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	<title>William Michael BALFE - Compositeur - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>William Michael BALFE - Compositeur - Forum Opéra</title>
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		<title>Dix perles de la couronne britannique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Nov 2016 07:36:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Grande-Bretagne, « pays sans musique », vous y croyez-encore, vous ? Pour faire un sort à ce cliché, dix exemples prouvant que le Royaume-Uni a toujours cultivé l&#8217;art lyrique sous toutes ses formes. 1. John Dowland, « Weep you no more, sad fountains » (Third Booke of Songes, 1603) En 1621, Robert Burton publiait son Anatomy &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La Grande-Bretagne, « pays sans musique », vous y croyez-encore, vous ? Pour faire un sort à ce cliché, dix exemples prouvant que le Royaume-Uni a toujours cultivé l&rsquo;art lyrique sous toutes ses formes.</strong></p>
<hr />
<p><strong>1. John Dowland, « Weep you no more, sad fountains » (<em>Third Booke of Songes</em>, 1603)</strong></p>
<p>En 1621, Robert Burton publiait son <em>Anatomy of Melancholy. </em>L&rsquo;excédent de bile noire serait-il un mal typiquement britannique ? A écouter la musique de John Dowland, on serait presque tenté de le croire, tant le compositeur sut trouver un équivalent sonore à ce que, quelques siècles plus tard, les Français baptiseraient d&rsquo;un mot emprunté, comme par hasard, à l&rsquo;anglais : <em>spleen</em>.</p>
<p><iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/7dpqM-y29L0" width="560"></iframe></p>
<p><strong>2. Henry Purcell,</strong> <strong>« If love&rsquo;s a sweet passion » (<em>The Fairy Queen</em>, 1692)</strong></p>
<p>Même s&rsquo;il lui arrivait d&rsquo;exprimer la truculence érotique de bergers n&rsquo;ayant rien de bien bucolique (voir le fameux duo de Corydon et Mopsa dans <em>The Fairy Queen</em>), Henry Purcell fut peut-être surtout le chantre des larmes, de la douleur et – <em>again </em>– de la mélancolie. Sur une mélodie fort simple, « If love&rsquo;s a sweet passion » dit ces tourments amoureux dont l&rsquo;opéra (ou même le <em>semi-opera</em>) fut toujours friand.</p>
<p><iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/k-WyxbwU82A" width="560"></iframe></p>
<p><strong>3. George Frideric Haendel, « Bane of virtue » (<em>Theodora</em>, 1750)</strong></p>
<p>Après avoir d&rsquo;abord régalé les oreilles des Londoniens d&rsquo;opéras en italien, Haendel s&rsquo;adressa à leur âme en leur parlant en anglais dans ses oratorios religieux. <em>Theodora</em> prêche les plus sévères vertus protestantes, mais comment ne pas trouver des charmes à l&rsquo;austérité lorsqu&rsquo;elle s&rsquo;exprime par la voix de l&rsquo;irremplaçable Lorraine Hunt ?</p>
<p><iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/7R60K3NWvlY" width="560"></iframe></p>
<p><strong>4. Thomas Arne, « The soldier tir&rsquo;d » (<em>Artaxerxes</em>, 1762)</strong></p>
<p>Tous les Britanniques connaissent Thomas Arne. Ou du moins, s&rsquo;ils n&rsquo;ont jamais entendu son nom, ils connaissent tous sa musique, puisqu&rsquo;il est le compositeur de leur hymne national, <em>Rule, Britannia</em>. Plus de vingt ans après <em>Alfred</em>, le « masque » où figurait ce chant patriotique, Arne livrait un <em>Artaxerxes </em>émaillé d&rsquo;arias virtuoses, que les historiens présentent comme le premier opera seria en anglais.</p>
<p><iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/c1TWGrVoSxM" width="560"></iframe></p>
<p><strong>5. Michael William Balfe, « When other lips » (<em>The Bohemian Girl</em>, 1843)</strong></p>
<p>Laurel et Hardy ont consacré un film à <em>Fra Diavolo</em> où l&rsquo;on entend la musique d&rsquo;Auber, mais ils ont aussi commis une adaptation de <em>The Bohemian Girl</em> de l&rsquo;Irlandais William Michael Balfe (1808-1870) qui, après avoir chanté le Figaro de Rossini à Paris, travailla notamment pour Julia Grisi et Maria Malibran. Cette <em>Bohémienne</em> reste le plus populaire de ses vingt-neuf opéras, notamment grâce à son air qu&rsquo;ont enregistré les plus illustres ténors anglophones.</p>
<p><iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/xyb3MKqfzSg" width="560"></iframe></p>
<p><strong>6. James Lynam Molloy, « Love&rsquo;s old sweet song » (1884)</strong></p>
<p>Dans <em>Ulysse</em> de James Joyce, Molly Bloom a gardé de son passé de cantatrice le souvenir de l&rsquo;air « O beau pays de la Touraine », des <em>Huguenots. </em>Dans un tout autre registre, elle a aussi inscrit à son répertoire un tube des salons victoriens, « Love&rsquo;s old sweet song », dû à un compositeur irlandais. Si vous envisagez de participer un 16 juin au Bloomsday, fête joycienne, il est recommandé de connaître par cœur les paroles de cette chanson.</p>
<p><iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/VrqBJ4vIkcc" width="560"></iframe></p>
<p><strong>7. Gilbert &amp; Sullivan, « Three little maids from school » (<em>The Mikado</em>, 1885)</strong></p>
<p>Certes, l&rsquo;opérette peut faire figure de spécialité typiquement française, mais la Grande-Bretagne eut sa réponse à Offenbach, en la personne d&rsquo;Arthur Sullivan et de son librettiste William S. Gilbert, qui conçurent une quinzaine d&rsquo;opéras-comiques entre 1871 et 1896. Le plus célèbre est sans doute <em>The Mikado</em>, dont le japonisme de surface masque à peine une satire de l&rsquo;Angleterre victorienne.</p>
<p><iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/S_5IO10gCso" width="560"></iframe></p>
<p><strong>8. Edward Elgar, « Sabbath morning at sea » (<em>Sea Pictures</em>, 1899)</strong></p>
<p>Habitant des îles britanniques, toujours tu chériras la mer. Un demi-siècle avant les sublimes <em>Sea Interludes</em> de Britten pour <em>Peter Grimes</em>, Elgar composait cinq <em>Sea Pictures</em>. Principale différence : ce n&rsquo;est pas à l&rsquo;orchestre seul qu&rsquo;est confié le soin de dépeindre les paysages maritimes, puisqu&rsquo;un texte chanté par une voix de contralto ajoute sa force évocatrice.</p>
<p><iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/IEyvJ83deaM" width="560"></iframe></p>
<p><strong>9. Benjamin Britten, « To Sleep » (<em>Sérénade pour ténor, cor et orchestre</em>, 1943)</strong></p>
<p>La voix de Peter Pears, sans être toujours la plus suave au monde, inspira durablement celle de son compagnon Benjamin Britten. Parmi les plus belles pages conçues par le compositeur pour le ténor figure incontestablement sa <em>Sérénade</em>, mise en musique de six poèmes aux atmosphères variées, empruntés à certains des plus glorieux noms de la littérature anglaise. Le sonnet au sommeil de Keats en est un grand moment.</p>
<p><iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/vDM5G0KHeaQ" width="560"></iframe></p>
<p><strong>10. Thomas Adès, Air d&rsquo;Ariel (<em>The Tempest</em>, 2004)</strong></p>
<p>L&rsquo;art lyrique n&rsquo;est pas mort en Grande-Bretagne, comme en témoigne le succès remporté par George Benjamin avec <em>Written on Skin</em> ou Thomas Adès, dont le troisième opus lyrique, <em>The Exterminating Angel</em>, vient d&rsquo;être créé à Salzbourg cet été. Dans son deuxième opéra, <em>The Tempest</em>, le personnage surnaturel d&rsquo;Ariel est prétexte à un hommage à la voix de soprano colorature, qui plane plus que jamais sur les hauteurs stratosphériques.</p>
<p><iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/OPkEj3B9KKI" width="560"></iframe></p>
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		<title>Satanella</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/satanella-quand-richard-rencontre-sally/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 May 2016 06:10:25 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Bien qu’il ait formé avec Joan Sutherland un couple à toute épreuve, à la scène comme à la ville, Richard Bonynge n’a pas renoncé à la musique lorsque son épouse a cessé de chanter (ou de vivre). Depuis plusieurs années, le chef australien poursuit mordicus son activité de grand résurrecteur de partitions, comme en témoignent &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Bien qu’il ait formé avec Joan Sutherland un couple à toute épreuve, à la scène comme à la ville, <strong>Richard Bonynge</strong> n’a pas renoncé à la musique lorsque son épouse a cessé de chanter (ou de vivre). Depuis plusieurs années, le chef australien poursuit mordicus son activité de grand résurrecteur de partitions, comme en témoignent divers disques chroniqués ici-même. Dans sa démarche, il dispose d’une alliée de choix : la soprano <strong>Sally Silver</strong>, présente dans pratiquement tous ses enregistrements récents. Outre les disques de <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/cd/les-amoureuses-sont-des-folles-songs-by-jules-massenet-rien-narrete-richard-bonynge">mélodies de Massenet</a>, où il accompagne au piano ladite Sally Silver, Richard Bonynge dirige encore l’orchestre pour des intégrales d’œuvres lyriques de compositeurs anglais du milieu du XIX<sup>e</sup> siècle, continent à peu près aussi inconnu du mélomane français que son Australie natale pour les Européens quelques centaines d’années auparavant. Après avoir consacré ses efforts à William Wallace (<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/cd/a-la-redecouverte-du-romantisme-anglais"><em>Lurline</em></a>, <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/cd/don-cesar-de-bazan-version-anglaise"><em>Maritana</em></a>), le label Naxos se tourne à présent vers un autre Irlandais, William Michael Balfe (1808-1870), surtout connu pour <em>The Bohemian Girl</em> et son tube « When other lips », œuvre que Richard Bonynge avait enregistrée pour Decca en 1991.</p>
<p>Opéra-comique créé en 1858, <em>Satanella</em> s’inscrit néanmoins dans une veine fantastique inaugurée plusieurs décennies auparavant dans le monde lyrique, au moins depuis <em>Robert le Diable</em> pour ne pas remonter plus loin en arrière. Pour cet enregistrement, Richard Bonynge s’est plongé dans les différentes versions existantes et, pour éviter l’indigestion signalée pour <em>Lurline</em> par notre collègue Placido Carrerrotti, il n’a pas retenu les numéros coupés par Balfe après la première, d’où une durée raisonnable pour une musique certes charmante mais qui ne présente pas toujours un intérêt extrême, à l’écoute seule. Lorsqu’on aborde le premier disque, on craint d’abord le pire : après une ouverture marquée par des cors menaçants à souhait, on entre dans une gentille opérette, avec joyeux chœur introductif et chants un peu insipides des jeunes amoureux. Heureusement, les choses s’arrangent dès que les personnages diaboliques entrent en scène. Dans ses meilleurs moments, Balfe se rapproche du Verdi de jeunesse, du temps où les plus nobles sentiments pouvaient s’exprimer sur des rythmes de danses de salon, notamment dans le beau duo du début du troisième acte, réunissant la diablesse Satanella (soprano colorature) et le roi des démons Arimanes (baryton). Naturellement, les airs les plus réussis sont dévolus à ladite Satanella, où la virtuosité est loin d’exclure l’émotion ; dans la veine de la romance suave, on retiendra particulièrement « Oh ! would she but name », la romance chantée au premier acte par le serviteur Karl.</p>
<p>Désormais bien connue des amateurs de mélodies de Massenet, <strong>Sally Silver</strong> a la voix du rôle et campe une Satanella de haute volée, jusque dans l’extrême aigu qu’exige la partition. L’autre personnage féminin principal, Leila, est bien différencié par la voix plus sombre de <strong>Catherine Carby</strong>. Parmi les hommes, c’est surtout le baryton-basse <strong>Trevor Bowes</strong> qui s’impose dans le personnage maléfique d’Arimanes. Rupert, le jeune premier, est un <strong>Kang Wang </strong>malheureusement  assez engorgé dans l’aigu, mais le rôle est exigeant, il faut le dire à sa décharge. De son timbre de baryton ténorisant, <strong>Anthony Gregory</strong> prête, lui, une grande séduction à Karl. <strong>Quentin Hayes</strong> compose un Hortensius doté de toutes les inflexions attendues du tuteur malfaisant. Les personnages secondaires assurent très dignement leurs fonctions. Malgré tout leur entrain et leur souci de bien faire, les <strong>John Powell Singers</strong> donnent la très nette impression d’être un chœur composé d’amateurs, ce qui s’entend inévitablement ; le <strong>Victorian Opera Orchestra </strong>livre en revanche une prestation sans reproche.</p>
<p> </p>
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