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	<title>Carl LOEWE - Compositeur - Forum Opéra</title>
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	<lastBuildDate>Tue, 27 May 2025 21:41:17 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Carl LOEWE - Compositeur - Forum Opéra</title>
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	<item>
		<title>Dietrich Fischer-Dieskau, Complete Lieder &#038; Songs on Warner Classics</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/dietrich-fischer-dieskau-complete-lieder-songs-on-warner-classics/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Claude Jottrand]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 May 2025 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Somptueux hommage à un géant En ces temps où la commercialisation des disques est de plus en plus difficile, face à la concurrence accrue de la diffusion on line, payante ou clandestine, une nouvelle mode est apparue il y a quelques années déjà, celle des coffrets pléthoriques, des intégrales exhaustives et des rééditions mémorielles. Cette &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h4><strong>Somptueux hommage à un géant</strong></h4>
<p>En ces temps où la commercialisation des disques est de plus en plus difficile, face à la concurrence accrue de la diffusion on line, payante ou clandestine, une nouvelle mode est apparue il y a quelques années déjà, celle des coffrets pléthoriques, des intégrales exhaustives et des rééditions mémorielles. Cette tendance est soutenue par la baisse des coûts de production et la volonté de rentabiliser les énormes catalogues dont disposent les quelques labels survivants, accumulés au fil des fusions et acquisitions qui ont conduit à la concentration du secteur que nous connaissons aujourd’hui.</p>
<p>La très forte personnalité de DFD, son rayonnement immense et son impact déterminant dans le monde restreint du Lied, justifient évidemment, à l’heure du centenaire de sa naissance, un hommage que la firme américaine, détentrice du très riche catalogue d’EMI, a voulu somptueux et définitif. Ce sont donc tous les enregistrements dont elle disposait qui se trouvent ici rassemblés. La firme concurrente, Deutsche Gramophone, pour laquelle Fischer-Dieskau a aussi beaucoup enregistré – principalement dans les années ‘70, avait déjà publié un coffret de grande ampleur en octobre 2022 à l’occasion du dixième anniversaire de la mort du chanteur (107 CD incluant aussi les enregistrements réalisés pour Philipps, Polydor ou Decca) dont celui-ci est le parfait complément pour qui voudrait avoir les œuvres complètes (ou presque) du maître dans le domaine du Lied.</p>
<p>EMI avant son absorption par Warner avait aussi édité plusieurs coffrets commémoratifs, tous inclus dans la présente édition, et notamment les introuvables de DFD (6 CD publiés en 1995) et The Great EMI Recordings (11 CD publiés en 2010). Un artiste de cette envergure est aussi, visiblement, un excellent produit commercial Le Lied allemand occupe sans conteste une place majeure dans le répertoire de DFD, il s’y consacra depuis ses premières jusqu’à ses dernières années d’activité, il l’enseigna à de nombreux disciples et accumula dans ce genre une connaissance immense couvrant quasi tout le répertoire existant. C’est ce dont témoigne notre coffret qui reprend tout ce qu’il a enregistré dans ce domaine pour les labels aujourd’hui regroupés autour de Warner, principalement His Master Voice devenu ensuite EMI.</p>
<p>Il est difficile de faire une synthèse de ce qu’il contient tant le contenu est riche. Si la plupart de ces enregistrements étaient devenus indisponibles, aucun n’est totalement inédit, tous ont fait l’objet de parutions sous une forme ou sous une autre au fil du temps. On y trouve des enregistrements de concerts et des réalisations de studio, des prises de son de qualité diverses (dont une part non négligeable en mono), des compositeurs très variés mais avec une prédominance de Schubert, Brahms et Wolf, des œuvres incontournables et des découvertes étonnantes, des pianistes eux aussi divers mais relativement peu nombreux si on considère la variété du répertoire, et parmi lesquels Gerald Moore, compagnon au long cours et partenaire des plus magistrales réussites, domine largement.</p>


<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/5021732475459-Fischer-Dieskau-Complete-Lieder-79CD-3D-2_preview.jpg-1024x1024.webp" alt="" class="wp-image-189915"/></figure>


<h4><strong>Les compositeurs par ordre chronologique</strong></h4>
<p>Le coffret est plus ou moins structuré par compositeurs, et par ordre chronologique du répertoire abordé, de sorte qu’on commence par un disque consacré à Joseph Haydn et un autre à Mozart, puis 5 CD consacrés à Beethoven. Parmi ceux-ci on trouve de très anciens enregistrements avec <strong>Hertha Klust</strong> au piano, une étonnante figure du monde musical allemand de l’immédiat après-guerre, d’abord formée comme mezzo-soprano, mais qui en raison de problèmes d’audition se tourna vers le rôle de répétitrice à l’opéra à Berlin, et d’accompagnatrice pour toute une génération de chanteurs. On pourra ainsi comparer deux versions de <em>An die ferne Geliebte</em>, l’une avec <strong>Gerald Moore</strong> en mono en 1951, et l’autre avec <strong>Harmut Höll</strong> en 1982.</p>
<p>Viennent ensuite les balades de Loewe, puis 12 CD consacrés à Schubert, avec pas mal de doublons&nbsp;: Deux <em>Schöne Müllerin</em> avec Gerald Moore (1951 et 61), deux <em>Winterreisse</em> avec le même (1955 et 62), six récitals en mono, principalement avec Gerald Moore, échelonnés entre 1951 et 1965, et un superbe récital tardif (CD 21-1992) en live avec Hartmut Höll, sorte de quintessence de l’art du chanteur, un disque absolument superbe, réalisé en toute fin de carrière. Si la voix accuse un peu son âge, la tendresse du musicien pour son répertoire de prédilection, sa connaissance profonde des textes, la liberté de qui n’a définitivement plus rien à prouver et une parfaite entente avec son partenaire pianiste suscitent l’émotion de chaque instant. <em>Schöne welt, who bist du </em>dans <em>Die Götter Griechenlands </em>sonne comme l’appel déchirant d’un homme conscient du chemin parcouru. Quelle simplicité dans l’expression, quelle intensité poétique, quelle délicatesse dans le choix des couleurs, en un mot, quelle maîtrise&nbsp;!</p>
<p>Après Schubert, c’est le tour de Mendelssohn, avec <strong>Wolfgang Sawallisch</strong> au piano puis Schumann, auquel sont consacrés trois CD, dont le plus ancien avec Hertha Klust (CD 24 – 1951, 54 &amp;56) est confondant de sincérité, dès qu’on s’habitue à la prise de son très datée. Ces enregistrements les plus anciens sont aussi les plus émouvants : on y retrouve toute l’ardeur de la jeunesse, un engagement total et une étonnante maturité pour un jeune homme de pas même trente ans. Un disque entier est consacré à Peter Cornelius (1824-74), compositeur aujourd’hui bien oublié, et tout un récital aux contemporains de Schumann, dont Grjeg, la plupart à découvrir. Vient enfin Brahms, auquel pas moins de 9 CD sont consacrés. On y trouve notamment une <em>Schöne Maguelone</em> avec <strong>Sviatoslav Richter</strong> d’une rare intensité, un magnifique récital avec Gerald Moore (CD 29 &#8211; 1964), d’une chaleur, d’une précision, d’une évidence rares. La voix est ici d’une plénitude parfaite, avec des graves profonds à souhait, un enthousiasme, un lyrisme, un engagement, une ardeur qui suscitent l’admiration. Viennent ensuite quatre CD parcourant le répertoire brahmsien enregistrés en 1972 et 1973, en compagnie de Wolfgang Sawallisch ou Daniel Barenboim, (CD 30 à 33) absolument somptueux, et deux disques de <em>Volkslieder</em> avec <strong>Elisabeth Schwarzkopf</strong>, gentiment datés.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img decoding="async" width="300" height="168" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/DFD-Richter.jpg" alt="" class="wp-image-190197"/></figure>


<h4><strong>Mahler, Wolf et Strauss</strong></h4>
<p>On passe ensuite à Mahler et aux Lieder avec orchestre, <em>Das Lied von den Eerde</em>, et les <em>Lieder eines Fahrenden Gesellen</em> avec l’orchestre Philharmonia dirigé par <strong>Wilhelm Furtwängler</strong>, d’une intensité et d’une clarté lumineuse, puis les <em>Knabes Wunderhorn</em> avec le concours de Schwarzkopf dirigés par <strong>George Szell</strong>.&nbsp; Assez curieusement positionnée, figure ici en complément de programme la <em>Bonne Chanson</em> de Gabriel Fauré avec Gerald Moore, extrêmement poétique, l’occasion de goûter l’admirable dicton française de notre héros.</p>
<p>Autre compositeur très largement représenté, Hugo Wolf (9 CD) fut sans doute avec Schubert et Brahms un des préférés de Fischer-Dieskau. Ses interprétations des Goethe Lieder (1960) ou des Mörike Lieder (1957) chaque fois avec Gerald Moore sont de toute beauté, dans une veine assez noire, pleine d’une nostalgie cruelle aux limites de l’expressionnisme et restent sans doute un exemple pour tous les chanteurs de Lieder aujourd’hui encore. Avec le même partenaire, on trouve ensuite 6 CD consacrés à Richard Strauss, 5 enregistrements de studio réalisés en 1968-69 avec Gerald Moore – concurrençant ceux qu’il enregistrera plus tard avec Sawallisch pour la firme concurrente –&nbsp;, et un récital de 1955. Là aussi, comme pour Wolf, l’approche stylistique est parfaitement convaincante, avec une grande liberté dans la veine humoristique, une parfaite réalisation des pages les plus lyriques, et pour seul regret l’absence d’enregistrement de ces Lieder avec orchestre.</p>
<h4><strong>Le Lied encore bien vivant au XXè siècle</strong></h4>
<p>La dernière partie du coffret est moins homogène&nbsp;: elle comprend des œuvres de la première moitié du XXè siècle (Arnold Schoenberg et Alban Berg – 1 CD chacun, avec une grande délicatesse de sentiment, Hans Pfitzner – 2 CD dont un avec orchestre &#8211; ou Othmar Schoeck par exemple) ou de la deuxième moitié, montrant aussi l’intérêt de Fischer-Dieskau pour les compositeurs de son temps (Hanns Eisler, Aribert Reimann, qui fut également son accompagnateur pour la musique contemporaine, Hermann Reutter, etc… ). On y trouve aussi des récitals présentant plusieurs compositeurs, dont une série de récitals enregistrés sur le vif au Festival de Salzbourg dans les années soixante avec Gerald Moore, l’occasion d’une autre <em>Schöne Maguelone</em>, mais aussi de voir comment Fischer-Dieskau construisait le programme de ses récitals, commençant par des œuvres fortes, ménageant des moments de tension et de détente en alternance, finissant ses premières parties par des pages plus virtuoses, plaçant les pages les plus intimes en milieu de deuxième partie par exemple.</p>
<p>Autre curiosité, deux disques d’hommage à Gerald Moore, réalisés à Londres avec le concours de <strong>Victoria de Los </strong><strong>Á</strong><strong>ngeles</strong> et d’Elisabeth Schwarzkopf, datant de 1967 ou un enregistrement live au Queen Elizabeth Hall de Londres avec <strong>Janet Baker</strong> et <strong>Daniel Barenboim</strong>, au style terriblement daté et qui permettent de mesurer à quel point Fischer-Dieskau résiste mieux que les autres à l’évolution de l’interprétation. D’autres incursions dans le répertoire français, Berlioz, Bizet, Chabrier, Chausson, Franck, Gounod, Saint-Saëns et même Hahn, d’Indy, Massenet, Milhaud, et Pierné, réunies en un CD intitulé mélodies de la belle époque, au charme désuet, sont placées tout à la fin du coffret.</p>


<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/dietrich-fischer-dieskau-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-190203"/></figure>


<h4><strong>Long et très délectable tête à tête avec un maître absolu</strong></h4>
<p>Ce qui frappe à l’écoute des différents enregistrements de cette somme colossale, répartis sur plus de quarante années de carrière (1951-1992), c’est la constance des qualités du chanteur, remarquables dès ses débuts – il n’a que 26 ans – avec relativement peu d’évolution au cours des ans. Bien sûr, la voix s’est un peu étoffée avec l’âge, les interprétations ont mûri, mais les qualités essentielles, le naturel, la diction parfaitement claire, la transparence des aigus, la sincérité, le lyrisme, la souplesse de la voix et le sens du texte sont perceptibles dès l’entame de sa carrière.</p>
<p>L’impression de dominer parfaitement son sujet, l’aisance technique déconcertante, un sens inné de la phrase, les respirations naturelles toujours placées au bon endroit, la richesse de la palette de couleurs, très large mais sans outrance, jamais démonstrative, un legato sans faille, voilà les principales qualités d’interprétation dont témoignent les enregistrements repris ici. Mais on y retrouve aussi les qualités de l’homme, son insatiable curiosité et son appétit à découvrir de nouveaux répertoires, une grande fidélité à ses partenaires de prédilection, un absolu respect du texte, et une grande générosité dans le partage de ses émotions, avec pudeur, avec modération, certes, mais sans faux-fuyant et sans maniérisme.</p>
<p>On parlera aussi volontiers des qualités de communication du chanteur, cet art de donner l’impression à chacun qu’il s’adresse directement à lui, personnellement, avec intensité, quels que soient son âge, sa connaissance du répertoire, ou son niveau de culture. Cette simplicité, cette authenticité sont probablement la clé de ses interprétations, l’élément qui fait qu’elles n’ont pas vieilli, qu’elles échappent à toute mode et qu’elles constituent sans doute à jamais le socle du Lied enregistré.</p>
<p>L’énorme quantité des enregistrements disponibles montre aussi l’immense travailleur que DFD fut tout au long de sa vie, cumulant ses très nombreux récitals, ses prestations à l’opéra, son rôle d’enseignant et la préparation de ses disques auxquels il apportait un très grand soin.</p>
<p>On peut sans doute aussi ajouter à cette longue liste de qualités une énorme volonté de bien faire, doublée d’une certaine modestie apparente qui aura pour conséquence, à peu près dans tous les répertoires, que certaines pages sont absentes, que certains Lieder qu’il jugeait plus faibles ou avec lesquels il se sentait moins d’affinité manquent au catalogue, à une époque où on était plus friand de qualité que soucieux d’offrir au public des intégrales complètes.</p>
<p>Qui aura passé plus de trois semaines d’écoute intensive avec délectation et sans aucune lassitude peut tout de même légitimement se poser la question de savoir à quel public ce type de coffret est destiné. Somme de documentation sonore à l’attention des spécialistes, des fans absolus – dont je suis – des jeunes chanteurs (ou pianistes) avides de références du passé, mais sans doute moins le grand public qui risque ici d’être saturé et de n’écouter que quelques pages majeures, toujours les mêmes, en laissant de côté les partitions moins courues ou les enregistrements les plus anciens. Mais pouvais-t-on rendre plus bel hommage à cet immense artiste que de tout publier, tout ce qui est disponible dans cette maison de disques et celles dont elle se trouve être, au fil des fusions et des rachats, l’ultime héritière ? Dans cet immense corpus, l’auditeur fera son choix !</p>
<p><a href="https://www.forumopera.com/?post_type=breve&amp;p=189914"><strong>Remportez ce magnifique coffret Warner Classics de 79 CDs</strong></a></p>
<p><a href="https://www.forumopera.com/?post_type=dossier&amp;p=189164"><strong>Retour vers le sommaire de notre dossier DFD 100</strong></a></p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/dietrich-fischer-dieskau-complete-lieder-songs-on-warner-classics/">Dietrich Fischer-Dieskau, Complete Lieder &#038; Songs on Warner Classics</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Mythos (Schubert et Loewe) par Konstantin Krimmel</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/mythos-schubert-et-loewe-par-konstantin-krimmel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Charles Sigel]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Jul 2024 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a des disques qui emportent l’adhésion dès les premières mesures. Et d’autres qui réclament une approche plus lente. Tel celui-ci, que Konstantin Krimmel consacre à Schubert et Loewe. «&#160;Ce garçon a décidément le romantisme austère&#160;», c’est ce que nous avions écrit à propos de son album Saga. On aurait plutôt pu dire discret &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a des disques qui emportent l’<a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/samuel-hasselhorn-urlicht-chants-de-mort-et-de-resurrection/">adhésion dès les premières mesures</a>. Et d’autres qui réclament une approche plus lente. Tel celui-ci, que <strong>Konstantin Krimmel</strong> consacre à Schubert et Loewe. «&nbsp;Ce garçon a décidément le romantisme austère&nbsp;», c’est ce que nous avions écrit <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/konstantin-krimmel-zauberoper-et-saga-un-jeune-homme-a-suivre/">à propos de son album <em>Saga</em></a>. On aurait plutôt pu dire <em>discret</em> ou <em>secret</em> et cela conviendrait assez bien à <em>Mythos</em>, qui ne se livre pas d’emblée et semble préférer une écoute au long cours. Et révéler lentement toutes ses subtilités. Mais, une fois conquis, on ne le lâchera plus.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="640" height="428" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/image0-2.jpeg" alt="" class="wp-image-168257"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>Ammiel Bushakevitz et Konstantin Krimmel © D.R.</sub></figcaption></figure>


<p>C’est affaire de tempérament sans doute. Car pour ce qui est des moyens vocaux, ils apparaissent sans limites. Konstantin Krimmel, c’est d’abord une voix, et quelle ! La plénitude du timbre, l’homogénéité sur toute la tessiture, d’amples graves, des aigus aisés et brillants, une puissance considérable, une diction allemande mordante, de l’éclat, de la vivacité s’il le faut. Mais aussi des douceurs, des délicatesses, des pudeurs, des confidences, d’autant plus touchantes.</p>
<h4><strong>Raconter</strong></h4>
<p>Tout ce qu’on entend dans la longue ballade de Loewe, <em>Archibald Douglas</em>, archétype du genre, opéra-miniature où il montre toute sa palette et qu’il sait animer en grand raconteur d’histoires qu’il est. «&nbsp;J’aime tout simplement raconter des histoires […] Au plus profond de nous, nous avons besoin d’histoires. Toujours les mêmes : celles qui parlent d’amour et de douleur, de bonheur et de mort. Ce sont bien souvent les lieder ‘graves’ qui me sont le plus proches : davantage de conflits, davantage de drame… L’essence du romantisme, en somme&nbsp;», dit-il.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="755" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Portrait-3-2048x1510-1-1024x755.jpg" alt="" class="wp-image-168261"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>Konstantin Krimmel © D.R.</sub></figcaption></figure>


<p>C’est donc un choix de ballades qui nous est proposé ici, alternant Loewe, dont c’est le domaine d’élection, et un Schubert bien particulier, qui n’est pas celui du lied. Un lied, c’est un état d’âme, un paysage, un sentiment, une méditation, une rêverie, l’insaisissable fait poème et mélodie (et on se souvient de <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/schubert-die-schone-mullerin-konstantin-krimmel/">la très belle <em>Schöne Müllerin</em></a> que Krimmel nous avait donnée en 2023). Une ballade, c’est un récit, une vignette, une légende, un mythe, un imaginaire. Un monde qui est celui de Weber, d’Armin et Chamisso, de Caspar David Friedrich, de Cornelius, de Moritz von Schwind, ami si proche de Schubert, le monde du <em>Märchen</em>, du conte allemand.</p>
<h4><strong>Au-delà de la virtuosité</strong></h4>
<p>Krimmel se garde bien de cultiver l’effet, ou le pittoresque, dans ce répertoire qui pourrait y incliner. Témoin, son <em>Erlkönig</em> (celui de Schubert – il avait enregistré celui de Loewe dans <em>Saga</em>) : certes la voix se fait un peu plus insinuante quand c’est le Roi des Aulnes qui chante, mais le plus souvent elle file tout droit, avant de monter jusqu’au tragique sur la cavalcade infernale du piano d’<strong>Ammiel Bushakevitz</strong>.</p>
<p>De la même façon, l’implacable galopade de <em>An Schwager Kronos</em> de Schubert/Goethe file d’un seul élan, faisant fi du « nicht zu schnell » de la partition, ne s’alentissant que pour saluer une Mädchen sur le pas de sa porte avant de repartir, voix au clair et flamberge au vent, sur les octaves impatientes du pianiste.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1000" height="667" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/krimmel-konstantin-00maren_ulrich.jpg" alt="© Ulrich Maren" class="wp-image-53310"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>Konstantin Krimmel © Ulrich Maren</sub></figcaption></figure>


<h4><strong>Contre-exemples !</strong></h4>
<p>Non moins épatante, la virtuosité de Bushakevitz dans <em>Der Totentanz</em> (la danse des morts) de Loewe/Goethe, qui d’ailleurs est le contre-exemple parfait de tout ce qu’on a dit jusqu’ici… : brio, prestesse, humour, course échevelée, Krimmel y éclate de verve, sur un tempo allegro vivace exubérant, révélant pour nous faire mentir une autre facette de son talent, une pétulance sarcastique inattendue. Et une technique éblouissante.</p>
<p>Mais si, pour l’essentiel, l’attitude est grave, et l’humeur sombre, l’art de Krimmel n’a jamais rien de monolithique.</p>
<p>Qu’on écoute le sublime <em>Des Totengräbers Heimwehe</em> (nostalgie du fossoyeur) de Schubert : après un portique grandiose («&nbsp;O Menschheit ! O Leben ! Was soll’s ? &#8211; ô humanité, ô vie, à quoi bon ?), la voix se fait de plus en plus intime, éperdue, fragile, la mélodie s’interrompt de longs silences indécis, au bord de la tombe, avant une dernière strophe (la voix s’illumine magiquement) qu’argente une lueur d’espoir, quand meurt le fossoyeur. Le «&nbsp;Ich komme ! &#8211; J’arrive&nbsp;» final n’est que dénuement et espérance. C’est très beau.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Portrait-5-2048x1365-1-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-168262"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>Konstantin Krimmel © D.R.</sub></figcaption></figure>


<h4><strong>Pure poésie</strong></h4>
<p>Cette délicatesse de touche éclaire l’impalpable <em>Am Bach im Frühling</em> (lied davantage que ballade, pour le coup) et le suave <em>Süsses Begräbnis</em> (Douces funérailles) de Loewe : cette voix majestueuse sait se faire ténue, confidentielle, songeuse.<br />À l’instar du piano d’Ammiel Bushakevitz dans le diaphane <em>Geisterleben</em> de Loewe/Uhland : évocation à la Füssli d’un spectre sortant de sa tombe, d’une âme survolant en rêve le monde la nuit. Comme la musique de Loewe, la voix de Krimmel se libère de tout poids, n’est plus ici que pure poésie : ballade ou lied, peu importe, Loewe s’y montre égal de Schubert, d’une mélancolie insaisissable, dans ces phrases imprévisibles, trouées de silence, où Krimmel semble en lévitation.</p>
<h4><strong>Rien qui pèse</strong></h4>
<p>Le célèbre <em>Wanderer</em> de Schubert, d’une totale maîtrise, met au service de la seule expression toute la palette du <em>liedersänger</em> : aux grandes orgues du frontispice répondent des allègements aériens, des passages en voix mixte, une introversion jamais pesante. À quoi fera écho l’humble et tendre « Chant du voyageur la nuit », <em>Wanderers Nachtlied</em>, de Loewe.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="640" height="428" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/image2-1.jpeg" alt="" class="wp-image-168263"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>Ammiel Bushakevitz</sub> <sub>et</sub> <sub>Konstantin</sub> <sub>Krimmel ©</sub> <sub>D.R.</sub></figcaption></figure>


<p>Tout juste trentenaire, Krimmel semble avoir déjà la maturité d’un vieux sage. D’où la simplicité, la tranquille évidence, l’absence de pose de <em>Der König in Thulé</em>, première plage de l’album (clarté des notes hautes, si belles, assurance du crescendo) et l’abandon des deux escapades sur les eaux : le <em>Fahrt zum Hadès</em> (voyage vers l’Hadès) de Schubert, méditation apaisée sur le fleuve noir des enfers, aspiration presque sereine à mourir (qu’interrompt soudain l’insurrection violente de « Vergiessen nenn’ ich zwiefach sterben – Oublier, c’est mourir deux fois ») et celle de Loewe (Meerfahrt), puissante « gothic fantasy » où la voix peut y aller de son plein-jeu le plus sonore.</p>
<p>Pour finir, <em>Die Uhr</em> (la montre), plus charmeuse, essayera de dissiper toutes les mélancolies et de poser un sourire sur le point final. À un récital au choix minutieux où les pièces se répondent souvent l’une à l’autre, et où toutes les couleurs de la palette du chanteur se révèlent peu à peu (comme celles du pianiste). <br />Belle réussite et balise marquante sur un parcours qui commence à peine.</p>


<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<div class="ast-oembed-container" style="height: 100%;"><iframe title="SCHUBERT // &#039;Der König in Thule, D. 367&#039; by Konstantin Krimmel and Ammiel Bushakevitz" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/6ufvslYW-LY?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></div>
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		<title>Epic, Lieder &#038; Balladen</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/epic-lieder-balladen-une-epopee-lyrique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Claire-Marie Caussin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Mar 2020 09:10:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« Epique » est le mot : comment décrire autrement ces pages de Schubert, Loewe, Wolf et Schumann et les récits hallucinés qu’ils mettent en musique ? Surnaturel, effroi, hyperbole, tout y est fait pour capter l’auditeur. Le baryton Stéphane Degout et le pianiste Simon Lepper s’emparent de ce répertoire avec une maîtrise qui force le respect. On n’entend aucun &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>« Epique » est le mot : comment décrire autrement ces pages de Schubert, Loewe, Wolf et Schumann et les récits hallucinés qu’ils mettent en musique ? Surnaturel, effroi, hyperbole, tout y est fait pour capter l’auditeur.</p>
<p>Le baryton <strong>Stéphane Degout</strong> et le pianiste<strong> Simon Lepper </strong>s’emparent de ce répertoire avec une maîtrise qui force le respect. On n’entend aucun défaut dans cette voix capable de la plus grande vaillance sans jamais faiblir ; capable également, par moments, d’une douceur surprenante au milieu de ce déferlement épique. On pense par exemple aux premières mesures de « Die Nonne und der Ritter » ; on pense aussi à « Der Zwerg », ouvrant l’album avec un tempo un peu plus lent que ce que l’on a l’habitude d’entendre, avec un long début <em>piano</em> qui ne s’intensifie que très progressivement ; mais une retenue et une douceur qui rendent le drame infiniment plus intense lorsqu’il surgit.</p>
<p>La beauté du timbre, l’aigu assuré, une remarquable prononciation allemande également permettent de suivre le chanteur dans ces différentes pièces qui, chacune, racontent une histoire. Celui-ci est également rejoint brièvement par <strong>Marielou Jacquard </strong>pour « Die Nonne und der Ritter », et par <strong>Dame Felicity Palmer</strong> pour un « Edward » de Brahms saisissant ; dès lors, on se demande un peu ce que les <em>Trois sonnets de Pétrarque</em> viennent faire dans ce programme, tant en raison de leur langue que de leur sujet, purement élégiaque. L’interprétation de Stéphane Degout et Simon Lepper n’est pas ici en cause, loin de là, tant les aigus sont puissants et la ligne bien dessinée ; mais on saisit mal l’unité de ce programme et l’on est presque déçue de finir sur cette note sentimentale après tant de mélodies tragiques.</p>
<p>N’était cette réserve concernant le choix du programme – ou du moins de son titre –, on se laisse bien aisément saisir par les atmosphères dépeintes par les deux musiciens, et notamment par le pianiste dont on admire la virtuosité dans « Die drei Zigeuner ». Il fait également entendre, dans « Der Zwerg », une indépendance des voix absolument remarquable et qui participe au souffle épique traversant cet album.</p>
<p>Après plusieurs enregistrements consacrés à la mélodie française, on est donc heureux d’avoir au disque un témoignage de Stéphane Degout interprète de Lieder, car il possède sans aucun doute le sens du théâtre et l’expérience vocale nécessaires pour porter des pièces aussi exigeantes.</p>
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