de recommencer ! En plus, Loïc Boissier [le directeur des Brigands, ndlr], qui pratique l’humour à froid, en rajoutait chaque soir avant mon air avec numéro de claquettes du dernier acte en me murmurant avant mon entrée en scène : « Essaye de ne pas nous décevoir… ». Heureusement, je suis très client de ce genre d’humour… Dans ce spectacle, j’ai pu mettre au service du personnage de Gontran tout ce que j’avais appris. J’ai pris les critiques comme la rétribution d’un travail de longue haleine.</p>
<p><strong>Entre <em>les Brigands</em>, qui visent au « dépoussiérage » de l’opérette, et le festival d’Aix-les Bains, qui est l’emblème d’une certaine tradition, vous avez abordé l’opérette sous des angles assez différents. Qu’en retirez-vous ?</strong></p>
<p>			Je l’ai même abordée dans des tessitures différentes, car comme j’ai une voix [de baryton-Martin, ndlr] longue et au timbre clair, on m’a parfois fait chanter des rôles de ténor, par exemple dans Pomme d’api d’Offenbach ou Les Saltimbanques de Ganne… quitte à transposer un peu ! Pour en revenir aux productions que j’ai faites avec les Brigands et à Aix-les-Bains, elles ont représenté des expériences enrichissantes et complémentaires. La préparation d’Arsène Lupin banquier a été un travail collégial où tout s’est fait en concertation avec le directeur musical Christophe Grapperon, le metteur en scène Philippe Labonne et le chorégraphe Jean-Marc Hoolbecq. Nous avons gardé de nombreuses idées de jeux de scène ou d’extrapolations musicales qu’on improvisait en répétant, et ce sur le long terme. A Aix-les-Bains, les spectacles se montent en quelques jours, toute la mise en scène est écrite à l’avance et la force de proposition des chanteurs est forcément réduite. Le but est de relever le défi, de réussir la figure imposée. Ça vous aguerrit. J’aime aussi parfois faire mon métier dans cette urgence et cette efficacité-là, pourvu que ce soit dans la bonne humeur.</p>
<p><strong>Vos projets dans le domaine lyrique ? </strong></p>
<p>			De nouvelles prises de rôle d’opérette : Évariste dans <em>Là-haut</em> d’Yvain (je suis ravi de chanter à nouveau des paroles de Willemetz, que j’adore) et les trois héros masculins dans <em>Trois Valses</em> de Strauss, un rôle où il n’y a que du texte et pas de chant ! J’aime être pluridisciplinaire et j’ai envie de continuer le plus longtemps possible à ne pas choisir. L’avantage de l’opérette et de la comédie musicale, c’est qu’il faut justement être polyvalent, mais j’aimerais continuer aussi le théâtre parlé, le cinéma, la télé, l’écriture, et si un jour je me sens prêt, monter un récital de mélodies françaises… Je rêve des <em>Nuits d’été</em> ! De toute façon, je crois que les choses s’imposent d’elles-mêmes sur la durée, il y a des évidences, et c’est la qualité de ce qu’on fait qui choisit pour vous.</p>
<p>			 </p>
<p>			<strong>Propos recueillis par Geoffroy Bertran</strong></p>
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