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Un été avec … Ricarda Merbeth

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Interview
2 août 2026
L’été studieux de Ricarda Merbeth

Ricarda Merbeth poursuit une carrière exceptionnelle et n’en finit pas d’enrichir encore un répertoire impressionnant. Toujours à la recherche de la perfection, elle va passer un été visiblement studieux.

– Votre programme de l’été ?
Cet été, je suis occupée par les préparatifs d’Elektra au Deutsche Oper de Berlin, par le rôle d’Ortrud  (Lohengrin) pour Valence, par les Lieder de Brentano ainsi que Frühlingsfeier de Richard Strauss pour Helsinki. Il y aura aussi un nouveau rôle : mi-août, les répétitions de Rusalka débuteront au Théâtre du Capitole de Toulouse, où je ferai mes débuts dans le rôle de la Princesse étrangère. Comparé à une Brünnhilde ou une Isolde, ce n’est pas un rôle gigantesque, mais il est en tchèque – ce qui signifie que je dois également travailler intensément la langue, car je ne parle pas le tchèque. Je me réjouis beaucoup de retourner à Toulouse, dans un théâtre auquel j’ai eu de nombreuses expériences merveilleuses et qui continuera à occuper une place importante dans mon agenda.

– Un festival que vous recommandez ?
Tout dépend bien sûr du genre de musique. Pour moi, le Festival de Bayreuth, qui fête cette année son 150e anniversaire, revêt bien sûr une importance toute particulière. J’y ai chanté de nombreux rôles merveilleux pendant près de 20 ans – d’Élisabeth dans Tannhäuser à Isolde en passant par Senta dans Le Vaisseau fantôme. L’ambiance à Bayreuth et sur la « colline verte » est tout à fait particulière. On y retrouve tant de personnes différentes, venues des pays les plus divers, qui partagent toutes une même passion : la musique de Richard Wagner.

– Votre livre sur la plage ?
En plus de préparer ces beaux morceaux, je passe beaucoup de temps dans mon jardin et une semaine au Danemark, à la plage. Là-bas, je vais poursuivre, voire terminer, la lecture du livre de Wilhelm Busch intitulé Jésus, notre destin. Je lis également un ouvrage d’Otakar Sourek sur la vie et l’œuvre d’Antonín Dvořák, et je feuillette des livres de Richard Strauss à la recherche des lieder orchestraux au programme de la saison à venir.

– La musique qui tourne en boucle dans vos écouteurs ?
J’écoute très peu de musique. Mais en ce moment, j’écoute les enregistrements de correction de la prononciation tchèque de Lucie Cerlová et Tamara Morozová – deux merveilleuses collègues tchèques – qu’elles m’envoient régulièrement.

– Votre plus beau souvenir estival… ?
Le Festival de Bayreuth me rappelle l’une des périodes les plus belles et les plus intenses de ma carrière. Je dois beaucoup à Christian Thielemann. J’ai eu la chance de faire la connaissance de Wolfgang Wagner et de Gudrun Wagner et de passer plusieurs années à Bayreuth à leurs côtés. Elisabeth et Senta sont, entre autres, deux rôles merveilleux que j’ai interprétés sur la scène de Bayreuth, dans une acoustique exceptionnelle. L’orchestre, mes merveilleux collègues, l’ambiance extraordinaire, le public grandiose : j’ai eu la chance de vivre tout cela, et j’en suis très reconnaissante.

 

 

 

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