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Une Belle Helene joyeusement adaptée au Ranelagh

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Brève
9 décembre 2015
Une Belle Helene joyeusement adaptée au Ranelagh

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Inusable Offenbach dont les chefs d’œuvre lyriques se prêtent à toutes les adaptations du moment qu’elles sont réalisées avec science, cœur et intelligence. Tel est le cas de cette Belle Hélène proposée au Théâtre du Ranelagh jusqu’au dimanche 20 décembre par Opéra du jour, la compagnie lyrique la plus à l’Ouest de Paris. Pour rendre accessible le pastiche homérique, Isabelle du Boucher et Annie Paradis, les metteuses en scène, ont ajouté, le personnage du Professeur Salakis (interprété par le comédien Nicolas Poli), Nimbus bavard chargé de rappeler à ceux qui l’auraient oublié – ou ne l’auraient jamais appris – le b. a.-ba mythologique.

Il a fallu aussi tailler dans la partition, parfois cruellement, pour que la pièce n’excède pas une durée imposée. Aie, le finale du 2e acte ! Aie, la deuxième partie du trio patriotique et les couplets bachiques d’Oreste ! Laetitia Ayrès, qui interprète le fiston d’Agamemnon, a pourtant de la fantaisie à revendre et de l’énergie à dépenser. Ces coupures s’imposent pour que le spectacle avance joyeusement sans s’essouffler. Au piano, Magali Albertini mène la danse de ses dix doigts allègres : marche des rois, pyrrhique de Calchas et même tango apocryphe dont on se demande ce qu’il vient faire ici : tout est habilement animé pour pallier l’absence d’orchestre.

Les chanteurs sont également bons acteurs. L’accent sud-américain de Pablo Veguilla semble davantage le prédisposer au Brésilien dans La Vie parisienne qu’au roi Ménélas. Mickael Chartois passe ses « Evohé » en force mais, une fois le trac surmonté, allège l’émission et mixe les registres pour une berceuse de Pâris et un duo d’amour frissonnants. Surtout, Cécile Meltzer se coule avec une aisance confondante dans le rôle-titre. Port de tête royal, silhouette élancée, profil grec viennent  conforter une élégance naturelle et une voix, entre mezzo et soprano, dont timbre, ligne et diction ne sont pas les moindres atouts. Si finalement l’on passe un bon moment en compagnie de cette Belle Hélène, c’est aussi parce qu’Hélène est belle.

Jacques Offenbach, La belle Hélène. Paris, Théâtre du Ranelagh, les dimanches 6, 13, 20 décembre à 11h ; le mardi 15 décembre à 20h30 (plus d’informations)
 

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