Adieu Naïve auquel l’attachait depuis décembre 2012 un contrat d’exclusivité (voir brève). En signant chez Deutsche Grammophon, Franco Fagioli devient le premier contre-ténor de l’histoire du prestigieux label jaune. Cette signature n’est pas qu’anecdotique. Elle témoigne de l’ascension rapide d’une carrière due à un talent exceptionnel qui ne saurait se résumer à son ambitus – 3 octaves tout de même ! Elle marque aussi la reconnaissance de cette voix de contre-ténor, inconnue du grand public il y a moins d’un demi-siècle, et parfois encore assimilée à tort à la voix de castrat. La sortie de la version originale d’Orfeo de Gluck, enregistré sur le vif, aux côté de Laurence Equilbey, est annoncée le 11 septembre. Devrait suivre en 2016 un premier récital solo dont le programme demeure inconnu. Mozart, déjà projeté avec Naïve et jamais réalisé ? (voir le communiqué de presse)
Franco Fagioli signe chez Deutsche Grammophon
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Brève
3 juillet 2015
Franco Fagioli signe chez Deutsche Grammophon
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Boesmans – dont on s’apprête à fêter le 90e anniversaire de la naissance – n’était a priori pas favorable à ce que ses opéras paraissent sans support visuel. C’est qu’une grande partie de son travail naît de la rencontres d’artistes du visible, comme ici le dramaturge Luc Bondy ou le décorateur Erich Wonder.
Relativement délaissé par le disque pendant plusieurs décennies, à l’image des maisons d’opéras, Simon Boccanegra connaît désormais une floraison de publications, essentiellement tirées d’enregistrements publics (on ne compte que 6 intégrales en studio). Mais quelles que soient leurs qualités, elles n’égalent pas le classique qu’est devenu l’enregistrement dirigé par Claudio Abbado voici presque 50 ans, en marge de représentations légendaires à la Scala de Milan mises en scène par Giorgio Strehler.
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