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	<title>Vincent D&#039;INDY - Compositeur - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Vincent D&#039;INDY - Compositeur - Forum Opéra</title>
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		<title>Ecrits de Vincent d&#8217;Indy, suite et fin</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/ecrits-de-vincent-dindy-suite-et-fin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Nov 2024 06:17:03 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Palazzetto Bru Zane annonce la sortie ce mercredi 20 novembre du troisième et dernier volume des Ecrits de Vincent d’Indy réunis par Gilles Saint Arroman. Après la période allant de 1877 à 1903 (volume 1), puis de 1904 à 1918 (volume 2), ce sont les dernières années de la vie du compositeur français, jusqu’en &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Palazzetto Bru Zane annonce la sortie ce mercredi 20 novembre du troisième et dernier volume des <em>Ecrits de Vincent d’Indy</em> réunis par Gilles Saint Arroman. Après la période allant de 1877 à 1903 (<a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/ecrits-de-vincent-dindy-vol-1-1877-1903-pour-le-meilleur-et-pour-le-pire/">volume 1</a>), puis de 1904 à 1918 (<a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/ecrits-de-vincent-dindy-vol-2-1904-1918-a-la-guerre-comme-a-la-guerre/">volume 2</a>), ce sont les dernières années de la vie du compositeur français, jusqu’en 1931, qui sont passées au crible de sa correspondance, de ses discours et de ses nombreuses publications formant tous volumes confondus un corpus de près de 2000 pages (630 rien que pour ce nouvel opus).</p>
<p>En dépit des poids des ans, Vincent d’Indy reste une figure passionnée et controversée de la musique française, jouissant d’une grande autorité auprès de ses contemporains. Conservateur affirmé, il poursuit sa défense acharnée de la tradition musicale face aux bouleversements de son époque – « Schoenberg : musique inutile ; Korngold : mauvaise musique ; Prokofieff (sic) : musique de cirque », lapide-t-il en 1922. Mieux que le polémiste, le mémorialiste narrant sa première rencontre avec Liszt ou le musicien s’émerveillant de l’art des compositeurs qu’il admirait – Wagner, Franck, mais aussi Monteverdi, Bach, Couperin – rendent le troisième volume de ses écrits aussi nécessaires que les deux précédents.</p>
<pre>Gilles Saint Arroman, Ecrits de Vincent d'Indy. Vol. 3 : 1919-1931 
Actes Sud / Palazzetto Bru Zane, 45€</pre>
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		<title>Fervaal, ou la conquête de l&#8217;impossible</title>
		<link>https://www.forumopera.com/fervaal-ou-la-conquete-de-limpossible/</link>
					<comments>https://www.forumopera.com/fervaal-ou-la-conquete-de-limpossible/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Rousseau]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Sep 2021 21:42:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;actuel directeur du Festival Radio France Occitanie Montpellier, Jean-Pierre Rousseau, raconte l&#8217;exhumation en 2019 du « gigantesque » Fervaal avec Michael Spyres dans le rôle-titre. Tout d&#8217;abord, quelques souvenirs personnels de Michael Spyres, de 2015 à 2019&#8230;. Finalement l&#8217;un des chanteurs que j&#8217;ai le plus entendus dans des ouvrages français pour l&#8217;essentiel : en avril 2015, Le Pré aux &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em><strong>L&rsquo;actuel directeur du Festival Radio France Occitanie Montpellier, Jean-Pierre Rousseau, raconte l&rsquo;exhumation en 2019 du « gigantesque » Fervaal avec Michael Spyres dans le rôle-titre.</strong></em></p>
<hr />
<p>Tout d&rsquo;abord, quelques souvenirs personnels de Michael Spyres, de 2015 à 2019&#8230;. Finalement l&rsquo;un des chanteurs que j&rsquo;ai le plus entendus dans des ouvrages français pour l&rsquo;essentiel : en avril 2015, <em>Le Pré aux Clercs</em> (Opéra comique) ; en février 2016, le <em>Mitridate </em>du TCE ; en juin 2018, <em>La Nonne sanglante</em> à l&rsquo;Opéra Comique. <br />
	En 2019, j&rsquo;aurai l&rsquo;occasion de voir et d&rsquo;entendre Michael Spyres pas moins de quatre fois : en février 2019, Les Troyens (Bastille) ; début avril, à l&rsquo;Opéra Comique, il chante à pleine voix <em>Le Postillon de Lonjumeau</em> ; puis le 24 juillet 2019, Michael Spyres porte à bout de voix le gigantesque<em> Fervaal</em> (Vincent d&rsquo;Indy), à l&rsquo;invitation du Festival Radio France Occitanie Montpellier. L&rsquo;ouvrage est donné en version de concert, pour la première fois sans coupure. Commencée à 20h, la représentation s&rsquo;achève trois actes plus tard à minuit et demi ! </p>
<p>Le 19 juillet nous nous retrouvons par hasard à la terrasse de l&rsquo;Insensé, devant le musée Fabre. Michael Spyres m&rsquo;avoue qu&rsquo;il n&rsquo;est pas en avance dans l&rsquo;apprentissage du rôle extrêmement lourd de Fervaal (« ça équivaut à chanter deux fois Tristan ! »).</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="310" src="/sites/default/files/styles/large/public/ferv2_0.jpg?itok=3pDSwwV-" title="Michael Spyres à la terrasse de l'Insensé © DR" width="468" /><br />
	© DR</p>
<p>Le travail avec Michael Schonwandt et le reste du cast va s&rsquo;avérer très dense, parfois tendu pendant les premières répétitions, le ténor, pourtant aguerri à la langue française, butant sur la prosodie difficultueuse de Vincent d&rsquo;Indy.</p>
<p>Le soir venu, Michael Spyres intrigue le public par sa tenue puis entraîne les plus réticents jusqu&rsquo;au triomphe final. Il semble ne faire qu&rsquo;une bouchée de son rôle, et singulièrement dans le troisième acte où il est sollicité quasiment sans interruption dans son registre le plus tendu (ndlr : <em>écouter ci-dessous la captation intégrale du concert ;  l&rsquo;édition discographique qui devait suivre est toujours à l&rsquo;état de projet.</em>)</p>
<p>Michael a encore la force, à presque une heure du matin, de recevoir un diplôme des mains du président d&rsquo;un syndicat de critiques, de boire quelques bières avec des fans qui sont parfois venus de loin.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="468" src="/sites/default/files/styles/large/public/ferv1_0.jpg?itok=syr6DHuD" title="Michael Spyres avec, en mains, le diplôme d'un syndicat de critique  © DR" width="351" /><br />
	Michael Spyres avec, en mains, le diplôme d&rsquo;un syndicat de critique  © DR</p>
<p>Je retrouverai Michael Spyres deux mois plus tard à Versailles, pour un<em> Benvenuto Cellini </em>d&rsquo;anthologie sous la direction de John Eliot Gardiner.</p>
<p>Michael Spyres est l&rsquo;anti-star autant dans le travail que dans la vie. Rien ne lui semble impossible. Inconscience ? intrépidité ? Sa curiosité insatiable, son incroyable versatilité, lui ont plutôt réussi jusqu&rsquo;à maintenant. </p>
<p>Evviva Michael !</p>
<p><iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/CLx4lZs7XHM" title="YouTube video player" width="560"></iframe></p>
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		<title>Ecrits de Vincent d&#039;Indy, Vol. 2 : 1904-1918</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/ecrits-de-vincent-dindy-vol-2-1904-1918-a-la-guerre-comme-a-la-guerre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Sep 2021 04:23:21 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’amateur d’opéra, souvent sectaire, aurait tort de réduire Vincent d’Indy à son seul Fervaal, épigone de drame lyrique wagnérien, exhumé à Montpellier il y a peu de temps (et sans doute pour un certain temps étant donné les exigences du rôle-titre). Même si profuse, l’édition de ses écrits, initiée en 2019 par Gilles Saint Arroman, &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’amateur d’opéra, souvent sectaire, aurait tort de réduire Vincent d’Indy à son seul<em> Fervaal</em>, épigone de drame lyrique wagnérien, <a href="https://www.forumopera.com/fervaal-montpellier-plus-fort-que-wagner">exhumé à Montpellier il y a peu de temps</a> (et sans doute pour un certain temps étant donné les exigences du rôle-titre). Même si profuse, l’édition de ses écrits, initiée en 2019 par Gilles Saint Arroman, aide à lever quelques œillères. Le <a href="https://www.forumopera.com/livre/ecrits-de-vincent-dindy-vol-1-1877-1903-pour-le-meilleur-et-pour-le-pire">premier volume</a>, de 1877 à 1903, reflétait en plus de 500 pages « la multiplicité des combats menés par Vincent d’Indy, la diversité des passions qui ont pu le pousser à prendre la plume » ; le deuxième, de 1904 à 1918, révèle les innombrables facettes d’une personnalité saluée par Claude Debussy pour cette « hardiesse tranquille […] à aller plus loin que lui-même ».</p>
<p>Compositeur donc mais aussi chef d’orchestre, président de la Société nationale de musique, professeur au Conservatoire, directeur de la Schola Cantorum – mouvement de redécouverte des polyphonies d’origine chrétienne… « Tout cela me laisse bien peu de temps disponible » constate le musicien lors d’une enquête publiée par l’<em>Intransigeant</em> en août 1907, avant d’énumérer les « joies artistiques » qui l’attendent : la collaboration demandée par Messager pour monter <em>Hippolyte et Aricie</em> ; la première représentation de <em>Dardanus</em> qu’il a accepté de diriger à Dijon ; puis la présentation à la Schola Cantorum de quelques œuvres rarement – « ou jamais » – exécutées en France ; « et aussi <em>Euryanthe</em>, cet admirable opéra de Weber qu’on ne connaît absolument pas chez nous » ; enfin une tournée de concerts en Russie pour y faire connaître notre jeune musique française ». Et Vincent d’Indy de conclure, non sans malice : « je crois bien que ce sera tout l’emploi de mon hiver ».</p>
<p>Il n’est pas d’homme trop occupé qui ne sache trouver de nouvelles occupations. A ces multiples responsabilités s’ajoute une activité littéraire intense, comme en témoigne le nombre d’écrits recensés dans le présent volume. Les explications glissées par Gilles Saint Arroman entre chaque texte aident à comprendre les prises de position parfois farouches, notamment durant les années de guerre où Vincent d’Indy peut donner libre cours à un antigermanisme de plus en plus agressif. « J’ai toujours aimé la bataille » confie-t-il dans une lettre à Isaac Albeniz en 1900. Wagner, seul, demeure épargné – « Ne serait-il pas suprêmement imbécile de bannir de chez nous des chefs-d’œuvre tels que <em>Parsifal</em>, <em>Tristan</em>, <em>Les Maîtres Chanteurs </em>qui appartiennent au plus noble domaine de l’art universel ? ».</p>
<p>Le nombre de lettres ouvertes, interviews et articles dans les quotidiens et revues musicales peut étonner de la part de celui qui affichait un certain mépris pour le journalisme. C’est que là comme nulle part ailleurs, d’Indy peut donner libre cours à son bellicisme et rendre coup pour coup aux critiques dont il fait l’objet. « On n’attaque que ce qui est fort » assène-t-il en 1909 à Auguste Sérieyx, un de ses confères de la Schola Cantorum.</p>
<p>La fin d’année 1907 voit tourner au vinaigre la polémique déclenchée par les représentations d’<em>Iphigénie en Aulide </em>à l’Opéra-Comique. Initiée par un article dans le quotidien artistique <em>Comœdia</em>, la querelle, d’abord scripturale, s’achève par un duel au pistolet un petit matin de janvier 1908 au Parc des Princes sans qu’une seule goutte de sang ne soit versée. Reprise en 1922, la collaboration avec <em>Comœdia</em> figurera sans nul doute au troisième et dernier volume de ces écrits, incontournables pour qui veut comprendre les enjeux de la musique en France au début du 20<sup>e</sup> siècle.</p>
<p> </p>
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		<item>
		<title>Ecrits de Vincent d&#039;Indy. Vol. 1 : 1877-1903</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/ecrits-de-vincent-dindy-vol-1-1877-1903-pour-le-meilleur-et-pour-le-pire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Oct 2019 04:00:16 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En collectant les écrits publiés de son vivant par Vincent d’Indy, le Palazzetto Bru Zane se lance dans une entreprise de longue haleine, puisque le premier tome sorti cet automne devrait être suivi de deux autres. Au cours des 80 années qu’il passa sur cette terre, le compositeur français se montra assez prolixe, malgré ses &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>En collectant les écrits publiés de son vivant par Vincent d’Indy, le Palazzetto Bru Zane se lance dans une entreprise de longue haleine, puisque le premier tome sorti cet automne devrait être suivi de deux autres. Au cours des 80 années qu’il passa sur cette terre, le compositeur français se montra assez prolixe, malgré ses réticences initiales à s’exprimer autrement que par sa musique. De fait, sur les cinq cents pages que compte ce volume, les cent premières correspondent à la période 1877-1890, les deux cents suivantes à la décennie 1890-1899, et les deux cents dernières aux quatre seules années 1900, 1901, 1902 et 1903 (et il faudra donc un millier de pages pour les trois dernières décennies).</p>
<p>Ce que reflète surtout ce premier volume, c’est la multiplicité des combats menés par Vincent d’Indy, la diversité des passions qui ont pu le pousser à prendre la plume. L’amitié et l’admiration l’incitent à rédiger un hommage à Chausson, à César Franck. Bien sûr, sur tous ces écrits, on compte un certain nombre de rapports correspondant à ses fonctions de jury de concours ou de membres de commissions diverses, et l’on rencontre à plusieurs reprises les réponses plus ou moins succinctes adressées à la presse soucieuse d’obtenir l’opinion de quelques illustres contemporains sur les sujets (musicaux) les plus variés : Verdi, Meyerbeer, <em>Mignon</em>, le Prix de Rome… Il peut aussi s’agir de textes présentant les concerts « pédagogiques » conçus par d’Indy, concerts historiques balayant deux siècles de musique pour révéler au public tout ce qui avait précédé son temps. C’est l’occasion pour le compositeur-musicologue de s’appuyer sur les connaissances acquises grâce à son travail d’éditeur de partitions anciennes, comme celle de l’opéra-ballet <em>Les Eléments</em> de Destouches. Vincent d’Indy développe ainsi une vision téléologique de l’histoire de la musique, qui pourra étonner plus d’un lecteur : que les compositeurs du Grand Siècle soient jugés à l’aune de Bach, passe encore, mais y voir des « précurseurs de Wagner », c’est un peu plus difficile à avaler. Certes, il s’agit d’un compliment, de la part d’un homme encore jeune, pour qui Wagner constituait un aboutissement à peu près indépassable, et qui rédigea en 1886 une amusante évocation du festival de Bayreuth à ses balbutiements.</p>
<p>Dans ces écrits, d’Indy règle aussi ses comptes avec les institutions : l’Opéra-Comique, « théâtre breveté avec garantie du gouvernement pour tout ce qui concerne les coupures, mutilations d’œuvres, etc., célérité et discrétion », et l’Opéra de Paris, « la grande momie qu’on appelle l’Académie nationale de musique ». Evidemment, la première parisienne de <em>Lohengrin</em>, pour laquelle il prépara le chœur, n’eut pas lieu dans un théâtre national, et Vincent d’Indy était l’un de ceux pour qui il aurait été souhaitable de créer un Théâtre lyrique populaire, où l’on monterait, sans le luxe des spectacles donnés à Garnier mais « avec art », des œuvres anciennes délaissées ou des nouveautés refusées par l’Opéra.</p>
<p>Hélas, force est de signaler également un côté nettement moins plaisant de ces textes, mais tout à fait représentatif de l’air du temps. Sans doute rendu indulgent par la longue fréquentation de son sujet d’étude, le musicologue <strong>Gilles Saint-Arroman </strong>cherche à situer les propos de Vincent d’Indy dans le contexte de cette Belle Epoque qui vit se déchirer dreyfusards et anti-dreyfusards. Membre de l’aristocratie, catholique convaincu – de nombreux textes développent son amour du chant grégorien, sa conception stricte de la musique d’Eglise –, d’Indy prit parti contre Dreyfus, et cela contribua sans doute à libérer une parole anti-sémite virulente. Certes, autour de 1900, « La confusion entre politique et esthétique est à son comble », rappelle Gilles Saint-Arroman, mais l’insistance de Vincent d’Indy risque de rester en travers de la gorge de pas mal de lecteurs aujourd’hui. Quantité de fois, on trouve des références à « la néfaste période judaïque », c’est-à-dire l’époque allant de 1830 à 1870, à « l’école judaïque qui retarda la marche de l’art pendant une grande partie du XIX<sup>e</sup> siècle », façon de théoriser une vieille détestation de l&rsquo;opéra sous influence italienne, sans parler des allusions au « péril juif ». Alors, oui, d’Indy eut la clairvoyance, au même moment, de se prononcer en faveur de<em> Pelléas</em>, tout comme il avait salué <em>Louise</em>, deux chefs-d’œuvre ressortant à des esthétiques totalement opposées entre elles et à la sienne. Et il ne fut pas non plus le seul à émettre des propos nauséabonds, d’autres compositeurs les ayant émis à une époque plus sinistre encore. Du moins, en mourant en 1931, l’auteur de <em>Fervaal</em> n’aura-t-il pas eu le temps de voir la peste brune s’abattre sur l&rsquo;Europe.</p>
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		<item>
		<title>Vincent d’Indy et la Lettonie, un lien par-delà les siècles</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/vincent-dindy-et-la-lettonie-un-lien-par-dela-les-siecles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Jul 2019 22:13:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« Grand Maître, nous sommes heureux de pouvoir vous saluer en Lettonie dans ce pays qui n’est devenu un état libre et indépendant que depuis quelques années… ». Tels sont les premiers mots d’une lettre d’invitation adressée par la direction et les musiciens de l’Opéra de Riga à Vincent d’Indy en novembre 1923. Ce document, conservé jusqu’à &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/vincent-dindy-et-la-lettonie-un-lien-par-dela-les-siecles/"> <span class="screen-reader-text">Vincent d’Indy et la Lettonie, un lien par-delà les siècles</span> Lire la suite »</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>« <i>Grand Maître, nous sommes heureux de pouvoir vous saluer en Lettonie dans ce pays qui n’est devenu un état libre et indépendant que depuis quelques années… »</i>. Tels sont les premiers mots d’une lettre d’invitation adressée par la direction et les musiciens de l’Opéra de Riga à Vincent d’Indy en novembre 1923. Ce document, conservé jusqu’à présent dans les archives familiales, a été remis par les héritiers du compositeur, représentés par Vincent Berthier de Lioncourt, à l’Ambassadeur de la République de Lettonie mercredi dernier, 24 juillet, à Montpellier, juste avant que <i>Fervaal</i> soit exhumé en version de concert sur la scène du Corum. Amusant paradoxe pour un musicien souvent taxé de wagnérisme, la lettre salue son « <i>génie artistique latin</i> ». Près d’un siècle après, les liens entre Vincent d’Indy et la Lettonie ne sont pas dénoués : le Chœur de la Radio Lettone ajoutait ses forces à celle de l’Opéra et l’Orchestre National Montpellier Occitanie dans <a href="https://www.forumopera.com/fervaal-montpellier-plus-fort-que-wagner">cette exhumation de <i>Fervaal </i></a>acclamée debout par le public à l&rsquo;issue du concert. Après les musiques du Nord cette année, la 36e édition du Festival Radio France Montpellier Occitanie, du 10 au 30 juillet 2020, célébrera les rivage de la Méditerranée et les 250 ans de la naissance de Beethoven. </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/vincent-dindy-et-la-lettonie-un-lien-par-dela-les-siecles/">Vincent d’Indy et la Lettonie, un lien par-delà les siècles</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>, Fervaal — Montpellier (Festival)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/fervaal-montpellier-festival-plus-fort-que-wagner/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Jul 2019 23:10:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« Plus fort que Wagner ! » scande le Festival Radio France Occitanie Montpellier à propos de Fervaal, opéra exhumé en version de concert sur la scène du Corum. Si le slogan est discutable, la référence s’impose. Dès un premier pèlerinage en Allemagne à l’âge de 22 ans, Vincent d’Indy se convertit au culte wagnérien. A &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>« Plus fort que Wagner ! » scande le Festival Radio France Occitanie Montpellier à propos de <em>Fervaal</em>, opéra exhumé en version de concert sur la scène du Corum. Si le slogan est discutable, la référence s’impose. Dès un premier pèlerinage en Allemagne à l’âge de 22 ans, Vincent d’Indy se convertit au culte wagnérien. A Bayreuth, il assiste à la création en 1876 du <em>Ring des Nibelungen</em> puis de <em>Parsifal</em> en 1882. A Paris, il collabore à la première représentation de <em>Lohengrin</em> en 1887.  Résumer son legs musical à un acte de wagnérisme militant serait réducteur – Vincent d’Indy est un des fers de lance de la Schola Cantorum, académie à laquelle on doit au tournant du 20e siècle la redécouverte de musiciens aussi essentiels que Gluck et Rameau. La partition et le livret de <em>Fervaal</em> portent cependant les stigmates d’une consommation wagnérienne supérieure à la dose prescrite. Il faudrait plusieurs pages, voire une thèse entière, pour relever les innombrables correspondances dramatiques, symboliques et musicales entre<em> Fervaal</em> et les grands opéras de Wagner : <em>Tannhäuser</em>, <em>Tristan</em>, Le <em>Ring</em>, <em>Parsifal</em>, tous évoqués quand ils ne sont pas cités. L’exercice, si intéressant soit-il, impose un niveau de wagnérisme confortable. Profanes, passez votre chemin ; le temps sinon peut vous paraître long. De ce premier opéra, créé à Bruxelles, en 1897 car jugé trop avant-gardiste pour Paris, subsiste <a href="https://www.forumopera.com/cd/fervaal-pourquoi-chercher-midi-a-quatorze-heures">un seul enregistrement daté de 1962</a>, témoignage incomplet d’une résurrection radiophonique, dont le premier mérite est d’exister. Depuis – soit tout de même plus d’un demi-siècle –, rien, à la scène comme au disque. <em>Fervaal </em>demeure trop empreint de wagnérisme pour s’imposer auprès non-wagnériens comme des wagnériens qui préfèreront toujours les originaux à la copie.</p>
<p>Du Maître de Bayreuth, d’Indy a aussi emprunté le goût du gigantisme vocal dommageable à une représentation même épisodique de l’opéra. Il faut des chanteurs adeptes de l’extrême pour accepter de se frotter à une écriture bodybuildée face à un orchestre imposant. « <em>Fervaal revient à chanter deux fois Tristan d’affilée </em>» proclame <strong>Michael Spyres</strong>, ravi de relever en kilt (!) un défi à la mesure de son intrépidité. N’exagérons-rien ; le rôle n’en demeure pas moins une épreuve de force à laquelle peu aujourd’hui ont la capacité de se frotter. Avec une émission déportée vers un médium rendu d’acier, Spyres met de côté sa science belcantiste coutumière pour empoigner la partition à bras le corps. Dans ce combat à la vie à la mort, la voix ne flanche jamais, malgré certains aigus poussés dans leurs ultimes retranchements. L’engagement, comme toujours infaillible, ne met en péril ni la ligne, ni la vaillance, jusqu’à la scène finale en forme d’apothéose, dramatique et interprétative. Outre la performance tant vocale que physique, la prononciation du français demeure exemplaire.</p>
<p>L’occasion d’ouvrir une parenthèse discursive pour souligner l’attention – sans exception – portée au mot par une équipe de chanteurs essentiellement francophones – le lien de cause à effet n’est pas toujours si évident. L’usage des surtitres s’avèrerait superflue si la prose de Vincent d’Indy, auteur de son livret – comme Wagner –, n’était parfois alambiquée.</p>
<p><img decoding="async" alt="" src="/sites/default/files/styles/large/public/ferv3.jpg?itok=Ju73ncai" title="Gaëlle Arquez (Guilhen) et Michael Spyres (Fervaal) © Luc Jennepin" /><br />
	Gaëlle Arquez (Guilhen) et Michael Spyres (Fervaal) © Luc Jennepin</p>
<p>Pas moins de quinze solistes masculins sont nécessaires pour interpréter une vingtaine de personnages, le cumul des rôles étant rendu possible par la brièveté de certaines interventions. Dans la confusion des « Hogué », interjection qui est au monde de Fervaal ce que « Hojotoho » est aux Walkyries, se détachent les deux <strong>Éric</strong>, <strong>Huchet </strong>et <strong>Martin-Bonnet</strong>, chacun à un extrême de l’échelle photométrique, le premier en Lennsmor d’une clarté éblouissante, le second en Penwald puis Buduann d’une noirceur réjouissante.</p>
<p>Grande est la tentation de mettre en miroir les protagonistes et leur(s) modèle(s) wagnériens : Guilhen et Kundry ; Kaito et Erda ; Arfagard et Wotan Amfortas ou Kurwenal ; Fervaal et Tristan, Parsifal ou Siegfried – on ne sait plus trop. Il est révélateur cependant qu’aucun des interprètes choisis à Montpellier n’ait Wagner à son répertoire ordinaire. <strong>Gaëlle Arquez</strong>, encore drapée dans la noblesse marmoréenne d’<em><a href="https://www.forumopera.com/iphigenie-en-tauride-paris-noir-cest-noir">Iphigénie en Tauride </a></em><a href="https://www.forumopera.com/iphigenie-en-tauride-paris-noir-cest-noir">le mois dernier au Théâtre des Champs-Élysées</a>, domine la tessiture ambiguë de Guilhen, jusque dans l’éclat des appels guerriers à la fin du premier acte. La séduction vénéneuse du timbre et la conduite scrupuleuse du chant sont bienvenues dès qu’il s’agit d’ensorceler Fervaal (Guilhen présente aussi des analogies avec Armide – c’est à y perdre son Wagner). Le baryton de <strong>Jean-Sébastien Bou</strong>, Arfagard très – trop ? – humain, est-il suffisamment héroïque pour assumer les paradoxes d’un rôle que, références aidant, l’on imagine démesuré ? Pour les mêmes raisons, le mezzo-soprano d’<strong>Elisabeth Jansson </strong>est-il suffisamment corrodé d’ombres inquiétantes ? Bien qu’absorbés par leurs partitions, les yeux rivés sur le pupitre – l’inconvénient de la version concertante d’une œuvre trop rare, longue et complexe pour être apprise par cœur – tous les personnages ont le mérite d’exister, à défaut d’interagir.</p>
<p>Sait-on d’ailleurs si Vincent d’Indy souhaitait des épigones vocaux de chanteurs wagnériens et que signifiait à l’époque « chanteur wagnérien » ? La question n’est pas nouvelle ; elle prend ici un sens accru d’autant que l’orchestre, indépendamment des clins d’œil rythmiques, harmoniques, et mélodiques, possède sa propre couleur, affranchie de toute imitation germanique. Avec ses audaces tonales, l’écriture chorale regarde au-delà des grandes pages romantiques. A la tête des forces combinées de l’Opéra et l’Orchestre National Montpellier Occitanie, augmentées du Chœur de la Radio Lettone, tous irréprochables, la direction de <strong>Michel Schønwandt</strong> prend en compte l’ensemble de ces paramètres. L’hédonisme sonore obtenu par l’attention portée à un fourmillement de détails ne prend jamais l’avantage sur le souffle épique d’une partition dont le dernier acte, pour le moins, parvient à s’abstraire de toute influence pour se hisser au niveau unique de chef d’œuvre. En espérant un hypothétique enregistrement, la soirée, retransmise en direct sur France Musique, est disponible en <a href="https://www.francemusique.fr/emissions/le-concert-du-soir/le-concert-du-soir-du-mercredi-24-juillet-2019-74420">replay</a>.</p>
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		<title>Fervaal</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/fervaal-pourquoi-chercher-midi-a-quatorze-heures/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 31 Dec 2014 06:01:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ressusciter des partitions tombées dans l’oubli, c’est formidable. Faire découvrir des compositeurs dont le nom même n’est plus connu que de quelques spécialistes, c’est une excellente idée. Evidemment, on n’exhume pas toujours des merveilles, mais c’est une tâche infiniment louable. Pourtant, il y aurait peut-être encore mieux à faire : donner les chefs-d’œuvre avérés mais qu’on &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Ressusciter des partitions tombées dans l’oubli, c’est formidable. Faire découvrir des compositeurs dont le nom même n’est plus connu que de quelques spécialistes, c’est une excellente idée. Evidemment, on n’exhume pas toujours des merveilles, mais c’est une tâche infiniment louable. Pourtant, il y aurait peut-être encore mieux à faire : donner les chefs-d’œuvre avérés mais qu’on ne joue jamais. Et <em>Fervaal</em> est incontestablement de ceux-là. Vincent d’Indy a composé là une partition puissante, séduisante, enthousiasmante, totalement wagnérisée et pourtant française.<br />
	Qui pourrait croire que cette œuvre n’a jamais été remontée sur scène, absolument nulle part, depuis les représentations de 1912 à Garnier ? On sait que l’Opéra de Berne en donna deux exécutions de concert en mai-juin 2009, mais depuis, plus rien. Ce serait à devenir fou s’il n’y avait pas à ce silence assourdissant des raisons assez évidentes. <em>Fervaal</em> est une œuvre lourde à monter, qui exige un très grand orchestre, des chœurs, avec de nombreux personnages et de solides exigences théâtrales. Le « poème », dû à D’Indy en personne, est un peu casse-gueule, tant il sonne parfois daté, mais il en faudrait plus pour faire peur aux metteurs en scène d’aujourd’hui, habitués à transposer dans des parkings souterrains les actions les plus héroïques et les plus surnaturelles. Non, le vrai problème de <em>Fervaal</em>, c’est la distribution vocale qu’il appelle : le rôle principal féminin, mélange de Kundry, d’Isolde et de Vénus, est conçu sur un format authentiquement wagnérien, et le héros, sorte de Parsifal-Tannhäuser-Lohengrin, appelle également un véritable <em>heldentenor</em>. La déesse Haïto est une autre Erda, et le druide Arfagard est un baryton aussi à l’aise dans l’aigu que dans le grave.</p>
<p>Face aux terribles difficultés que présente l’ascension de telles altitudes lyriques, la RTF sut pourtant, en 1962, rassembler des noms sur lesquels personne, à tort, ne parierait aujourd’hui, mais qui parviennent admirablement à faire vivre <em>Fervaal</em> et à nous le faire aimer. Bien sûr, la partition qu’on entend est criblée de trous, un vrai gruyère, à commencer par l’amputation pure et simple du prologue et de la scène 1 de l’acte I (soit les 70 premières pages dans l’édition piano-chant qui en compte 390 !), mais qu’importe, ce qu’il reste de l’intrigue se suit malgré tout, et peut-être même ces coupes rendent-elles parfois l&rsquo;oeuvre plus digeste. Bien sûr, on pourrait rêver d’une prise de son de studio moderne rendant mieux justice à la vigueur de l’orchestration, mais <strong>Pierre-Michel Leconte</strong> dirige avec conviction une formation qui n’était certes pas la plus raffinée, et il a de la fougue à revendre.</p>
<p>Là où il n’est pas certain qu’on puisse faire mieux de nos jours, c’est pour les voix. <strong>Micheline Grancher</strong> est à présent bien oubliée, et c’est une injustice criante. Décédée l’an dernier, cette soprano avait à son répertoire Mélisande mais aussi Elisabeth de Valois, Elsa ou Madame Lidoine, et bien des théâtres rêveraient à présent de pouvoir compter sur une voix aussi large et bien timbrée, à la diction exemplaire. <strong>Jean Mollien</strong> est un nom qui revient fréquemment dans les distributions de concerts de la radio française dans ces années 1950 et 1960, mais on l’entend rarement dans des rôles de premier plan : quelle injustice ! Plus souvent entendu dans des rôle légers, le ténor interprète ici un personnage qui ne le ménage à aucun instant, presque toujours au-dessus de la portée et s’élevant régulièrement au si bémol ou naturel. <strong>Pierre Germain</strong> peut d’abord sembler un peu clair, mais le druide Arfagard n&rsquo;est pas Gurnemanz, et le baryton a toute l’autorité nécessaire à imposer sa présence paternelle. Surtout connue pour des enregistrements d’opérette, mais grande Dalila, <strong>Janine Capderou</strong> est superbe en Haïto. Donc, ne cherchez plus le chef-d’œuvre méconnu de l’opéra français : il est là, dans une interprétation partielle mais splendide. Et maintenant, quand verra-t-on <em>Fervaal</em> sur une de nos courageuses scènes nationales qui nous révèlent depuis quelques années des titres trop peu fréquentés ?</p>
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