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	<title>Sebastian RIVAS - Compositeur - Forum Opéra</title>
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	<title>Sebastian RIVAS - Compositeur - Forum Opéra</title>
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		<title>RIVAS, Otages &#8211; Lyon</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Mar 2024 06:50:25 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Otages en création dans le cadre du festival de l’Opéra national de Lyon est un bon spectacle. Le problème pour l’auteur de ce compte-rendu vient du fait que ce n’est pas vraiment une œuvre lyrique. Pourquoi ? Sebastian Rivas s’est donné les bons outils. Il les détaille longuement dans le programme du spectacle&#160;: la déclamation &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Otages</em> en création dans le cadre du festival de l’Opéra national de Lyon est un bon spectacle. Le problème pour l’auteur de ce compte-rendu vient du fait que ce n’est pas vraiment une œuvre lyrique. Pourquoi ? <strong>Sebastian Rivas</strong> s’est donné les bons outils. Il les détaille longuement dans le programme du spectacle&nbsp;: la déclamation pour le factuel, le récit, les péripéties&nbsp;; pour la voix les affects, les sentiments, les fantasmes. Le lyrisme doit permettre d’incarner et de représenter tout cet univers mental et sensuel. Le livret, adapté par le compositeur lui-même d’après la pièce de Nina Bouraoui, s’avère d’une grande richesse, en prise avec notre époque qu’il dramatise. Ce n’est pas tout à fait le cas de la musique. La composition de Sebastian Rivas étale de grand aplats sonores que viennent colorer une myriade d’instruments et de techniques modernes. Le continuum qu’il recherche en voix parlée et chantée se dissémine dans une partition qui ne possède pas de vraies ruptures et peu de points saillants pour souligner la scansion de l’argument. Acte manqué ou révélateur, les musiciennes de l’ensemble musicale sont placées derrière le décor. Tout juste devinera-t-on la battue rigoureuse de <strong>Rut Schereiner</strong>.</p>
<p>Le problème majeur, c’est que toute la pièce tourne autour du récit factuel de la vie maritale et professionnelle de Sylvie Mayer. Dès lors, les possibilités d’une écriture lyrique sont réduites à la portion congrue, ne peuvent se développer et se cantonnent à une esthétique contemporaine somme toute académique. Sylvie parle en quasi-permanence et l’on a presque envie de rendre davantage hommage à l’incarnation théâtrale au sens large de <strong>Nicola Beller Carbone</strong> qu’à sa prestation vocale – irréprochable et engagée. Il en va de même pour les «&nbsp;hommes&nbsp;» qu’<strong>Ivan Ludlow</strong> endosse (le Mari et Victor Andrieu, le patron). Très peu de texte chanté et une voix déclamée qui ressemble à s’y méprendre avec celle d’un certain président de la République.</p>
<p>La proposition scénique de <strong>Richard Brunel</strong>, le directeur de l’Opéra national de Lyon, s’attèle à rendre parfaitement lisible les topos (physique et mentaux) de la déclamation de Sylvie. Dans ce décors de bureau de l’usine de caoutchouc, le truchement de stores, tantôt persiennes sur l’intimité tantôt écran de projection de vidéos live des scènes de huis clos, permet une plongée au cœur de l’action que la musique ne parvient pas à transmettre. La direction d’acteur, précise et ciselée, participent grandement à la réussite du spectacle.</p>
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		<title>Sebastian Rivas primé à la Biennale de Venise</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/sebastian-rivas-prime-a-la-biennale-de-venise/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Oct 2018 13:57:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après avoir évolué dans le domaine du jazz, du rock et de l’improvisation, Sebastian Rivas s’est tourné vers la composition. Bien lui en a pris. Son opéra radiophonique La Nuit hallucinée a été récompensé en 2012 par le prix Italia et un lion d’or lui sera remis le 6 octobre prochain lors de la 62e &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Après avoir évolué dans le domaine du jazz, du rock et de l’improvisation, <strong>Sebastian Rivas</strong> s’est tourné vers la composition. Bien lui en a pris. Son opéra radiophonique <em>La Nuit hallucinée </em>a été récompensé en 2012 par le prix Italia et un lion d’or lui sera remis le 6 octobre prochain lors de la 62<sup>e</sup> Biennale de Venise. Cette distinction récompense l’innovation en matière musicale. A cette occasion <em>Aliados</em> , « <em>un opéra du temps réel </em>» composé sur un livret d’Estevan Buch et créé en 2013 au T2G de Gennevilliers sera représenté au Théâtre Goldoni. Sebastian Rivas a par ailleurs été nommé directeur de Grame, Centre National de création musicale, en co-direction avec <strong>Anouck Avisse</strong>, conseillère musique pour la fondation Nuovi Mecenati et première femme nommée à un tel poste.</p>
<p><iframe allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/nIzFN5C7i4M" width="560"></iframe></p>
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		<title>RIVAS, Aliados — Nancy</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/aliados-nancy-pas-de-maggie-sans-nixon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Mar 2015 06:16:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a un demi-siècle, qui aurait pu imaginer que l’opéra renaîtrait par le biais de l’Histoire ? Qui aurait deviné que 150 ans après Les Huguenots entrelaçant la Saint-Barthélémy avec une intrigue amoureuse, l’art lyrique trouverait un nouveau souffle en revisitant les grands événements d’un passé certes beaucoup plus récent ? Nixon in China est souvent &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a un demi-siècle, qui aurait pu imaginer que l’opéra renaîtrait par le biais de l’Histoire ? Qui aurait deviné que 150 ans après <em>Les Huguenots</em> entrelaçant la Saint-Barthélémy avec une intrigue amoureuse, l’art lyrique trouverait un nouveau souffle en revisitant les grands événements d’un passé certes beaucoup plus récent ? <em>Nixon in China </em>est souvent considéré comme l’acte de naissance du CNN Opera, ce « grand opéra à l’américaine », et l’on ne compte plus désormais les ouvrages s’inscrivant dans cette veine. Pour son premier opéra scénique, l’Argentin Sebastian Rivas (né en 1975) a donc eu tout naturellement l’idée, en collaboration avec son compatriote Esteban Buch, de se pencher sur un événement majeur de l’histoire de son pays, la guerre de Malouines en 1982. Bien sûr, il n’est pas question de montrer les combats, et pour cette partition d’une durée à peine supérieure à une heure, les concepteurs ont fait le choix d’aborder l’épisode de biais, filtré par la mémoire – ou l’absence de mémoire – de ses acteurs majeurs, Margaret Thatcher, au cours de la visite qu’elle rendit en 1999 au général Pinochet, l’ex-dirigeant du Chili, pays allié de la Grande-Bretagne durant le conflit (d’où le titre de l’œuvre, « Alliés »). Quatre personnages, donc – la Dame de fer et l’infirmière qui l’accompagne, le dictateur et l’aide-de-camp qui le materne – sont réunis dans un salon, où ils prennent le thé et échangent quelques propos incohérents, les deux ex-chefs d’Etat souffrant de sénilité avancée. Même si une idylle semble se nouer entre les deux autres protagonistes, essentiellement à travers un tango passionné, point d’intrigue amoureuse ici, comme si l’on ne retenait de <em>Nixon in China</em> que la scène de confrontation entre le Mao et le président des Etats-Unis. Encadrant la rencontre par ses interventions, un soldat argentin vient rappeler les atrocités du conflit des Falklands.</p>
<p>L’exercice est mené avec brio et humour, et Sebastian Rivas gagne son pari haut la main, pour un ouvrage court, sans grandiloquence, et aux moyens somme toute assez légers : six instrumentistes, quatre chanteurs et un comédien. La partition fait la part belle à la guitare électrique et aux percussions et, surtout, propose un usage habile de la sonorisation, présente d’un bout à l’autre de l’œuvre et avec des résultats autrement convaincants que dans certaines créations récentes. Loin de n’être qu’un gadget, source de crachouillis occasionnels et gratuits comme dans [le lecteur complètera], le recours à l’électronique fait ici réellement sens ici, notamment lors de la scène fascinante où les mots prononcés par Margaret Thatcher sont amplifiés, répétés et déformés comme en un chœur d’échos. Sans nuire à l’intelligibilité, la parole est ici souvent triturée, réitérée, mêlée au borborygme. Rivas joue aussi de la citation, parfois en fonction de certains mots du livret : quand l’infirmière dit à Miss Maggie « Votre devoir est de vous souvenir », le mot <em>remember</em> déclenche inévitablement une réminiscence très développée du « Remember me » de <em>Didon et Enée</em>. La mise en scène d’<strong>Antoine Gindt</strong> manifeste la même virtuosité dans son recours intelligent à la vidéo, en dédoublant l’action, vue de face par le public et sous d’autres angles par deux caméras dont les images sont projetées au-dessus de la scène. Ce procédé implique une authentique direction d’acteurs et des chanteurs réellement capables d’incarner leurs personnages, puisque les gros plans sont nombreux.</p>
<p>Bien sûr, par leur physique, les interprètes ne ressemblent ni à Pinochet ni à Mme Thatcher, et ils n’ont heureusement pas l’âge qu’avaient en 1999 ces deux personnalités. Mais peu importe, en réalité, car on adhère très vite au procédé. <strong>Lionel Peintre</strong> déploie ses talents bien connus de comédien et se montre parfaitement crédible en infirme saisi par Alzheimer. La partition lui impose un recours fréquent au falsetto, sans exiger de grandes prouesses vocales par ailleurs. Habituée de la musique contemporaine – on la verra le mois prochain à Toulouse dans <em>Massacre </em>de Mitterer –, la mezzo lituanienne <strong>Nora Petročenko</strong> est une éblouissante Dame de fer, tantôt sûre d’elle, tantôt absente, tantôt rongée par le souvenir, et Sebastian Rivas lui permet des envolées lyriques, certes brèves, où elle révèle un timbre somptueux. Soprano agile, et également rompue au contemporain – elle participera à Bruxelles à la création du <em>Penthésilée</em> de Pascal Dusapin –, <strong>Mélanie Boisvert</strong> tire le maximum du personnage de l’infirmière. Pour compléter le quatuor, on attendrait une voix de ténor, mais c’est un deuxième baryton qui a été préféré : à <strong>Thill Mantero</strong> échoit donc le rôle un peu plus effacé de l’aide-de-camp, auquel il revient pourtant de rappeler la liste des crimes commis par Pinochet. Dans le rôle parlé et parfois fredonné du « Conscrit », <strong>Richard Dubelski</strong> impressionne par son implication totale en soldat possédé par le passé. Sous la baguette de leur directeur musical, le chef français <strong>Léo Warynski</strong>, les six musiciens de l’<strong>Ensemble Multilatérale</strong> exécutent avec aisance et rigueur une partition dont on comprend qu’elle ait déjà fait un joli parcours, et l’on attend maintenant que Sebastian Rivas s’attaque à une œuvre lyrique de plus grande ampleur.</p>
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