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	<title>Heinrich Ignaz Frans VON BIBER - Compositeur - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Heinrich Ignaz Frans VON BIBER - Compositeur - Forum Opéra</title>
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		<title>Te Deum / Missa Salisburgensis</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Aug 2019 04:00:09 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Au premier abord, on se demande s’il n’y a pas erreur. Que vient faire dans la collection de CD et de DVD « Château de Versailles Spectacles » un concert donné à Rome par un ensemble tchèque ? Qui plus est, un « Concert en commémoration de la fin de la Première Guerre mondiale et du centenaire de la &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Au premier abord, on se demande s’il n’y a pas erreur. Que vient faire dans la collection de CD et de DVD « Château de Versailles Spectacles » un concert donné à Rome par un ensemble tchèque ? Qui plus est, un « Concert en commémoration de la fin de la Première Guerre mondiale et du centenaire de la création de l’Etat tchèque » ? Certes, la première partie du programme, le <em>Te Deum </em>de Lully, bien que créé au château de Fontainebleau, peut renvoyer à un certain imaginaire louis-quatorzien, mais c’est assez ténu, comme lien. Jusqu’au moment où l’on s’aperçoit qu’ont participé au dit concert les <strong>Pages du Centre de musique baroque de Versailles </strong>! Le film proprement dit commence d’ailleurs au moment précis où ces jeunes chanteurs entrent en scène, alors que l’orchestre est déjà installé. Auparavant, les caméras offrent diverses vues de la basilique Saint-Jean-de-Latran, préférant à ses célèbres pavements cosmatesques des images des plafonds à caissons, des mosaïques, des fresques et des statues. Quand la musique commence, on ne quitte plus les chanteurs et les instrumentistes, installés devant le baldaquin gothique qui occupe le centre du chœur (le concert avait été donné huit jours auparavant à Versailles, mais c’est à Rome que l’équipe de tournage était présente).</p>
<p>Depuis l’enregistrement pionnier réalisé en 1975 par Jean-François Paillard, les gravures du <em>Te Deum </em> de Lully ne manquent pas, privilégiant des options variées. La version que dirige <strong>Vàclav Luks </strong>pour cette première en DVD a tout le faste rutilant qu’on attend de l’œuvre, avec une présence affirmée des cuivres et surtout des percussions (ce qui rappelle toujours un peu les options de Reinhard Goebel pour la bande-son du film <em>Le Roi danse</em>). Prononciation gallicane obligée pour le latin, ornementation conforme à ce qui est de rigueur pour les inteprétations « historiquement informées », pureté des voix juvéniles des Pages, précision du chœur du Collegium Vocale, tout concourt au ravissement des oreilles. L’orchestre n’est pas en reste, avec des interventions pleines d’une délicatesse caressante dans les moments d’imploration comme le « Te quaesumus » introduit par les flûtes.</p>
<p>L’esprit est, lui, moins ravi par la confusion dans laquelle est laissée la distribution des solistes. En effet, le <em>Te Deum</em> appelle deux dessus, qui n’ont guère l’occasion de s’exprimer isolément, et surtout le trio de voix masculines habituel dans la musique d’église du Grand Siècle. Et là, il faut jouer aux devinettes pour savoir qui chante quoi ! La plaquette d’accompagnement se contente de fournir une liste des membres du chœur, avec une astérique après le nom des solistes, soit douze astérisques, trois dans chaque catégorie, ce qui ne nous apprend strictement rien pour Lully (qui sont les cinq parmi les douze) et qui laisse de côté quatre chanteurs pour le Biber, on y reviendra. Au terme d’une enquête policière à base d’identification grâce aux photos d’artistes disponibles sur Internet, il apparaît que les chanteurs sont les suivants : les dessus sont <strong>Jenny Högström</strong> et <strong>Lucia Caihuela</strong>, voix bien appariées, et les messieurs sont la basse-taille <strong>Tom</strong><strong>áš </strong><strong>Šelc</strong>, au phrasé limpide et éloquent (c’est surtout le haut de la tessiture qui est sollicité), la taille <strong>Samir Bouadjadja</strong> et, enfin – participant dont le nom n’apparaît absolument nulle part !!! – l’excellente haute-contre <strong>Tobias Hunger</strong>.</p>
<p>Pour la <em>Missa Salisburgensis</em> de Biber, œuvre moins austère que les fameuses <em>Sonates du Rosaire</em>, mais d’une très savante complexité (la polyphonie superpose pas moins de 53 voix, instruements et voix comprises), il n’est guère plus simple d’identifier les seize solistes répartis en deux groupes : 2 sopranos, 2 altos (hommes), 2 ténors, 2 basses d’une part, 2 sopranos, 2 altos (femmes), 2 ténors, 2 basses d’autre part. Vàclav Luks en dirige une interprétation pleine de majesté, moins jubilatoire que le <em>Te Deum</em>, mais le propos de l’œuvre n’est pas le même. On aurait aimé que les caméras mettent mieux en valeur les effets de spatialisation à travers l’espace de la basilique : seuls de trop rares plans très larges permettent de comprendre la disposition, sur les côtés, en avant de l’orchestre principal, les quelques groupes d’instrumentistes détachés du reste (les deux timbaliers, un de chaque côté de la nef, accompagnés de quelques cuivres). C’est un peu dommage car cela représentait précisément le type de plus-value qu’un DVD pouvait apporter par rapport à un témoignage uninquement sonore.<br />
	En guise de bis, les interprètes proposent d’abord une reprise de la dernière phrase de l’Agnus Dei. Et comme les applaudissements ne cessent pas, ils offrent un second bis, plus guilleret, avec le Resurrexit.</p>
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		<title>Biber &#8211; Missa salisburgensis</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/biber-missa-salisburgensis-fiat-luks/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Jan 2018 06:13:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Comment mieux clore cette année Monteverdi que par un concert ? Dans le cadre somptueux de la cathédrale, le dernier Festival de Salzbourg offrait à son public une soirée où étaient associés Monteverdi et Biber, qui en avait été le maître de chapelle. Les voûtes du monumental édifice ont-elles si bien sonné à ces accents depuis &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Comment mieux clore cette année Monteverdi que par un concert ? Dans le cadre somptueux de la cathédrale, le dernier Festival de Salzbourg offrait à son public une soirée où étaient associés Monteverdi et Biber, qui en avait été le maître de chapelle. Les voûtes du monumental édifice ont-elles si bien sonné à ces accents depuis sa consécration ? Rien n’est moins sûr. Quatre des pages les plus importantes des <em>Selva morale e spirituale</em> et un extrait des <em>Vespro delle Beata Vergine</em> constituent la première partie.  Le <em>Dixit Dominus</em> ouvre le concert avec majesté, grandeur, avant la respiration heureuse du <em>Beatus vir</em>. La ponctuation régulière du continuo de la première partie,  les variations instrumentales virtuoses, la sensualité très italienne de la section ternaire, tout concourt à la beauté de cette page justement célèbre.  Pour la <em>Sonata sopra « Sancta Maria ora pro nobis »</em>, les voix de femmes sont partagées entre deux tribunes latérales, avec une excellente individualisation des timbres, inattendue dans ce cadre. La partie instrumentale très développée, soutien du cantus firmus confié à la soprano, respire l’esprit concertant, avec cet ostinato rythmique qui conduit les voix à une joie éthérée. Le <em>Laudate pueri</em>, puis le <em>Gloria</em> sont splendides. On est conquis par la virtuosité vocale comme instrumentale, par sa souplesse, son naturel, ses phrasés et sa dynamique. <strong>Vaclav Luks</strong>, l’alchimiste tchèque passé par Bâle, transmuterait-il tout ce qu’il touche ? Rarement ces musiques d’apparat auront connu une telle vie, puissantes sans jamais être lourdes, animées sans fièvre, tour à tour sereines et exultantes. Il faut chercher le nom des solistes du chœur, plus brillants les uns que les autres, en petits caractères, semblables à ceux des instrumentistes et des autres chanteurs : c’est effectivement à une équipe talentueuse, épanouie, homogène et soudée que l’on a affaire.</p>
<p>Salzbourg n’est autrichienne que depuis 1816. Les guerres napoléoniennes et les traités qui suivirent placèrent la principauté épiscopale sous l’autorité de Vienne, après une autonomie, sinon indépendance, millénaire, dans le Saint Empire Romain. L’influence italienne y était prépondérante, souvenons-nous de Mozart et de ses démêlés avec Colloredo. Longtemps avant, en 1628, âgé de 23 ans, le Romain Orazio Benevoli écrivait une messe à 53 voix pour la consécration de la nouvelle cathédrale de Salzbourg. De sa Bohême natale, Biber y arriva en 1670, pour devenir adjoint au maître de chapelle, et enfin accéder à cette responsabilité (1684), qu’il assumera jusqu’à sa disparition, vingt ans après. Nul doute qu’il avait connaissance de cette autre <em>Missa salisburgensis</em> lorsqu’il composa la sienne, pour les 1100 ans de la fondation de l’archiépiscopat.  Cette seconde messe fut ainsi longtemps attribuée à Orazio Benevoli, puis à Andreas Hofer.</p>
<p>Après le sommet que constituait la première partie, on redoutait quelque peu l’indigestion, compte-tenu de l’ambition affichée de cette messe. Les 53 parties sont regroupées en sept petits ensembles, de composition variée, disséminés pour mettre en valeur l’acoustique de l’édifice. L’influence vénitienne est évidente. Les musiciens sont ainsi répartis entre les quatre tribunes encadrant le chœur, où demeurent le continuo et l’essentiel de la troupe. Les trois longs accords réitérés du premier <em>Kyrie</em>, imposants, majestueux, avec  trompettes et timbales empruntent à la gloire militaire. Si les fastes de la Rome du Nord sont bien présents, le contraste marqué avec le <em>Christe</em>, où les solistes seuls tressent leurs suppliques émeut et rassure : le compositeur sait alléger ses textures en fonction du texte. Le <em>Gloria</em> nous vaut, outre ses ponctuations vigoureuses, de belles interventions des solistes. Alors que, plus que toute autre, cette musique peut devenir confuse, brouillée par l’acoustique singulière du lieu, elle apparaît ici claire, rayonnante et colorée. Le spectacle est constant, sonore comme visuel. L’<em>Amen</em> du <em>Gloria</em> est proprement inouï. L’ enthousiasme collectif permet aux enchevêtrements complexes de la polychoralité d’être toujours d’une précision exemplaire. L’<em>Et incarnatus</em>,, d’une délicatesse rare, colorée, est un moment d’émotion, comme le <em>Crucifixus</em> confié aux seules voix graves. Chaque section appellerait un commentaire tant les combinaisons se renouvellent. Les harmonies audacieuses du <em>Miserere</em> surprennent.</p>
<p>A la différence de Reinhard Goebel et de Ton Koopman, qui l’ont gravée, Vaclav Luks opte pour une lecture italienne, parfaitement justifiée, qui donne à cette musique une animation peu commune. A la tête d’une équipe soudée, où chacun écoute l’autre et y accorde son chant,  il impulse une vie rythmique et lyrique intense, ménageant les progressions, les contrastes accusés.  Jamais les soli et les polyphonies ne souffrent de la réverbération qui homogénéise les tutti grandioses. Les couleurs se renouvellent avec bonheur par la variété des timbres et leurs multiples combinaisons.  </p>
<p>Ce monument, est enregistré en DVD pour la première fois, qui plus est, dans son cadre baroque d&rsquo;origine. L’image, toujours bienvenue, et le montage habile rendent bien compte de ce qui doit être considéré comme un événement.</p>
<p>Le livret, bien que lapidaire, comporte une introduction aux œuvres (en anglais et allemand) et les textes chantés, traduits en anglais.</p>
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