Voilà des années que nous nous rendons au Met sans la moindre difficulté. La maison new-yorkaise a pris l’habitude d’accueillir nos rédacteurs chaleureusement. Seulement, il y a dix jours, notre interlocutrice nous refuse une invitation pour Tristan und Isolde. Il est rare, en cette période de disette – où le taux de remplissage de cet incontournable vaisseau de l’art lyrique fait débat – qu’on se prenne un vent. Tout de suite, la parano se met en marche : « qui avons-nous encore vexé ? » Peter Gelb, le directeur, nous a pourtant accordé des entretiens, toujours charmant. Sans doute un complot. Voire un mauvais sort. Mais rapidement un communiqué tombe : Tristan und Isolde est totalement sold out. Selon le Metropolitan opera, c’est l’Isolde de Lise Davidsen qui a provoqué cette ruée vers l’or. À tel point qu’une représentation supplémentaire a été ajoutée, le 4 avril. Hélas, notre correspondant ne sera plus sur place, mais si on refuse des places aux critiques parce que les salles sont pleines, on ne demande qu’à s’en prendre d’autres, des vents. N’est-ce pas la plus belle réponse à opposer au lumineux Timothée Chalamet qui prétendait récemment que… (oui, vous avez raison, on a assez parlé de Timothée Chalamet).
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