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	<title>Rolf LIEBERMANN - Compositeur - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Rolf LIEBERMANN - Compositeur - Forum Opéra</title>
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		<title>Valéry Giscard d&#8217;Estaing (1926-2020), la radio, l&#8217;Opéra et les orchestres&#8230;</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Dec 2020 09:24:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La disparition de Valéry Giscard d&#8217;Estaing suscite, depuis ce matin, une série d&#8217;hommages et de commentaires sur son bilan, particulièrement à la présidence de la République Française (1974-1981). En matière de culture, les humoristes ne résisteront pas à la tentation de ressortir une vidéo où, jeune Ministre des Finances, il s&#8217;autorise quelques mesures d&#8217;accordéon face &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La disparition de Valéry Giscard d&rsquo;Estaing suscite, depuis ce matin, une série d&rsquo;hommages et de commentaires sur son bilan, particulièrement à la présidence de la République Française (1974-1981). En matière de culture, les humoristes ne résisteront pas à la tentation de ressortir une vidéo où, jeune Ministre des Finances, il s&rsquo;autorise quelques mesures d&rsquo;accordéon face aux caméras de l&rsquo;ORTF et à une Danielle Gilbert interdite, mais le legs de Valéry Giscard d&rsquo;Estaing mérite d&rsquo;être rappelé. Que le Ministère des Affaires culturelles se trouve, sous son septennat, rétrogradé au rang de simple Secrétariat d&rsquo;Etat, n&rsquo;a pas empêché que les projets et les réformes s&rsquo;enchaînent, marqués par un volontarisme dont le Musée d&rsquo;Orsay et la Cité des Sciences et de l&rsquo;Industrie restent les réalisations les plus emblématiques. Les grandes institutions audiovisuelles sont également transformées en profondeur : même si dans ce domaine, la tutelle de l&rsquo;Etat reste forte, le démantèlement de l&rsquo;ORTF initie une plus grande liberté des médias, et pose les premières pierres du PAF actuel (Paysage Audiovisuel Français), avec une séparation de Radio-France (les radios libres attendront 1981 et l&rsquo;alternance pour être autorisées) et de la télévision (TF1, Antenne 2 et FR3 sont créées).</p>
<p>La musique n&rsquo;est pas en reste : l&rsquo;appui à la fondation de l&rsquo;Ensemble Intercontemporain, en 1976, joue un rôle décisif dans la création musicale en France – et consacre la place prépondérante occupée par Pierre Boulez dans ladite création. A la même époque émergent l&rsquo;Orchestre National de Lille et l&rsquo;Orchestre de Metz, dynamisant la musique classique en province. Spectateur régulier de l&rsquo;Opéra de Paris, Giscard conforte Rolf Liebermann à la tête de la « Grande boutique », fait diffuser <em>Don Giovanni </em>à la télévision en 1976, ricane en remarquant l&rsquo;inconfort de Jacques Chirac devant <em>Elektra</em> et veut offrir une représentation aux « Français méritants », qui sera annulée pour cause de grève – en ce domaine aussi, la France de Giscard frappe par ses résonnances avec l&rsquo;époque actuelle&#8230; </p>
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		<title>Die Schule der Frauen</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/die-schule-der-frauen-straussien-certes-mais-peut-etre-pas-assez/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 May 2019 05:09:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En dehors du Médecin malgré lui de Gounod, aucune adaptation lyrique d’une pièce de Molière n’a véritablement connu de succès durable. En novembre 2010, le Grand Théâtre de Bordeaux avait pourtant eu l’idée de programmer en création française L’Ecole des femmes de Rolf Liebermann, pour le centenaire de la naissance de celui qui fut, de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>En dehors du <em>Médecin malgré lui </em>de Gounod, aucune adaptation lyrique d’une pièce de Molière n’a véritablement connu de succès durable. En novembre 2010, le Grand Théâtre de Bordeaux avait pourtant eu l’idée de programmer <a href="https://www.forumopera.com/breve/lecole-des-femmes-a-bordeaux-en-hommage-a-liebermann">en création française <em>L’Ecole des femmes </em>de Rolf Liebermann</a>, pour le centenaire de la naissance de celui qui fut, de 1973 à 1980, un des directeurs fameux de notre première nationale. La carrière de compositeur d’opéra de Liebermann s’étale de 1952 jusqu’à sa mort en 1999, avec seulement cinq titres en quatre décennies, mais le festival de Salzbourg lui ouvrit ses portes à plusieurs reprises, d’abord pour la création mondiale de <em>Penelope </em>en 1954, puis à nouveau en 1957 pour cette <em>Ecole des femmes</em>. Il ne s’agissait pas alors d’une première, puisque celle-ci avait eu lieu aux Etats-Unis deux ans auparavant ; malgré tout, là où les Américains avaient eu droit à une comédie en un acte, en anglais, les festivaliers autrichiens se virent offrir une nouvelle mouture : un opéra-bouffe en trois actes, en allemand. Non seulement traduit, mais surtout étoffé, <em>The School for Wives </em>devint <em>Die Schule der Frauen </em>et connut un beau succès, qui fut pourtant de courte durée.</p>
<p>Le livret était pourtant habile, Heinrich Strobel ayant eu l’idée, pour mieux toucher un public auquel la pièce n’était pas nécessairement familière, d’expliciter les choses (et de les complexifier un peu, en même temps) en faisant intervenir Molière en personne, qui décide de jouer un rôle dans l’intrigue. Pas celui d’Arnolphe, ce serait trop simple, mais celui du valet Alain, puis d’Enrique, père d’Agnès. Le célèbre « petit chat » d’Agnès devient ici un âne, curieusement. Le librettiste a su exploiter les possibilités de la comédie pour en tirer non seulement des airs, mais aussi des duos, trios, quatuor, quintette et même un sextuor final dans l’esprit de <em>Falstaff</em>, construit comme une fugue sur une citation du <em>Barbier de Séville</em> de Beaumarchais (« O ces femmes ! voulez-vous donner de l’adresse à la plus ingénue ? enfermez-la ! ») qui devient ici « Voulez-vous donner de l’esprit à une sotte ? Enfermez-la ! », seule phrase en français que l’on entend ici, et suivie de sa traduction en allemand.</p>
<p>Si l’œuvre ne s’est pas imposée, c’est peut-être à Rolf Liebermann qu’il faudrait en attribuer la responsabilité. Pour composer une comédie lyrique en allemand dans l’après-guerre, le modèle de Richard Strauss dominait encore, et la comparaison est forcément redoutable avec les chefs-d’œuvre de conversation en musique conçus par l’auteur de <em>Capriccio</em>. Arnolphe fait un peu figure de frère du baron Ochs, mais il n’a ni sa délicieuse vulgarité ni surtout sa truculence. Curieux choix, peut-être, que celui d’une soprano colorature pour Agnès : si la couleur de la voix convient à une toute jeune fille, les acrobaties à la Zerbinette étonnent davantage de la part d’une héroïne qui fait en toute naïveté ce dont son éducation aurait dû la rendre parfaitement incapable. La partition est écrite pour un orchestre de chambre, mais un peu plus d’imagination aurait été nécessaire pour captiver l’auditeur, et il ne suffit pas pour cela d’avoir voulu inclure un clavecin, traité à la manière dont un Poulenc l’avait utilisé dans son <em>Concert champêtre</em>, par exemple.</p>
<p>Pourtant, Salzbourg dans les années 1950 ne lésinait pas, même pour une création. <strong>George Szell </strong>dirigeant les Wiener Philharmoniker, que pourrait-on demander de mieux ? Et l’œuvre de Liebermann avait aussi bénéficié d’un luxe vocal qui laisse rêveur. L’année même de leur mariage, les Berry-Ludwig sont réunis en scène : <strong>Christa Ludwig</strong> joue les utilités en Georgette et on ne l’entend guère que dans les ensembles, mais <strong>Walter Berry </strong>est Molière, et donc deux autres personnages, on l’a dit, plus la vieille femme qui avertit Agnès de l’amour qu’elle inspire à Horace. Le baryton s’en donne à cœur joie, et chacune de ses interventions relance l’intérêt. <strong>Kurt Böhme</strong> avait à son répertoire tous les grands rôles de basse, Osmin, Sarastro, Ochs… mais Arnolphe ne lui permet pas de manifester la même faconde, et c’est regrettable. <strong>Nicolai Gedda</strong> est un Horace exquis, mais le personnage d’Agnès est, assez logiquement, bien plus développé, et <strong>Anneliese Rothenberger </strong>a toute la légèreté qui convient au rôle tel que Liebermann l’avait conçu. Du très beau monde pour une œuvre pas vraiment impérissable, donc.</p>
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		<title>L’Ecole des femmes à Bordeaux en hommage à Liebermann</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/lecole-des-femmes-a-bordeaux-en-hommage-a-liebermann/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Nov 2010 07:56:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  « C’est parce qu’il était à la tête de l’Opéra de Paris que ma carrière s’est orientée vers le domaine culturel, tout particulièrement celui de l’opéra et de la danse » aime raconter Thierry Fouquet à propos de Rolf Liebermann. Depuis longtemps, le directeur de l’Opéra National de Bordeaux souhaitait présenter à son public L’Ecole des &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			« <em>C’est parce qu’il était à la tête de l’Opéra de Paris que ma carrière s’est orientée vers le domaine culturel, tout particulièrement celui de l’opéra et de la danse</em> » aime raconter Thierry Fouquet à propos de Rolf Liebermann. Depuis longtemps, le directeur de l’Opéra National de Bordeaux souhaitait présenter à son public <em>L’Ecole des femmes</em>, un opéra bouffe en 3 actes que Liebermann composa en 1955 d’après Molière et « <em>qui correspond particulièrement bien au Grand-Théâtre</em> ». Les commémorations du centenaire de la naissance du musicien suisse (Rolf Liebermann est né à Zurich le 14 septembre 1910 et mort à Paris le 2 janvier 1999) lui offrent enfin l’occasion de réaliser ce projet en forme d’hommage. Sur un livret du grand dramaturge allemand Heinrich Strobel, <em>L’Ecole des femmes</em> met en scène Molière lui-même venu assister à une représentation de sa pièce au XXe siècle. Un sujet qui n’est pas sans rappeler <em>Ariane à Naxos</em> de Richard Strauss. « <em>Le même esprit, le même type d’écriture, de rapidité et de vivacité</em> », insiste Thierry Fouquet, « <em>je trouve amusant que nous en proposions la création en France au cours de la saison qui programme également </em>Ariane à Naxos ». Le hasard fait bien les choses, non ?  Du 26 novembre au 1er décembre 2010, dans une mise en scène d’Eric Génovèse, avec Paul Gay en Poquelin et Daphné Touchais en Agnès (plus d’informations sur <a href="http://www.opera-bordeaux.com/">www.opera-bordeaux.com</a>).  </p>
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