Nous apprenons le décès, à 83 ans de Joan Sutherland. Une nécrologie reviendrait sur les éléments biographiques qui ont fait de l’australienne effacée La Stupenda, une cantatrice qu’on soupçonnait d’être capable de toutes les extravagances vocales, l’incarnation de la virtuosité échevelée. Puisque ceci n’est qu’une brève et que sa finalité n’est au fond que d’être factuelle, laissons tomber l’information comme pour mieux s’en convaincre : Joan Sutherland n’est plus. Toutes les morts des idoles du chant, évidemment, ne nous touchent pas de la même manière. Si la disparition de Joan Sutherland mobilisera très certainement les mouchoirs de millions de fans, c’est avant tout parce que l’être humain qui se cachait timidement derrière le mythe était probablement ce qu’on a fait de plus attachant en la matière. Joan Sutherland, la première, a imposé à la figure mythologique de la diva, sa silhouette de ménagère, humble et prévenante. L’imagine-t-on, sous les cintres, attendant son entrée en scène, un tricot sur les genoux, elle qui déchaînait les foules avec une facilité inégalée ? Il y a des millions de choses à dire de cette artiste impénétrable. Nous les dirons, une fois l’émotion passée. [HM]
Disparition de Joan Sutherland
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Brève
11 octobre 2010
Disparition de Joan Sutherland
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