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	<title>Lattès - Editeur - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Lattès - Editeur - Forum Opéra</title>
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		<title>De chant et d&#039;amour</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/de-chant-et-damour-la-vie-de-la-beaumesnil-est-un-roman/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Sep 2017 06:21:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« La vie de Liszt est un roman » titrait Zsolt Harsányi, un des premiers biographes du compositeur hongrois. Celle de Henriette-Adélaïde de Villars, connue sous le nom de scène de Mlle Beaumesnil, aussi. Née le 30 août 1748, cette cantatrice fut pensionnaire de l&#8217;Académie royale de musique (futur Opéra national de Paris) de 1766 à 1781, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>« <em>La vie de Liszt est un roman </em>» titrait Zsolt Harsányi, un des premiers biographes du compositeur hongrois. Celle de Henriette-Adélaïde de Villars, connue sous le nom de scène de Mlle Beaumesnil, aussi.</p>
<p>Née le 30 août 1748, cette cantatrice fut pensionnaire de l&rsquo;Académie royale de musique (futur Opéra national de Paris) de 1766 à 1781, époque musicalement mouvementée qui vit en France gluckistes et piccinistes s’affronter en rangs serrés. Les premiers se voulaient partisans d’une musique qui privilégie l&rsquo;expression dramatique, tandis que les seconds exaltaient d’abord la beauté du chant. Les éclats de leur querelle résonnent encore de nos jours sous la forme de cette lancinante question toujours posée par l’opéra : « <em>D’abord la musique ou le livret </em>? ».</p>
<p>Emportée par les tourmentes de son temps, d’un caractère léger et sensuel – si l’on en juge à une longue épitre en vers que lui adressa  Claude-Joseph Dorat –, Mlle Beaumesnil ne limita pas ses talents à l’art du chant. Elle fut une des premières femmes de son temps à oser composer. Gluck lui préféra Rosalie Levasseur pour interpréter ses partitions les plus tragiques. Qu’à cela ne tienne, en 1784, son opéra <em>Tibulle et Délie</em> fut donné avec succès à Paris en même temps qu’<em>Iphigénie en Aulide</em>.</p>
<p>La légende lui prête un bon nombre de querelles, avec la cantatrice Sophie Arnould,  dont elle parvint à ravir le titre de première dame au sein de la troupe, mais aussi avec la danseuse Mlle Théodore. Leur contentieux se régla à coups de pistolets, à la poudre heureusement trop humide pour causer beaucoup de dégâts.</p>
<p>Protégée par Marie-Antoinette, elle réussit à échapper à la furie révolutionnaire. Elle épousa, parait-il, un ténor de l’Opéra-Comique, Philippe Cauvy, et mourut selon les sources en 1803 ou en1813.</p>
<p>De cette glaise volubile, <strong>Virginie Tharaud</strong> – la sœur d’Alexandre, écrivaine mais aussi musicienne –  a façonné un roman que l’on dirait de cape et d’épée tant les coups de théâtre et de lame se croisent autour d’intrigues d’une sentimentalité qu’il est permis de trouver exagérée. Pourquoi n’avoir pas davantage fait confiance à son sujet ? L’histoire et la personnalité de la Beaumesnil semblent suffisamment fécondes pour éviter d’ajouter aux faits avérés des amants, des trahisons et des fausses couches comme s’il en pleuvait.</p>
<p>Reste – et c’est là le plus intéressant – le tableau d’une époque justement traduite à partir de sources fiables (dont les<em> Mémoires secrets</em> de Bachaumont). La ville de Paris tournait alors autour de son opéra comme elle gravite aujourd’hui autour de ses plateaux de télévision. Autre temps, mêmes mœurs.</p>
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		<title>Parsifal et l&#039;enchanteur</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/richard-wagner-est-une-ordure/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Jan 2013 15:38:33 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Quel sale type ce Richard Wagner ! Autant Vincent Borel dans son dernier roman, Richard W., essayait de nous le rendre sympathique, autant Nicolas Montenz avec Parsifal et l’enchanteur ne nous épargne aucune de ses turpitudes. Auquel des deux auteurs se fier ? Le premier a délibérément fait œuvre de fiction, afin sans doute &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Quel sale type ce Richard Wagner ! Autant Vincent Borel dans son dernier roman,<em> <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=4613&amp;cntnt01origid=57&amp;cntnt01lang=fr_FR&amp;cntnt01returnid=55">Richard W</a>.</em>, essayait de nous le rendre sympathique, autant Nicolas Montenz avec <em>Parsifal et l’enchanteur</em> ne nous épargne aucune de ses turpitudes. Auquel des deux auteurs se fier ? Le premier a délibérément fait œuvre de fiction, afin sans doute de dépeindre un Wagner plus conforme à son génie musical. Mais le second s’emploie exagérément à noircir le trait. Est-il bien charitable de juxtaposer ainsi l’épisode de la mort de Minna, la première épouse, à celui de Pohl, le «<em> vieux chien décrépit </em>» ? Pour celle que certains présentent comme son plus grand amour, Wagner prétexta une douloureuse inflammation au doigt afin de ne pas avoir à s’occuper de l&rsquo;enterrement mais à l’annonce de la disparition de son fidèle compagnon, il perdit connaissance et voulut ensuite que l&rsquo;animal disposât d’une pierre tombale. En bas de la page qui narre l’anecdote, une note explique que « <em>les détails sur la mort de Pohl (l’évanouissement de Wagner, le rite d’exhumation ainsi que les invocations désespérées du compositeur) sont inclus dans un lettre à Cosima</em> » avec toutes les références du courrier en question. Prudent, Nicolas Montenz prend soin de citer à chaque fois ses sources de manière à ce qu’on ne puisse pas le taxer d’affabulation. Et il est vrai qu’on aurait vite fait de le soupçonner d’enjoliver la réalité tant l’histoire qu’il raconte dépasse l’imagination.</p>
<p>			La rencontre entre Louis II et Richard Wagner tient déjà du conte de fée. Il était une fois un compositeur de génie qui, après avoir pas mal roulé sa bosse, se trouvait dans une impasse à la fois financière, sentimentale et créatrice. Désespéré, il envisageait le suicide quand un jeune roi, beau comme un de ces dieux blonds enfantés par la mythologie nordique, décida de le libérer de toute contrainte matérielle afin qu’il puisse se consacrer pleinement à son art. La suite est un marché de dupes car notre compositeur, tel que le présente Nicolas Montenz, est dénué de tout scrupule : menteur, voleur, manipulateur&#8230; Un enchanteur, ainsi que l’annonce le titre du livre ? Oui mais au sens négatif du terme, un envoûteur et surtout un escroc qui n’a de cesse de profiter de la situation, trahissant tous ceux qui l’entourent pour parvenir à ses fins.</p>
<p>			Autour de lui justement, ils ne sont guère plus recommandables. Hans von Bülow est portraituré comme un goujat, impulsif et vaniteux qui ne s’embarrasse pas de diplomatie, allant jusqu’à traiter le public munichois de pourceaux. Quant à Cosima, elle apparaît taillée dans le même bois véreux que son amant. Seul Louis II, coupable d’avoir négligé le sort de la Bavière durant tout son règne (sic), est finalement mis hors de cause, acquitté au bénéfice de cette « <em>naïveté désarmante </em>» qui lui vaut de traverser le récit comme une ombre. Désillusionné sur celui qui, après lui avoir envoyé maintes « <em>lettres d’amour écœurantes</em> », le traitait de « <em>crétin</em> », le roi ne voulut jamais renoncer à ce monde de rêve dont les opéras de Wagner formaient la matière. Bien que les relations entre les deux hommes se soient délitées sous l’action du mensonge, le projet de Bayreuth est en grande partie redevable au souverain bavarois. Ce qui amène Nicolas Montez, soudain revenu à de meilleurs sentiments, à conclure son récit par ces mots de Louis II adressés à Wagner en 1865, quelques semaines avant la création de<em> Tristan</em>, alors que leur amitié brûlait de tous ses feux : « <em>Quand Vous et moi seront morts depuis bien longtemps, ce que nous avons créé offrira à la postérité un exemple éclatant, dont la force traversera les siècles</em> ». L’avenir lui a donné raison.</p>
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