Son Orphée aux Enfers opte pour la deuxième mouture du chef d’œuvre d’Offenbach dans son intégralité, en quatre actes, avec moult ballets, vastes ensembles, ajouts de personnages – et donc de numéros. Ni avant, ni après, cette version n’a bénéficié d’un tel traitement discographique (Minkowski, seul capable de rivaliser, ne sera pas aussi exhaustif). Cela suffit à poser l’enregistrement en référence.
Mais cet Orphée aux Enfers ne se contente pas d’être un document. Plasson y défend Offenbach avec un sens souverain du théâtre, sans lourdeur ni clinquant, dans une tradition française qui privilégie la clarté, le rythme et l’intelligibilité du texte. Incisifs et souples, les chœur et orchestre du Capitole se placent au service de la scène. La distribution, francophone, proche de l’idéal, fait le reste, à une ou deux réserves près – Mady Mesplé peut paraître acide mais son Eurydice a le mérite de ne jamais tomber dans l’hystérie.
Michel Sénéchal (Orphée), Mady Mesplé (Eurydice), Jane Rhodes (L’Opinion publique), Charles Burles (Pluton-Aristée), Michel Trempont (Jupiter), Bruce Brewer (John Styx), André Mallabrera (Mercure), Jean-Philippe Lafont (Mars), Jane Berbié (Cupidon), Michèle Pena (Diane), Danièle Castaings (Junon), Michèle Command (Vénus). Orchestre et Chœur du Capitole de Toulouse. Direction : Michel Plasson



