Après les rumeurs, après les dévoilements prématurés ici et là, obtenus au prix d’on ne sait quelles compromissions, la saison 2020-21 de l’Opéra de Paris est enfin officiellement connue. La brochure de saison et ses errata confirment ce que Stéphane Lissner avait annoncé : la suppression de plusieurs nouvelles productions, la voilure étant nécessairement réduite après les pertes causées par l’annulation de tant de représentations en décembre, janvier et février. Le Ring poursuivra son inéluctable trajectoire, même si Michaela Schuster remplace Sarah Connolly en Waltraute. Joyce DiDonato ne sera pas Iphigénie (mais qui se plaindrait de retrouver Véronique Gens dans le rôle ?). Paris ne connaîtra toujours pas la Jenufa de l’époustouflante Asmik Grigorian mais se consolera avec sa Lisa de La Dame de pique montée par Dmitri Tcherniakov. L’avenir dira s’il était indispensable de présenter Les 7 Morts de Maria Callas ; d’offrir une nouvelle Aida dont rien ne garantit qu’elle sera supérieure à celle montée par Olivier Py en 2013, même si le trio Kaufmann-Radvanovsky-Garanča risque de rameuter du monde. Le nouveau Faust paraît en revanche bien plus nécessaire, et l’on souhaite bonne chance au metteur en scène Tobias Kratzer, ainsi qu’à l’équipe Bernheim-Jaho-Adrazakov. On espère aussi que Luca Pisaroni et Max Emanuel Cenčić serviront aussi bien le texte de Claudel que leurs collègues francophones dans Le Soulier de satin de Marc-André Dalbavie. Pour le reste, beaucoup de reprises, avec des distributions plus ou moins alléchantes, où l’on remarque quand même la comtesse Madeleine de Diana Damrau, le couple Alagna-Kurzak dans Tosca, ou Brian Jadge et Krassimira Stoyanova dans Le Trouvère, entre autres. Plus d’informations bientôt sur le site de l’Opéra de Paris.
2020-21 à l’Opéra de Paris, inutiles regrets
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Brève
6 mars 2020
2020-21 à l’Opéra de Paris, inutiles regrets
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