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	<title>Luca FRANCESCONI - Compositeur - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Luca FRANCESCONI - Compositeur - Forum Opéra</title>
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		<title>FRANCESCONI, Trompe-la-mort — Paris (Garnier)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Jamar]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Mar 2017 05:19:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le projet de n’importe quel compositeur de s’attaquer à l’œuvre dense, sombre et immensément riche de l’auteur de la Comédie humaine passe dans tous les cas pour une entreprise périlleuse et donc fascinante. Rassemblant les écrits du romancier tournant autour du couple formé par Jacques Collin et son âme visible Lucien de Rubempré, la première &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="rtejustify">Le projet de n’importe quel compositeur de s’attaquer à l’œuvre dense, sombre et immensément riche de l’auteur de la <em>Comédie humaine</em> passe dans tous les cas pour une entreprise périlleuse et donc fascinante. Rassemblant les écrits du romancier tournant autour du couple formé par Jacques Collin et son âme visible Lucien de Rubempré, la première création de l’ère Lissner à l’Opéra de Paris était l’occasion pour le compositeur Luca Francesconi d’effectuer « une synthèse monstrueuse de Balzac » dans un spectacle multiforme.</p>
<p class="rtejustify">Le livret retrace les (més)aventures de Lucien, de ses désirs suicidaires arrêtés net par l’abbé Herrera (alias Trompe-la-Mort, alias Collin) jusqu’à sa pendaison dans sa cellule de prisonnier, nous faisant donc parcourir en deux heures la construction et l’écroulement du « brillant édifice de [sa] fortune ». Le livret signé de la main du compositeur découpe la narration en quatre dimensions. La trame est constituée du voyage de Lucien et Herrera en calèche, où ce dernier lui dévoile ses plans de réhabilitation sociale et où est conclu le pacte faustien entre les deux protagonistes : Herrera fera le pauvre Lucien marquis en échange de quoi celui-ci restera à sa pleine et entière disposition. A cette constante viennent de greffer trois niveaux de pouvoir : la vie sociale du Paris aristocratique n’est ainsi qu’une surface pour le deuxième niveau, celui des machinations faites à l’arrière du salon, dans une société plus restreinte. Au dernier niveau, « les sous-sols du théâtre lui-même », se situent Collin et ses machinations infernales, seule matière réellement vivante de l’œuvre, respirant la vie et la haine à pleins poumons.</p>
<p class="rtejustify">Francesconi n’étant précisément pas n’importe quel compositeur, le langage musical employé pour cette partition est volontairement pluriel. Quatre styles sont attachés aux quatre dimensions de la narration, levant les soupçons de ceux qui craignaient un livret mis en musique de manière obscure et absconse. L’épiderme de la noble société est une musique d’artifices, où tout semble foisonner (on reconnait au passage Ravel dans les bariolages des cordes) mais où le matériau musical se fait volontairement creux. Au deuxième niveau, celui des manigances inavouables, « <em>la frénésie ralentit pour laisser place à plus de substance</em> » selon Francesconi. C’est au dernier niveau que le matériau se révèle enfin, noir et luisant comme l’âme de l’épouvantable Trompe-la-Mort. Pour les scènes dans la calèche, le compositeur a opté pour un langage suspendu, comme étiré dans le temps, héritage revendiqué de <em>Pelléas</em>. En résulte une grande cohérence entre l’action scénique et musicale, et bien que l’écriture vocale réserve quelques vacheries aux interprètes, toutes ces ambiances calculées sont très efficaces sur l’auditeur.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/58c930c20000000000000015_medium.jpg?itok=-6_uvwWd" width="468" /><br />
	© Kurt Van Der Elst / Opéra national de Paris</p>
<p class="rtejustify">La mise en scène de <strong>Guy Cassiers</strong> accompagne le geste du compositeur, usant d’un décor unique mais mobile afin de pouvoir passer aisément d’un monde à l’autre. Les projections vidéo de fragments du Palais Garnier font de la maison parisienne un symbole même de ce dédale psychologique, où coexistent escaliers de marbres, lustres en cristal et machineries angoissantes. Les acteurs de la pièce défilent impuissants sur des tapis roulants, tandis que les auteurs se meuvent indépendamment à travers une atmosphère en perpétuel changement. Par un jeu d’acteur subtilement travaillé, les zones d’ombre du livret s’évacuent peu à peu au fil de la partition, et les splendides lumières de <strong>Caty Olive</strong> se chargent de l’élaboration des différentes atmosphères.</p>
<p class="rtejustify">Pour cette création, Luca Francesconi pouvait se targuer de bénéficier d’un ensemble d’interprètes d&rsquo;une qualité rarement égalée dans la représentation d’opéras contemporains. Il faut dire qu’avoir <strong>Susanna Mälkki</strong> à la tête de l’Orchestre de l’opéra national de Paris était la garantie d’une interprétation précise et souveraine, exaltant toutes les possibilités timbrales d’un orchestre au grand complet. Les interventions des chœurs préparés par <strong>Alessandro Di Stefano</strong> sont discrètes mais sont chargées de leur mystère nécessaire.</p>
<p class="rtejustify">Sur la scène, la distribution en revanche souffre çà et là de quelques insuffisances. En effet, l’écriture orchestrale plutôt musclée (surtout chez les cuivres) sera un obstacle principales aux voix réunies lors de cette soirée.<br />
	Le trio des espions constitué de <strong>Laurent Alvaro</strong>, <strong>François Piolino</strong> et <strong>Rodolphe Briand</strong> apportera la touche de légèreté bien sentie d’une soirée sinon assez sombre. <strong>Christian Helmer</strong> possède une belle voix puissante et d’une tessiture homogène. Est-ce que la majesté du Marquis de Granville lui imposait pour autant de chanter de manière aussi braillarde ? <strong>Chiara Skerath</strong> est une Clotilde de Grandlieu discrète mais plein de charme, dotée d’une fraîcheur de timbre et d’une aisance à en faire pâlir <strong>Béatrice Uria-Monzon</strong> qui, malgré des interventions touchantes et habitées, semble éprouver des difficultés avec sa partie de Comtesse de Sérisy hérissée d’aigus. <strong>Philippe Talbot</strong> en Eugène de Rastignac est la première victime de la barre de Garnier, que sa voix pourtant pleine de promesses peut seulement dépasser lorsque l’orchestre est réduit à son strict minimum sonore. Il reste à <strong>Ildikó Komlósi</strong> ce qu’il faut de timbre pour interpréter Asie, la vipérine compagne de Collin. La voix est usée mais encore riche et particulièrement volumineuse. Elle sera en revanche la seule à peiner avec la diction française, le reste du casting étant irréprochable sur le terrain de la langue de Molière. <strong>Marc Labonnette</strong> campe un Baron de Nucingen pathétique et encombré… soit exactement ce que le personnage requiert de lui (ce qui n’empêche en aucun cas un timbre rond et chaleureux).</p>
<p class="rtejustify">La deuxième semi-victime de l’orchestre est Lucien de Rubempré, incarné par <strong>Cyrille Dubois</strong>. Soulignons une voix magnifique et une interprétation musicalement des plus abouties, où les aigus brillent, mais où les graves sont engloutis par l’orchestre. Le soprano de <strong>Julie Fuchs</strong> s’est lui aussi adapté sans broncher à la partie redoutable d’Esther : les aigus fusent sans problèmes et les voyelles résonnent dans une belle couronne d’harmoniques aigües. C’est seulement du côté de la présence scénique qu’il nous a semblé que le personnage aurait pu être plus incarné. Mais c’est bien entendu à la triple casquette Collin/Herrera/Trompe-la-Mort que doivent revenir tous les lauriers de cette soirée. <strong>Laurent Naouri</strong> use de son baryton sombre et riche pour nous faire parvenir toute la noirceur du personnage principal. La voix se fait suffisamment hargneuse pour transmettre les intentions et émotions de l’anti-héros, tout en gardant ce qu’il faut de beau chant pour se garantir un succès auprès du public. La présence scénique est terrifiante et lorsque le rideau tombe à la fin du monologue signant son dernier méfait, on ne peut s’empêcher de vouloir respirer avec lui cette haine tue et manipule, mais qui fait aussi vivre et avancer.</p>
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		<title>Vingt spectacles incontournables de la saison 2016-2017</title>
		<link>https://www.forumopera.com/vingt-spectacles-incontournables-de-la-saison-2016-2017/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Sep 2016 05:36:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En dehors des sentiers trop évidents (non, vous ne trouverez pas dans cette liste Andrea Chénier à Munich avec Jonas Kaufmann et Anja Harteros, ou Otello dirigé par Antonio Pappano à Londres avec encore Jonas Kaufmann et Ludovic Tézier ou, toujours au Royal Opera House, Norma avec Anna Netrebko – et pour cause, elle a annulé &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>En dehors des sentiers trop évidents (non, vous ne trouverez pas dans cette liste <em>Andrea Chénier</em> à Munich avec Jonas Kaufmann et Anja Harteros, ou <em>Otello</em> dirigé par Antonio Pappano à Londres avec encore Jonas Kaufmann et Ludovic Tézier ou, toujours au Royal Opera House,<em> Norma</em> avec Anna Netrebko – et pour cause, elle a annulé !), sélection par l&rsquo;équipe de rédaction des vingt spectacles à ne pas manquer la saison prochaine. Cette liste a été établie à partir du <a href="http://www.music-opera.com/fr/produits/80024-guide-musique-opera-2016-2017.html">guide Musique &amp; Opéra 2016-2017</a>.</strong></p>
<hr />
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/manon_.jpg?itok=I3vLmWMK" style="width: 100px;height: 87px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: left" title="MASQUER" /><strong>Jules Massenet, <em>Manon &#8211; </em>Grand Théâtre de Genève<em>, </em>du 12 au 27 septembre 2016 </strong>(<a href="https://www.geneveopera.ch/programmation/saison-16-17/manon/">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>Retrouver le duo Petibon-Py est une raison suffisante de se presser à Genève ce mois de septembre, les retrouver pour <em>Manon </em>rend l&rsquo;évènement incontournable ! Partition majeure de Massenet, <em> Manon </em>dresse un portrait intemporel de la femme luttant pour sa liberté, intemporel mais souvent ringardement mis en scène&#8230; On espère tant de Py et de sa capacité à revisiter les mythes pour en réveiller l&rsquo;absolument juste et l&rsquo;absolument moderne. Quant à Petibon, rousse Manon, elle ne peut qu’éblouir&#8230; [Jonathan Parisi]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/monteverdi_02_0.jpg?itok=BHBXRmDo" style="width: 100px;height: 116px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: left" title="MASQUER" /><strong>Claudio Monteverdi, <em>L’Orfeo  </em>&#8211; Opéra de Dijon, Auditorium, 30 septembre, 2 et 4 octobre 2016 </strong>(<a href="http://www.opera-dijon.fr/fr/spectacle/l-orfeo/464">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>Rare à la scène – on se souvient de la production germanique importée à Lille la saison passée &#8211; l’<em>Orfeo</em> de Monteverdi inaugure l&rsquo;année commémorative et ouvre la saison dijonnaise. Après l’événement que constitua la résurrection d’une <em>Pellegrina</em> en 2014, Etienne Meyer, à la tête de ses Traversées baroques, a réuni la fine fleur du chant baroque français : Marc Mauillon sera Orfeo, Emmanuelle de Negri la Musica. On est impatient d’écouter le Platon de Frédéric Caton, sans oublier la Speranza de Kangmin Justin Kim, et tous les autres …. Yves Lenoir, qui suppléa Barry Kosky dans un mémorable <em>Castor et Pollux</em>, signera une mise en scène originale plaçant Orphée «<em> type même de l’artiste génial oscillant entre exaltation et angoisse dans la chambre d’un Chelsea Hotel peuplé de créatures tout droit sorties de la Factory d’Andy Warhol</em> ». Servie par nos meilleurs artistes, une relecture  radicale du mythe à ne pas laisser passer ! [Yvan Beuvard]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/farnese.jpg?itok=vuYJtLIf" style="width: 100px;height: 91px;float: left;margin-left: 10px;margin-right: 10px" title="MASQUER" /><strong>Giuseppe Verdi, <em>Giovanna d&rsquo;Arco</em> &#8211; Parme, Teatro Farnese, du 2 au 20 octobre 2016</strong> (<a href="http://www.teatroregioparma.it/Pagine/default.aspx?IdPagina=293">Plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p><em>Giovanna d&rsquo;Arco</em> reste un ouvrage très rarement donné à l&rsquo;époque actuelle. Il faut dire qu&rsquo;il ne s&rsquo;agit pas franchement d&rsquo;une oeuvre passionnante, même pour un opéra de jeunesse de Verdi. Le livret est passablement abracadabrantesque (Jeanne d&rsquo;Arc, amoureuse de Charles VII, est accusée de sorcellerie par son père. Elle meurt sur le champ de bataille dans les bras de son amant). La distribution à Parme n&rsquo;a pas non plus les fastes des <a href="http://www.forumopera.com/giovanna-darco-milan-la-chevalerie-nest-pas-morte">la récente production scaligère</a>. Pourquoi signaler alors cette production ? Parce que c&rsquo;est une occasion rarissime d&rsquo;assister à une représentation d&rsquo;opéra dans le magnifique Teatro Farnese, le théâtre de la cour des ducs de Parme, inauguré en 1618. Et ça, ça ne se loupe pas ! [Jean Michel Pennetier]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/de-munt-capriccio-1-mji4mzcymjkwmq.jpg?itok=9d0SoR1-" style="width: 100px;height: 66px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: left" title="MASQUER" /><strong>Richard Strauss, <em>Capriccio</em> &#8211; Bruxelles, Palais de la Monnaie, du 3 au 16 novembre  2016 à Bruxelles.</strong></p>
<p>Dernier opéra de Richard Strauss, quasi contemporain du <em>Liebe der Danae</em> vu récemment à Salzbourg, créé à Munich en 1942, <em>Capriccio</em> est une véritable conversation mise en musique, qui explore la rivalité entre texte et musique dans la composition d’un opéra : en choisissant l’un, on perd l’autre. La production de la Monnaie, qui fut présentée à Lyon en 2014, est confiée pour la direction musicale à Lothar Koenigs et pour la mise en scène à David Marton. Elle réunira une belle brochette de chanteurs, parmi lesquels Sally Matthews (La Comtesse), Dietrich Henschel (Le Comte) et Stéphane Degout (Olivier). Ce spectacle, hélas, se fera encore sous chapiteau, les travaux de rénovation de la salle étant loin d’être terminés. [Claude Jottrand]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/jephta.jpg?itok=b1YA2yg1" style="width: 100px;height: 56px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: left" title="MASQUER" /><strong>Georg Friedrich Haendel, <em>Jephta</em> &#8211; Amsterdam, De Nationale Opera, du 9 au 27 novembre 2016</strong> (<a href="http://www.operaballet.nl/nl/opera/2016-2017/voorstelling/jephtha" target="_blank" rel="noopener">Plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>Qu&rsquo;est-ce que l&rsquo;on ne ferait pas pour applaudir <a href="/actu/richard-croft-le-noble-eclat-du-tourment">Richard Croft</a> ? Absent des scènes parisiennes depuis un <i>Idomeneo</i> en 2011, c&rsquo;est ailleurs en Europe qu&rsquo;il faut aller chercher le merveilleux ténor américain. A Amsterdam en novembre, il endossera le rôle-titre dans <i>Jephta</i>, dernier oratorio de Haendel. Dans une nouvelle mise en scène de Claus Guth, il côtoiera les tout aussi délicats Bejun Mehta et Anna Prohaska. On nous annonce par dessus le marché une co-production avec l&rsquo;Opéra de Paris : un spot peut être déjà tout trouvé pour une saison prochaine ! [Maximilien Hondermarck]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/pm1_0.jpg?itok=tHlm2XGe" style="width: 100px;height: 100px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: left" title="MASQUER" /><strong>Gioachino Rossini, <em>Ermione</em> – Opéra de Lyon, 13 novembre 2016 ; Paris, Théâtre des Champs-Elysées, 15 novembre 2016</strong> (<a href="http://www.opera-lyon.com/spectacle/ermione">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>« <em>Ecrite pour la postérité</em> » aurait prophétisé Rossini après l’échec d’<em>Ermione</em> à Naples en 1819. Avec cette version de concert dirigée par le Yoda de l’art lyrique – Alberto Zedda – et interprétée par la réincarnation vocale du légendaire Andrea Nozzari – Michael Spyres –, la prophétie pourrait se réaliser. [Christophe Rizoud]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/salieri-940x440.jpg?itok=O4SF1qLT" style="width: 100px;height: 47px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: left" title="MASQUER" /><strong>Antonio Salieri, <em>La scuola dei gelosi </em>– Legnago </strong>(11 novembre 2016), <strong>Belluno</strong> (27 novembre 2016), <strong>Chieti </strong>(20 novembre 2016), <strong>Vérone </strong>( 2 décembre 2016), <strong>Jesi </strong>(13 et 15 janvier 2017), <strong>Florence, du 19 au 25 mars 2017</strong> (<a href="http://www.operadifirenze.it/events/la-scuola-de-gelosi/">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>Une comédie en trois actes créée à Venise en 1778 sur un livret de Caterino Mazzolà (<em>La Clemenza di </em>Tito) et qui fit le tour de l’Europe une trentaine d’années durant. Goethe y prit du plaisir et Haydn, qui la dirigea à Esterhazà, écrivit un air pour basse qui fut conservé par Da Ponte quand il remania le livret en 1783. Des patronages célèbres qui piquent la curiosité pour cette tranche de vie où trois couples appartenant aux trois classes sociales (noblesse, bourgeoisie, prolétariat) sont cahotés par la jalousie. Le septième personnage annonce l’Alfonso de <em>Cosi fan tutte.</em> La première aura lieu dans la ville natale de Salieri [Maurice Salles]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/porpora_0.jpg?itok=ZdlLzxod" style="width: 100px;height: 77px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: left" title="MASQUER" /><strong>Nicola Porpora, <em>Il Trionfo della Divina Giustizia</em> &#8211; Versailles, Opéra Royal, 3 décembre 2016</strong> (<a href="http://www.chateauversailles-spectacles.fr/spectacles/2016/porpora-il-trionfo-della-divina-giustizia" target="_blank" rel="noopener">Plus d&rsquo;informations</a>) </p>
<p>Cette saison, nous aurons la chance d&rsquo;explorer plus avant l&rsquo;œuvre encore largement inconnue de Porpora avec <em>Il Trionfo della Divina Giustizia</em> , oratorio de jeunesse, drame allégorique à la musique virtuose dans la même veine que les premiers oratorios de Handel. Pour le défendre, rien moins que <a href="http://www.forumopera.com/airs-pour-farinelli-par-vivica-genaux-et-les-musiciens-du-louvre-paris-gaveau-mieux-que-farinelli" target="_blank" rel="noopener">Thibault Noally</a> à la baguette, avec pour divines solistes <a href="http://www.forumopera.com/actu/blandine-staskiewicz-une-nouvelle-galatee" target="_blank" rel="noopener">Blandine Staskiewicz</a>, <a href="http://www.forumopera.com/recital-delphine-galou-et-ottavio-dantone-paris-alto-e-organo-sullinferno" target="_blank" rel="noopener">Delphine Galou</a> et Emmanuelle de Negri. Si vous êtes conquis, vous pourrez ensuite aller à Vienne assister à la récréation du <em><a href="http://www.forumopera.com/breve/max-emanuel-cencic-germanico-en-germanie" target="_blank" rel="noopener">Germanico in Germania</a></em>. [Guillaume Saintagne]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/rosenkav.jpg?itok=g19LGa0U" style="width: 100px;height: 66px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: left" title="MASQUER" /><strong>Richard Strauss, <em>Der Rosenkavalier</em> &#8211; Londres, Royal Opera House, du 17 décembre 2016 au 24 janvier 2017</strong> (<a href="http://www.roh.org.uk/productions/der-rosenkavalier-by-robert-carsen">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>Certes, <i>Der Rosenkavalier</i> est classique, battu, rebattu que l&rsquo;on peut entendre chaque année ou presque dans nos contrées, et, force fois dès que l&rsquo;on traverse le Rhin. C&rsquo;est la Manche qu&rsquo;il faudra franchir au moment des fêtes de fin d&rsquo;année. La raison : Andris Nelsons dirigera avec toute sa sensualité les adieux européens au rôle de Renée Fleming, dans l&rsquo;écrin de Covent Garden. [Yannick Boussaert]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/lesamants3.jpg?itok=-bxMnfpi" style="width: 100px;height: 71px;float: left;margin-left: 10px;margin-right: 10px" title="MASQUER" /><strong>Jean-Baptiste Lully,<em> </em></strong><em><strong>Les Amants magnifiques</strong></em><strong> – Opéra de Massy, les 21 et 22 janvier 2017 ; Opéra de Rennes, du 26 au 29 janvier 2017 ; Opéra Grand Avignon, les 19 et 21 février 2017 ; Opéra de Reims, le 20 mai</strong> (<a href="http://www.opera-massy.com/fr/les-amants-magnifiques.html?cmp_id=77&amp;news_id=459&amp;vID=61">plus d&rsquo;informations</a>)<strong> </strong></p>
<p>Ces <em>Amants Magnifiques</em>, fruits de la collaboration de Lully et Molière au service de la gloire du roi Soleil, sont une rareté. Louis XIV a sans doute dansé pour la derniere fois lors de la création de l&rsquo;oeuvre en 1670. Il incarnait naturellement Apollon à cette occasion. Le cru 2017 s&rsquo;annonce réjouissant sous la baguette d&rsquo;Hervé Niquet et de son Concert Spirituel, tandis que Vincent Tavernier à la mise en scène nous garantit du beau, de l&rsquo;inventif, sans rien de compassé ni de poussiéreux… Pour ne point faire de jaloux, la tournée réjouira les spectateurs de Massy à Avignon en passant par Rennes et Reims . La capitale bretonne accueillera même un colloque sur le thème des divertissements royaux à cette occasion. [Tania Bracq]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/joyce_didonato.jpg?itok=h0qqX3l6" style="width: 100px;height: 75px;float: left;margin-left: 10px;margin-right: 10px" title="MASQUER" /><strong>Gioachino Rossini, <em>Semiramide</em> &#8211; Munich, Bayerische Staatsoper, du 12 février au 3 mars 2017 </strong>(<a href="https://www.staatsoper.de/en/staatsoper/productioninfo/semiramide/2017-02-12-18-00.html?tx_sfstaatsoper_pi1%5BfromSpielplan%5D=1&amp;tx_sfstaatsoper_pi1%5BpageId%5D=545&amp;cHash=9c5317fbbed02c10b698aa8f649c0d91">Plus d’informations)</a></p>
<p>Cette saison, les amoureux de Rossini feront le détour par Munich afin de ne pas manquer la première Sémiramis de Joyce DiDonato que propose le Bayerische Staatsoper. La mezzo-soprano américaine qui a fait de Rosine et d’Angelina deux de ses principaux chevaux de bataille et qui s’est brillamment illustrée dans <em>La Donna del lago</em> à Paris, Londres et New-York, poursuit son exploration du Rossini sérieux en incarnant la reine de Babylone, une prise de rôle qui promet d’être excitante, d’autant plus qu’elle sera entourée de Daniella Barcellona et de Lawrence Brownlee tandis qu’Alex Esposito affrontera le rôle écrasant d’Assur. David Alden, un habitué de la maison, se chargera de la mise en scène et, cerise sur le gâteau, l’orchestre sera dirigé par l’un des plus éminents spécialistes de ce répertoire, Michele Mariotti. [Christian Peter]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/13-photo_site_web_nathalie_stutzmann.jpg?itok=ec7xv_ba" style="width: 100px;height: 115px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: left" title="MASQUER" /><strong>Richard Wagner, <em>Tannhäuser </em>&#8211; Opéra de Monte-Carlo, du 19 au 28 février 2017 </strong>(<a href="http://www.opera.mc/fr/saison/tannhaeuser-92">Plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>Quand on donne <em>Tannhäuser</em>, c&rsquo;est à peu près toujours dans la version de Paris. Sauf que c&rsquo;est toujours dans sa retraduction vers l&rsquo;allemand. Pour une fois, on va pouvoir réentendre le texte même de l&rsquo;œuvre qui fit tant scandale en 1861, puisque l&rsquo;Opéra de Monte-Carlo a l&rsquo;excellente idée de programmer <em>Tannhäuser</em> en français. José Cura sera Tannhäuser, Jean-François Lapointe Wolfram, Aude Extrémo Vénus et Meagan Miller Elisabeth. Ultime curiosité : c&rsquo;est Nathalie Stutzmann qui dirigera les forces maison. [Laurent Bury]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/acte-iv.jpg?itok=IRk2mU5V" style="width: 100px;height: 141px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: left" title="MASQUER" /><strong>Giuseppe Verdi, <em>Ernani</em> &#8211; Théâtre du Capitole, Toulouse, du 10 au 21 mars 2017 </strong>(<a href="http://www.theatreducapitole.fr/1/saison-2016-2017/opera-612/ernani.html">Plus d’informations</a>)</p>
<p>Une distribution de qualité (Michele Pertusi, Vitaliy Bilyy&#8230;) dirigée par Daniel Oren, une mise en scène respectueuse de l’œuvre par Brigitte Jaques-Wajeman et des décors élégants signés Emmanuel Peduzzi, voilà de quoi justifier un déplacement dans la ville rose pour se délecter du trop rare <em>Ernani</em>, cet éloge verdien du bandit en héros romantique… [Catherine Jordy]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/trompelamort.jpg?itok=HbDyHv8n" style="width: 100px;height: 89px;float: left;margin-left: 10px;margin-right: 10px" title="MASQUER" /><strong>Luca Francesconi, <em>Trompe-la-mort</em> – Opéra national de Paris, du 13 mars au 5 avril 2017</strong> (<a href="https://www.operadeparis.fr/saison-16-17/opera/trompe-la-mort">Plus d’informations</a>)</p>
<p>C’est elle, la première et très attendue création de l’ère Lissner à l’opéra de Paris. Immanquable, parce qu’une création est un témoin de son temps ; immanquable, parce qu’un personnage légendaire de la Comédie humaine surgit dans l’opéra ; immanquable, parce qu’une femme – trop rare dans l’enceinte de cette illustre maison – en assure la direction musicale. Immanquable, enfin, parce que la fine fleur du chant français – Julie Fuchs, Cyrille Dubois – en compose quasi entièrement le plateau vocal. [Sonia Hossein-Pour]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/l-ops-orchestre-philharmonique-de-strasbourg-en-pl-20322-237-0.jpg?itok=sk5Y3Ywx" style="width: 100px;height: 67px;float: left;margin-left: 10px;margin-right: 10px" title="MASQUER" /><strong>Hector Berlioz, <em>Les Troyens </em></strong>en concert <strong>&#8211; Strasbourg, Palais de la musique, 15 avril et 17 avril 2017 </strong>(<a href="http://www.philharmonique-strasbourg.com/affiche_concerts.php?mois=201704">Plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>Avec John Nelson qui possède la partition sur le bout des doigts et une distribution de rêve – Joyce DiDonato (Didon), Michael Spyres (Énée), Stéphane Degout (Chorèbe), Marie-Nicole Lemieux (Cassandre), Marianne Crebassa (Ascagne)… –, on peut s’attendre à des <em>Troyens </em>exceptionnels que les amoureux de cette œuvre grandiose de 240 minutes ne voudront pas manquer. Bon à savoir : il s’agit d’un enregistrement <em>live</em> pour Warner. [Brigitte Cormier]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/spot_mehul_css.png?itok=t3WPLIo_" style="width: 100px;height: 62px;float: left;margin-left: 10px;margin-right: 10px" title="MASQUER" /><strong>Etienne Nicolas Méhul, <em>Le jeune sage et le vieux fou</em> – Opéra de Reims, le 27 et 28 avril 2017</strong> (<a href="http://www.operadereims.com/spip.php?page=evenement&amp;id_rubrique=239">plus d’informations</a>)</p>
<p>Même si le Palazzetto Bru Zane fêtera dignement dès janvier le bicentenaire de la mort de Méhul, le plus grand compositeur d’opéra durant la Révolution française, cet évènement semble avoir été quelque peu oublié des maisons d’opéra. C’était sans compter Reims qui prend même le risque d&rsquo;exhumer <em>Le jeune sage et le vieux fou, </em>un des spectacles lyriques les plus singuliers du musicien. Cette comédie en un acte et en prose, dont le livret a été conçu par un autre pilier de l’époque, François-Benoît Hoffman, reprendra vie avec Les Monts du Reuil, ensemble en résidence « longue durée » à l’Opéra de Reims. [Charlotte Saulneron-Saadou]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/kunde_5.jpg?itok=2HzQV6VT" style="width: 100px;height: 150px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: left" title="MASQUER" /><strong>Umberto Giordano, <em>Andrea Chénier</em> &#8211; Bilbao, ABAO, du 20 au 29 mai 2017</strong> (<a href="http://www.abao.org/fr/Op%C3%A9ra/lire%20la%20suite/94/Andrea%20Ch%C3%A9nier.html" target="_blank" rel="noopener">Plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>Encore Gregory Kunde ! Après <em>Roberto Devereux</em> la saison dernière – <a href="http://www.forumopera.com/roberto-devereux-madrid-un-miracle-nomme-devia">qui a tenu toutes ses promesses</a> – nouvelle prise de rôle du ténor américain. Gageons que son engagement légendaire et sa puissance tellurique feront de son révolutionnaire français une nouvelle incarnation majeure. Il sera fort bien entouré d’Anna Pirozzi (la soprane verdienne qui monte, elle sera notamment Abigaille cette saison à la Scala) en Maddalena et Ambrogio Maestri en Carlo Gérard. Pour une représentation qui vous mettra à feu et à sang, direction Bilbao ! [Antoine Brunetto]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/marion_cotillard_-_jeanne_darc.png?itok=0iVXsnxa" style="width: 100px;height: 63px;float: left;margin-left: 10px;margin-right: 10px" title="MASQUER" /><strong>Claude Debussy, <em>La damoiselle élue </em>et Arthur Honneger,<em> Jeanne d’Arc au bûcher</em> &#8211; Oper Frankfurt, du 11 juin 2017 au 1er juillet 2017</strong> (<a href="http://www.oper-frankfurt.de/en/season-calendar/la-damoiselle-elue-/-jeanne-darc-au-bucher/?id_datum=448">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>Doublé historique pour l’Opéra de Francfort, puisque ces deux perles du répertoire français n’ont jamais été représentées ensemble auparavant. Nous nous nous réjouissons tout d&rsquo;abord de voir <em>La damoiselle élue</em> apparaître sur le programme, petit bijou d’un Debussy encore juvénile, souvent boudé des grandes maisons. On attend également beaucoup de cette <em>Jeanne d’Arc au bûche</em>r, imaginant déjà vers quel monde poétique (ou politique) la mise en scène d’Àlex Ollé pourra nous mener. Côté plateau, ce répertoire coule naturellement dans les veines de Marc Soustrot, mais c’est surtout l’interprétation de Marion Cotillard qui s’annonce incandescente. [Alexandre Jamar]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/fo_spot_2017.jpg?itok=dhu9w834" style="width: 100px;height: 99px;float: left;margin-left: 10px;margin-right: 10px" title="MASQUER" /><strong>Wolfgang Amadeus Mozart, <em>La Clemenza di Tito</em> – Baden-Baden, Festspielhaus, les 6 et 9 juillet 2017 </strong>(<a href="http://www.festspielhaus.de/veranstaltung/baden-baden-gala-2017-la-clemenza-di-tito-06-07-2017-1900/">Plus d’informations</a>)</p>
<p>Rien ne résiste à Yannick Nézet-Séguin, et ce n’est pas Mozart qui vous dira le contraire. Encore tout émerveillé de la brillante prestation du quadra québécois dans les <em>Noces </em>fraîchement parues chez DG, on guette déjà la suite de son exploration des opéras de maturité du divin Wolfgang avec l’Orchestre de Chambre d’Europe. Patience. Cela se passera début juillet à Baden-Baden : Rolando Villazón sera Titus, Joyce DiDonato Sextus, et Sonya Yoncheva Vitellia. Cette fois, c’est du sérieux ! [Nicolas Derny].</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/carmen_3.jpg?itok=6Cg3C1g8" style="width: 100px;height: 100px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: left" title="MASQUER" /><strong>Georges Bizet,<em> Carmen</em> &#8211; Festival de Bregenz 2017,du 19 juillet au 20 août 2017</strong><em> </em>(<a href="http://bregenzerfestspiele.com/de/termine_preise2017">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p><em>Carmen</em> se prête plutôt bien aux grands espaces, mais la chaleur du personnage ne risque-t-elle pas d&rsquo;être un peu refroidie par l&rsquo;humidité de la scène lacustre du lac de Constance ? Sans doute non, vu le tempérament de feu de l&rsquo;équipe venue des brumes nordiques, le metteur en scène danois Kasper Holten, la créatrice de costumes danoise Anja Vang Kragh, et la décoratrice anglaise Es Devlin spécialisée, entre autres, dans des show de pop stars : nul doute qu&rsquo;Escamillo y trouvera son compte. [Jean-Marcel Humbert]</p>
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		<title>FRANCESCONI, Quartett — Lille</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/quartett-lille-le-jeu-du-sexe-et-du-calcul/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 Nov 2013 22:01:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>    Depuis qu’elle a pris la tête de l’Opéra de Lille, Caroline Sonrier a toujours eu à cœur de présenter au cours de sa saison un opéra contemporain. Après La Métamorphose de Michaël Levinas en 2011 et Passion de Dusapin en 2012, très bonne pioche cette saison avec Quartett de Luca Francesconi. Né en &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
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<p>			Depuis qu’elle a pris la tête de l’Opéra de Lille, Caroline Sonrier a toujours eu à cœur de présenter au cours de sa saison un opéra contemporain. Après <em>La Métamorphose </em>de Michaël Levinas en 2011 et <em>Passion </em>de Dusapin en 2012, très bonne pioche cette saison avec <em>Quartett </em>de Luca Francesconi. Né en 1956, ce compositeur italien n’en est pas à ses premiers pas dans le domaine de la musique vocale, puisqu’on lui doit notamment un opéra intitulé <em>Gesualdo Considered as a</em> <em>Murderer </em>(2004) ou l’oratorio profane <em>Atopia </em>(2012). Commande de La Scala, <em>Quartett </em>bénéficie d’un livret terrible, d’après la redoutable adaptation des <em>Liaisons</em> <em>dangereuses </em>élaborée en 1980 par le dramaturge est-allemand Heiner Müller. Réduit à ses deux principaux protagonistes, réécrit dans une langue très crue, le chef-d’œuvre de Laclos apparaît ainsi comme un rituel pervers où s’affrontent deux mantes religieuses, un marivaudage sado-maso où l’amour et le hasard sont remplacés par le sexe et le calcul. L’action a pour cadre « un salon avant la Révolution française, un bunker après la Troisième Guerre mondiale » et Valmont finit empoisonné par Merteuil, celle-ci n’ayant plus d’autre refuge ensuite que de détruire sa maison et de s’arracher le cœur.</p>
<p>			Pour mettre en scène ce texte éprouvant,<strong> Álex Ollé</strong> a su créer toute une série d’images fortes, avec l’aide de ses collaborateurs attitrés. Pour symboliser l’enfermement des deux personnages, qui échangent les rôles (Merteuil devient Valmont ou Cécile Volanges, Valmont devient la présidente de Tourvel) et aspirent à l’humiliation réciproque, <strong>Alfons Flores</strong> a imaginé un salon bourgeois suspendu dans le vide, au milieu de la cage de scène, où se déroule toute l’action, seuls le mobilier changeant un peu (une table s’ajoute aux deux fauteuils, bientôt remplacés par un canapé). Derrière cette boîte retenue par tout un réseau de câbles, un écran permet toutes sortes de projections illustrant (sobrement) les fantasmes des personnages. Dans cette prison se déroule, fragmentée et recomposée, l’action du roman de Laclos : Valmont (joué par Merteuil) harcèle Madame de Tourvel (c’est-à-dire Valmont) pour mieux la faire succomber à la tentation, tandis qu’au milieu de cette intrigue Valmont déflore brutalement la jeune Cécile (incarnée par Merteuil).</p>
<p>			 <br />
			 </p>
<p>			Il faut saluer bien bas l’extraordinaire travail scénique accompli par les deux chanteurs, <strong>Robin Adams</strong>, présent dès la création et qui a assuré chacune des reprises de cette production, et <strong>Sinéad Mulhern</strong>, qui avait participé à la création mais avait ensuite cédé la place à Allison Cook. Par son physique pulpeux et son allure de grande dame, et par sa longue fréquentation du répertoire classique – on a jadis pu la voir au Châtelet en Sifare de <em>Mitridate </em>– la soprano irlandaise correspond peut-être mieux à l’image qu’on peut se faire de Merteuil, et elle est également convaincante dans toutes ses incarnations, qu’elle se change en mâle conquérant ou qu’elle se fasse prendre sur scène par Valmont lorsqu’elle devient la petite Volanges. Le baryton Robin Adams, également vu au Châtelet, mais dans <em>Les Bassarides</em> de Henze, lui donne une réplique tout aussi percutante dans toutes ses interventions. Quant à l’orchestre, les musiciens de l’ensemble <strong>Ictus</strong>, en résidence à l’Opéra de Lille, ils interprètent avec une précision admirable une partition à la fois savante et vigoureuse, qui exploite toutes les ressources de l’informatique pour créer d’impressionnants effets de sonorisation, avec toutes sortes de bruitages et d’effets d’échos. Livret solide, musique puissante et réalisation visuelle exemplaire : il est assez rare qu’une création contemporaine nous offre tous ces ingrédients à la fois.</p>
<p>			 </p>
<p>			 </p>
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		<title>FRANCESCONI, Quartett — Paris (Philharmonie)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/me-font-vos-yeux-beaux-mourir-belle-marquise-damour/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Mar 2013 15:13:33 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  En assistant à la création française de Quartett de Luca Francesconi, on mesure une fois de plus tout ce qui sépare la création lyrique européenne de son équivalent outre-Atlantique. Entre The Dangerous Liaisons, opéra de Conrad Susa, créé à San Francisco en 1994, et l’œuvre de Francesconi, dont la première mondiale eut lieu à &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			En assistant à la création française de <em>Quartett </em>de Luca Francesconi, on mesure une fois de plus tout ce qui sépare la création lyrique européenne de son équivalent outre-Atlantique. Entre <em>The Dangerous Liaisons</em>, opéra de Conrad Susa, créé à San Francisco en 1994, et l’œuvre de Francesconi, dont la première mondiale eut lieu à Milan en 2011, ce n’est pas vingt ans, c’est un siècle qui semble s’être écoulé. Là où l’Amérique ne voyait dans le chef-d’œuvre de Choderlos de Laclos qu’un prétexte à opéra « traditionnel », avec airs et récitatifs, sur une musique agréable qui aurait pu être composée cinquante ans auparavant, l’Europe adopte – forcément ? – une approche plus intellectuelle, plus distanciée : le soubassement littéraire n’est plus le roman adapté par un librettiste, mais la pièce qu’en a tirée Heiner Müller en 1980, qui a déjà connu une belle carrière dans les théâtres du monde entier, interprétée par les plus grands acteurs et montée par les meilleurs metteurs en scène. Le dramaturge allemand réduit la distribution à deux personnages, les emblématiques marquise de Merteuil et vicomte de Valmont. Les deux débauchés incarnent à eux seuls tous les autres protagonistes essentiels (Madame de Tourvel, Cécile Volanges), échangeant les sexes comme les rôles en un jeu pervers et sadique. Le duo se fait ainsi quatuor, <em>quartett </em>en allemand. Le roman français, adapté par un Allemand, devient opéra en anglais grâce à un compositeur italien. Evidemment, le langage est plus cru, et dit tout haut ce qui ne pouvait qu’être sous-entendu au XVIIIe siècle. S’il n’y a pas d’action au sens strict du terme, la pièce condense l’intrigue en la réduisant à une série d’affrontements et, loin de la déconstruire, elle la resserre, la reconstruit plutôt. La trajectoire de Merteuil et Valmont est respectée, avec son implacable mécanique destructrice.</p>
<p>			Sur cette trame, <strong>Luca Francesconi</strong> tisse un tapis sonore somptueux et complexe, associant les timbres avec virtuosité. Deux orchestres se répondent : une formation de chambre, d’une vingtaine de musiciens, visible sur la scène, et un orchestre symphonique, ici présent sous la forme de bande enregistrée, comme le chœur. Rarement le recours à l’électronique aura paru aussi naturel, aussi justifié, tant il s’inscrit dans la continuité du discours musical, sans heurts dans le passage constant de l’un à l’autre. Quant aux chanteurs, il s’agit de deux voix graves, mais auxquelles sont demandés des élans vers l’aigu, en falsetto pour le baryton. Surtout, Francesconi leur laisse l’occasion de donner la voix, avec une force qu’il est difficile de mesurer étant donné les micros omniprésents, mais dans le cadre d’une écriture qui autorise les interprètes à chanter au lieu de crier, qui ne cherche en rien à briser la ligne mélodique à tout prix, comme c’est encore malheureusement la manie de certains compositeurs. Cela dit, peut-être les prestigieux créateurs de <em>Dangerous Liaisons</em> (Thomas Hampson, Frederica Von Stade, Renée Fleming) auraient-ils du mal à s’y plier. Habituée aux créations contemporaines les plus variées (<em>Le Balcon</em> de Peter Eötvös, <em>Anna Nicole</em> de Turnage, <em>JJR</em> de Fénelon&#8230;), <strong>Allison Cook</strong> se montre ici actrice autant que chanteuse, articulant son texte avec une verve exemplaire, avec une vigueur qui impressionne. Pour elle comme pour son partenaire, tous deux responsables de la création milanaise, on sent ici l’expérience de la scène, même dans cette version de concert. <strong>Robin Adams</strong>, qui semble avoir un peu moins à chanter, n’est pourtant pas en reste, et livre en Valmont une prestation aussi éloquente que celle de sa partenaire dans ce théâtre de la cruauté.</p>
<p>
			On regrette que Paris n’ait pas eu les moyens d’accueillir le spectacle, qui aurait pris une dimension supplémentaire, la production conçue par la Fura dels Baus accentuant notamment le côté voyeuriste de l’œuvre (heureusement, cette production sera reprise à l&rsquo;Opéra de Lille la saison prochaine). Tel quel, néanmoins, <em>Quartett </em>est une partition d’une force incontestable, qui recèle de grandes beautés, et que l’on se réjouit de voir reprise dans d’autres villes. Avant de diriger le concert, <strong>Susanna Mälkki</strong> prend la parole pour annoncer, non sans émotion, qu’elle dirige ce soir-là l’ensemble Intercontemporain pour la dernière fois, après sept années de bons et loyaux services. Comme les chanteurs, elle a participé à la création mondiale de l’œuvre, mais à la tête de l’orchestre de La Scala. L’Intercontemporain est dans cette musique comme un poisson dans l’eau, distillant les sonorités les plus raffinées ou assurant les climax les plus robustes. Avec des opéras comme celui-ci, le genre a un bel avenir devant lui.</p>
<p>			N.B. : ce concert sera diffusé sur France Musique le 8 avril à 20h dans le cadre des « Lundis de la contemporaine »</p>
<p>			 </p>
<p>			 </p>
<p>			 </p>
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