Enrique Mazzola, bel canto son amour

Par Christophe Rizoud | lun 22 Février 2016 | Imprimer

Qu’Enrique Mazzola soit un chantre du bel canto romantique ne fait pas de doute. Ici, Tancrède (Paris en 2014), là Poliuto (Glyndebourne en 2015), le directeur musical de l’Orchestre national d’Île-de-France a fait sien ce répertoire. Qu’il y entraine la phalange dont il a la charge depuis 2012 était un jour ou l'autre inévitable. Le pas est franchi avec un enregistrement d’ouvertures d’opéra signées Bellini, Donizetti, Meyerbeer, Mercadante et Rossini, réunies en un album baptisé Bel canto amore mio. Des pages fameuses –Don Pasquale, Tancredi, Il barbiere di Siviglia – y côtoient des partitions moins célèbres dont certaines peuvent être de véritables découvertes : Emma d’Antiochia de Meyerbeer, Margherita d’Anjou de Mercadante, Ugo, Conte di Parigi de Donizetti. Confiées à cette baguette experte, flattées par un orchestre alliant à la vitalité italienne une élégance alla francese, ces sinfonie rappellent s’il était besoin que l’orchestration belcantiste ne se résume pas forcément à une grande guitare d'accompagnement. Ainsi interprétées, il y a dans ces huit ouvertures une science de la couleur, un entrain et une jubilation mélodique qui en font huit moments de plaisir. Sortie en France le 23 février (plus d'informations).