C’est un acteur clé de la Rossini renaissance que pleure aujourd’hui le monde lyrique en la personne d’Enzo Dara, décédé la nuit dernière dans sa ville natale de Mantoue. Afin de décrire une carrière placée sous le signe des plus grands rôles bouffes italiens, il faudrait convoquer cette manière inénarrable qu’il avait d’utiliser une technique belcantiste consommée pour donner réalité à chacun des personnages qu’il interprétait. Alors oui, de 1960, ses débuts – Colline dans La Bohème – à Don Bartolo en 1971 dans l’édition révisée par Claudio Abbado, du premier Barone di Trombonok dans la reprise moderne d’Il viaggio a Reims en 1982, de ses multiples triomphes à New York, Londres, Milan, Barcelone et Paris, de sesinterprétations de Cimarosa (Il maestro di cappella, Il matrimonio segreto) ou de Donizetti (Il campanello, La Fille du régiment, Don Pasquale…). jusqu’à son retrait des scènes à la fin des années 1990, il faudrait tout raconter, tout signaler, tout détailler tant ses prises de rôles contribuèrent à restaurer le temple lézardé de l’opera buffa italien. On sait moins qu’il fut aussi écrivain, auteur notamment d’Anche il buffo nel suo piccolo, un récit de souvenirs, témoignages, anecdotes et observations sur le monde lyrique dont une traduction en langue française pourrait être une bonne idée. Enzo Dara avait 79 ans.
Décès de la basse Enzo Dara
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Brève
26 août 2017
Décès de la basse Enzo Dara
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