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	<title>Antonín DVOŘÁK - Compositeur - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Antonín DVOŘÁK - Compositeur - Forum Opéra</title>
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		<title>DVOŘÁK, Rusalka &#8211; Toulouse</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/dvorak-rusalka-toulouse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Sep 2026 04:01:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Retour en arrière émouvant à Toulouse, au théâtre du Capitole, avec, pour démarrer la nouvelle saison, la reprise du Rusalka proposée par Stefano Poda. Elle nous renvoie en effet presque quatre ans jour pour jour en arrière à la saison 2022-23 : sortie de Covid, entrée au répertoire à Toulouse du chef-d’œuvre lyrique de Dvořák et, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Retour en arrière émouvant à Toulouse, au théâtre du Capitole, avec, pour démarrer la nouvelle saison, la reprise du <em>Rusalka</em> proposée par <strong>Stefano Poda</strong>. Elle nous renvoie en effet presque quatre ans jour pour jour en arrière à la <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/rusalka-toulouse-lopera-cest-dabord-la-negation-du-reel/">saison 2022-23 </a>: sortie de Covid, entrée au répertoire à Toulouse du chef-d’œuvre lyrique de Dvořák et, surtout, une des dernières apparitions toulousaines de <strong>Béatrice Uria-Monzon</strong> (en Princesse étrangère) disparue en juillet 2025 (on la reverra encore au Capitole en Elena de <em>Mefistofele </em>en juin 2023).<br />
La magie du réalisme poétique voulu par le metteur en scène tridentin, opère à nouveau pleinement. Nous sommes au bord du lac, au pays des nymphes et des ondines : la scène entière est recouverte d’une dizaine de centimètres d’eau, avec en son milieu une fosse de plus d’un mètre cinquante de profondeur dans laquelle les habitants du lieu plongeront à l’envi. Qu’un hommage tout particulier soit rendu à la quinzaine de danseuses et danseurs figurant nymphes et ondines et qui passeront l’intégralité des actes I et III dans ou sous l’eau ! Vodnik lui-même chantera presque en continu dans la fosse avec de l’eau jusqu’aux épaules voire jusqu’au menton !<br />
Le tout dans une chorégraphie toute de lenteur et de grâce, sans que jamais la poésie du conte ne soit entamée : il faut en faire porter également le crédit aux costumes et aux décors voulus par Poda qui nous maintiennent tout du long dans cet univers onirique et quasi féérique.<br />
Le deuxième acte fait toutefois exception marquante. Le contraste est saisissant entre la vie pure des créatures aquatiques et celle du monde pollué des humains et de la technologie. La fête au Château pour le bal nuptial (« les fastes du monde », dira Vodnik) se déroule dans un décor totalement déshumanisé. Les personnages principaux (la Princesse étrangère et le Prince) sont multi-clonés et l’on comprend que dans cet univers, Rusalka n’ait pu étancher sa soif d’amour et d’idéal.</p>
<p><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/DSC_3006-1294x600.jpg" /></p>
<pre style="text-align: center;">© Mirco Magliocca</pre>
<p>La distribution est entièrement revue par rapport à celle de 2022, à commencer par la direction d’orchestre, confiée cette fois-ci à <strong>Giacomo Sagripanti</strong> qui avait fait une  <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/charpentier-louise-aix-en-provence/">apparition remarquée au Festival d’Aix-en-Provence en 2025</a>. Cordes soyeuses, vents sans défauts, équilibre recherché entre la fosse et la scène, ce début de saison est en tout point réussi pour l’orchestre national du Capitole de Toulouse.<br />
Le plateau vocal est lui aussi inédit et sans point faible. <strong>Ruzan Mantashyan</strong> a pris le rôle de Rusalka à Limoges en 2021. Aujourd’hui, la soprano arménienne campe une ondine volontaire, battante, à laquelle manque peut-être  une touche supplémentaire de magie poétique dans le tableau qu’elle brosse de son personnage. Vocalement les choses sont bien en place. Mantashyan excelle dans les parties lyriques (Chanson« à la lune » au I et « Necitelná vodní moci » au III) davantage que dans le mode dramatique, très présent au final du II (Ó marno, ó marno !) : dans ce registre plus exigeant on attend davantage de densité.<br />
<strong>Pavol Breslik</strong> est le Prince. Ecartelé entre celle qu’il aime d’un amour réfléchi et celle qui lui fera tourner la tête le temps d’un bal, il rend bien les deux facettes du personnage. Le tableau d’ensemble est convaincant, le ténor est vaillant, surtout à partir du II (au premier acte, il aura tendance à détimbrer dans les suraigus <em>forte</em>).<br />
Copie parfaite pour le Vodnik d’<strong>Aleksander</strong> <strong>Roslavets</strong> ; lui qui, présent dans les trois actes, passera l’intégralité de son temps dans l’eau (avec quelques acrobaties apnéiques par-dessus le marché !), il maintiendra tout du long une basse non seulement solide mais puissante et surtout chantante. On retiendra particulièrement son air du II (« Běda ! Běda ! ») qu’il fera chanter en magnifiant l’amour d’un père pour sa fille. Ovation méritée pour le Biélorusse.<br />
La grande <strong>Ricarda Merbeth</strong> a choisi d’inscrire à son répertoire un nouveau rôle, celui de la Princesse étrangère. Tache méritante, car le rôle est aussi ardu que bref – et lui a demandé de se familiariser <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/un-ete-avec-ricarda-merbeth/">avec une langue qui lui était jusqu’à récemment totalement inconnue</a>. Mission accomplie : Ricarda Merbeth se plie à toutes les exigences artistiques, voire chorégraphiques du metteur en scène tout en distillant ici et là les aigus tranchants dont elle a le secret.<br />
Aigus tranchants aussi, et même métalliques pour la Ježibaba d’<strong>Agnieszka Rehlis</strong>. La mezzo-soprano polonaise a tout d’une diabolique créature (toute vêtue de noir, crâne rasé), elle incarne à merveille celle à qui on ne voudrait surtout pas confier son âme.<br />
<strong>Timothée Varon</strong> est un chasseur énergique ; son comparse le marmiton (<strong>Anne-Lise Polchopek</strong>) l’est tout autant et les deux font la paire.<br />
Enfin, il ne faudrait pas oublier les trois nymphes (<strong>Marianne Croux</strong>, <strong>Marion Vergez-Pascal</strong> et <strong>Svetlana</strong> <strong>Lifar</strong>), dont les voix s’accordent merveilleusement dans un ballet nautique (aux I et III) là encore tout de poésie.</p>
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		<title>DVOŘÁK, Rusalka – Paris (Bastille)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/dvorak-rusalka-paris-bastille/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Guillaume Picard]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 May 2026 04:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Près d’un quart de siècle après sa création en 2002, la production de Bob Carsen éblouit par sa beauté et sa puissance dramatique, qui parvient à susciter l’émerveillement sans tomber dans le piège du kitsch. La scénographie est spectaculaire et immédiatement lisible : du miroir d’eau paisible et mystérieux du premier acte, on passe à &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Près d’un quart de siècle après sa création en 2002, la production de <strong>Bob Carsen</strong> éblouit par sa beauté et sa puissance dramatique, qui parvient à susciter l’émerveillement sans tomber dans le piège du kitsch. La scénographie est spectaculaire et immédiatement lisible : du miroir d’eau paisible et mystérieux du premier acte, on passe à la frontière angoissante entre des mondes irréconciliables qui, en dérivant à la fin du deuxième acte, laissent place à un angoissant vide, celui du néant auquel est condamnée Rusalka. Le tout est servi par des lumières intelligentes, qui transportent au cœur du perpétuel demi-jour de l’opéra, inondé de la paisible lumière de la Lune, ou éclairé dans un tamisage sensuel par les lampes de chevet et, enfin, réfracté par un voile angoissant au dernier acte. La direction d’acteur est précise, calée sur la musique, toujours signifiante, une vraie réussite – qui permet de compenser la relative modestie des talents d’acteurs de la distribution. <em>Rusalka</em> devient ainsi un bouleversant miroir de notre humanité, auquel on ne trouve aucun des excès psychologiques qu&rsquo;on lui a parfois reprochés.</p>
<p>Certes, on peut avoir quelques réserves sur cette mise en scène : le ballet, efficace, n’est pas des plus inspirés ; les interventions hors scène du Vodník, des sœurs de Rusalka et du chœur sont régulièrement diffusées par micro, créant de désagréables contrastes entre la plénitude de l’orchestre et la monotonie de ce son écrasé ; le finale, enfin, suggère une fin heureuse en décalage total avec l’angoisse de la musique (le Prince ne semble pas mourir, Rusalka le rejoint sur le lit nuptial), à rebours de la poignante asphyxie éternelle à laquelle le livret condamne Rusalka. Mais tout cela est effacé par la force d’évocation et la beauté d’une production magnifique dont l’Opéra de Paris peut être fier.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="aligncenter wp-image-212885 size-large" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/27092-Guergana_Damianova___OnP-Rusalka-14.15-Christian-Leiber-OnP-2--1024x683.jpg" alt="" width="1024" height="683" /></p>
<p><strong>Kazushi </strong><strong>Ōno</strong> propose une très belle lecture de l’œuvre, avec quelques irrégularités. On est littéralement subjugué par le premier acte et ce dès le prologue : une lente éclosion animée de grâce et d’un sens du sublime qui n’est jamais tapageur. L’étagement limpide des plans sonores n’empêche pas la fusion des timbres ni les contrastes au sein d’un <strong>orchestre de l’Opéra de Paris</strong> en bonne forme. Les mêmes qualités font de la scène de magie une très grande réussite : cette petite page symphonique est relevée d’une dose bienvenue de bagou. Le monde des humains réussit un peu moins au chef : si le ballet est charmant, brillant, et parfaitement synchronisé, la lamentation du Vodník est marquée par des décalages et un manque de symbiose entre le chanteur et le chef. Heureusement, le dernier acte renoue avec les profondeurs ambivalentes du premier et la soirée s’achève sur une très belle expiration de l’orchestre. Globalement donc, une très belle prestation, précise, inventive, sans doute plus à l’aise dans la contemplation que dans la fureur, mais qui rend parfaitement justice à la modernité du langage musical de Dvořák. Signalons une belle harpe solo et un pupitre de cors qui n’a jamais semblé aussi wagnérien.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter wp-image-212883 size-large" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/27094-Guergana_Damianova___OnP-Rusalka-18.19-c-Guergana-Damianova-OnP-20--1024x683.jpg" alt="" width="1024" height="683" /></p>
<p><strong>Nicole Car</strong> est une superbe Rusalka. On a du mal à croire que sa prise de rôle est récente (Sydney en juillet 2025 puis Vienne en janvier 2026) tant la partition lui va comme un gant : le timbre est enchanteur, la ligne élégante et expressive, le médium et le grave (très sollicités) sont riches sans jamais être appuyés, les aigus sont libres, déchirants, impérieux. Les demi-teintes, qui manquaient encore un peu au tout début, sont splendides une fois que la voix a chauffé. Elle aura sans doute le temps de mûrir son interprétation mais l’Australienne est déjà une grande Rusalka.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter wp-image-212884 size-large" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/27093-Guergana_Damianova___OnP-Rusalka-14.15-Christian-Leiber-OnP-6--1024x683.jpg" alt="" width="1024" height="683" /></p>
<p>Les seconds rôles sont de bonne tenue sans se hisser au niveau de l’héroïne. <strong>Dimitry Ivaschchenko</strong> est un Vodník au timbre naturellement séduisant et profond, mais un peu monotone : la voix manque de projection et d’intensité, si bien que la splendide lamentation du deuxième acte nous laisse de marbre. En Prince, le ténor (pilier du Mariinsky) <strong>Sergey Skorokhodov</strong> est doté d’une voix légère, assez lumineuse au-dessus du <em>passaggio</em>, mais sans éclosion réelle du son, avec un certain déficit de coffre et de ressources dramatiques. <strong>Jamie Barton</strong> est une Ježibaba plus marquante : l’aisance scénique de la chanteuse et les qualités (et les défauts) de sa voix campent une sorcière ambivalente, écartelée entre des graves fortement poitrinés et des aigus perçants. La Princesse étrangère trouve en <strong>Ekaterina Gubanova</strong> une interprète fascinante, à la voix corsée, aux couleurs slaves, et qui est de façon très frappante un vrai double assombri de la voix de Nicole Car, renforçant la thématique du miroir.</p>
<p>Les <em>comprimari</em>, eux, sont excellents :  le baryton flamboyant de <strong>Florent Mbia</strong> fait un duo réussi avec le mezzo agile et large d’ambitus de <strong>Seray Pinar</strong>, dont la voix séduisante et le jeu efficace laissent présager de belles possibilités (Karine Deshayes tenait le rôle du marmiton en 2002…). Les trois ondines sont parfaitement distribuées : les timbres charnus mais radieux s’accordent à merveille et permettent juste ce qu’il faut d’individualité dans les ensembles. Dans leur saynète du troisième acte, on remarque le soprano ample et mordoré de <strong>Margarita Polonskaya</strong>, dont la projection et la longueur de souffle nourriront sans doute un jour une très belle Rusalka. <strong>Noa Beinart</strong> est un contralto profond et chantant qui fait merveille dans ses interventions. La mezzo <strong>Maria Warenberg</strong> complète ce beau trio.</p>
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		<item>
		<title>A Toulouse, une saison 2026-27 riche en retrouvailles</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/a-toulouse-une-saison-2026-27-riche-en-retrouvailles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Mar 2026 06:35:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Au mi-temps d&#8217;un cru 2025-26 déjà riche en réussites (Thaïs de Massenet, la rare Passagère de Weinberg, la reprise de Lucia di Lammermoor de Donizetti mise en scène par Nicolas Joel) et encore porteur de promesses (Verdi et Strauss arrivent, avec Otello et Salome), Christophe Ghristi a présenté à la presse la prochaine saison de l&#8217;Opéra national du Capitole de &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Au mi-temps d&rsquo;un cru 2025-26 déjà riche en réussites (<em>Thaïs</em> de Massenet, la rare <em>Passagère </em>de Weinberg, la reprise de <em>Lucia di Lammermoor </em>de Donizetti mise en scène par <strong>Nicolas Joel</strong>) et encore porteur de promesses (Verdi et Strauss arrivent, avec <em>Otello </em>et <em>Salome</em>), <strong>Christophe Ghristi</strong> a présenté à la presse la prochaine saison de l&rsquo;Opéra national du Capitole de Toulouse, qui occasionnera plusieurs retrouvailles attendues. Avec le répertoire d&rsquo;abord : la reprise de <em>Rusalka </em>de Dvorak dans la mise en scène somptueusement aquatique de<strong> Stefano Poda</strong> ouvrira les festivités, avec une distribution réunissant <strong>Ruzan Mantashyan</strong>, <strong>Pavol Breslik</strong> et <strong>Ricarda Merbeth</strong> sous la direction de <strong>Giacomo Sagripanti</strong>. Avec des œuvres plus entendues depuis longtemps ensuite : après cinquante ans d&rsquo;absence, le <em>Lohengrin </em>de Wagner fera son retour dans la ville rose, dans une nouvelle production d&rsquo;un habitué des lieux, <strong>Michel Fau</strong>, et avec une distribution que Christophe Ghristi a voulue « méridionale » (<strong>Michele Spotti</strong> dans la fosse, <strong>Airam Hernandez</strong> dans le rôle-titre, <strong>Chiara Isotton</strong> en Elsa, mais aussi la première Ortrud de <strong>Sophie Koch</strong>). <em>Peter Grimes </em>de Britten, n&rsquo;avait, de son côté, pas été joué depuis plus de 20 ans ; il reviendra dans la mise en scène signée <strong>David Alden</strong> pour l&rsquo;English National Opera, et permettra d&rsquo;entendre les débuts de <strong>Nikolai Schukoff</strong> dans le rôle éponyme, ainsi que ceux de <strong>Yolanda Auyanet</strong> en Ellen Orford, tandis que <strong>Frank Beermann</strong> sera à la baguette. Entre un <em>Barbier de Séville </em>mettant en lumière plusieurs étoiles montantes du chant rossinien sous la direction d&rsquo;<strong>Alfonso Todisco</strong> et un nouveau <em>Couronnement de Poppée </em>de Monteverdi confié à l&rsquo;Ensemble I Gemelli de <strong>Mathilde Etienne</strong> et <strong>Emilio Gonzalez Toro</strong>, avec notamment <strong>Adèle Charvet</strong> et <strong>Maximiliano Danta</strong> dans les rôles principaux, on guettera la création <em>in loco </em>du <em>Roi Arthus </em>de Chausson, que chantera pour la première fois <strong>Stéphane Degout</strong>. épaulé par <strong>Catherine Hunold</strong> et <strong>Bror Magnus Todenes</strong> (direction musicale <strong>Victorien Vanoosten</strong>, mise en scène <strong>Aurélien Bory</strong>). Ce dernier ouvrage dialoguera avec son lointain prédécesseur signé Purcell, ce <em>King Arthur </em>joué en version de concert par le Concert Spirituel de <strong>Hervé Niquet</strong>. De même, la <em>Médée</em> de Charpentier (également en concert, avec <strong>Marie-Nicole Lemieux</strong>,<strong> Juliette Mey</strong>, <strong>Frédéric Caton</strong> ou encore<strong> Claire Lefilliâtre</strong> et l&rsquo;Ensemble Les Epopées de <strong>Stéphane Fuget</strong>) fera écho à celle de Cherubini, jouée en fin de saison dans sa version italienne, avec les prises de rôle de <strong>Karine Deshayes</strong> et <strong>Roberto Alagna</strong> &#8211; retrouvailles là encore, et non des moindres puisque la dernière apparition du ténor français dans une production du Capitole date de&#8230; 1997 !</p>
<p>Aux côtés d&rsquo;une saison chorégraphique qui mettra à l&rsquo;honneur <strong>George Balanchine</strong> et <strong>Peter Martins</strong>, <strong>Hans van Manen</strong> et <strong>Edward Clug</strong> et proposera également une création de <strong>Benjamin Pech</strong> (<em>Les Trois Mousquetaires</em>) et un spectacle jeune public autour de la figure du Petit chaperon rouge (musique<strong> Benoît Menu</strong>, chorégraphie <strong>Andreas Heise</strong>), la saison des récitals, proposée à un tarif défiant toute concurrence (20 euros la place, et ça descend même à 5 euros pour les Midis du Capitole, qui permettront tout de même d&rsquo;entendre <strong>Sandrine Piau</strong> et <strong>David Kadouch</strong>, <strong>Jean-François Lapointe</strong> ou <strong>Rose Naggar-Tremblay</strong>) confirme les ambitions de la maison en la matière : au programme, rien moins que <strong> Rachel Willis-Sorensen</strong>,<strong> Joseph Calleja</strong> ou encore <strong>Asmik Grigorian</strong>, qui se souvient être venue enfant à Toulouse, quand son père, le ténor Gegam Grigorian, y chantait. Encore une histoire de retrouvailles !</p>
<p>La réservation pour les abonnements ouvrira dès le 31 mars sur <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://opera.toulouse.fr/">le site de l&rsquo;Opéra National Capitole de Toulouse</a></p>
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		<title>Discothèque idéale : Dvorak – Rusalka (Chalabala, Supraphon – 1961)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/discotheque-ideale-dvorak-rusalka-chalabala-supraphon-1961/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Olivier Rouvière]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Mar 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=breve&#038;p=209641</guid>

					<description><![CDATA[<p>Né avec le XX° siècle, le neuvième opéra de Dvořák, qui marie si fiévreusement lyrisme éperdu et ivresse symphonique, devint vite l’un des emblèmes de la culture tchèque, au même titre que La Fiancée vendue de Smetana. Mais si on l’entend aujourd’hui d’un bout de la planète à l’autre, il éprouva d’abord quelques difficultés à &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p data-start="172" data-end="851"><strong>Né avec le XX° siècle, le neuvième opéra de Dvořák, qui marie si fiévreusement lyrisme éperdu et ivresse symphonique, devint vite l’un des emblèmes de la culture tchèque, au même titre que <em data-start="365" data-end="384">La Fiancée vendue</em> de Smetana. Mais si on l’entend aujourd’hui d’un bout de la planète à l’autre, il éprouva d’abord quelques difficultés à passer les frontières : en France, sa création scénique (à l’Opéra de Marseille) n’eut lieu qu’en 1982 ! Sa diffusion se fit par le disque : riche d’une bonne dizaine de versions, la discographie de <em data-start="709" data-end="718">Rusalka</em> s’avère d’une haute qualité. Mais reste dominée par la mythique lecture de Zdeněk Chalabala, qui devait décéder l’année d’après.</strong></p>
<p data-start="853" data-end="2279">La battue du chef est plutôt soutenue, allante, voire très dramatique à l’acte II, le seul à se dérouler dans le monde cruel des hommes. Les moments contemplatifs semblent pourtant suspendus dans une temporalité légendaire, qu’il s’agisse du chant du chasseur à l’acte I ou du sylvestre monologue de Rusalka au début du III. L’héroïne n’a rien ici d’un être désincarné : si la voix de <strong data-start="1238" data-end="1250">Šubrtová</strong> est mince (moins opulente que celle de Renée Fleming, dans la version Mackerras), elle reflète une personnalité indomptable, capable de passer de la rêverie à la plus brûlante passion en quelques mesures (« Ode à la lune »). <strong data-start="1405" data-end="1414">Žídek</strong> est un vrai prince de conte de fée : timbre de miel, crémeuse voix mixte, il n’est qu’émoi et cœur ouvert – sa poursuite de la biche blanche et sa mort dans un baiser sont des extases. L’instrument d’<strong data-start="1615" data-end="1624">Haken</strong> apparaît plus fatigué (couleurs mates, vibrato large) que sous la baguette de <strong data-start="1703" data-end="1716">Krombholc</strong>, neuf ans plus tôt, mais a-t-on jamais entendu prière plus paternelle que celle qu’il entonne au cœur de l’œuvre ? Les autres rôles sont à l’unisson : dans cet opéra qui confronte les quatre éléments naturels, l’inquiétante Sorcière d’<strong data-start="1952" data-end="1966">Ovčačíková</strong>, très en voix dans un rôle ardu, et la féroce Princesse de <strong data-start="2026" data-end="2036">Míková</strong>, incarnent le feu, quand la terre est représentée par le tendre Forestier de <strong data-start="2114" data-end="2123">Joraň</strong> et le craquant Marmiton de <strong data-start="2151" data-end="2161">Mixová</strong>. Et, toujours, la forêt frissonne au vent et le lac scintille à travers les sonorités boisées de l’orchestre pragois…</p>
<p data-start="2281" data-end="2635"><strong data-start="2281" data-end="2300">Milada Šubrtová</strong> (Rusalka), <strong data-start="2312" data-end="2325">Ivo Žídek</strong> (le Prince), <strong data-start="2339" data-end="2355">Eduard Haken</strong> (l’Ondin), <strong data-start="2367" data-end="2387">Marie Ovčačíková</strong> (la Sorcière), <strong data-start="2403" data-end="2419">Alena Míková</strong> (la Princesse étrangère), <strong data-start="2446" data-end="2460">Jiří Joraň</strong> (le Garde forestier), <strong data-start="2483" data-end="2499" data-is-only-node="">Ivana Mixová</strong> (le Marmiton), <strong data-start="2515" data-end="2532">Václav Bednář</strong> (un chasseur), Orchestre et Chœur du Théâtre national de <strong data-start="2590" data-end="2600">Prague</strong>. Direction : <strong data-start="2614" data-end="2634">Zdeněk Chalabala</strong>.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/dossier/la-discotheque-ideale-de-lart-lyrique/"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="355" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/vers-la-discotheque-ideale-2-1024x355.png" alt="" class="wp-image-207785"/></a></figure>
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