« La première impression, quand on ne connaît pas bien Pierre Médecin, est celle d’un clonage entre Fernandel et Charles Pasqua », écrivait Christian Merlin dans Le Figaro en 2007. Cette verve masquait une profondeur de réflexion rare et un amour sincère pour l’opéra.
Homme de théâtre lyrique né en 1935, metteur en scène – ancien assistant de Wieland Wagner à Bayreuth –, Pierre Médecin était entré à l’Opéra de Nice comme conseiller artistique en 1959, avant d’en être le directeur de 1982 à 1994. Là, il avait posé les fondations d’une politique de production structurée, capable de rivaliser avec les grandes maisons françaises.
Directeur de l’Opéra-Comique de 1994 à 2000, il y avait affirmé une vision exigeante du répertoire et de la troupe qui le place parmi les grands directeurs d’opéra français de la fin du XXe siècle.
Son père Jean et son frère Jacques furent maires de Nice, le premier pendant 37 ans, le second de 1966 à 1990 – raisons supplémentaires pour Christian Estrosi, l’actuel maire de Nice, de lui rendre hommage sur Facebook.

