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	<title>Laurianne Corneille, auteur/autrice sur Forum Opéra</title>
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	<title>Laurianne Corneille, auteur/autrice sur Forum Opéra</title>
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		<title>Pour que l&#8217;Art survive à l&#8217;homme</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurianne Corneille]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Oct 2021 04:00:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les récentes affaires d’agressions sexuelles dans le domaine de la musique classique ayant été portées à la connaissance du public participent d’un mouvement de fond porteur à la fois d’une demande de réparation et de revendications légitimes. Un nombre important de victimes apportent leurs expériences sur la place publique pour deux raisons principales. La première &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les récentes affaires d’agressions sexuelles dans le domaine de la musique classique ayant été portées à la connaissance du public participent d’un mouvement de fond porteur à la fois d’une demande de réparation et de revendications légitimes.</strong></p>
<p>Un nombre important de victimes apportent leurs expériences sur la place publique pour deux raisons principales. La première est que l’appareil judiciaire a longtemps été mal exploité ou grippé (et ce, de la plainte jusqu’au jugement) quant à la reconnaissance des agressions faites aux femmes. La seconde est que nous faisons désormais face à l’accumulation d’une souffrance historiquement constatée, qui est trop souvent le lot de toute femme dépendant d’une hiérarchie décisionnaire masculine.</p>
<p><strong>Quelque chose a changé</strong></p>
<p>C’est dans ce contexte que les femmes ont pris conscience qu’elles pouvaient prendre la parole. L’effet actuellement produit est celui d’un déferlement, d’un embouteillage de dénonciations, chacune renvoyant à un cas particulier qu’il nous semble impossible d’évaluer dans la masse et hors d’un tribunal. Les médias s’en emparent avec voracité, nourrissant de fait une inquiétante surenchère. Au cours de ces dernières années, nous avons pu prendre connaissance de cas de musiciens soupçonnés dans des affaires d’agressions, autour desquels la pression de l’opinion publique était si forte que des sanctions étaient prises avant même qu’un jugement ne soit rendu (mise à pied immédiate par exemple).</p>
<p>Il existe donc une dérive possible de cet extraordinaire mouvement. Ainsi, le témoignage de la souffrance intime d’une victime peut suffire à déclencher la condamnation publique d’un agresseur qui, normalement, dans un État de droit, reste présumé innocent jusqu’à son jugement. Nous sommes passés à une reconnaissance systématique voire systémique de toute prise de parole, quelle que soit la manière de faire ou d’agir.</p>
<p>Il n’est pas question dans cette réflexion d’établir le procès de quiconque. Ces agissements existent indubitablement, et on doit évidemment se féliciter que la parole des victimes d’agressions sexuelles dans le milieu artistique (gardons d’ailleurs à l’esprit qu’il ne s’agit pas uniquement de femmes), à qui l’histoire avait jusque-là très peu accordé de crédit, soit pour la première fois reconnue. Il était temps que ces souffrances aux conséquences dramatiques sur les plans physique et psychologique soient entendues. Mais, parallèlement à cela, il est important de se montrer à la hauteur d’un tournant historique dont la puissance est renforcée par la mise en exergue essentielle de la production féminine et la réhabilitation de femmes exceptionnelles dont les travaux ont été volés (comme en témoigne la prise en compte de « l’effet Matilda » dans le domaine des sciences par exemple).</p>
<p><strong>Respecter une hauteur de vue</strong></p>
<p>Les combats nés de souffrances doivent néanmoins rester déontologiques, et s’inscrire avant tout dans le cadre d’une réflexion : initialement, qu’est-ce qu’une agression sexuelle sinon une prise de pouvoir d’une personne sur une autre ? L’absence d’assentiment a minima est une négation de l’identité de l’autre, et donc une forme de fascisme si l’on circonscrit l’acte au plan intellectuel. Et il se trouve que, statistiquement, la majeure partie des postes à responsabilités est occupée par des hommes, ce qui rend inéluctable la supériorité numérique des exactions des hommes à l’encontre des femmes.</p>
<p>Revenons à cette lame de fond bien contemporaine : que demande la femme – cet homme politique comme les autres? Que dit-elle actuellement dans l’agora ? En grande partie qu’elle reprend le pouvoir sur elle-même, et ce notamment par son corps, par le plaisir, et par l’affranchissement d’un certain regard de l’homme : le « male gaze ». Celui-ci, étant considéré comme « dominant », a été analysé et disséqué artistiquement et politiquement avant que des femmes puissent investir l’espace public d’autres regards, tout à fait différents, sur le corps de la femme comme sur celui de l’homme. Il en découle une pluralité de visions artistiques et de phénomènes politiques, dont le lesbianisme militant est actuellement un des exemples les plus marquants.</p>
<p>Être toujours en capacité de décider avec qui on se lie sexuellement est politique, puissant : il s’agit d’une forme d’affranchissement. Par extension, on assiste à la naissance d’un rapport plus vaste avec le pouvoir pensé de manière générale, car c’est ainsi que la conquête d’un espace nécessaire au développement du potentiel de création féminine naît, s’inscrit et grandit. Le fait d’être formée au développement de soi à travers la création et le pouvoir (le « faire » et le « dire ») est lié à la corporéité et à l’inscription des corps dans l’espace public (investissement physique réalisé sans crainte et sans entrave) – et conséquemment dans les strates hiérarchiques des milieux socio-professionnels.</p>
<p><strong>De l’invisibilisation comme impasse</strong></p>
<p>À l’aune de ce constat, annuler la valeur et la transmission de la production artistique d’un homme ou d’une femme parce qu’on l’a jugé sur des critères comportementaux déviants, témoigne d’un danger significatif pour la démocratie. Si une personne doit être jugée, qu’elle purge sa peine en bonne et due forme, mais l’art devrait être en mesure de se débarrasser des enjeux de pouvoir et des jugements ad hominem. C’est ce que l’on doit à cette forme suprême d’expression humaine dans toute la richesse de ses visages, aussi douloureux soient-ils à regarder.</p>
<p>Si l’on suit cette ligne de conduite, il est moralement possible d’organiser une production incluant une personne ayant été jugée. Il incombe simplement à chacun de ne pas verser dans l’hagiographie ou la complaisance vis-à-vis de cet artiste. Si l’on exige de soi-même et des autres cette rigueur morale et intellectuelle, n’importe quel artiste doit pouvoir survivre au « scandale ». En réalité, ce que l’humain porte de sa potentielle prise de conscience, de son évolution, agrandit la réflexion de l’ensemble de l’humanité. Le phénomène actuel de « volonté d’annulation », ce mouvement qui souhaite tout bonnement « supprimer » un individu, nous ôte le souvenir de l’exemple à ne pas suivre. « Un homme, ça s’empêche », disait Camus. Il est possible de prendre de la hauteur et d’être noble dans cette opportunité actuelle que nous offre l’histoire de se regarder enfin, face-à- face. Et l’art a cette portée.</p>
<p> </p>
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<p>&#8211; 1 EUR- 2 EUR- 5 EUR- 20 EUR- 50 EUR- 100 EUR<br />
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		<title>Une belle et riche saison 2021-22 au PBZ</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/une-belle-et-riche-saison-2021-22-au-pbz/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurianne Corneille]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 03 Oct 2021 05:33:52 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr">La saison 2021-22 du <strong>Palazzetto Bru Zane</strong> promet d&rsquo;être belle et riche. Tout d&rsquo;abord, deux cycles sont adossés à deux bicentenaires : « Le son de l&rsquo;Empire, la musique à l&rsquo;époque de Napoléon Bonaparte », et « L&rsquo;univers de César Franck » (anniversaire de sa naissance). Il y aura nécessairement des reports d&rsquo;œuvres n&rsquo;ayant pu être réalisées la saison passée (<em>La princesse jaune</em> de Saint-Saëns et <em>Djamileh</em> de Bizet) , et le cycle des Bouffes Bru Zane se poursuivra avec Offenbach (<em>Le 66!</em> ), mis en en scène par Victoria Duhamel. Le IX<sup>e</sup> Festival aura lieu qaunt à lui du 1<sup>er</sup> au 29 juin et sera introduit par <em>Hulda</em> de César Franck au Théâtre des Champs Elysées. Dans l&rsquo;immédiat, le livre-disque <em>La fille de Madame Angot</em> de Charles Lecocq paraîtra le 22 octobre prochain. Lors de la présentation de cette saison 2021-2022, <strong>Alexandre Dratwicki</strong>, le directeur artitique, a très justement rappelé la fragilité de toutes les institutions, quelles qu&rsquo;elles soient, dès qu&rsquo;une crise se manifestait. Notons encore que le Palazzetto continue toujours et plus que jamais d&rsquo;élargir ses publications et moyens de diffusion (partitions, livres, webradio etc), sa recherche (grâce notamment à l&rsquo;excellent Sébastien Troester), et sa conséquente Médiabase (ressources numérique).</p>
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		<item>
		<title>CHARPENTIER, David et Jonathas — Versailles</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/david-et-jonathas-versailles-la-reverence-du-maitre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurianne Corneille]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Jul 2021 09:57:44 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Jeudi 8 juillet, à l’Opéra Royal du Château de Versailles se tenait une représentation inoubliable de la tragédie lyrique David et Jonathas de Charpentier. Il s’agissait d’une production du Centre de musique baroque de Versailles (Coréalisation Opéra Royal/Château de Versailles Spectacles – CMBV). Un enregistrement discographique a été réalisé pour le Centre de musique baroque &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Jeudi 8 juillet, à l’Opéra Royal du Château de Versailles se tenait une représentation inoubliable de la tragédie lyrique <em>David et Jonathas</em> de Charpentier. Il s’agissait d’une production du Centre de musique baroque de Versailles (Coréalisation Opéra Royal/Château de Versailles Spectacles – CMBV). Un enregistrement discographique a été réalisé pour le Centre de musique baroque de Versailles.</p>
<p>Ce concert était très attendu (outre son report dû aux conditions sanitaires des derniers mois), puisqu’il s’agissait du dernier concert dirigé par <strong>Olivier Schneebeli</strong> qui fut pendant trente ans à la direction musicale et pédagogique de la Maîtrise du CMBV : « Les Pages et les Chantres. »</p>
<p>Chef-d&rsquo;œuvre de Charpentier, servi admirablement par l’Orchestre « les Temps Présents », <em>David et Jonathas</em> fut créé en 1688 au Collège Louis-le-Grand à Paris. Les actes étaient entrecoupés par une pièce de théâtre, <em>Saül</em>, du Père Chamillart : c’était en effet la seule manière de pouvoir présenter cette œuvre, le privilège royal empêchant tout autre que Lully de faire jouer une tragédie lyrique. A cette époque, le rôle de Jonathas et les petits rôles confiés aux dessus étaient tenus par des élèves, version retenue pour ce 8 juillet. Olivier Schneebeli a également souhaité faire entendre la déclamation de vers intercalés (pas en latin comme c’était le cas dans la version originelle) : il a donc choisi la Paraphrase de la plainte de David sur la mort de Saül et Jonathas écrite par le poète chrétien du XVIIème siècle Antoine Godeau, manifestement injustement oublié.</p>
<p>Faire jaillir le texte conjointement à cette musique donne une profondeur inouïe à l’œuvre de Charpentier et caractérise la démarche de Schneebeli, cet amoureux des Arts et des Lettres au sens large. Il convient ici de rendre hommage à un Maître : si l’excellence du musicien l’a amené au cours de sa carrière à collaborer comme chef de chœur et assistant aux productions dirigées par William Christie, Philippe Herreweghe, René Jacobs, il s’est illustré en tant que chef d’ensemble dans les productions du CMBV  &#8211; et en collaboration avec ses musicologues-  avec les Pages et les Chantres, et il a œuvré à la redécouverte des chefs-d‘œuvres du répertoire sacré de la France des XVIème et XVIIème siècles.  Les associations avec de prestigieux ensembles et orchestres baroques sont des références au disque. </p>
<p>Comme point d’orgue de cette soirée particulière, le discours de Nicolas Bucher, Directeur du CMBV, venait éclairer le travail développé par Olivier Schneebeli : « Il m’a suffi de te voir pendant cinq minutes en répétition pour comprendre que faire de la musique avec toi, ça peut effectivement changer une vie. Quelques mots : la passion, la conviction, l’exigence. » Nicolas Bucher n&rsquo;a pas manqué de mettre en exergue le retentissement humain du pédagogue, citant toutes ces personnes avec qui il s’était entretenu et qui avaient spontanément prononcé cette phrase : « Ah Olivier ! Je ne serais pas là où je suis si je ne l’avais pas rencontré ». Puis Catherine Pégard, Présidente de l’Etablissement public du château du musée et du domaine national de Versailles, ne tarissant pas d’éloges, lui a remis la Légion d’Honneur. L&rsquo;émotion générale alors à son comble, Schneebeli a prononcé un vibrant témoignage dont voici les derniers mots : « Enfin, je veux revenir à vous, Pages, Chanteresses et Chantres, mes Bien-Aimés. Ce que vous m’avez apporté durant toutes ces années ne se peut concevoir. Les solistes de cette soirée, son metteur en scène, illustrent parfaitement tous les trésors dont vous m’avez comblé, dont vous avez su, tous autant que vous êtes, enthousiasmer mon âme. Au-delà de ce soir, pour le temps qu’il me reste, et sans doute au-delà, je ne vous oublierai pas ».</p>
<p>Je crois que l’on parle insuffisamment des êtres d’exception qui se font discrets : Olivier Schneebeli, que beaucoup d’enfants ont eu la chance de croiser, est un Ange-Musicien, une merveille d’Homme que j’ai moi aussi eu le bonheur d’avoir sur mon chemin, à Chartres. Chanter avec lui était à l’époque plus important que tout le reste et je garde le souvenir impérissable d’une transfiguration chaque fois qu’il nous dirigeait, qu’il insufflait le chant. Je me souviens aussi que chaque enfant percevait immédiatement qu’il avait en face de lui un phénomène rare. Il était le Pédagogue au sens le plus noble qui soit : parfaitement conscient de « travailler » avec de la matière humaine sur laquelle il lui suffisait de souffler délicatement pour qu’elle s’élève, qu’elle prenne son envol. </p>
<p>Puissent la Musique et la Pédagogie s’inspirer à jamais de votre exemple hors du commun, Monsieur Schneebeli, homme de l’ombre épris de Lumière.</p>
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		<item>
		<title>Questionnaire de Proust : Marielou Jacquard</title>
		<link>https://www.forumopera.com/questionnaire-de-proust-marielou-jacquard/</link>
					<comments>https://www.forumopera.com/questionnaire-de-proust-marielou-jacquard/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurianne Corneille]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Apr 2021 07:13:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Jouant l&#8217;acrobate entre musique baroque et création contemporaine, la mezzo Marielou Jacquard cultive son goût de l&#8217;éclectisme dans la diversité de son répertoire. Elle était à l&#8217;affiche d&#8217;Actéon de Charpentier avec les Cris de Paris, mis en scène par Benjamin Lazar, tourné au Théâtre du Châtelet et elle enregistrera au printemps l&#8217;Egisto de Cavalli avec &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Jouant l&rsquo;acrobate entre musique baroque et création contemporaine, la mezzo Marielou Jacquard cultive son goût de l&rsquo;éclectisme dans la diversité de son répertoire. Elle était à l&rsquo;affiche d&rsquo;<em>Actéon</em> de Charpentier avec les Cris de Paris, mis en scène par Benjamin Lazar, tourné au Théâtre du Châtelet et elle enregistrera au printemps l&rsquo;<em>Egisto</em> de Cavalli avec le Poème Harmonique. En attendant, elle se livre, non sans humour, à notre questionnaire de Proust.</strong></p>
<hr />
<p>
	<strong>Le principal trait de mon caractère ? </strong><br />
	La détermination</p>
<p><strong>La qualité que je préfère chez un ténor ? </strong><br />
	L’auto-dérision</p>
<p><strong>La qualité que je préfère chez une soprano ? </strong><br />
	Le feu</p>
<p><strong>Ce que j&rsquo;apprécie le plus chez mes collègues sur scène ? </strong><br />
	La générosité de leur jeu</p>
<p><strong>Mon principal défaut ? </strong><br />
	Réservée </p>
<p><strong>Mon occupation préférée dix minutes avant de monter sur scène. </strong><br />
	Respirer</p>
<p><strong>L’opéra que je préfère. </strong><br /><em>Le Grand Macabre</em> de Ligeti</p>
<p><strong>L’opéra qui me casse les oreilles. </strong><br /><em>Siegfried</em></p>
<p><strong>Le dernier rôle que je voudrais chanter ? </strong><br />
	Un rôle créé sur mesure pour moi. </p>
<p><strong>Le pays où je désirerais vivre ? </strong><br />
	Dans les îles de Polynésie (donc en France..!)</p>
<p><strong>La couleur que je préfère ? </strong><br />
	Vert émeraude</p>
<p><strong>Mon air préféré ? </strong><br /><em>Assisa a pie d’un salice</em> de Desdemone dans Otello de Rossini. </p>
<p><strong>Mon disque de chevet. </strong><br /><em>Aux marches du Palais</em> du Poème Harmonique. </p>
<p><strong>Mes compositeurs favoris à l’opéra ? </strong><br />
	Mozart, Berg, Germaine Tailleferre,  Saariaho. </p>
<p><strong>Mes Lieder ou mélodies préférées ? </strong><br /><em>Des Fischersliebesglück</em> de Schubert, <em>Berceuse Cosaque</em> de Pauline Viardot, <em>Seul qui connaît la tristesse</em> (Mignon) de Tchaikovsky, <em>Si tout ceci n’est qu’un pauvre rêve</em> de Lili Boulanger</p>
<p><strong>Mes héros favoris dans l’opéra ? </strong><br />
	Boris Godounov, Figaro, Wozzeck</p>
<p><strong>Mes héroïnes favorites dans l’opéra ? </strong><br />
	Lulu, Carmen, Tatjana, Despina. </p>
<p><strong>Mes metteurs en scene préférés ? </strong><br />
	Andrea Breth, Katie Mitchell, Christoph Marthaler, David Marton. </p>
<p><strong>Mes peintres favoris ? </strong><br />
	Chagall, Schiele, Delaunay, Niki de Saint Phalle</p>
<p><strong>Mes héros dans la vie réelle ? </strong><br />
	Mes parents et ami(e)s proches. Virginie Despentes, Vincent Munier.</p>
<p><strong>Mes héroïnes dans l&rsquo;histoire ? </strong><br />
	Francesca Caccini, Olympe de Gouges, Marie Curie, George Sand, Simone de Beauvoir.</p>
<p><strong>Mes prénoms favoris ? </strong><br />
	Sascha, Alma, Eugène. </p>
<p><strong>Ce que je déteste par-dessus tout ? </strong><br />
	Faire la vaisselle. </p>
<p><strong>Personnages d’opéra que je méprise le plus ? </strong><br />
	Aucun, empathie oblige. </p>
<p><strong>Mon pire souvenir sur scène. </strong><br />
	Des fous rires incontrôlables </p>
<p><strong>Mon meilleur souvenir sur scène. </strong><br />
	Des fous rires incontrôlables. </p>
<p><strong>Le don de la nature que je voudrais avoir ? </strong><br />
	Respirer sous l’eau. </p>
<p><strong>Comment j&rsquo;aimerais mourir ?</strong>  <br />
	Entourée de mes proches </p>
<p><strong>État d&rsquo;esprit actuel ? </strong><br />
	Serein dans la tempête. </p>
<p><strong>Fautes qui m&rsquo;inspirent le plus d&rsquo;indulgence ? </strong><br />
	Les fautes de ryhtmes. </p>
<p><strong>Ma devise ?</strong><br />
	Ecouter avec les oreilles du coeur. </p>
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			</item>
		<item>
		<title>5 questions à Mathieu Franot</title>
		<link>https://www.forumopera.com/5-questions-a-mathieu-franot/</link>
					<comments>https://www.forumopera.com/5-questions-a-mathieu-franot/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurianne Corneille]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Feb 2021 07:07:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mathieu Franot est co-directeur de l’Orchestre des Frivolités Parisiennes, récemment embarqué dans L’Elixir, un opéra participatif jeune public d&#8217;après le chef d&#8217;œuvre de Donizetti.   Quelles ont été  vos priorités en mars 2020, lorsque la vie s’est mise à l’arrêt et que le secteur culturel a commencé à se trouver menacé ? Penser en priorité aux artistes et &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/5-questions-a-mathieu-franot/"> <span class="screen-reader-text">5 questions à Mathieu Franot</span> Lire la suite »</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong style="font-size: 14px">Mathieu Franot est co-directeur de l’Orchestre des Frivolités Parisiennes, <a href="https://www.forumopera.com/lelixir-damour-paris-tce-un-moment-de-grace-arrache-a-des-temps-incertains">récemment embarqué dans <em>L’Elixir</em>, un opéra participatif jeune public d&rsquo;après le chef d&rsquo;œuvre de Donizetti.  </a></strong></p>
<hr />
<p><strong>Quelles ont été  vos priorités en mars 2020, lorsque la vie s’est mise à l’arrêt et que le secteur culturel a commencé à se trouver menacé ?</strong></p>
<p>Penser en priorité aux artistes et à leur bien-être. On avait des contrats à  honorer, ce que l’on s’est efforcés de faire. On est malgré tout chanceux en France : grâce aux différents syndicats, nous sommes parvenus à maintenir une activité partielle. Je salue à cet égard l’efficacité de la FEVIS pour les ensembles indépendants.</p>
<p>Il y a toujours de grosses difficultés, mais on à limité la casse : les productions ont été maintenues à 70 % d’effectif minimum, jusqu’à 100 %. Depuis un an, j’ai payé tout ce qui était prévu, même ce qui a été annulé, tous jusqu’aux techniciens bien entendu. Les Frivolités sont une famille. Il y a des liens très  forts au sein de l’ensemble, c’est une composante essentielle de la compagnie.</p>
<p><strong>Comment réussir à  continuer de se projeter dans le contexte actuel ?</strong></p>
<p>Je pense toujours les projets à échelle de 3-4 ans, je vois à long terme. J’ai besoin de créer et nous avons des subventions pour créer, je dois donc continuer de me projeter, c’est vital.</p>
<p>Nous serons dans l’immédiat à l’Opéra Comique avec Michel Fau début mars.</p>
<p>J’ai aussi été contacté par des théâtres  pour disposer de leur plateau, occuper des techniciens et créer.  C’est du jamais-vu. Il y a actuellement une disponibilité et une recherche. Le rapport s’est inversé.  Cela redessine le paysage de la culture : de nouvelles discussions ont lieu avec les théâtres : comme il n’y a plus « rien », il y a du temps pour créer.</p>
<p>Et c’est cela qui est intéressant : le changement relatif à la temporalité artistique. Notre art s’écoule dans le temps  et comme le temps stagne, les cartes sont rebattues. Nous vivons l’instant présent  en programmation (contre 4 ans d’avance habituellement ). Maintenant, le champ des possibles est ouvert, et cela demande de s’ancrer dans le temps présent.</p>
<p><strong>Quelles sont vos inquiétudes actuelles ?</strong></p>
<p>Je n’ai pas d’inquiétudes,  je reste optimiste et confiant, j’essaie d’anticiper différentes étapes, différents scenarii, à  court, moyen et long terme, jusqu’à 3 ans.</p>
<p>Même si je n’aime pas trop voir le public s’habituer aux captations, je lui fais confiance pour être  au rendez-vous le jour de la réouverture.</p>
<p><strong>Parlons donc de votre actualité.</strong></p>
<p>On crée notre projet « Cole in Paris » sur Cole Porter au Théâtre de Maisons-Alfort sur la dernière quinzaine de mars, il s’agit d’un projet reporté. Et nous sortons un disque aussi au mois de juin, chez B Records  : « Le diable à  Paris » ( qui avait été annulé à L’Athénée en décembre).</p>
<p><strong>Comment les musiciens vivent-ils cette période ?</strong></p>
<p>Décembre 2020 a été très dur, la refermeture a porté le coup de grâce. L’optimisme est en train de revenir parce qu’on se voit beaucoup. Belle coïncidence, c’est la plus grosse saison jamais faite ( plus de 80 représentations) et nous sommes parvenus à  conserver le fait de nous voir sur tous les projets prévus. Donc, tout le monde va bien le vivre. L’important,  c’est de nous retrouver régulièrement.</p>
<p> </p>
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		<item>
		<title>DONIZETTI, L&#039;elisir d&#039;amore — Paris (TCE)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/lelixir-damour-paris-tce-un-moment-de-grace-arrache-a-des-temps-incertains/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurianne Corneille]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Feb 2021 04:56:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Lundi 1er février, au Théâtre des Champs-Élysées, avaient lieu deux représentations en vase clos (circonstances obligent) d’une adaptation en français de L’elisir d&#8217;amore de Donizetti. L’Elisir, opéra  participatif jeune public et réduit en conséquence à 1h15, bénéficiait d’une captation afin d’être diffusé sur la plate-forme éducative de France Télévision Lumni. Un DVD sera ensuite réalisé à &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Lundi 1er février, au Théâtre des Champs-Élysées, avaient lieu deux représentations en vase clos (circonstances obligent) d’une adaptation en français de <em>L’elisir d&rsquo;amore</em> de Donizetti.</p>
<p><em>L’Elisir</em>, opéra  participatif jeune public et réduit en conséquence à 1h15, bénéficiait d’une captation afin d’être diffusé sur la plate-forme éducative de France Télévision Lumni. Un DVD sera ensuite réalisé à destination des écoles et commercialisé.</p>
<p>Saluons une démarche éducative régulière au TCE : l’opéra participatif est pensé pour faire découvrir les codes de l’opéra grâce à une participation active de son jeune public. En temps normal, les enfants se préparent donc en amont lors d’ateliers de chant ( instructions de la cheffe de chant <strong>Jeanne Dambreville</strong>). Il y aurait dû par conséquent avoir six interventions du public – le chef d’orchestre se tournant chaque fois vers la salle pour faire chanter les spectateurs – comme autant d’incursions permettant à la jeunesse de se prêter au jeu.</p>
<p>Louons également l’implication et l’enthousiasme constants de l’Orchestre des Frivolités Parisiennes – créé par Benjamin El Arbi et Mathieu Franot, qui a aussi toujours été très impliqué dans la transmission culturelle auprès des jeunes par un ancrage pédagogique de longue haleine, avec Frivo’Lycée, ou bien surtout  « De mômes et d’opérettes », programme d’éducation artistique  pour lutter contre le décrochage scolaire.</p>
<p>Pour rappel, cet ensemble créé en 2012 dans le but de promouvoir le répertoire lyrique léger français  a toujours fait montre d’exigence et d’excellence sur toutes les productions  ainsi que sur tous les enregistrements (Naxos). Cette qualité est précieuse pour le jeune public ici visé, mais conquiert tout aussi facilement un public aguerri par son charme fou.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/elis1.jpg?itok=rsobJKNI" title="© Vincent Pontet" width="468" /><br />
	© Vincent Pontet</p>
<p>La direction engagée de <strong>Marc Leroy-Calatayud </strong> et la fraîcheur de la mise en scène de <strong>Manuel Renga</strong>, nous plongeant dans l’atmosphère d’une usine des années 30 ( qui puise son inspiration autant dans <em>Les temps modernes </em>de Charlie Chaplin que dans<em> Charlie et la chocolaterie </em>de Mel Stuart ), servent admirablement une équipe attachante et émouvante de jeunes chanteurs. Dans «  une larme furtive », <strong>Sahy Ratia</strong> en Nemorino bouleverse par sa tendre simplicité, toute en profondeur.</p>
<p>Pour résumer, ce fut un moment de grâce arraché à ces temps incertains et interminables pour l’ensemble de la profession.</p>
<p>Nous terminerons sur ces mots de Manuel Renga, expliquant la notion de travail, qui est essentielle dans sa mise en scène : « c’est par le travail et l’implication de tous, y compris celle de l’enfant, que le monde évoluera de manière positive. »  Des mots forts, mettant en lumière la notion de travail en art, et sa dimension essentielle voire essentialiste.</p>
<p> </p>
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		<title>Questionnaire de Proust : Odile Heimburger</title>
		<link>https://www.forumopera.com/questionnaire-de-proust-odile-heimburger/</link>
					<comments>https://www.forumopera.com/questionnaire-de-proust-odile-heimburger/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurianne Corneille]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 31 Jan 2021 06:00:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chanteuse lyrique et comédienne, la soprano enchaîne les créations où son talent d’interprète dépasse les prouesses vocales propres à son répertoire de soprano colorature. Elle sera, si tout va bien, à l’affiche du diptyque Schoenberg/Offenbach, qui réunit un opéra de Schoenberg Von Heute auf morgen et Les trois baisers du diable d’Offenbach au théâtre de &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Chanteuse lyrique et comédienne, la soprano enchaîne les créations où son talent d’interprète dépasse les prouesses vocales propres à son répertoire de soprano colorature. Elle sera, si tout va bien, à l’affiche du diptyque Schoenberg/Offenbach, qui réunit un opéra de Schoenberg <em>Von Heute auf morgen</em> et <em>Les trois baisers</em> du diable d’Offenbach au théâtre de l’Athénée du 3 au 13 mars 2021. Direction : Takenori Nemoto – mise en scène : Alma Terrasse.</strong></p>
<hr />
<p>
	<strong>Le principal trait de mon caractère ? </strong></p>
<p>Passionnée</p>
<p><strong>La qualité que je préfère chez un ténor ? </strong></p>
<p>L‘humilité (jamais vu ça chez un ténor encore).</p>
<p><strong>La qualité que je préfère chez une soprano ? </strong></p>
<p>La sincérité et générosité </p>
<p><strong>Ce que j&rsquo;apprécie le plus chez mes collègues sur scène ? </strong></p>
<p>Le sens du collectif</p>
<p><strong>Mon principal défaut ? </strong></p>
<p>Impatiente </p>
<p><strong>Mon occupation préférée dix minutes avant de monter sur scène ?</strong></p>
<p>Respirer/ me remaquiller pour la 267893 fois </p>
<p><strong>L’opéra que je préfère ? </strong></p>
<p>Candide de Bernstein peut-etre..et l’indéterminable Traviata&#8230;</p>
<p><strong>L’opéra qui me casse les oreilles ?</strong></p>
<p>Von heute auf morgen &#8211; Schoenberg</p>
<p><strong>Le dernier rôle que je voudrais chanter ? </strong></p>
<p>Blanche ( Dialogue des Carmelites)</p>
<p><strong>Le pays où je désirerais vivre ? </strong></p>
<p>Italie ou en Afrique &#8230;</p>
<p><strong>La couleur que je préfère ? </strong></p>
<p>Vert d‘eau</p>
<p><strong>Mon air préféré ?</strong></p>
<p>Un air que je me chanterai probablement jamais : L&rsquo;Air de Charlotte, « Va laisse couler mes larmes“, Werther, Massenet.</p>
<p><strong>Mon disque de chevet ? </strong></p>
<p>Alfred Deller, Purcell arias en ce moment </p>
<p><strong>Mes compositeurs favoris à l’opéra ? </strong></p>
<p>Bellini, Rossini, Mozart , Haendel, Verdi, Gounod, Massenet, Delibes&#8230;..</p>
<p><strong>Mes Lieder ou mélodies préférées ? </strong></p>
<p>Schubert „Du bist die Ruhe“, „À Chloris“ de R.Hahn, „Sanglots“ de Poulenc..et Fiançailles pour rire </p>
<p><strong>Mes héros favoris dans l’opéra ? </strong></p>
<p>Candide, chez Bernstein, Oneguin, Tom Rakewell, Chevalier des Grieux</p>
<p><strong>Mes héroïnes favorites dans l’opéra ? </strong></p>
<p>Lakmé, Juliette, Amina ( Sonnambula), Cunégonde, Violetta, Lucia&#8230;</p>
<p><strong>Mes metteurs-en-scene préférés ?</strong></p>
<p>Visconti, Zefirelli, Chereau , Carsen </p>
<p><strong>Mes peintres favoris ? </strong></p>
<p>Turner, Chagall, Munch&#8230;</p>
<p><strong>Mes héros dans la vie réelle ? </strong></p>
<p>Les hommes ( femmes) qui restent gentils et à l’écoute de l’autre. En ce moment c&rsquo;est héroïque .</p>
<p><strong>Mes héroïnes dans l&rsquo;histoire ?</strong></p>
<p>Camille Claudel , Virginia Woolf, Romy Schneider</p>
<p><strong>Mes prénoms favoris ? </strong></p>
<p>Eliott et Matilda</p>
<p><strong>Ce que je déteste par-dessus tout ? </strong></p>
<p>La lâcheté et l&rsquo;hypocrisie  </p>
<p><strong>Personnages d’opéra que je méprise le plus ? </strong></p>
<p>Les personnages doubles ( Iago etc&#8230;)</p>
<p><strong>Mon pire souvenir sur scène ? </strong></p>
<p>Un gros mauvais trac pour la reine de la nuit </p>
<p><strong>Mon meilleur souvenir sur scène ? </strong></p>
<p>Un bon trac pour la reine de la nuit </p>
<p><strong>Le don de la nature que je voudrais avoir ? </strong></p>
<p>Pouvoir parler et comprendre le langage des arbres </p>
<p><strong>Comment j&rsquo;aimerais mourir ? </strong></p>
<p>Dans les bras de mon amour</p>
<p><strong>État d&rsquo;esprit actuel ? </strong></p>
<p>Fatigué</p>
<p><strong>Fautes qui m&rsquo;inspirent le plus d&rsquo;indulgence ? </strong></p>
<p>Étourderie </p>
<p><strong>Ma devise ? </strong></p>
<p>I never lose..Either I win or I learn (Nelson Mandela)</p>
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			</item>
		<item>
		<title>The Knife of Dawn&#124;A New Dark Age — Londres (ROH)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/a-new-dark-age-londres-roh-un-art-en-mutation-streaming/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurianne Corneille]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Nov 2020 04:56:06 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/un-art-en-mutation-streaming/</guid>

					<description><![CDATA[<p>« This is the dark time, my love,  All around the land brown beetles crawl about  The shining sun is hidden on the sky&#8230; » Martin Carter Le 24 octobre dernier au Royal Opera House de Londres, se tenait un événement remarquable : deux opéras de chambre étaient proposés à un public restreint dans les conditions &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>« This is the dark time, my love, <br />
	All around the land brown beetles crawl about<br />
	 The shining sun is hidden on the sky&#8230; » <br />Martin Carter</p>
<p>Le 24 octobre dernier au Royal Opera House de Londres, se tenait un événement remarquable : deux opéras de chambre étaient proposés à un public restreint dans les conditions sanitaires que l&rsquo;on connaît et diffusés en livestream sur le site de l’institution. </p>
<p>Le programme proposé donnait la parole à 4 compositrices : <strong>Hannah Kendall</strong> pour l’opéra <em>The Knife of Dawn</em> sur un livret de <strong>Tessa McWatt</strong> mis en scène par <strong>Ola Ince</strong>, et le second  <em>A New Dark Age</em> réunissant en parfaite harmonie, comme des voix unies s’entremêlant, <strong>Missy Mazzoli</strong>, <strong>Anna Meredith</strong>, <strong>Anna Thorvaldsdottir</strong>. </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="345" src="/sites/default/files/styles/large/public/a_new_dark_age._susan_bickley_nadine_benjamin_anna_dennis._photo_tristram_kenton_roh_2020._1.jpg?itok=K5ga3SpI" title="A New Dark Age © Tristram Kenton ROH" width="468" /><br />
	A New Dark Age © Tristram Kenton ROH</p>
<p>La première partie racontait la grève de la faim du poète et activiste guyanais Martin Carter emprisonné par le gouvernement britannique en 1953. Créé en 2016, ce monologue porté par le superbe et infatigable baryton <strong>Peter Brathwaite</strong> diffuse une atmosphère de résistance introspective, mise en valeur par l’utilisation précise et distincte de l&rsquo;orchestre de chambre dirigé par <strong>Jonathan Heyward</strong>, par des effets de lumière saisissants d&rsquo;<strong>Adam Silverman</strong> et des vidéos incisives que l&rsquo;on doit à la plasticienne <strong>Akhila Krishnan</strong>. La poésie et la mort sont ainsi questionnées quant à leur efficacité politique. </p>
<p>Il est à noter que Kendall et McWatt partagent avec Martin Carter un héritage guyanais. Loin d’être anodin, cet élément doit être mis en valeur. Les femmes artistes ont une voix toute particulière à faire entendre, une parole qui point actuellement dans le paysage politique, à l&rsquo;image d’une Kamala Harris par exemple. Cette programmation forte est le reflet parfait de notre époque sur le plan culturel et politique. </p>
<p>Durant cette première œuvre donc, en coulisses, trois voix de femmes émergent et s’enchevêtrent avec les considérations du poète. Ce tissage des trois voix invisibles nous porte parfaitement vers la seconde partie. </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="326" src="/sites/default/files/styles/large/public/the_knife_of_dawn._peter_brathwaite._photo_tristram_kenton_roh_2020._4.jpg?itok=eOL5fA2c" title="The Knife of Dawn © Tristram Kenton ROH" width="468" /><br />
	The Knife of Dawn © Tristram Kenton ROH</p>
<p><em>A New Dark Age</em>, dirigé par la cheffe <strong>Natalie Murray Beale</strong>, fait apparaître d’emblée l’art vidéo de <strong>Grant Gee</strong>. Comme un transfert, une passerelle entre les deux opéras, on glisse de la parole d’un homme métis sur scène au visage d’une femme métisse sur vidéo, première image de cette œuvre. Puis, trois femmes apparaîssent au centre : les merveilleuses et émouvantes sopranos <strong>Nadine Benjamin</strong> et <strong>Anna Denis</strong>, et la mezzo <strong>Susan Bickley</strong>. Sur le plan de la structure musicale , les complaintes teintées de musique électronique de Mazzoli, Meredith et Thorvaldsdottir (on notera tout particulièrement de cette dernière les chants accompagnés par ensemble vocal) se succèdent et se marient parfaitement et comme librement dans un tissu ininterrompu révélant autant de prières. On pense d&#8217;emblée à un collage, que vient appuyer l&rsquo;expérience multimédias dessinant un voyage. Le masque sanitaire, appelé à intégrer l’iconographie de 2020 est un symbole fort et un accessoire significatif de la mise en scène : être avec ou sans masque, être muselée ou non, prendre la parole ou non, chanter ou non, chanter pour qui ? On enlève le masque, on remet le masque, et on parcourt avec les protagonistes un espace esseulé et aseptisé, aussi claustrophobique dans sa représentation que « l&rsquo;habitat » réduit de Martin Carter. On investit avec elles un paysage de villes désertes telles qu&rsquo;on les a vues ou pratiquées cette année de pandémie, avec ses injonctions récurrentes de distanciation, de désinfection. Cette ambiance de déserts topographiques reflète nos propres déserts humains post-covid, entre révoltes et hébétude. Après avoir quitté la scène sans oublier les masques, les corps presque évidés abandonnent la scène, laissant seulement leur lent effacement sur vidéo.</p>
<p>De l’idéalisme désespéré du poète guyanais à cette réflexion sur notre actualité douloureuse, la pensée s&rsquo;installe par la suggestion. L’art proposé ici est déjà en mutation. Quelque chose a changé,rien ne sera plus comme avant.</p>
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		<title>Culture, j&#8217;écris ton nom, une tribune de Laurianne Corneille</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurianne Corneille]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Nov 2020 05:14:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis la première vague de la pandémie et le premier confinement en mars, un pan immense de ce qui constitue l&#8217;essence de notre humanité s’est retrouvé dévasté, sacrifié, oublié. Il s&#8217;agit de la Culture. Un mot qu&#8217;il faut visiblement réintégrer aux discours politiques. « La culture est l’âme de la démocratie », disait Lionel Jospin &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis la première vague de la pandémie et le premier confinement en mars, un pan immense de ce qui constitue l&rsquo;essence de notre humanité s’est retrouvé dévasté, sacrifié, oublié. Il s&rsquo;agit de la Culture. Un mot qu&rsquo;il faut visiblement réintégrer aux discours politiques. « La culture est l’âme de la démocratie », disait Lionel Jospin le 19 juin 1997.</p>
<p>Six mois d&rsquo;oubli, au cours desquels sont nées des adaptations arrachées au prix de combats acharnés. Le milieu artistique, celui du spectacle comme celui des commerces dits « non essentiels », a tout fait pour s&rsquo;adapter : demies-jauges, gestes barrières, distanciation etc. Cette adaptation a payé car, comme l&rsquo;a souligné très justement en France la Ministre de la Culture Roselyne Bachelot, « aucun lieu de spectacle qui a rouvert n&rsquo;est devenu un lieu de contamination. » Pourtant, après des mois d&rsquo;efforts, nous voilà de nouveau exactement au même point.</p>
<p>Chacun a conscience que cette pandémie est lourde à gérer, mais, malgré l’annonce dramatique d&rsquo;une nouvelle fermeture des lieux culturels en France et en Belgique, il est inadmissible de ne pas trouver dès maintenant des issues, une faisabilité. Les intelligences des artistes et des acteurs de la vie culturelle doivent être entendues par les politiques pour l&rsquo;imagination de ce monde présent et futur. Il faut impérativement œuvrer pour une redéfinition et une reconstruction de ce mot et de l&rsquo;univers qu&rsquo;il porte.</p>
<p>Sur le plan étymologique, le mot culture nous vient du latin cultus : habiter, cultiver, honorer. En découle l&rsquo;ensemble des aspects intellectuels propres à une nation, une civilisation. Mais, bien plus que cela, le « bagage » à honorer vise l&rsquo;universalité par le développement de la valeur sociale de l’homme : la culture nous faisant persévérer dans notre être, elle est ce qui nous ouvre à l’autre.</p>
<p>Il est actuellement question des catégories dites essentielles (« les commerces essentiels »)&#8230; est-ce à dire que la culture ne fait pas partie de cette catégorie dite essentielle ? Pour le formuler autrement : comment peut-on fermer purement et simplement des lieux qui relèvent du développement de l’intelligence sociale et humaine ? Cela sous-entendrait que la culture relève du divertissement, de l’entertainment. On touche au nœud gordien, car, si l’on en est arrivé là, ce n&rsquo;est pas le fait d&rsquo;un président, d&rsquo;un homme politique, c’est le résultat de dizaines d’années de relative invisibilisation, en partie due à un délitement sémantique, à un manque de culture de la culture. Que s&rsquo;est-il passé depuis 40 ans, pour que ce milieu ne soit pas défendu comme sont défendues les enseignes d’électroménager ? Il est impensable qu&rsquo;un peuple ayant la possibilité de commander sa télévision en ligne n&rsquo;ait pas le droit d’aller au théâtre ou de se procurer un livre chez un libraire indépendant.</p>
<p>Revenons à ce qu&rsquo;est la culture, intrinsèquement, et ce à quoi on échappe en l&#8217;embrassant, en citant cet exemple célèbre d’histoire parmi beaucoup d&rsquo;autres : durant la seconde guerre mondiale, l&rsquo;immense pianiste anglaise Dame Myra Hess jouait tel un soldat au front sous les bombardements de Londres. Son art était vital. Et il était aussi important pour le peuple qu&rsquo;un discours de Winston Churchill. Ainsi, lors du premier confinement, nous nous sommes tous blottis dans les livres, l’écoute de musique, le cinéma, toutes choses essentielles sur le plan psychologique. Nous avons tenu par la vie insufflée à même la psyché.</p>
<p>Il semblerait que nous n&rsquo;ayons d&rsquo;autre choix que celui d’inventer dès aujourd’hui toutes les adaptations à l’ intérieur du cadre qui nous est imposé, sans repousser cela à un hypothétique « après ». Cette pandémie (de même que les futures épidémies envisagées ?) est le nouveau cadre à l’intérieur duquel il doit être permis d’évoluer et d’apporter son intelligence. Demain, nous ne serons peut-être plus en mesure de pouvoir soigner la Culture puisque ceux qui la défendent seront morts. Est-on actuellement à la hauteur de l&rsquo;Histoire ?</p>
<p>Puisque tout se joue maintenant , que tout paraît s&rsquo;imbriquer, et qu&rsquo;il semblerait que l’Europe regarde la France comme un bastion dans sa capacité à défendre le droit à la liberté d’expression, n’est-il pas grand temps de relier liberté d’expression et liberté de création, les deux étant fondamentalement liées? En effet, les récents événements terroristes qui s&rsquo;en prennent à l’Histoire et l&rsquo;Art nous ont rappelé brutalement que la nature a horreur du vide. Ne serait-il pas tout simplement exceptionnel et urgent qu&rsquo;un Président ayant été l’assistant du philosophe Paul Ricoeur considère qu&rsquo;après des dizaines d’années de paupérisation intellectuelle et culturelle, la seule vie qui mérite d’être vécue soit celle de l’enrichissement personnel au profit de l&rsquo;Autre, et ce (cerise sur le gâteau) en toute Laïcité ?</p>
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		<title>Affaire Chloé Briot : Protéger enfin</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurianne Corneille]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Oct 2020 04:00:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En mars dernier, la soprano Chloé Briot a porté plainte contre un chanteur pour des faits de harcèlement et d’agression sexuelle dont elle aurait été victime sur une production. Puis, le 19 août, La Lettre du musicien a publié son témoignage qui fit grand bruit, rompant ainsi avec l’omerta caractéristique du milieu. Récemment, au micro &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>En mars dernier, la soprano Chloé Briot <a href="https://www.forumopera.com/breve/chloe-briot-porte-plainte-pour-agression-sexuelle">a porté plainte contre un chanteur pour des faits de harcèlement et d’agression</a> sexuelle dont elle aurait été victime sur une production. Puis, le 19 août, <em>La Lettre du musicien</em> a publié son témoignage qui fit grand bruit, rompant ainsi avec l’omerta caractéristique du milieu. Récemment, au micro de Jean-Baptiste Urbain sur France Musique, elle s&rsquo;est exprimée plus amplement, expliquant la teneur de sa démarche et la nécessité d&rsquo;informer afin qu&rsquo;une réflexion soit menée et que des mesures soient prises. Cette démarche est significative , puisque le milieu de l’opéra français n&rsquo;a pas encore eu son « Me too ». Aussi, la ministre de la culture Roselyne Bachelot a procédé à un signalement auprès du procureur de la République afin de « manifester sa ferme volonté de prendre toute la mesure des violences sexistes et sexuelles dans le milieu musical. »</p>
<p>Pourquoi la parole de Chloé Briot, chanteuse dont le talent n&rsquo;est pas à prouver, est-elle importante ?</p>
<p>En premier lieu, parce qu’elle a conscience du fait de devoir d’abord nommer ces actes, les désigner (nommer les choses n&rsquo;est pas accuser mais porter à la connaissance de tous), afin de permettre une prise de conscience générale. « Nommer » les choses, c&rsquo;est demander à l&rsquo;autre, celui qui voit, de devenir « témoin », d’écouter l’histoire. Elle est aussi consciente que cette démarche serait inutile si elle n&rsquo;avait pas conjointement porté plainte. Ces deux démarches s’articulent ensemble, et l&rsquo;une sans l&rsquo;autre ne peut aboutir à une prise de conscience générale.<br />
	Ce qu&rsquo;il faut garder à l&rsquo;esprit : quand bien même la partie judiciaire n’aboutirait pas, cette double action créerait un précédent, un début de narration. Et c&rsquo;est précisément ce qu&rsquo;il faut commencer à construire aujourd’hui, dans ce monde dont les codes dits « bourgeois » ne garantissent pas la possibilité d&rsquo;un changement. On ne peut combattre que ce que l&rsquo;on peut nommer clairement. D’où la démarche de Chloé Briot. Son calme et sa force, admirables alors qu&rsquo;elle risque sa carrière, méritent d’être soutenus et écoutés. Dans le calme et la force. Sa prise de parole montre un chemin de dignité qui doit nous servir d’exemple dans notre lecture de son agression.</p>
<p>Le second point crucial, c&rsquo;est qu&rsquo;elle nomme et désigne les répercussions psychophysiologiques de tels actes. Dans son cas, le « je ne sais pas si j&rsquo;ai encore envie de chanter » est on ne peut plus clair. En effet, l&rsquo;art demandant une ouverture totale, un don de soi, il vulnérabilise totalement. « L&rsquo;abandon » ne peut donc avoir lieu que bien entouré, en confiance. On n’a certainement pas conscience de la casse humaine et artistique consécutive aux faits de harcèlement : il est absolument choquant de lire qu&rsquo;il a fallu que son état se dégrade avant que son entourage professionnel prenne la pleine mesure de ce qu&rsquo;elle vivait.</p>
<p>Enfin, cette affaire interroge : notre regard habitué à l’art en vient probablement à accepter certaines situations sous couvert d’approfondissement, façon « Actors studio ». En effet, il était ici question de mimer des actes sexuels. Même si ces actions sont banales dans ce métier, on est en droit de demander quand s’arrête la codification et quand commence la réalité.</p>
<p>Par analogie donc, la technique de cinéma « Actors studio » demande à l’acteur un investissement émotionnel et physique permettant une illusion de réalité. Souvent, les cinéastes provoquent ces états. Un exemple des plus terribles sur lesquels l’actualité s&rsquo;est attardée il y a deux ans est le « Dernier tango à Paris » de Bernardo Bertolucci. L’actrice Maria Schneider ne savait pas ce qu&rsquo;il allait se passer dans l&rsquo;une des scènes de sexe. Marlon Brando aurait eu l’idée (entérinée par le cinéaste) de se servir d&rsquo;une plaquette de beurre comme lubrifiant pour mimer l&rsquo;acte de sodomie. Et Bertolucci de justifier des années plus tard : « Je voulais capter sa réaction de fille, pas celle d&rsquo;une actrice. Je voulais capter sa réaction de fille humiliée, par exemple lorsqu&rsquo;elle hurlait « non, non ! ». Maria Schneider avait dix-neuf ans. Elle ne s&rsquo;en est jamais remise. Cocaïne, héroïne, et mort prématurée d&rsquo;un cancer.</p>
<p>« Sa réaction de fille » : ces mots laissent pantois. Est-ce que la réaction attendue de la proie enfin humiliée, voire violée, est un objectif qui supplante le rôle de l&rsquo;artiste, actrice ou chanteuse ? On est en droit de se poser la question. Posons encore celle-ci : lorsque les gestes dépassent la codification de la mise en scène, qu’est-ce qui retient les témoins en présence de dire simplement que ce n&rsquo;est pas normal et que la victime ne doit pas subir cela ? Il semblerait qu’une sorte de sacrifice soit offert au spectacle. Aussi longtemps qu&rsquo;on regarde, on ne voit pas réellement. On peut aussi éclairer cet événement avec l’opéra « Pagliacci » de Leoncavallo. Dans cette œuvre fondamentale et grille de lecture de l&rsquo;opéra au sens large, le protagoniste tue vraiment sa femme et son amant pendant une représentation théâtrale sous le regard du public. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une époustouflante mise en abyme du spectacle qui explique par des symboles et des archétypes forts que les faits les plus graves n&rsquo;ont même pas besoin d’être dissimulés : il suffit simplement de ne pas bouger.</p>
<p>L’opéra, traditionnellement lieu d’expression musicale d&rsquo;une libido très axée sur une femme sacrifiée et sacrificielle, et par conséquent témoin d’un patriarcat éculé, pourrait ne pas se remettre face aux prises de conscience actuelles si une éducation du regard et des gestes n&rsquo;est pas enfin dessinée.</p>
<p>C&rsquo;est cela que Chloé Briot raconte et désigne du regard.</p>
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