<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Jean SIBELIUS - Compositeur - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/compositeur/sibelius-jean/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/compositeur/sibelius-jean/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Fri, 13 Mar 2026 08:57:32 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Jean SIBELIUS - Compositeur - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/compositeur/sibelius-jean/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Lise Davidsen, Live at the Met</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/lise-davidsen-live-at-the-met/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Guillaume Picard]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Mar 2026 05:09:35 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=cd-dvd-livre&#038;p=209738</guid>

					<description><![CDATA[<p>Après une Isolde barcelonaise qui l’a hissée au rang de légende vivante et avant une Isolde new-yorkaise face à Michael Spyres qui fait frétiller d’excitation tous les cœurs wagnériens, c’est un autre concert au Met qui fait l’actualité de Lise Davidsen : le récital donné en 2023 avec son complice James Baillieu au piano, dont l’enregistrement &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/lise-davidsen-live-at-the-met/"> <span class="screen-reader-text">Lise Davidsen, Live at the Met</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/lise-davidsen-live-at-the-met/">Lise Davidsen, Live at the Met</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Après une <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/wagner-tristan-und-isolde-barcelone/">Isolde barcelonaise</a> qui l’a hissée au rang de légende vivante et avant une Isolde new-yorkaise face à Michael Spyres qui fait frétiller d’excitation tous les cœurs wagnériens, c’est un autre concert au Met qui fait l’actualité de <strong>Lise Davidsen</strong> : le récital donné en 2023 avec son complice <strong>James Baillieu</strong> au piano, dont l’enregistrement a tout juste été édité par le label Decca.</p>
<p>Que la Norvégienne ait, dans sa catégorie, une des voix les plus fascinantes des temps modernes, voilà qui est hors de soupçon. Tous ceux qui l’ont entendue, en live ou en enregistrement, ont été hypnotisés par la puissance, l’ampleur, l’énergie lumineuse de sa voix qui sait aussi trouver des moments d’une intériorité bouleversante. Toutes ces qualités (<a href="https://www.forumopera.com/breve/pourquoi-notre-non-accreditation-au-met-est-une-bonne-nouvelle/">dont la réputation a suffi pour remplir huit fois les quelque 3800 places du Met</a>) sont bien présentes dans le CD du récital new-yorkais… mais avec un degré en moins, et on se surprend (blasphème qu’on rougit de formuler en ce moment de triomphe <em>davidsenien</em>) à rester un peu extérieur à cet exercice très soigné.</p>
<p>L’enregistrement n’a pas des qualités folles. Le programme du récital, d’abord, est trop éclectique à notre goût (dans l’ordre du CD : un air de Puccini, un air de Verdi, des Lieder de Strauss et de Schubert, des mélodies de Sibelius, un air d’opérette, une chanson de <em>musical</em>, un air de Wagner, une mélodie de Grieg – ouf !). On comprend, bien sûr, qu’il s’agissait de montrer toutes les facettes d’une chanteuse qui en compte quelques-unes de stupéfiantes, mais on y perd en cohérence et en musicalité ce qu’on gagne à peine en <em>show</em>, puisqu’à ce stade de sa carrière on a déjà une certaine idée de ses possibilités. En outre, la captation ne s&rsquo;avère pas tout à fait capable de rendre justice aux harmoniques et au volume de la voix, qui semble parfois plus lourde qu’à l’ordinaire, moins portée par la clarté tranchante de la lame de son. Bref, malgré le talent évident de cette chanteuse (qu’on rêve d’entendre prochainement à Paris), ce CD s’apparente à un coup commercial de maison de disque. Decca a en outre fait le choix de réordonner les numéros du récital original et d&rsquo;en couper certains, ce qui est dommage pour notre curiosité et n&rsquo;aide pas en outre à améliorer la cohérence du disque.</p>
<p>Une fois tout cela dit, reste l’essentiel : Lise Davidsen est un joyau des scènes d’aujourd’hui. Encore plus que « Vissi d’arte » (en demi-teintes délicates, mais au vibrato assez large à surveiller), ou que « Morrò, ma prima in grazia » (un peu trop tubé et manquant un peu de ligne), on admire ses Lieder de Strauss (splendeurs de <em>Morgen</em> où voix et piano font entendre comment un Lied peut chanter le silence) et un très beau <em>Litanei auf das Fest Allerseelen</em> de Schubert. Sibelius est abordé avec une véhémence toute opératique qui contraste avec des numéros de bis légers qui ont l’effet escompté sur le public, dont les applaudissements ont été inclus dans le disque. « Dich teure Halle » est désormais l’air signature de Lise Davidsen, et on comprend pourquoi ici (malgré l’effet étrange d&rsquo;entendre l&rsquo;air accompagné par un piano et non par un orchestre) : autorité souveraine, facilité de l&rsquo;aigu, beauté du timbre sont au rendez-vous. « Våren » de Grieg, qui ouvrait le récital en live, devient ici la dernière piste du CD, qui se conclut ainsi sur une mélodie norvégienne où l’instrument de Lise Davidsen s’allège pour rendre justice aux allures folkloriques de l’écriture, tout en traversant cette fausse simplicité pour laisser deviner la subtile mélancolie du texte.<br />
Rendons donc, au bout du compte, un juste hommage à son talent ainsi qu&rsquo;au piano intelligent et poétique de James Baillieu, qui s&rsquo;avère tout au long du programme un allié indéfectible pour sa partenaire.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/lise-davidsen-live-at-the-met/">Lise Davidsen, Live at the Met</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Récital Nina Stemme &#8211; Strasbourg</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/recital-nina-stemme-strasbourg/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Feb 2025 05:01:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=182853</guid>

					<description><![CDATA[<p>Nina Stemme offrait à l’Opéra du Rhin un récital autour de mélodies de compositeurs suédois (et finlandais pour Sibelius) largement méconnues dans cette partie de l’Europe. Composées au crépuscule du siècle romantique, elles recouvrent dans leurs esthétiques les pans du répertoire que Nina Stemme peut défendre à la scène que ce soit dans des emplois &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/recital-nina-stemme-strasbourg/"> <span class="screen-reader-text">Récital Nina Stemme &#8211; Strasbourg</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/recital-nina-stemme-strasbourg/">Récital Nina Stemme &#8211; Strasbourg</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Nina Stemme</strong> offrait à l’Opéra du Rhin un récital autour de mélodies de compositeurs suédois (et finlandais pour Sibelius) largement méconnues dans cette partie de l’Europe. Composées au crépuscule du siècle romantique, elles recouvrent dans leurs esthétiques les pans du répertoire que Nina Stemme peut défendre à la scène que ce soit dans des emplois de soprano ou de mezzo-soprano dernièrement.</p>
<p>De fait, l’ambitus requis pour leur interprétation correspond à celui de la soprano suédoise. N’étaient-ce quelques tensions dans le haut de la tessiture dans les deux premiers morceaux « Die Lotusblumen » et « Die traurige Frühlingsnacht », Nina Stemme en explore les méandres tel une conteuse, une fois la voix réchauffée. L’intelligence avec laquelle elle porte à la scène les rôles dramatiques qui l’ont rendue célèbre, se trouve condensée dans ces mélodies qui acquièrent presque la valeur de saynètes. « Flickan kom ifrån sin älsklings möte » en est le plus frappant exemple. Et Sibelius et Stenhammar l’ont mis en musique. La version du Finlandais conclut la première partie du concert, celle du Suédois ouvre la seconde. Nina Stemme y fait montre de toute sa versatilité, conférant une couleur sombre et ironique à la première, résolument dramatique à la seconde. « Villemo, Villemo, vi gick du » de Ture Rangström poursuit la démonstration. En quelques mesures, les questions-réponses de cette mélodie prennent vie dans les moirures du timbre de la soprano. Elle trouve en <strong>Roland Pöntinen</strong> un pianiste apte à suivre ses choix stylistiques. Les <em>Trois fantaisies</em> de Stenhammar qu’il interprète en solo en deuxième partie le montre d’ailleurs aussi virtuose qu’inspiré.</p>
<p>Pour autant, le dramatisme n’est pas le seul ressort des mélodies de ce concert et nombre d’entre elles peignent des natures mortes nostalgiques où la nouvelle assise dans le bas medium de Nina Stemme fait merveille. Si elle confesse dans le magazine de l’Opéra du Rhin avoir perdu quelques tons à l’aigu et certaines des harmoniques de sa voix, il n’en parait rien tant elle pare son chant de couleurs clair-obscur, notamment dans « Vid fönstret » (« à la fenêtre »). Le souffle, l’élégance du phrasé secondent ces intentions. Les quelques failles que la voix concède ça et là dans des fins de phrases, Nina Stemme les fait siennes et leur confère des accents de tristesse tout à fait à propos eu égard aux histoires racontées.</p>
<p>Attentif tout au long de ce récital intimiste où une grande artiste de notre temps se met à nu, forces et faiblesses toutes unies, le public accueillera la soprano en bravi reconnaissants. Cela lui vaudra deux bis de Sibelus (« le premier baiser » et « était-ce une rêve ») qui retrouvent le dramatisme et la fièvre pastel de ce récital hors du commun.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/recital-nina-stemme-strasbourg/">Récital Nina Stemme &#8211; Strasbourg</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>SAARIAHO, Saarikoski Songs &#8211; Paris (Radio France)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/saariaho-saarikoski-songs-paris-radio-france/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christine Ducq]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Nov 2023 05:00:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=150243</guid>

					<description><![CDATA[<p>Superbe soirée à l’Auditorium avec un programme à dominante finlandaise diffusé en direct sur France Musique pour le Concert du (vendredi) soir et disponible à la réécoute sur le site de la radio. Fruit de la rencontre féconde entre le chef finlandais Sakari Oramo, issu de la fameuse classe de direction de Jorma Panula à &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/saariaho-saarikoski-songs-paris-radio-france/"> <span class="screen-reader-text">SAARIAHO, Saarikoski Songs &#8211; Paris (Radio France)</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/saariaho-saarikoski-songs-paris-radio-france/">SAARIAHO, Saarikoski Songs &#8211; Paris (Radio France)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Superbe soirée à l’Auditorium avec un programme à dominante finlandaise diffusé en direct sur France Musique pour le Concert du (vendredi) soir et disponible à la réécoute sur le site de la radio.</p>
<p>Fruit de la rencontre féconde entre le chef finlandais <strong>Sakari Oramo</strong>, issu de la fameuse classe de direction de Jorma Panula à l’Académie Sibelius d’Helsinki et de l’<strong>Orchestre Philharmonique de Radio France</strong>, le concert a permis de découvrir en création française les «&nbsp;Saarikoski songs&nbsp;» de leur compatriote, <strong>Kaija Saariaho</strong>, dans sa très belle version symphonique donnée ici par sa dédicataire, amie et créatrice, la soprano <strong>Anu Komsi</strong>.</p>
<p>En guise de mise en oreille, le public a eu droit à un somptueux poème symphonique «&nbsp;En saga&nbsp;» de Jean Sibelius (finlandais évidemment), au climat envoûtant souvent coloré aux graves de l’orchestre. Notons une écriture virtuose entre post-wagnérisme et avant-garde prophétisant, pourquoi pas, parfois la musique répétitive. Une partition à laquelle le chef imprime la pulsation attendue (notons aussi les beaux solos de la clarinette de Nicolas Baldeyrou).<br />
Anu Komsi entre ensuite en scène pour le deuxième cycle de mélodies composé par K. Saariaho (après les «&nbsp;Leino songs&nbsp;») entre 2013 et 2020 pour le piano, en 2021 pour la version orchestrale sur des poèmes &#8211; ceux de son compatriote, Pentti Saarikokski. Un moment suspendu entre fascination et émotion avec ces «&nbsp;Saarikovski-laulut&nbsp;» : cinq poèmes écrits dans les années 70, à la fois mélancoliques et politiques (au discours alarmant écologiste).</p>
<p>La remarquable chanteuse finlandaise (épouse à la ville du chef), met son impressionnant registre dramatique colorature au service d’une écriture compositionnelle subtile, entre hommage aux maîtres anciens (Strauss, Debussy…) et modernes avec ses textures spectrales. Ce qui permet à la soprano finlandaise de montrer l’étendue de sa tessiture, la variété de ses styles de chant (scats faciles pour une chanteuse habituée aux incursions dans le jazz et sauts d’octaves raffinés, fondus voluptueux des timbres dialoguant avec les pupitres de bois ou de cordes, notes égrenées façon rossignol où s’entend la leçon de Mady Mesplé, qui fut son professeur), et son intense expressivité lui permettant de suggérer des atmosphères contrastées : du drame au rêve, du combat spirituel à l’extinction funèbre. Ces mélodies écrites pour sa voix sont réellement très belles.</p>
<p>Le charisme, l’engagement et l’impeccable technique de la chanteuse font donc mouche dans ce superbe cycle doux et poignant. Anu Komsi est par ailleurs bien servie par un orchestre aux riches couleurs, aux harmonies transparentes comme attendu, servant une partition qui évoque donc parfois les lieder de Richard Strauss mais aussi l’école de mélodie française. La soirée se termine sur une huitième symphonie du tchèque A. Dvořák enlevée (grâce à une parfaite agogique du récit) et brillante. L’entente parfaite entre le chef Sakari Oramo et le Philharmonique pour cette première collaboration fait rutiler une invention d’écriture constante, entre joie, solennité et éclats de fanfares. Certaines boucles quasi répétitives de thèmes et de structures font même écho aux audaces du poème initial de Sibelius.</p>
<p>On aimerait décidément voir et entendre plus souvent en France ce chef et cette chanteuse vraiment excellents.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/saariaho-saarikoski-songs-paris-radio-france/">SAARIAHO, Saarikoski Songs &#8211; Paris (Radio France)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Sibelius &#038; Rachmaninov Songs</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/sibelius-rachmaninov-songs-pelleas-dans-le-grand-nord/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Sep 2018 11:37:27 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/sibelius-rachmaninov-songs-pelleas-dans-le-grand-nord/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le label écossais Linn Records possède un catalogue varié, dont la musique classique n’est que l’un des aspects, mais il semble s’intéresser d’assez près à Sibelius, par le biais d’une collaboration avec le chef danois Thomas Søndergård (souvent entendu à la tête de l’Orchestre National du Capitole de Toulouse) et l’orchestre gallois de la BBC : &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/sibelius-rachmaninov-songs-pelleas-dans-le-grand-nord/"> <span class="screen-reader-text">Sibelius &#38; Rachmaninov Songs</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/sibelius-rachmaninov-songs-pelleas-dans-le-grand-nord/">Sibelius &amp; Rachmaninov Songs</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le label écossais Linn Records possède un catalogue varié, dont la musique classique n’est que l’un des aspects, mais il semble s’intéresser d’assez près à Sibelius, par le biais d’une collaboration avec le chef danois Thomas Søndergård (souvent entendu à la tête de l’Orchestre National du Capitole de Toulouse) et l’orchestre gallois de la BBC : <em>Finlandia</em>, et les symphonies n° 1, 2, 6 et 7 (les numéros 3 à 5 suivront sans doute). C’est sans doute dans la même lignée que s’inscrit le présent disque de mélodies, où le compositeur finlandais se taille la part du lion, mais associé de manière inhabituelle à son contemporain Rachmaninov. Le rapprochement n’est d’ailleurs pas incongru : les œuvres réunies ici datent exactement de la même période (entre 1895 et 1917), et la Finlande n’était alors qu’un grand-duché dépendant de l’empire des tsars. Mais si le monde musical auquel ces mélodies se rattachent est le même, la langue est différente, bien sûr.</p>
<p>Pour les interpréter, on a fait appel à un chanteur qui n’est ni russophone ni finnophone de naissance. Malgré son prénom à consonance française, <strong>Jacques Imbrailo </strong>est en fait sud-africain, vraisemblablement descendant de colons européens. Après avoir été petit chanteur soprano dans le chœur des Drakensberg Boys dans son pays natal, il s’est assez vite fait remarquer dans le rôle de Billy Budd, dont il est aujourd’hui l’un des meilleurs titulaires. On peut s’en rendre compte grâce aux divers enregistrements et captations disponibles : DVD et <a href="https://www.forumopera.com/cd/trois-hommes-dans-un-bateau">CD</a> reflétant le spectacle donné à Glyndebourne en 2010, et DVD BelAir Classiques à paraître à la rentrée, qui immortalise <a href="https://www.forumopera.com/billy-budd-madrid-avec-les-cintres-pour-greement">la production vue à Madrid</a>. Le baryton compte aussi Pelléas à son répertoire, rôle qu’il a notamment chanté <a href="https://www.forumopera.com/dvd/la-diagonale-du-flou">en Allemagne </a>et <a href="https://www.forumopera.com/pelleas-et-melisande-anvers-trop-ou-pas-assez-capillotracte">en Belgique</a>, et prochainement à Strasbourg. Pour ce qui ressemble fort à son premier disque en solo, Jacques Imbrailo n’a pas choisi de chanter dans sa langue maternelle, mais a courageusement choisi deux idiomes plus lointains. Pour le reste, on pourra trouver un peu opératique la manière dont son baryton clair interprète la mélodie : on apprécie le côté « sincère » de son chant, peut-être lié à l’habitude de jouer les héros gentils, mais moins les sanglots qui passent dans sa voix et d’occasionnels détimbrages.</p>
<p>Quant au programme, il s’ouvre sur cinq chants de Noël, aimables à défaut d’être renversants, assez platement strophiques dans leur mise en musique, mais dotés d’un charme mélodique dont la douce mélancolie rappelle un peu Tchaïkovski. On pourrait croire qu’il s’agit de la naïveté de compositions de jeunesse, mais pas du tout : d’une part, parce qu’elles s’échelonnent entre 1895 (Sibelius avait alors 30 ans) et 1913, d’autre part parce que, avec des pièces d’exactement la même période, la suite du disque se révèle bien plus passionnante. Tout change en effet lorsque l’on découvre l’introspection tourmentée de « Sur le balcon près de la mer », dont la thématique rappelle un peu le fameux « Dover Beach » de Matthew Arnold, ou les contours sinueux de « Norden ». Et l’on se dit alors qu’on est soudain plus proche de Rachmaninov. Du compositeur russe, on trouve aussi quelques-unes des plus célèbres de ses mélodies, souvent confiées à des voix féminines : « Les Lilas », « Eaux du printemps », ou encore « Zies khorocho », « Nié poï, krassavitsa ». Cette dernière est chantée de manière curieusement sobre, dépouillée de tout orientalisme exotique ; d’une netteté alors presque excessive, le jeu du pianiste <strong>Alisdair Hogarth </strong>est à l’unisson, comme pour dépouiller Rachmaninov de toute brume slave, de tout sfumato post-romantique.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/sibelius-rachmaninov-songs-pelleas-dans-le-grand-nord/">Sibelius &amp; Rachmaninov Songs</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Sibelius, toujours aussi grave</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/sibelius-toujours-aussi-grave/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Oct 2015 15:27:36 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/breve/sibelius-toujours-aussi-grave/</guid>

					<description><![CDATA[<p>En 1943, Frank Martin en tirerait Six monologues pour baryton et orchestre, mais avant d’en arriver là, le Jedermann concocté par Hugo von Hoffmansthal en 1910 d’après un mistère médiéval anglais, et représenté chaque année à Salzbourg devant la cathédrale, inspira à Sibelius une musique de scène qui fut créée en 1916. Le label Naxos &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/sibelius-toujours-aussi-grave/"> <span class="screen-reader-text">Sibelius, toujours aussi grave</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/sibelius-toujours-aussi-grave/">Sibelius, toujours aussi grave</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>En 1943, Frank Martin en tirerait <em>Six monologues </em>pour baryton et orchestre, mais avant d’en arriver là, le <em>Jedermann</em> concocté par Hugo von Hoffmansthal en 1910 d’après un mistère médiéval anglais, et représenté chaque année à Salzbourg devant la cathédrale, inspira à Sibelius une musique de scène qui fut créée en 1916. Le label Naxos en publie une nouvelle version dirigée par <strong>Leif Segerstam</strong>. La première ne date que de 1995, dirigée par Osmo Vänskä, avec notamment Lilli Paasikivi. Pourtant, qu’on ne s’y trompe pas, la voix n’occupe dans cette œuvre qu’une place très réduite : la soprano n’a guère plus d’une minute à chanter, le ténor n’intervient que dans un numéro, d’une durée de trois minutes, et la basse est là une minute et demie. Le chœur est un peu plus présent : neuf minutes en comptant le très beau <em>Gloria</em> final. Sur cinquante minutes de musique, c’est peu. Tout le reste appartient à l’orchestre, notamment un superbe « Largo, sempre misterioso » où le violon crée une ambiance mortifère (numéro qui représente à peu près un tiers de la partition), ou un « Largo e mesto – Doloroso – Con grande dolore ». Rien de bien joyeux dans ce <em>Jokamies</em>, on s’en doute, et le reste du programme n’est ni plus gai, ni plus vocal. L’<em>In memoriam</em> de 1910 fut joué lors des obsèques du compositeur en 1957, et malgré leur nom, les <em>Deux mélodies sérieuses</em> de 1914-15, assombries par la guerre, ne chantent guère plus, puisqu’elles sont écrites pour violon et orchestre.</p>
<p><em>Jedermann (Jokamies</em>), op. 83 / <em>Deux mélodies sérieuses</em>, op. 77 / <em>In memoriam</em>, op. 59, Pia Pajala, soprano, Tuomas Katajala, ténor, Nicholas Söderlund, basse, choeur Cathedralis Aboensis, Mikaela Palmu, violon, orchestre philharmonique de Turku, Direction musicale : Leif Segerstam. 1 CD Naxos 8.573340, 72&rsquo;50</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/sibelius-toujours-aussi-grave/">Sibelius, toujours aussi grave</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Sibelius &#8211; Complete Songs</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/sibelius-complete-songs-cest-grave-tres-grave/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Sep 2015 05:15:50 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/sibelius-complete-songs-cest-grave-tres-grave/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Il fut un temps où Tom Krause (1934-2013) était un nom des plus familiers des mélomanes parisiens : sous le mandat de Rolf Liebermann, on put entendre le baryton-basse finlandais dans la plupart des rôles qu’il avait à son répertoire. Premier comte Almaviva des Noces de Figaro montées par Strehler en 1973, il revint dans ce &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/sibelius-complete-songs-cest-grave-tres-grave/"> <span class="screen-reader-text">Sibelius &#8211; Complete Songs</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/sibelius-complete-songs-cest-grave-tres-grave/">Sibelius &#8211; Complete Songs</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Il fut un temps où <strong>Tom Krause</strong> (1934-2013) était un nom des plus familiers des mélomanes parisiens : sous le mandat de Rolf Liebermann, on put entendre le baryton-basse finlandais dans la plupart des rôles qu’il avait à son répertoire. Premier comte Almaviva des <em>Noces de Figaro </em>montées par Strehler en 1973, il revint dans ce rôle en 1992 à Bastille, où son ultime apparition remonte à 2001, avec un <em>Parsifal</em> dans lequel il avait déjà été Titurel en 1999.</p>
<p>C’est autour de lui que fut construite l’intégrale des mélodies de Sibélius que Decca réédite aujourd’hui. Des mélodies de son compatriote, Krause en enregistra tout au long de sa carrière, depuis ses débuts internationaux (avec le pianiste Pentti Koskimies pour Decca en 1963 et 1967) ou un peu plus tard (accompagné par Gustav Djupsjöbacka pour Finlandia en 1993). Et dans l’intégrale qu’il grava entre ces deux bornes temporelles – entre décembre 1978 et novembre 1981 à Londres –, le baryton se taillait la part du lion. En effet, si le nom de la soprano suédoise <strong>Elisabeth Söderström</strong> (1927-2009) figure en aussi grosses lettres sur le coffret, force est de préciser que sa participation fut infiniment plus limitée : deux mélodies seulement pour le premier CD, trois dans le deuxième, trois dans le troisième, et quatre dans le quatrième. 12 plages sur un total de 93, c’est vraiment très peu. L’artiste était dotée d’un timbre assez reconnaissable, pas forcément toujours très suave, mais plein de personnalité. Ces quelques irruptions d’une voix féminine viennent à point nommé pour éviter le risque de monotonie ; de nos jours, on a plutôt tendance à confier ce genre d’intégrale à plusieurs artisies. On notera cependant que chaque chanteur a d’ailleurs son pianiste : Elisabeth Söderström bénéficie du soutien de <strong>Vladimir Ashkenazy</strong>, avec qui elle enregistra les mélodies de Chopin et de Rachmaninov, mais aussi un superbe <em>Luonnotar</em>, tandis que Tom Krause a pour partenaire <strong>Irwin Gage</strong>, qui accompagna les plus grands. Le guitariste <strong>Carlos Bonell</strong> intervient, lui,  pour les deux mélodies sur des textes de Shakespeare.</p>
<p>Proposée dans l’ordre chronologique de publication, cette petite centaine de mélodies fut composée pour l&rsquo;essentiel entre 1892 et 1917. Le premier disque ne laissera pas forcément une impression impérissable : on y entend des pièces datant du début des années 1890, soit avant les premières grandes œuvres symphoniques. Heureusement, tout s’arrange dès le deuxième disque, où commencent à apparaître des harmonies plus audacieuses, des accompagnements pianistiques plus originaux, en accord avec le climat symboliste de certains poèmes, comme « Theodora » (op. 35, n° 2). Hélas, Sibelius mit rarement en musique les textes de ce Bertel Gripenberg, qui lui inspira aussi <em>Narciss</em> en 1918,poète auquel il préférait Johan Ludvig Runeberg, source de plus d’un quart de ses mélodies.</p>
<p>Le suédois est ici la langue majoritaire, le finnois n’ayant droit qu’à cinq poèmes. Signalons la présence d’un recueil en allemand, les <em>6 Lieder</em>, op. 50, d’une <em>Thais </em>en anglais, et à la tout fin du dernier disque, d’un titre en français, « Les Trois Sœurs aveugles », chanson que Maeterlinck laisse à l’interprète de Mélisande le choix de chanter à l’acte III, scène 2, lorsqu’elle se peigne à sa fenêtre (et à laquelle Debussy préféra « Mes longs cheveux descendent… ». Curieux choix, dès lors, que de confier ce texte à Tom Krause et non à une voix féminine… Et qu’on ne nous dise pas que c’est pour des raisons de tessiture qu’on a laissé presque tout au baryton : il ne manque pas de chanteuses qui se sont emparées de ce répertoire, de Birgit Nilsson à Karen Vourc’h en passant par Anne-Sofie von Otter. Tom Krause était un excellent interprète, le problème n’est pas là, mais cette domination d’une unique voix grave ne contribue guère à réveiller un ensemble dans lequel Sibelius, sans jamais démériter, ne se montre guère soucieux de bouleverser les codes de la mélodie de salon.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/sibelius-complete-songs-cest-grave-tres-grave/">Sibelius &#8211; Complete Songs</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>SIBELIUS, Kullervo — Paris (Pleyel)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/quand-le-genie-saute-aux-oreilles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pierre-Emmanuel Lephay]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Sep 2010 21:35:08 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/quand-le-gnie-saute-aux-oreilles/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pour inaugurer son mandat de directeur musical de l’Orchestre de Paris, Paavo Jarvi a conçu un remarquable programme rendant hommage à la France : une partition rare de Dukas, La Péri, chef-d’œuvre et de son auteur et de la musique française, puis ensuite la non moins rare symphonie vocale Kullervo, autre indiscutable chef-d’œuvre du jeune Sibelius &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/quand-le-genie-saute-aux-oreilles/"> <span class="screen-reader-text">SIBELIUS, Kullervo — Paris (Pleyel)</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/quand-le-genie-saute-aux-oreilles/">SIBELIUS, Kullervo — Paris (Pleyel)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>          Pour inaugurer son mandat de directeur musical de l’Orchestre de Paris, <strong>Paavo Jarvi</strong> a conçu un remarquable programme rendant hommage à la France : une partition rare de Dukas, <em>La Péri</em>, chef-d’œuvre et de son auteur et de la musique française, puis ensuite la non moins rare symphonie vocale <em>Kullervo</em>, autre indiscutable chef-d’œuvre du jeune Sibelius (la création française de la partition eut lieu seulement il y a une quinzaine d’années sous la direction de Jacques Mercier). Autant dire que l’on plane à de hautes altitudes durant tout le concert, le génie de ces deux ouvrages sautant aux oreilles en permanence, qui plus est, magnifiés tant par l’orchestre et les chanteurs que par le chef. </p>
<p> </p>
<p>Si Jarvi privilégie chez Dukas un son rond qui tend à atténuer la fameuse clarté que l’on associe à la musique française, le résultat n’en est pas moins extrêmement séduisant. On peut en effet apprécier à la fois le <em>Pelléas</em> debussyste « brumeux » de Karajan tout comme celui, beaucoup plus français et « précis », de Gardiner par exemple. Ici, la précision et la finesse de la direction de Jarvi sculptent les innombrables détails de ce joyau du répertoire symphonique dont on se demande pourquoi il est si peu programmé. </p>
<p> </p>
<p>Avec Sibelius, Jarvi est en terrain connu, surtout avec <em>Kullervo</em> dont il a gravé, selon nous, la version de référence chez Virgin en 19971. Prodigieuse partition d’un compositeur de 25-26 ans, cet âge où l’on ose tout (penser à la <em>Symphonie Fantastique </em>de Berlioz ou au <em>Sacre</em> de Stravinsky), y compris les choses les plus folles. Certains parleront de manque d’expérience, d’écriture inexperte, de « défauts », etc. Qu’on nous laisse voir ici les traits du génie, non pas seulement ceux qui annoncent les grandes partitions du compositeur (les symphonies 4 à 7, <em>Luonnotar, Tapiola</em>), mais ceux d’un chef-d’œuvre à part entière, d’une grande hauteur d’inspiration, d’une originalité fantastique et d’une audace d’écriture incroyable (un musicien de l’Orchestre National de Lorraine, qui exécuta <em>Kullervo</em> à Metz il y a trois ans sous la baguette de Jacques Mercier, nous confia que c’était l’une des partitions les plus difficiles qu’il ait jouée). </p>
<p>Autant dire que la gageure était grande pour l’Orchestre de Paris qui nous a gratifié d’une superbe performance. On retiendra par exemple l’admirable sonorité des cordes, notamment les violons, menés par l’impeccable Roland Daugareil, ou les violoncelles, ainsi qu’un superbe ensemble de cors, mais aucun pupitre ne démérite. Une erreur du timbalier à la fin du troisième mouvement ou un manque de netteté des bois dans le certes difficile <em>ostinato</em> haletant qui soutient la fin du monologue de la soprano dans le même mouvement (à moins que cette impression ne soit due à l’acoustique de la salle Pleyel depuis le parterre) ne sont que peu de choses devant la réussite de l’orchestre dans cette partition effectivement très exigeante. </p>
<p> </p>
<p>Le chœur d’hommes se montre excellent. Et pourtant, l’association du chœur de l’Orchestre de Paris et du chœur national d’hommes d’Estonie pouvait laisser craindre un mélange peu convaincant tant la couleur des voix nordiques est particulière (avec cette matité caractéristique) et peu similaire aux voix plus latines d’un chœur français. Et bien, le mélange fut heureux, l’homogénéité du tout étant assez remarquable. La puissance de l’ensemble fut également impressionnante, donnant ainsi un impact extraordinaire à leur intervention, notamment celle du dernier mouvement (qui voit dialoguer Kullervo et son épée avant que le héros ne se jette sur elle pour se percer la gorge) et le grandiose épilogue final. </p>
<p> </p>
<p>Deux chanteurs finlandais assuraient les parties solistes. L’admirable <strong>Soile Isokoski</strong> prêtait son beau timbre et son art consommé du chant à la partie de la sœur de Kullervo. L’émotion qu’elle sut distiller lors de son magnifique monologue du troisième mouvement (un des sommets de la création sibélienne) ajouta à sa superbe prestation. À ses côtés, le Kullervo de <strong>Juha Uusitalo</strong> fait preuve de moins de finesse, surtout dans l’aigu, émis en force. Même si cette rudesse peut convenir au personnage, davantage d’élégance n’eut cependant pas nui. </p>
<p> </p>
<p>Quant à Paavo Jarvi, il excelle dans cette musique, sachant magnifier l’aspect épique et narratif tout comme la puissance incantatoire de certaines pages. La précision de sa battue nous vaut une belle mise en valeur des nombreux et fascinants ostinatos qui parcourent la partition ainsi que d’admirables silences « habités » venant interrompre des lignes d’une longueur infinie (notons cependant que, comme pratiquement tous les chefs dirigeant cette œuvre, le silence comptant quatre mesures de la fin de la troisième partie n’est pas respecté&#8230; !). Sa conception de l’ouvrage a peu changé par rapport à son enregistrement de 1997. Ici ou là, on note une plus grande finesse (le récurrent sextolet de notes répétées du deuxième mouvement est ici joué en decrescendo), des percussions plus présentes (peut-être un peu trop parfois) mais rien qui ne nuise jamais au sens de la ligne et au sens épique de cette vaste fresque. On est véritablement transportés du début à la fin. </p>
<p> </p>
<p>Espérons que Paavo Jarvi nous gratifiera d’autres partitions majeures du compositeur finlandais. Si <em>Tapiola</em>, sommet de la maturité et chef-d’œuvre de la musique du XXe siècle, est programmé cette saison, espérons pour l’avenir par exemple les splendides <em>Légendes de Lemminkaïnen</em>, toute aussi rares que <em>Kullervo</em>.</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p>1 Sibelius, <em>Kullervo</em>, Randi Stene, Peter Mattei, Chœur National d’hommes d’Estonie, Royal Stockholm Philharmonic Orchestra, 1CD Virgin. </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/quand-le-genie-saute-aux-oreilles/">SIBELIUS, Kullervo — Paris (Pleyel)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
