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Renard peu vocal à la Cité de la musique

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Brève
25 septembre 2017
Renard peu vocal à la Cité de la musique

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C’est avec ce premier concert de la saison que l’Ensemble intercontemporain apporte sa contribution au Week-end Stravinsky organisé à par la Philharmonie de Paris. Tandis que Simon Rattle officie dans la Grande Salle à la tête du LSO, Duncan Ward présente Renard, histoire burlesque pour quatre chanteurs et ensemble à la Cité de la musique. Contemporaine des Noces, l’œuvre se veut également un patchwork coloré et burlesque de scènes de la vie campagnarde russe. De la performance vocale, nous n’avons pu retenir qu’assez peu de choses. En effet, l’ensemble instrumental criard et bigarré de Stravinsky ne laisse que peu de place aux chanteurs, à l’image de Martin Mitterrutzner, mis en difficulté dès qu’il s’agit de passer au dessus des instruments. Dommage, car sa comptine du renard révèle de réelles capacités musicales. Le ténor d’Yves Saelens nous parvient déjà mieux, malgré un timbre parfois nasillard. Le baryton Leigh Melrose semble aussi parfois englouti (même dans ses exclamations en falsetto) et il n’y a donc que le timbre riche de basse profonde de Jérôme Varnier pour se frayer un chemin jusqu’aux oreilles du public. La battue du très jeune Duncan Ward est précise à souhait dans les emboîtements rythmiques caractéristiques du compositeur du Sacre, mais on voudrait une oreille plus attentive aux difficultés des chanteurs.

L’ébouriffant Gougalōn d’Unsuk Chin s’insère à merveille dans le programme (mention spéciale aux percussionnistes de l’Ensemble). Les Trois pièces pour clarinette du même Stravinsky en guise de prélude sont aussi bien amenées, et même si l’on ne sait trop quoi penser du NONcerto pour trompette de Richard Ayres, on peut toujours saluer le jeu virtuose de Clément Saunier. En revanche, on reste toujours dubitatif quant à la programmation de Bhakti de Jonathan Harvey. La synthèse entre la mystique indienne du cycle et le burlesque du reste du programme peine à se faire, et ce n’est hélas pas à l’avantage de Bhakti, pourtant magnifiquement servi par l’électronique de l’Ircam.

Concert du 23 septembre 2017 à 20 heures 30 – Philharmonie de Paris (Salle des concerts de la Cité de la musique)

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Duncan Ward © Maurice Foxall

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