Alors qu’il dirige actuellement Barbe-Bleue d’Offenbach à Angers-Nantes Opéra, Laurent Campellone a brisé lundi dernier sur France Bleu Saint-Etienne Loire le silence qu’il observait depuis l’annonce de son licenciement de l’opéra-théâtre de Saint-Etienne : « Le fait d’avoir répondu à des invitations pour diriger des orchestres à Berlin, Sofia, au Bolchoï, constitue un des deux motifs invoqués justifiant mon licenciement pour faute grave. (…) On me dit que je n’aurais jamais eu l’autorisation d’aller travailler ailleurs, comme si j’avais été le seul directeur musical de France et du monde à devoir diriger seulement son orchestre (…). L’autre motif, tout aussi grotesque, fait état d’un soi-disant problème de management avec les musiciens de l’orchestre, qui n’a jusqu’alors jamais été pointé ». Depuis cette intervention, le chef d’orchestre a reçu de nombreux messages de soutien qui le conforte dans sa décision de saisir le tribunal administratif pour contester son licenciement. Sur sa page Facebook, il donne libre cours à ses sentiments : « Absolument bouleversé par les centaines de nouveaux messages privés reçus depuis qu’hier j’ai enfin pu m’exprimer dans les médias sur ce que je vis depuis des mois, je remercie chacun de vous pour vos paroles bienveillantes, votre affection et votre clairvoyance qui réchauffent mon cœur au sortir de ce calvaire inimaginable… La justice pourra seule, désormais, réparer tout cela. »
Le « calvaire inimaginable » de Laurent Campellone
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Brève
7 janvier 2015
Le « calvaire inimaginable » de Laurent Campellone
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