Les Chorégies d’Orange annoncent leur programme 2026. Cette nouvelle édition confirme une évolution – désormais irréversible ? – : le Théâtre antique ne propose plus que les locomotives du répertoire, seules capables de rassembler un très large public : Carmen, Aida, Traviata… Ce dernier titre sera le seul et unique opéra unique à l’affiche l’année prochaine (le 4 juillet), qui plus est dans une simple mise en espace. Nadine Sierra interprètera le rôle-titre, Ludovic Tézier et Javier Camarena Germont père et fils. Paolo Arrivabeni dirigera les Chœurs de l’Opéra national de Lyon et l’Orchestre Philharmonique de Marseille.
En compensation, la manifestation élargit son horizon. Si « Musique en fête » demeure l’un des rares rendez-vous consacrés à la voix, le reste de la programmation s’aventure dans d’autres contrées : musiques de film, gospel, danse, pop symphonique… Autant de propositions destinées à attirer un public plus diversifié, fort éloignées de l’ADN qui a fait la renommée d’Orange.
Le choix n’est pas sans cohérence dans un contexte budgétaire tendu et un paysage culturel fragile, mais peut-on encore parler de festival d’art lyrique lorsque l’opéra n’en constitue plus qu’une parenthèse isolée ?