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Eva Zaïcik à Rouen : une Didon toute fraîche !

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Brève
6 novembre 2016
Eva Zaïcik à Rouen : une Didon toute fraîche !

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Volant dans les airs, plongeant dans les fonds marins, défiant la pesanteur pour appareiller vers l’Italie avant que la reine de Carthage délaissée par le prince troyen ne se laisse engloutir dans les flots, cette production acrobatique de Didon et Énée pluridisciplinaire a déjà fait dans nos colonnes l’objet de deux comptes rendus (Rouen 2014 et Vichy octobre 2016).

Forte de ses représentations pour le bonheur de divers publics (Rouen, Vichy, Turin, très bientôt Versailles, puis Liège…) cette deuxième série rouennaise a gagné en fluidité et en cohérence. La revoir un peu plus de deux ans après sa création, alors que l’effet de surprise n’accapare plus l’attention, permet d’apprécier davantage les mille et un détails visuels et subtiles couleurs musicales qui en font la magie.

Mireille Delunsch (sans doute déjà souffrante sans l’avoir dit à Vichy) ayant dû renoncer la veille de la première, une découverte nous attendait  le 4 novembre pour cette reprise rouennaise.  Après avoir appris la mise-en scène avec un DVD et une très courte répétition le jour même de la première, la prometteuse mezzo Eva Zaïcik a réussi l’exploit d’assurer au pied levé le rôle titre ! Révélation lyrique de l’ADAMI 2016, elle vient juste d’obtenir cette année son master de chant au Conservatoire national supérieur de musique de Paris avec mention TB à l’unanimité. Élève de Elène Golgevit, elle s’est notamment perfectionnée auprès de Kenneth Weiss, Emmanuelle Haïm et René Jacobs… Sa voix pure aux beaux graves ne demande qu’à s’épanouir et à gagner en puissance. La comédienne fait de son mieux pour faire vivre son personnage alors que le Enée assez pâlichon de Benoît Arnould ne l’aide guère. Parfaitement juste, le poignant « When I am laid » semble un peu appliqué. Ce qui est compréhensible et prudent dans ces conditions.

Très applaudie pour sa performance, Eva Zaïcik n’éclipse pas pour autant la soprano Katherine Watson dont la voix lumineuse fait merveille dans une Belinda finement interprétée avec charme et vivacité. Malgré son excellente prestation vocale et théâtrale, la Magicienne de Cyril Auvity ne fait pas oublier Marc Mauillon.

L’engagement de Vincent Dumestre au service du théâtre et de la sublime partition de Purcell — entrecoupée de quelques ajouts pour permettre aux danseurs et acrobates de nous éblouir — s’avère égal. Ensemble dans la fosse, les musiciens de l’orchestre du Poème harmonique et les Chœurs Accentus et Opéra de Rouen Normandie, pleinement en phase avec sa direction, font briller ce petit bijou lyrique de tout son éclat.

Opera de Rouen Normandie, 4 – 6 – 8 novembre ; Versailles 19 et 20 novembre.

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