Grâce à ses Arènes construites à la fin du XIXe siècle, la ville de Béziers fut jadis surnommée la « Bayreuth française », lorsqu’on y joua entre 1898 et 1911 les péplums de Saint-Saëns et de Fauré. Dans une région où naquirent d’illustres ténors comme Agustarello Affre ou de Léon Escalaïs, Béziers avait aussi son Grand Théâtre, dont la programmation n’inclut plus aujourd’hui que deux ou trois représentations lyriques par an. Quant au Théâtre des Variétés, qui fête cette année ces 110 ans puisqu’il fut inauguré en 1904, on y donna longtemps des opéras et des opérettes, mais il risque fort de connaître le même sort que la Gaîté-Lyrique à Paris, si l’opinion ne s’en émeut pas. Construit dans un style mi-Louis XVI, mi-Art Nouveau, l’édifice a été transformé en discothèque et a déjà perdu une partie de son décor… Il paraît qu’Olivier Poubelle, co-directeur des Bouffes du Nord, s’intéresse au lieu : espérons simplement qu’il ne souhaitera pas le maintenir dans son état actuel de délabrement, comparable à celui que Peter Brook voulut maintenir dans le théâtre parisien où il s’installa dans les années 1970. [Laurent Bury]
SOS théâtre en péril dans la Bayreuth française
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Brève
2 mai 2014
SOS théâtre en péril dans la Bayreuth française
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