Forum Opéra

Mado Robin, récital

Partager sur :
Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur pinterest
Partager sur whatsapp
Partager sur email
Partager sur print
CD
22 juillet 2015
La Lucia dans la charmille

Note ForumOpera.com

2

Infos sur l’œuvre

Détails

Charles Gounod

« Vincenette a votre âge », « O légère hirondelle », « Trahi Vincent… Mon cœur ne peut changer », « Heureux petit berger », « Ah ! Parle encore » (Mireille)

Gaetano Donizetti

« Lucia, perdona… Sulla tomba », « Il dolce suono »

Léo Delibes

« Où va la jeune hindoue » (Lakmé)

Wolfgang Amadeus Mozart

12 Variations in C, K. 265 on Adam’s « Ah, vous dirai-je Maman »

Vincenzo Bellini

« Son vergin vezzosa », « Qui la voce sua soave » (I puritani)

« Come per me sereno », « Ah, non credea mirarti » (La sonnambula)

Mado Robin, soprano

Libero De Luca, Michel Malkissian, ténors

Andrée Gabriel, soprano

Orchestre de la Société des Concerts du Conservatoire de Paris, New Symphony Orchestra, London Philharmonic Orchestra

Direction musicale

Richard Blareau, Anatole Fistoulari

Enregistrements réalisés à la Maison de la Mutualité, Paris, en octobre 1953, au Kingsway Hall, Londres, en novembre 1950, février 1951 et novembre 1955

1 CD Decca 480 8173 – 76’17

Plus d’un demi-siècle après sa mort, Mado Robin reste une légende, et Decca ne pouvait l’exclure de ses « Most Wanted Recitals ! ». S’il y a « CD Premiere », comme l’affirme la pochette, ce n’est vrai que pour une partie des plages, le récital Mireille/Lucia ayant déjà été reporté, notamment dans le coffret publié l’an dernier chez Forlane. Tant qu’à faire de reproposer le « 3e récital » gravé en 1953, complété par des extraits du 1er, de 1951, le label aurait sans doute pu adjoindre aux airs de Mireille la Chanson de Magali, publiée la même année sur un autre disque. Les airs de Bellini datent quant à eux de 1955, avant que l’artiste ne soit sous contrat chez Pathé, à partir de 1957.

Comme on pouvait s’en douter, Mado Robin est une Mireille angélique, parfaite dans les deux premiers actes de l’opéra, avec un interminable contre-sol à la fin de la valse, mais la soprano ne se serait sans doute jamais lancé dans l’air de la Crau. Dans le dialogue avec Vincenette, Mireille paraît bien plus enfantine que celle qui lui donne la réplique. Quant au ténor Michel Malkassian, il semble très vite atteindre ses limites dans le duo « Vincenette a votre âge », et s’époumone à chaque forte. L’air des Clochettes est une leçon de phrasé, et les variations « Ah, vous dirai-je, Maman » ne sauraient être autre chose qu’un numéro de cirque (il est assez cocasse que ce morceau soit présenté sur le disque comme des variations conçues par Mozart « on Adam’s ‘Ah vous dirai-je Maman’ », alors que c’est évidemment Adolphe Adam, né près de quinze ans après la mort de Wolfgang Amadeus, qui eut l’idée de faire chanter les variations pour piano dans son opéra-comique Le Toréador en 1849).

Libero de Luca, partenaire de la Lakmé gravée en 1952, a pour lui un italien autrement plus idiomatique que celui de sa Lucia. Que ne sont-ils allés chercher la version française ressuscitée en 2002 par Natalie Dessay ? Mado Robin y aurait été infiniment plus à sa place car, si elle reste une référence dans notre répertoire national, il est devenu difficile d’accepter une voix comme la sienne dans le romantisme italien. Autant sa Reine de la nuit captée en direct sur la scène de Garnier montre que la chanteuse était capable d’urgence dramatique, autant cet enregistrement de studio paraît dépourvu de toute vie théâtrale et transforme l’air de la folie en numéro d’acrobate exécuté par une Lucie toute petite fille, une Lucie-Olympia. De Luca, lui, convainc beaucoup plus chez Donizetti que chez Delibes, où son Gérald nous a toujours paru trop brutal. Edgardo s’accommode mieux d’être ainsi pris à bras le corps.

Les remarques formulées sur Lucia valent un peu moins pour les airs de Bellini : peut-être Anatole Fistoulari à Londres sut-il mieux porter la chanteuse que Richard Blareau à Paris, et sans doute le personnage d’Amina, moins tragique et plus sentimental, convenait-il mieux à Mado Robin.

Commentaires

VOUS AIMEZ NOUS LIRE… SOUTENEZ-NOUS

Vous pouvez nous aider à garder un contenu de qualité et à nous développer. Partagez notre site et n’hésitez pas à faire un don.
Quel que soit le montant que vous donnez, nous vous remercions énormément et nous considérons cela comme un réel encouragement à poursuivre notre démarche.
>
71jypnwsi1l_sl1400_

Note ForumOpera.com

2

❤️❤️❤️❤️❤️ : Exceptionnel
❤️❤️❤️❤️🤍 : Supérieur aux attentes
❤️❤️❤️🤍🤍 : Conforme aux attentes
❤️❤️🤍🤍🤍 : Inférieur aux attentes
❤️🤍🤍🤍🤍 : À oublier

Note des lecteurs

()

Votre note

/5 ( avis)

Aucun vote actuellement

Infos sur l’œuvre

Détails

Charles Gounod

« Vincenette a votre âge », « O légère hirondelle », « Trahi Vincent… Mon cœur ne peut changer », « Heureux petit berger », « Ah ! Parle encore » (Mireille)

Gaetano Donizetti

« Lucia, perdona… Sulla tomba », « Il dolce suono »

Léo Delibes

« Où va la jeune hindoue » (Lakmé)

Wolfgang Amadeus Mozart

12 Variations in C, K. 265 on Adam’s « Ah, vous dirai-je Maman »

Vincenzo Bellini

« Son vergin vezzosa », « Qui la voce sua soave » (I puritani)

« Come per me sereno », « Ah, non credea mirarti » (La sonnambula)

Mado Robin, soprano

Libero De Luca, Michel Malkissian, ténors

Andrée Gabriel, soprano

Orchestre de la Société des Concerts du Conservatoire de Paris, New Symphony Orchestra, London Philharmonic Orchestra

Direction musicale

Richard Blareau, Anatole Fistoulari

Enregistrements réalisés à la Maison de la Mutualité, Paris, en octobre 1953, au Kingsway Hall, Londres, en novembre 1950, février 1951 et novembre 1955

1 CD Decca 480 8173 – 76’17

>

Nos derniers podcasts

Nos derniers swags

Enfin de quoi se réjouir des JO !
CDSWAG

Les dernières interviews

Les derniers dossiers

Dossier

Zapping

Vous pourriez être intéressé par :

Enfin de quoi se réjouir des JO !
Maïté BEAUMONT, Rocio PÉREZ, Joshua LOVELL
CDSWAG