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	<title>Maria Nockin, auteur/autrice sur Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Maria Nockin, auteur/autrice sur Forum Opéra</title>
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		<title>MOZART, Die Zauberflöte — Santa Fe</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/patchwork-vestimentaire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maria Nockin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Aug 2010 19:48:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Cette Flûte enchantée est la reprise d’une production de 2006 signée Tim Albery. Le metteur en scène ne s’est pas aventuré en dehors des sentiers battus par le livret même si les décors sont réduits au minimum (au point d’utiliser des lumières pour suggérer le feu et l’eau au dernier acte). Ce sont aux costumes, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>          Cette <em>Flûte enchantée</em> est la reprise d’une production de 2006 signée <strong>Tim Albery</strong>. Le metteur en scène ne s’est pas aventuré en dehors des sentiers battus par le livret même si les décors sont réduits au minimum (au point d’utiliser des lumières pour suggérer le feu et l’eau au dernier acte). Ce sont aux costumes, dessinés par <strong>Tobias Hoheisel</strong> en fonction des types de personnages, qu’il revient d’apporter un peu de fantaisie. </p>
<p> </p>
<p>Vêtu d’une armure brillante au moment où les trois Dames le tirent des griffes du serpent,<strong> Charles Castronovo</strong> est un Tamino sans défaut aux sons brillants et bien projetés dont l’aria « Dies Bildnis ist bezaubernd schön » met en valeur la clarté de la diction. </p>
<p><strong>Ekaterina Siurina </strong>(sa compagne aussi à la ville) chante Pamina  avec une voix large et crémeuse qui emplit le théâtre d’un déluge de sonorités radieuses. Elle est de plus une artiste expressive dotée d’une belle présence, ce dont témoigne un « Ach ich Fühl’s » poignant. </p>
<p>La reine de la nuit, <strong>Erin Morley</strong>, et ses trois Dames, <strong>Rachel Willis-Sorensen, Audrey Walstrom</strong> et <strong>René Tatum </strong>sont habillées d’un costume élisabéthain qui leur donne une allure vraiment majestueuse. La première est la meilleure surprise de la soirée. Jeune artiste charmante, elle triomphe aisément des impossibles coloratures de ses deux airs, s’offrant même à un moment le luxe d’orner son chant. Chaque note est projetée avec élégance et précision. </p>
<p>Toujours dans les temps et dans le ton, la soprano Rachel Willis-Sorensen, au contraire des mezzos (Audrey Walstrom et René Tatum) qui marquent parfois dans les ensembles une légère hésitation. Rien à redire sinon.</p>
<p>Casquette vissée sur la tête, tee-shirt sur le dos, le baryton sonore de <strong>Joshua Hopkins </strong>offre à Papageno une voix chaude et solide, capable d’humour comme d’émotion. Habillée à l’identique, <strong>Jamie-Rose Guarrine</strong> est une Papagena tout aussi anxieuse de trouver un partenaire. Leur quête mutuelle s’achève dans l’allégresse, ils sont accompagnés à la fin de l’opéra par une myriade d’enfants. </p>
<p>On sait que Sarastro est un rôle difficile dont <strong>Andrea Silvestrelli</strong>, en tenue XVIIIe siècle, vient puissamment à bout, grâce notamment à un registre grave luxueux. A la fin de l’opéra, Albery s’écarte du livret en le faisant réconcilier la Reine de la Nuit et Pamina.</p>
<p>Habillé en soldat fasciste et accompagné de plusieurs co-conspirateurs, <strong>Timothy Oliver</strong> est  un Monostatos amusant dont la voix de stentor sait aussi exprimer la menace. <strong>Dave Travis</strong> (le récitant) donne à chaque mot le poids qu’il convient. <strong>Jason Slayden </strong>est un Prêtre sonore aux notes brillantes et bien projetées. Les deux hommes d’armes, <strong>Jorge Prego</strong> et <strong>David Govertsen</strong>, chantent avec une voix solide et les trois esprits, <strong>Sean Jahner, Trent Llewellyn</strong> et <strong>Craig Short</strong> ont de séduisants timbres de soprano.</p>
<p>Le chef d’orchestre, <strong>Lawrence Renes</strong>, nous tient en haleine par une lecture alerte et piquante de la partition. Tous sont copieusement applaudis au tomber du rideau. </p>
<p> </p>
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		<item>
		<title>OFFENBACH, Les Contes d&#039;Hoffmann — Santa Fe</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/nouvelle-version/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maria Nockin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Aug 2010 21:53:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>      Représentation des Contes d’Hoffmann de Jacques Offenbach dans la version récente de Michael Kaye qui contient de nombreux changements par rapport à la partition que l’on a l’habitude d’entendre. Le rôle de Giulietta, par exemple, souvent confié à des mezzo-sopranos, comporte des notes aigues qui ne peuvent être chantées que par un &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
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<p>Représentation des <em>Contes d’Hoffmann</em> de Jacques Offenbach dans la version récente de Michael Kaye qui contient de nombreux changements par rapport à la partition que l’on a l’habitude d’entendre. Le rôle de Giulietta, par exemple, souvent confié à des mezzo-sopranos, comporte des notes aigues qui ne peuvent être chantées que par un soprano. La production imaginative de <strong>Christopher Alden,</strong> combinée à la scénographie d’Allen Moyer et aux costumes séduisants de <strong>Constance Hoffmann,</strong> souligne la dimension onirique des contes originaux d’E.T.A Hoffmann.</p>
<p> </p>
<p>Hoffmann est interprété par <strong>Paul Groves</strong>, une valeur sûre qui n’accuse aucun signe de fatigue dans un rôle pourtant éprouvant. Solide, son chant sait aussi se colorer en fonction des situations. <strong>Erin Wall</strong>, qui relève le défi de chanter Olympia, Antonia, Giulietta et Stella, fait preuve d’une belle aisance scénique. Vocalement, elle semble plus à l’aise dans les passages lyriques que dans les coloratures, qui demeurent un de ses points faibles. <strong>Kate Lyndsey</strong> offre à La Muse/Nicklause son timbre clair et opulent de mezzo. Les attitudes que lui impose la mise en scène (elle est souvent perchée sur un piano ou une table) ne perturbent en rien un <em>legato</em> onctueux. Son air « Vois sur l’archet frémissant » s’avère particulièrement émouvant. <strong>Wayne Tigges</strong> est diabolique à souhait : présence menaçante, chant incisif à la tonalité sombre. La version choisie le prive du fameux « Scintille diamant » mais sa partition comporte suffisamment de nouvelle musique pour que l’on ne s’en sente pas trop frustré. <strong>David Cangelosi, </strong>acrobate autant que ténor sonore et policé,fascine dans les rôles des 4 serviteurs – Andres, Cochenille, Franz et Pitichinaccio. <strong>Jill Groves</strong> sirote dans un coin un verre d’absinthe scène après scène, avant de se métamorphoser de manière surprenante en mère d’Antonia. La basse <strong>Harold Wilson</strong>, qui interprète Crespel et Luther, expose une voix prometteuse. Enfin, <strong>Mark Schowalter</strong>, en Spalanzani, est un excellent ténor <em>comprimario</em>.</p>
<p> </p>
<p>Conduit bon train par <strong>Stephen Lord,</strong> le Santa Fe Opera Orchestra met en valeur les raffinements de la musique d’Offenbach. Une soirée vraiment intéressante.</p>
<p> </p>
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		<item>
		<title>PUCCINI, Madama Butterfly — Santa Fe</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/une-bonne-surprise/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maria Nockin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Aug 2010 21:23:12 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>A Santa Fe, les représentations d’opéra débutent à l’heure où le soleil projette une lueur dorée et rouge sur les montagnes environnantes. Pour Madama Butterfly, l’arrière de la scène a été laissé ouvert de telle manière que le ciel nocturne devient un élément du décor.   La mise en scène de Lee Blakeley,relativement traditionnelle, raconte &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>          A Santa Fe, les représentations d’opéra débutent à l’heure où le soleil projette une lueur dorée et rouge sur les montagnes environnantes. Pour <em>Madama Butterfly, </em>l’arrière de la scène a été laissé ouvert de telle manière que le ciel nocturne devient un élément du décor. </p>
<p> </p>
<p>La mise en scène de <strong>Lee Blakeley</strong>,relativement traditionnelle, raconte l’histoire de manière compréhensible même si on se demande pour quelle(s) raison(s), à la fin de l’opéra, le fils de Butterfly brandit le couteau sanglant avec lequel sa mère vient de se suicider. La scénographie de <strong>Jean-Marc Puissant</strong> comprend une maison pivotante avec des panneaux coulissants qui sont ouverts ou fermés selon les scènes. L’un des coins du bâtiment est souligné par un cerisier en fleurs, visible aux moments opportuns. Quand Cio-Cio-San annonce qu’elle s’est convertie au christianisme, la maison se meuble de chaises sur lesquelles elle et Sharpless s’assoient de temps à autre tandis que Suzuki reste constamment agenouillée sur le sol. Un excellent moyen de nous rappeler les enjeux culturels d’un ouvrage qui confronte orient et occident. Dans le même esprit, après son mariage, Butterfly adopte une tenue qu’une femme américaine pourrait porter aujourd’hui alors que Suzuki reste en kimono traditionnel. Les costumes de <strong>Brigitte Reiffenstuel</strong> sont d’ailleurs un mélange de vêtements folkloriques et occidentaux. Les tenues des hommes, un peu moins colorées – à l’exception de l’uniformes des marins – sont probablement celles que portaient les occidentaux au Japon au début du XXe siècle. Même Goro et Yamadori sont vêtus d’un complet, ce qui rend intéressant le moment où ce dernier apparaît sur scène dans une chaise à porteur typiquement japonaise. </p>
<p> </p>
<p>Le chef d’orchestre, <strong>Antony Walker,</strong> offre une lecture lumineuse de la partition avec des <em>tempi</em> rapides qui ne laissent jamais la tension fléchir. Sa direction attentive aux détails et à l’équilibre des volumes sait impulser l’élan nécessaire aux grandes phrases de l’œuvre sans en surligner à l’excès les aspects les plus dramatiques. Il s’agit là d’une interprétation vraiment élaborée d’un opéra pourtant familier.</p>
<p>La Butterfly de <strong>Kelly Kaduce</strong> a une voix large, radieuse avec des aigus resplendissants. Compte tenu de sa petite stature, sa technique lui assure une projection surprenante ; elle se déplace avec grâce. Un choix parfait pour le rôle. Elle est particulièrement crédible à l’acte I face au Pinkerton paradeur et effronté de <strong>Brandon Jovanovich</strong>. Ensemble, leurs voix se colorent de teintes miellées qui rendent particulièrement ardents les climax du duo final. L’alchimie entre les deux artistes est parfaite. Le chant de Jovanovich se développe et devient de plus en plus dramatique au fur et à mesure que l’action progresse. <strong>James Westman</strong> est un Sharpless aux sonorités sèches, sauvé par des talents de comédiens qui l’aident à traduire à la fois la compassion et l’impuissance du personnage. Le registre grave d’<strong>Elizabeth DeShong</strong> (Suzuki) est impressionnant mais elle a du mal à adopter l’attitude humble d’une servante japonaise. Bonze puissant d’<strong> Harold Wilson</strong>, seconds roles impeccables (Brandy Lynn Hawkins, Kiri Deonarine, Danielle Pastin, Alan Dunbar; Keith Jameson, Makai Pope). Même si l’on s’attendait à passer une bonne soirée, la surprise est au rendez-vous. Une <em>Madama </em>Butterfly comme on n’en avait pas vu – et entendu – depuis longtemps.</p>
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