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	<title>Avie - label - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Avie - label - Forum Opéra</title>
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		<title>Clairières. Songs by Lili &#038; Nadia Boulanger</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/clairieres-songs-by-lili-nadia-boulanger-ail-et-pitie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Jan 2020 20:57:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Nicholas Phan est un artiste attachant, dont on a pu suivre le parcours à travers les différents disques qu’il a déjà fait paraître chez le label Avie, un parcours britténien entamé il y a maintenant près d’une décennie, depuis Winter Words sorti en 2011, bientôt suivi par Still Falls the Rain et (provisoirement ?) parachevé avec &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Nicholas Phan</strong> est un artiste attachant, dont on a pu suivre le parcours à travers les différents disques qu’il a déjà fait paraître chez le label Avie, un parcours britténien entamé il y a maintenant près d’une décennie, depuis <em>Winter Words</em> sorti en 2011, bientôt suivi par <a href="https://www.forumopera.com/cd/seul-face-a-peter-anthony-philip-et-ian"><em>Still Falls the Rain</em></a> et (provisoirement ?) parachevé avec <em><a href="https://www.forumopera.com/cd/illuminations-rimbaud-oui-mais-verlaine">Illuminations</a> </em>en 2018, tous trois avec l’excellente pianiste <strong>Myra Huang</strong>, plus les quelques instrumentistes exigés par certaines œuvres.   </p>
<p>Après avoir ajouté à Britten Debussy et Fauré dans ce dernier disque, <em>Clairières</em> lâche le maître d’Aldeburgh pour s’avancer courageusement dans un univers exclusivement français, et qui est encore loin d’être parmi les plus rebattus, même si les interprètes s’y intéressent sérieusement depuis quelques années : les mélodies de Lili Boulanger et, peut-être même plus rare, celles de sa sœur aînée Nadia, qui lui survécut pendant soixante années.</p>
<p>Hélas, il n’y a pas que du bien à dire de l’évolution suivie par  le ténor américain. Certes, on admire sa volonté de s’avancer résolument dans le domaine français, mais il faudra bien répéter certaines remarques déjà formulées à propos d’<em>Illuminations </em>: si la maîtrise de la langue est globalement correcte, il y a néanmoins des détails qui feront tiquer l’auditeur francophone. Un coach de langue a-t-il été sollicité pour les séances d’enregistrement ? On en doute, ou du moins il a du s’assoupir par moments, car quel professionnel digne de ce nom aurait laissé Nicholas Phan prononcer « Ayez pitié » comme si cela s’écrivait « Ail et pitié » ? Certes, cette plante monocotylédone est souvent associée par les anglophones au stéréotype même du Français moyen, mais elle n’a pas grand-chose à faire dans les poèmes de Maeterlinck mis en musique par les sœurs Boulanger. Plus gênant, les nasalités excessives qui, là encore, rendent un peu risible la déclamation du ténor, tout comme le recours fréquent au falsetto. Et peut-être plus inquiétant, certains signes de fatigue prématurée, la voix bougeant parfois de façon bien curieuse.</p>
<p>Malgré tout, pour le magnifique cycle <em>Clairières dans le ciel</em>, sommet de la production de Lili Boulanger, Nicholas Phan sait trouver les accents justes et mobiliser très intelligemment ses ressources vocales et expressives. Evidemment, il y a dix ans, un tel disque aurait pu apparaître comme une révélation, mais cette partition a trouvé depuis peu le plus idoine des interprètes en la personne de Cyrille Dubois, qui la chante <a href="https://www.forumopera.com/breve/lopera-de-paris-rend-hommage-a-lili-boulanger">depuis au moins 2013</a> et qui l’a enregistrée <a href="https://www.forumopera.com/breve/cyrille-dubois-chante-14-18">en 2015 pour le label Hortus</a>. Si sincère que soit la version de Nicholas Pham, elle pâtit inévitablement d’une moindre maîtrise de la langue.</p>
<p>Si l’on ajoute que le minutage du disque est assez chiche (moins de 55 minutes), et qu’il n’y a pas d’inédits à attendre – même pour Nadia, le terrain a déjà été balisé <a href="https://www.forumopera.com/cd/mademoiselle-premiere-audience-unknown-music-of-nadia-boulanger-la-tres-grande-mademoiselle">au disque du moins</a> –, on comprendra que ce récital-ci ne s’impose pas de manière impérieuse dans les discothèques.</p>
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		<title>Illuminations</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/illuminations-rimbaud-oui-mais-verlaine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Jun 2018 05:57:32 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans son parcours britténien, sans doute était-il inévitable que Nicholas Phan en arrive un jour aux Illuminations, cycle majeur dans la carrière du compositeur britannique, après un disque consacré aux Sonnets de Michel-Ange et arrangements de mélodies populaires, et après un superbe récital incluant notamment The Heart of the Matter. Les Illuminations, donc, cette fois, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans son parcours britténien, sans doute était-il inévitable que <strong>Nicholas Phan</strong> en arrive un jour aux <em>Illuminations</em>, cycle majeur dans la carrière du compositeur britannique, après un disque consacré aux <em>Sonnets de Michel-Ange</em> et arrangements de mélodies populaires, et après un superbe récital <a href="https://www.forumopera.com/cd/seul-face-a-peter-anthony-philip-et-ian">incluant notamment <em>The Heart of the Matter</em></a>. <em>Les Illuminations</em>, donc, cette fois, toujours pour le label Avie. Et se posait la question du complément de programme, le cycle d’après Rimbaud ne durant guère plus de vingt-cinq minutes dans les versions les moins vives. En cherchant bien, peut-être aurait-on pu dénicher d’autres œuvres de Britten pour ténor, Peter Pears ayant été une inlassable source d’inspiration. Mais non, il a paru préférable d’associer à Rimbaud Verlaine, avec deux des plus beaux recueils de mélodies laissés par des compositeurs français sur ses poèmes. Donc, ce serait <em>La Bonne Chanson</em> et les <em>Ariettes oubliées</em></p>
<p>Faut-il alors parler de fausse bonne idée ? D’abord, le monde sonore de Debussy et Fauré n’a guère à partager avec celui de Britten, force est de le reconnaître. Mais après tout, on a vu d’autres associations plus étranges. Non, le vrai problème, pour un auditeur francophone, c’est la langue qui fait le lien entre toutes ces œuvres, la langue française. Beaucoup de sons « a » trop ouverts, à la limite du nasillement, ce qui donne un côté un peu ridicule ; même problème pour nos « e », avec des fleurs qui deviennent des « flors ». Des colonnes surarticulées, ou dans lesquelles passent trop d’air, à l’anglo-saxonne, et même un X intempestif à la fin de « reflux ». Sans écorcher ni brutaliser notre langue, Nicholas Phan n’en manifeste pas moins une familiarité que l’on pourra juger insuffisante pour imposer cet enregistrement dans la discographie.</p>
<p>D’autant qu’il existe un certain déséquilibre entre la manière dont le ténor américain a su s’approprier la musique de Britten, qu’il connaît bien et dont il livre une version réellement personnelle et vécue de l’intérieur, et l’interprétation plus extérieure, plus convenue qu’il donne des deux cycles français. Si l’on fait abstraction des petits défauts de prononciation, c’est une belle appropriation des <em>Illuminations</em> que l’on trouve ici, tant dans les passages apaisés (« Antique » ou « Being Beauteous ») que dans les plages plus véhémentes, avec une impressionnante hargne à la fin de « Parade ». Et c’est là que l’écart se creuse encore entre les deux univers sonores réunis sur ce disque, car le type d’émission qui convient fort bien à Britten dérange un peu chez Debussy et Fauré, où l’aigu laisse entendre un peu trop de vibrato, avec quelques accents presque « opératiques » à la limite de la grandiloquence, ou des effets de falsetto un peu étonnants.</p>
<p>Pour <em>La Bonne Chanson </em>et <em>Ariettes oubliées</em>,  chaque fois dans une version pour piano et quatuor à cordes, avec l’excellent Telegraph Quartet et celle qui est un peu la pianiste attitrée de Nicholas Phan, <strong>Myra Huang</strong>, au jeu fluide et délié. Pour le Britten, c’est l’ensemble The Knights qui recrée avec art l’alchimie britténienne.</p>
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		<title>The Power of Love, Arias from Handel Operas</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/the-power-of-love-arias-from-handel-operas-deja-morgana-un-jour-alcina/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Dec 2015 06:36:46 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Soprano venue des Etats-Unis, Amanda Forsythe se distingue de certaines de ses consœurs par une qualité de timbre qui exclut toute froideur, un chant dénué de cette impassibilité qu’on a pu reprocher à quelques-unes de ses aînées. Ceux qui l’ont vue dans l’Orphée de Gluck n’auront pas oublié son Amour aux yeux qui ribouldinguent, composition &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Soprano venue des Etats-Unis, <strong>Amanda Forsythe </strong>se distingue de certaines de ses consœurs par une qualité de timbre qui exclut toute froideur, un chant dénué de cette impassibilité qu’on a pu reprocher à quelques-unes de ses aînées. Ceux qui l’ont vue dans l’<em>Orphée</em> de Gluck n’auront pas oublié son Amour aux yeux qui ribouldinguent, composition totalement maîtrisée. Elle a participé à la résurrection de la <em>Niobe</em> de Steffani, tant à la scène à Londres qu’au disque avec l’équipe de Boston. On a aussi pu l’applaudir en Nannetta de <em>Falstaff</em> à Angers et à Rennes, mais la musique baroque occupe pour le moment une place dominante dans sa carrière, d’où ce premier disque en solo entièrement consacré au <em>caro sassone</em>.</p>
<p>Certains rôles haendéliens s’inscrivent parfaitement dans le répertoire qui peut être le sien sur scène au point où elle en est de sa carrière : il s’agit de « petits » rôles de jeune fille ou de suivante : on pense à Dorinda dans <em>Orlando</em>, avec qui s’ouvre ce récital, à la Dalinda d’<em>Ariodante</em>, ou à Atalanta dans <em>Serse</em>. « Tornami a vagheggiar » est lui aussi destiné à une voix brillante et virtuose, et sur ce plan, l’Armide de <em>Rinaldo </em>rejoint Morgana : magicienne elle aussi, elle doit pouvoir virevolter dans le suraigu. La Cléopâtre de <em>Giulio Cesare</em> est un cas plus ambigu : pour des raisons de vraisemblance dramatique, on a de plus en plus tendance à confier ce personnage à des chanteuses poids-plume qui ont certes la taille mannequin mais pas toujours l’étoffe vocale nécessaire. Voilà l’exemple même d’un rôle dans lequel pourrait exceller une Karina Gauvin, si on acceptait de réviser certaines idées préconçues. La soprano canadienne vient d’ailleurs d’enregistrer une intégrale de <em>Partenope</em>, dont Amanda Forsythe chante ici un air destiné à la reine de Naples. Par ailleurs, impossible de jouer au petit jeu à la mode, de l’hommage à telle ou telle artiste du passé : certes, Dalinda et Morgana furent interprétées en 1735 par la même jeune chanteuse, Cecilia Young, mais tous les autres furent créés par des personnalités bien distinctes, Cuzzoni et Strada del Pò notamment.</p>
<p>Soutenue par l&rsquo;ensemble <strong>Apollo&rsquo;s Fire </strong>que dirige avec élégance <strong>Jeannette Sorrell</strong>, Amanda Forsythe s&rsquo;autorise donc des incursions dans des territoires haendéliens qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas encore abordés. En 2013, lorsqu’elle participa aux représentations d’<em>Almira</em> dans le cadre du festival de musique baroque de Boston, elle ne tenait pas le rôle-titre mais celui d’Edilia ; on se réjouit néanmoins d’entendre un fort bel air tiré de cette relative rareté, le premier opéra composé par un Haendel de 19 ans. En 2014, Amanda Forsythe enregistrait sous la direction de Nicholas McGegan des extraits de <em>Teseo</em>, mais elle y incarnait le héros éponyme, et non de la princesse Agilea, dont elle a retenu ici l’air « Amarti, si, vorrei ». La soprano américaine a de nombreux atouts à faire valoir : la virtuosité, bien sûr (très orné dans sa reprise, « Tornami a vagheggiar » tourne un peu à l’air d’Olympia…), mais aussi le fruité de son timbre et une réelle capacité à faire passer une émotion dans son chant. L’avenir dira si elle est apte à incarner en scène ces héroïnes plus ambitieuses que seul le disque lui a jusqu’ici permis d’aborder.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>The Moon&#039;s a Gong, Hung in the Wild</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/the-moons-a-gong-hung-in-the-wild-le-charme-sans-surprise/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Nov 2015 06:11:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que l’opéra Great Scott réunit en ce moment à Dallas une partie du gratin lyrique états-unien, il faut bien se faire à cette réalité : Jake Heggie est aujourd’hui le compositeur américain qui écrit le plus pour les voix, tant pour la scène que pour le concert, au point qu’il paraît s’être détourné de la &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Alors que l’opéra <em>Great Scott </em>réunit en ce moment <a href="http://www.forumopera.com/breve/joyce-didonato-les-aime-costauds">à Dallas </a>une partie du gratin lyrique états-unien, il faut bien se faire à cette réalité : Jake Heggie est aujourd’hui le compositeur américain qui écrit le plus pour les voix, tant pour la scène que pour le concert, au point qu’il paraît s’être détourné de la musique instrumentale, ces dernières années. Dans le domaine de la mélodie, sa production ne cesse d’augmenter, notamment en collaboration avec le poète Gene Scheer, auquel il doit le livret de son opéra <em>Moby-Dick</em>, mais aussi le texte de plusieurs cycles, dont <em>Camille Claudel : Into the Fire</em> (2012). Ce qui ne l’empêche pas de mettre également en musique les plus grands classiques américains (Walt Whitman, Emily Dickinson).</p>
<p>Ses mélodies attirent depuis longtemps les meilleurs chanteurs des Etats-Unis, soucieux de défendre leur répertoire national : en 1999, le disque <em>The Faces of Love</em> réunissait, entre autres, Renee Fleming, Sylvia McNair, Jennifer Larmore, Carol Vaness et Brian Asawa. Frederica Von Stade fut un temps l’égérie de Heggie, Joyce DiDonato lui a succédé, et les deux mezzos sont réunies dans <em>Great Scott</em>.</p>
<p>La nouveauté, cependant, est que cette musique attire maintenant des artistes non-américains, puisque <strong>Angelika Kirchschlager </strong>vient d’enregistrer un disque consacré aux mélodies de Heggie. Certes, le répertoire de la mezzo autrichienne se focalise désormais sur la musique des XX<sup>e</sup> et XXI<sup>e</sup> siècles : ces deux dernières années, on l’a vue dans <em>La Mère coupable</em> de Milhaud, dans <em>L’Opéra de quatre sous</em> et dans une création, <em>Geschichten aus dem Wiener Wald</em>. Cette musique fait appel à de tout autres qualités que les Mozart et Strauss de ses débuts, et correspond sans doute à ce que la chanteuse est le mieux à même d’offrir à présent.  D’ailleurs, le programme de ses récitals les plus récents se partage entre Schumann et Heggie.</p>
<p>Dans le livret d&rsquo;accompagnement, le <em>Liederkreis</em> dudit Schumann est précisément invoqué comme la principale influence s’exerçant sur l’art de Heggie, pour qui il semble que toute mélodie doive être associée un rythme de danse, et que le texte doive être généreusement agrémenté d’onomatopées « musicales » du genre <em>Hou hou, Tralalala, </em>ou<em> Daï daï daï.</em> Bien sûr, cela prête à ses compositions une séduction immédiate, permet de les mémoriser facilement, mais les rend aussi terriblement prévisibles, dès qu’on en a entendu les premières mesures. Loin de nous l’idée que la musique sérieuse doive être dénuée de tout charme pour l’oreille, mais par volonté de plaire, faut-il ainsi succomber à une facilité proche de la chanson de grande consommation ?</p>
<p>Tout ici gambille et chantonne, depuis la pièce la plus ancienne, les <em>Songs to the Moon</em>, destinées à Frederica von Stade, créés en août 1998 au festival de Ravinia, Illinois. Le cycle <em>Statuesque </em>(2005) donne la parole à trois sculptures : avec la statue de Henry Moore, on se croirait chez Kurt Weill, peut-être à cause du vers « I am a mystery to myself », dont les accents rappellent « I am stranger here myself ». La mélodie confiée à la Victoire de Samothrace prend des airs de danse populaire, et l’on s’avance parfois jusqu’aux rythmes galopants du Bernstein de <em>West Side Story. </em>Certes, Poulenc a composé des valses chantées, mais pas seulement !</p>
<p>Les trois mélodies de 2011, <em>The Breaking Waves</em>, offrent un peu plus de profondeur. Sur ces textes de sœur Helen Prejean (l’héroïne de son opéra <em>Dead Man Walking</em>), Heggie se montre un rien plus audacieux, surtout dans « Music », entièrement <em>a cappella</em>. De manière générale, le pianiste néerlandais <strong>Maurice Lammerts van Bueren</strong> ne semble pas surmené par les accompagnements. De la musique facile, donc, pour l’essentiel de ce disque, mais peut-être la sélection opérée ici n’est-elle pas la plus représentative de l’œuvre de Jake Heggie.</p>
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		<item>
		<title>Still falls the rain</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/seul-face-a-peter-anthony-philip-et-ian/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 Dec 2012 08:43:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Vu en Lindoro dans L’Italienne à Alger en 2007 à Lille, remarqué dans la tournée de l’Ariodante dirigé par Alan Curtis, gratifié d’un petit rôle dans l’Olimpiade en patchwork entendue ici et là au cours de la saison dernière, le ténor américain Nicholas Phan revient pour Still Falls the Rain à sa langue et &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/seul-face-a-peter-anthony-philip-et-ian/"> <span class="screen-reader-text">Still falls the rain</span> Lire la suite »</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Vu en Lindoro dans <em>L’Italienne à Alger</em> en 2007 à Lille, remarqué dans la tournée de l’<em>Ariodante</em> dirigé par Alan Curtis, gratifié d’un petit rôle dans l’<em>Olimpiade</em> en patchwork entendue ici et là au cours de la saison dernière, le ténor américain<strong> Nicholas Phan</strong> revient pour <em>Still Falls the Rain</em> à sa langue et à un compositeur qui lui a réussi. Son premier album solo réunissait en effet déjà des mélodies de Britten, avec le cycle <em>Winter Words</em>, op. 52, et les <em>Sept sonnets de Michel-Ange</em>, op. 22. Pourquoi ce disque parle-t-il de la pluie ? Parce que <em>The Heart of the Matter</em> s’articule autour du troisième des cinq <em>Canticles </em>de Britten, sur un poème intitulé « Still Falls the Rain ». Cette pièce est en fait la réduction posthume d’une soirée mêlant musique et poésie donnée en 1956 festival d’Aldeburgh. L’auteur des textes, Edith Sitwell, les avait alors lus elle-même, entre deux fanfares pour cor, et le compositeur avait ajouté à son <em>Canticle </em>quelques courtes interventions du ténor, afin de constituer un programme suffisant pour un concert. En 1983, Peter Pears en arrangea une version réduite qu’il donna au Wigmore Hall, et c’est sous cette forme qu’on trouve la pièce enregistrée ici : neuf plages au total, dont quatre confiées à un récitant sans accompagnement musical, le <em>Canticle III </em>en septième position, la seule véritable nouveauté vocale étant les numéros 1, 5 et 9 (le 3 est une « Fanfare » pour cor seul). On ne trouvera sans doute dans ces menus ajouts rien d’impérissable du point de vue du corpus brittenien. A cette version augmentée de « Still Falls the Rain », Nicholas Phan a souhaité adjoindre le <em>Canticle V</em>, pour ténor et piano ; il aurait pu aussi enregistrer le premier, qui requiert le même effectif (les <em>Canticle II</em> et <em>IV</em> nécessitent une mezzo, un contre-ténor et un baryton en plus du ténor).</p>
<p>
			Le choix de <em>The Heart of the Matter</em> peut se justifier dans la mesure où, sauf erreur, c’est seulement la deuxième fois que cette oeuvre est enregistrée. Jusqu’ici, elle ne figurait que sur le disque gravé en 1996 par une équipe d’excellents chanteurs anglophones dirigés par Steuart Bedford (Philip Langridge, Jean Rigby, Derek Lee Ragin et Gerald Finley). A la voix excessivement blanche de Langridge, qui se décolore jusqu’au falsetto, on pourra légitimement préférer le timbre de Nicholas Phan qui a peut-être moin de personnalité, mais qui est plus jeune, plus rond. Pour les textes déclamés, l’accent écossais et la diction théâtrale d’<strong>Alan Cumming</strong> séduiront peut-être moins que la voix féminine et le style plus naturel de Judi Dench dans la version Bedford. Pour le cinquième Canticle, en revanche, la concurrence est rude : outre l&rsquo;enregistrement historique de Peter Pears en personne (Decca, accompagné par le compositeur), il faut signaler la version léguée par Anthony Rolfe-Johnson en 1992 pour Hyperion et le disque Virgin réunissant Ian Bostridge, David Daniels et Christopher Maltman. L’expérience de la musique baroque sert ici Nicholas Phan, la souplesse indispensable à un répertoire qui sollicite la virtuosité s’avérant précieuse chez Britten également.</p>
<p>			Par ailleurs, ce qui fait l’intérêt et la cohérence de ce disque, c’est son programme, puisqu’on entend ici du Britten très tardif : <em>A Birthday Hansel</em> est son dernier cycle vocal, composé pour le 75e anniversaire de la Reine Mère sur un bouquet de sept poèmes de Robert Burns (le terme écossais <em>hansel </em>désigne une sorte de cadeau porte-bonheur). On trouvait jadis cette œuvre en complément de programme des Canticles enregistrés chez Decca par Peter Pears – à la fois combien moins suave ! – avec le harpiste Ossian Ellis, qui l’inspira à Britten. Motivés par le même instrumentiste, les huit <em>Folk Songs</em> pour voix et harpe comptent aussi parmi les dernières œuvres du compositeur et s’ajoutent aux nombreux arrangements du même type, mais pour voix et piano, auxquels Britten s’amusa tout au long de son carrière. Outre l’expressivité indispensable pour faire exister le chanteur dans ces pièces où toute l’inventivité de Britten se réfugie nécessairement dans la partie créée pour l’instrument, Nicholas Phan accomplit la prouesse de chanter en gallois, chose qui n’a sans doute rien d’immédiat chez un natif du Connecticut d’origine asiatique. Et le fil conducteur de ce disque est la présence affirmée des instrumentistes qui s’ajoutent ou se substituent à la pianiste <strong>Myra Huang</strong>, la corniste<strong> Jennifer Montone</strong> et le harpiste <strong>Sivan Magen</strong>. Un beau programme et de bien beaux artistes, pour un centenaire Britten qui s’annonce sans doute mieux honoré que celui de la mort de Massenet.</p>
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		<title>Lorraine Hunt Lieberson at Emmanuel : Talent intemporel</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/lorraine-hunt-lieberson-at-emmanuel-talent-intemporel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Camille De Rijck]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 Aug 2008 04:10:00 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400;">La mort a du bon et du moins bon. Le moins bon, c’est qu’on n’est plus là et que généralement cela rend les gens tristes. Le bon, en ce qui concerne les artistes, c’est qu’on en profite pour sortir pléthore d’enregistrements qui, sinon, n’auraient pas vu le jour. Cela étant, j’aurais volontiers échangé ce beau disque contre le troisième âge de Lorraine Hunt qui, disparue à 52 ans, n’eut pas même l’occasion de le toucher du bout des doigts.</p>
<p style="font-weight: 400;">Le décès d’un jeune artiste est l’occasion d’une pluie de louanges. Face à la gravité de l’évènement, il n’y a pas de place pour les mauvaises langues ni même pour un milligramme de réserve ; seules les groupies sont admises à la veillée. Critiquer un enregistrement posthume, surtout quand la tombe n’est pas encore tout à fait recouverte de mousse, c’est s’engager à n’en dire que du bien. Qu’à cela ne tienne, dans le cas qui nous occupe, cela n’aura demandé aucun effort.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Les amateurs de la paroisse</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Ce disque est un double hommage rendu à Lorraine Hunt et à Craig Smith, le fondateur d’Emmanuel Music, un ensemble de musique ancienne attaché à l’église Emmanuel de Boston. Leur démarche, au départ, était d’une parfaite modestie : jouer, entre amis, l’intégrale des cantates de Bach, à l’occasion des services religieux. L’ensemble communautaire berçait en mesure le recueillement de la communauté. Mais alors qu’en nos contrées, où l’enseignement musical est devenu rien d’autre qu’une anecdote, le meilleur des ensembles amateurs en est réduit à faire « coin coin » dans les foires aux boudins, on est stupéfaits face à la qualité et la rigueur d’Emmanuel Music. Certes, 38 années d’activité ont permis de s’exporter, d’enregistrer et de côtoyer des musiciens de grand renom, mais ces 38 années d’exercice n’ont pas détourné l’ensemble de son but initial : faire de la musique pour ses coreligionnaires.</p>
<p style="font-weight: 400;">Lorraine Hunt rentre chez Emmanuel Music en 1981 en qualité d’altiste ; rapidement elle demande à Craig Smith une audition comme chanteuse et celui-ci accepte. On se doute de l’intensité du coup de foudre à la lecture de l’historique de leurs concerts communs. Craig Smith est tombé fou-amoureux de la voix de sa cadette et celle-ci n’a jamais abandonné celui qui a contribué à sa découverte. Au seuil du trépas, alors qu’elle avait annulé la quasi-totalité de ses engagements, Lorraine fit encore une tournée de cantates de Bach avec ses amis. Annuler La Scala et Le Met pour tourner avec ses camarades ; voilà un sens des valeurs des plus éloquents.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>La mezzo des absolus</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Ce disque est merveilleux, même si sa construction est tout sauf emballante, à priori. Deux extraits de cantates de Bach et une sorte de « highlights » de Hercules avec un orchestre quasiment inconnu dans nos vertes contrées, on a vu plus vendeur. Mais voilà, le miracle de la musique veillait sur les âmes de nos protagonistes et le présent enregistrement en est illuminé aux quatre coins de ses tracks.</p>
<p style="font-weight: 400;">Lorraine Hunt est une musicienne phare du vingtième siècle ; longtemps après sa mort, son Irène de la <em>Theodora</em> de Händel à Glyndebourne restera comme la référence absolue du bon goût musical, de ce que devrait être la délicatesse féminine sur des planches et même, soyons fous, de l’existence d’un Dieu omniscient et bienveillant. Beauté du timbre, musicalité, justesse et ce don qu’avait la mezzo américaine d’apprendre au mélomane que leurs oreilles ingurgitaient là des instants d’éternité. Tel est l’héritage –substantiel- de Lorraine Hunt.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Publié le 8 juillet 2008</strong></p>
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