Si la musicothérapie ne date pas d’hier – le roi d’Espagne Philippe V soignait sa mélancolie à coups d’airs interprétés par Farinelli –, il n’est désormais plus nécessaire d’avoir les moyens d’un souverain pour en bénéficier. Dans un article récent, le quotidien britannique The Guardian attire notre attention sur le travail accompli par Bibi Heal, soprano anglaise dont le nom paraît presque trop beau pour être vrai (heal signifie « soigner, guérir » en anglais) puisqu’elle a décidé de soigner les malades par son chant. Il s’agit d’un cas de « prescription sociale », de recours à l’art pour traiter les patients atteints de troubles psychologiques et cognitifs. A chaque type de problème peut correspondre une musique spécifique, l’article citant comme exemples « un réjouissant poème sur le printemps, mis en musique par Fauré » (peut-être « Mai », de Victor Hugo ?) que l’on destinera aux dépressifs, ou une mélodie intitulée Sleep pour les insomniaques. La chanteuse parle même de « paracétamol musical », mais l’expérience n’en est encore qu’au stade des essais. Enfin, depuis le temps qu’on dit que les spectacles d’opéra les plus euphorisants devraient être remboursés par la Sécurité sociale…
Les mélodies de Fauré, paracétamol musical
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Brève
7 novembre 2019
Les mélodies de Fauré, paracétamol musical
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